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22 Décembre

22 décembre

Le 22 décembre est le 356 jour de l'année (357 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien. Signe du zodiaque : 1er jour du Capricorne

Événements


- 1636 : L'archiduc Ferdinand, fils de l'empereur Ferdinand II, est élu roi des Romains
- 1666 : Création de l'Académie des Sciences par Colbert
- 1688 : Fuite de Jacques II Stuart
- 1779 : Nomination de la première sage-femme exerçant à l'Hôtel-Dieu de Montmorency (Val-d'Oise). Il s'agit d' Élisabeth Bourgeois, femme du sieur Baudrang, chirurgien de l'Hôtel-Dieu.
- 1789 : Vote de la loi instaurant la création de 83 départements suite à la Révolution française
- 1815 : José Maria Morelos y Pavon, généralissime des forces insurgées de la révolution mexicaine de 1810 après la mort de Miguel Hidalgo y Costilla est fusillé à San Cristobal Ecatepec.
- 1894 : Le capitaine Dreyfus est déclaré coupable d'espionnage
- 1958 : Signature d'un pacte commercial franco-égyptien
- 1963 : Naufrage du paquebot grec Laconia, bilan 150 morts
- 1988 : assassinat du syndicaliste brésilien Chico Mendes
- 1989 : Ion Iliescu renverse Nicolae Ceauşescu au terme de 24 ans de pouvoir dictatorial en Roumanie
- 2001 : Un gouvernement provisoire présidé par Hamid Karzai succède aux talibans en Afghanistan.
  - Richard Reid est arrété après avoir tenter de faire exploser le vol 63 d'American Airlines en cachant un explosif dans son talon de chaussure.
  - Naissance du chat CC, premier clône d'un animal de compagnie.

Naissances


- 1639 : Jean Racine, auteur français († 1699).
- 1684 : Johann Jacob Dillenius ou Dillenius, botaniste anglais d'origine allemand († 1747).
- 1801 : Carl Jakob Sundevall, zoologiste suédois († 1875).
- 1858 : Giacomo Puccini, italien, compositeur d'opéras († 1924).
- 1883 : Edgar Varèse, compositeur († 1965).
- 1905 : Pierre Brasseur, acteur français.
- 1907 : Peggy Ashcroft, comédienne britannique.
- 1933 : Jean Tulard, historien français, spécialiste de Napoléon Bonaparte et de l'époque napoléonienne.
- 1949 : Robin Gibb, musicien australien (The Bee Gees)
- 1949 : Maurice Gibb, musicien australien (The Bee Gees) († 2003)
- 1962 : Ralph Fiennes, acteur anglais.
- 1965 : Sergi López, acteur espagnol.
- 1969 : Myriam Bédard, championne de biathlon canadienne.
- 1972 : Vanessa Paradis, chanteuse et actrice française.

Décès


- 69 : Vitellius, empereur romain.
- 1815 : José Maria Morelos y Pavon, prêtre et insurgé mexicain.
- 1867 : Théodore Rousseau, peintre français, fondateur de l'école de Barbizon1812)
- 1895 : John Russell Hind, astronome britannique.
- 1969 : Josef von Sternberg, cinéaste à Hollywood.
- 1979 : Darryl Zanuck, producteur de cinéma américain.
- 1988 : Chico Mendes seringueiros, défenseur de l'Amazonie.
- 1989 : Samuel Beckett, écrivain irlandais et Prix Nobel de littérature.
- 1992 : Nathan Milstein, violoniste.
- 1993 : Marion Burns, actrice américaine. (° 9 août 1907)
- 2001 : Jacques Mayol, apnéiste Français1927).
- 2002 : Joe Strummer, ancien guitariste et chanteur du groupe punk The Clash.
- 2002 : Joe Morgan, rugbyman néo-zélandais.
- 2002 : Patrick Bourrat, grand reporter français de TF1.

Célébrations


- Solstice d'hiver dans l'hémisphère Nord et Solstice d'été dans l'hémisphère Sud

Saints catholiques du jour


- Sainte Anastasie
- Sainte Françoise-Xavière

Liens externes


- [http://news.bbc.co.uk/onthisday/hi/dates/stories/december/22 BBC: On This Day]
- [http://www.tnl.net/when/12/22 Today in History: December 22] Catégorie:Jour de l'année ja:12月22日 ko:12월 22일 ms:22 Disember simple:December 22 th:22 ธันวาคม

Jour

als:Tag ja:日 simple:Day Le jour est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport à minuit heure locale) et sa durée dépend de l'époque de l'année et de la latitude. Une journée est l'ensemble d'un jour et d'une nuit consécutive, c'est aussi la durée qui sépare deux moment consécutifs ayant la même heure au même endroit (par exemple la durée entre le à 13h et le 2 janvier de la même année à 13h). Le jour est aussi une unité de temps qui, bien qu'en dehors du système international (SI), est en usage avec lui. Il vaut exactement 86 400 secondes et son symbole est j ou d (du latin diurnus). Le symbole j est un symbole français alors que le symbole d est international (cf. le [http://www1.bipm.org/ site du Bureau International des Poids et Mesures]). Le jour solaire est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même du point de vue du Soleil, c'est-à-dire pour qu'un point de la surface terrestre revienne à la même position apparente pour un observateur solaire. Un jour est divisé en 24 heures, de zéro heure à minuit. Il y a 365 ou 366 jours dans une année (cf. temps solaire). Le jour sidéral est le temps mis par la Terre pour faire un tour sur elle-même, du point de vue des étoiles distantes. Un jour sidéral dure 23 heures, 56 minutes et 4 secondes. Il y a un jour sidéral de plus que de jours solaires dans une année (cf. temps sidéral). À cause de la Lune et de la dissipation d'énergie que constituent les marées, la vitesse de rotation de la Terre sur elle-même diminue. La durée du jour augmente donc, au rythme d'environ 2 millisecondes par siècle. De ce fait, il y a 100 millions d'années, l'année durait 380 jours. La Lune s'éloignant de la Terre, cet effet d'allongement des jours est de moins en moins rapide car la force exercée par la Lune sur la Terre est inversement proportionnel à la distance qui les sépare.

Voir aussi


- Nuit
- Après-midi
- Semaine
- Mois
- Année
- Heure
- Midi
- Minuit
- Jour julien
- Calendrier des journées mondiales

Liens externes


- [http://ptaff.ca/soleil/ Le lever, le coucher du soleil et la durée de la journée, toute l'année, n'importe où] Catégorie:Unité de temps Catégorie:Calendrier

Année bissextile

Catégorie:Calendrier Une année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».

Règle actuelle

Depuis l'instauration du calendrier grégorien : # Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres. # Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles. # Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles. Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3. Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle. La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.

Histoire des années bissextiles

Les mois intercalaires de l'année de Numa

L'habitude d'ajouter une journée intercalaire afin de rattraper le retard pris par l'année civile sur l'année solaire remonte aux Romains. Ceux-ci, avant le calendrier julien, utilisaient l'année dite « de Numa » de 355 jours, soient douze mois lunaires. Le retard avec le calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires d'une durée variable fixée par le Grand Pontife. Ce système s'était cependant déréglé au moment des Guerres civiles.

Le jour intercalaire de Jules

En 45 avant l'ère chrétienne, Jules César, alors dictateur (au sens latin du terme) et Grand Pontife de la République romaine fit appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie afin que celui-ci réglât le décalage trop important que l'on constatait entre les années solaires et civiles depuis les Guerres civiles. Celui-ci créa notre année de 365 jours plus une journée intercalaire tous les quatre ans (il faut attendre le calendrier grégorien pour que le système soit encore plus précis). Ce jour se plaçait entre le 24 et le 25 février. C'était donc le « 24 février bis ». Or, la manière romaine de désigner les jours étant à l'époque très différente de la nôtre, on nommait le 24 février a. d. VI Kal. Mart., soit ante diem sextum Kalendas Martias, ce qui signifie « le sixième jour avant les calendes de mars » (il faut savoir que les Romains indiquaient les jours « à reculons » : ils comptaient le nombre de jours restant avant telle ou telle date plus ou moins fixe dans le mois, les calendes le 1 du mois, les nones le 5 ou le 7, selon les mois, et les ides le 13 ou le 15, selon les mois) ; le « 24 février bis » se disait donc tout naturellement a. d. bis VI Kal. Mart., soit ante diem bis sextum Kalendas Martias : « le sixième jour bis avant les calendes de mars » (si vous avez suivi : « le sixième jour bis avant le premier mars », en fait). Notre bissextile provient donc de cet usage romain surprenant de compter les jours « à l'envers » : une année bissextile comprend deux fois le sixième jour avant le premier mars ; « deux fois sixième » se disait bis-sextus ; il suffisait d'ajouter le suffixe -ilis pour obtenir l'adjectif bissextilis : « qui a deux fois un sixième (jour) », afin de parler d'un(e) annus bissextilis (le mot annus « année » est masculin), « année bissextile ». C'est plus tard que le jour intercalaire fut positionné le 29 du mois de février, à partir du moment où la méthode latine de décompte des jours fut remplacée par celle que l'on utilise actuellement.

29 février

Depuis 1980 en France, un petit groupe de personnes édite un journal qui paraît seulement les 29 février, appelé La Bougie du sapeur. En 2004, il publiait son numéro 7.

30 février

En 1700, la Suède tenta d'utiliser un calendrier julien modifié pour passer graduellement du calendrier julien au calendrier grégorien. Le processus devait réduire graduellement un jour par an, pendant 11 ans. Seule l'année 1700 fut ainsi modifiée et en 1712 pour rattraper le calendrier julien il fallut rajouter un jour supplémentaire en février qui devint ainsi doublement bissextile et possédant un 30 février. als:Schaltjahr ja:閏年 ko:윤년 simple:Leap year th:ปีอธิกสุรทิน

Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

Capricorne (constellation)

Catégorie:Constellation Astronomie > Astronomie d'observation > Constellation > Zodiaque ---- Le Capricorne, ou la Chèvre, est une constellation du Zodiaque traversée par le Soleil du 21 décembre au 20 janvier. Il se trouve entre le Sagittaire à l'ouest et les Poissons à l'est.

Étoiles principales

La constellation du Capricorne est la plus faible constellation du Zodiaque après le Cancer. Ses étoiles les plus brillantes se situent à peu près sur un triangle ayant ses sommets en α, δ et ω Capricorni.

Deneb Algedi (δ Capricorni)

Deneb Algedi (La Queue de l'Enfant en arabe), δ Capricorni, est l'étoile la plus brillante de la constellation du Capricorne. C'est une étoile blanche, « métallique » car son spectre présente de nombreuses traces d'éléments tels que le zinc, le barium, etc. Sa classification n'est pas exactement connue et on pense qu'il s'agit d'une étoile dans les derniers états de la séquence principale. Deneb Algedi est une étoile double : elle possède un compagnon très peu lumineux (de magnitude apparente 15,8) qui l'éclipse tous les 1,023 jours, abaissant sa propre magnitude de 0,2. Compte-tenu du temps entre deux éclipses, les deux étoiles sont extrêmement proches, peut-être même quasiment en contact. Deneb Algedi possède également deux autres compagnons plus lointains, également très peu lumineux.

Dabih (β Capricorni)

Dabih (β Capricorni) est la 2 étoile de la constellation. Il s'agit en réalité d'un système stellaire extrêmement complexe. En première approche, il s'agit d'un système double. βA Cap est la plus brillante (magnitude 3,1). βB Cap est tout juste visible à l'œil nu (magnitude 6,2). Les deux étoiles sont éloignées d'au moins 21 000 UA et tournent l'une autour de l'autre en au moins 1 million d'années. βB Cap (Dabih Minor) est une supergéante (classe B9), anormalement enrichie en mercure et en manganèse. Elle possède elle même un compagnon, éloigné de 30 UA, probablement une étoile standard de classe F, de magnitude 13. βA Cap (Dabih Major) est plus complexe. Autour d'elle tourne, en 3,8 ans et à la distance de 4 UA, une étoile géante de magnitude 9. Mais elle possède également un autre compagnon qui orbite en seulement 8,7 jours.

Algedi (α Capricorni)

Algedi (α Capricorni), « l'Enfant » en arabe, est la 3 étoile de la constellation et doit sa désignation à sa position, la plus à l'ouest des étoiles du Capricorne visibles à l'œil nu. En réalité, Algedi est composée de deux étoiles distinctes, quasiment discernables à l'œil nu (ce qui en fait un cas presque unique parmi toutes les étoiles) et qui n'ont strictement aucun lien entre elles. La plus éloignée (687 années lumière), α1 Cap, est la moins brillante (magnitude 4,75). La plus proche (109 années lumière, six fois moins loin), α2 Cap, a une magnitude apparente de 3,58. Toutes deux sont des étoiles jaunes mourantes, α1 Cap, également nommée Prima Giedi, est une supergéante de classe G3, α2 Cap, nommée Secunda Giedi, est une géante de classe G8. α1 Cap est une étoile multiple. Elle possède trois compagnons, de magnitude 9,6, 14,1 et 14,2. α2 Cap est également une étoile multiple. Deux étoiles lui orbitent autour, sur une orbite très proche, chacune de magnitude plus faible que 11.

Autres étoiles

La constellation du Capricorne possède encore deux autres étoiles possédant des noms propres : Nashira (γ Capricorni) et Alshat (ν Capricorni).

Tableau récapitulatif

N.B. : Les valeurs numériques proviennent des données mesurées par le satellite Hipparcos [http://archive.ast.cam.ac.uk/hipp/hipparcos.html]

Objets célestes

La constellation du Capricorne abrite l'amas globulaire M30, de magnitude 7,2, distant de 26 000 années lumière.

Histoire

Cette constellation est une des plus anciennes qui existent, peut-être la plus ancienne, malgré sa faible luminosité. Des descriptions d'une chèvre ou d'une chèvre-poisson ont été trouvées sur des tablettes babyloniennes datant de 3 000 ans. Il est vrai qu'à cette époque, le solstice d'hiver avait lieu quand le Soleil s'y trouvait et cette position d'un Soleil renaissant avant son essor durant le printemps a probablement contribué à sa création. Le Capricorne est ordinairement dessiné comme une chèvre à queue de poisson. Certains grecs l'identifiait à Amalthée, la chèvre qui nourrit Zeus lors de son enfance. La planète Neptune fut découverte dans cette constellation par l'astronome allemand Johann Galle, près de Deneb Algedi (δ Cap), le 23 septembre 1846.

Astrologie

La signe astrologique du Capricorne (qu'occupe le Soleil entre 22 décembre - 19 janvier) s'associe avec cette constellation. Dans quelques cosmologies, le Capricorne s'associe avec l'élément classique de la Terre, et s'appelle ainsi un signe de terre (avec le Taureau et la Vierge). Son opposé polaire est le Cancer. ---- ja:やぎ座 ko:염소자리 th:กลุ่มดาวแพะทะเล

Ferdinand

Ferdinand III de Castille, (né en 1199 - mort le 30 mai 1252 à Séville), dit saint Ferdinand III, fut roi de Castille de 1217 à 1252 et roi de León de 1230 à 1252 (voir liste des rois de Castille et León). Il était fils d'Alphonse IX (1166-1230), roi de León et de Galice (1188-1230), et de Bérengère (1181-1244), reine de Castille (1217). Après la mort de son père en 1230, il procéda à l'union définitive du León et de la Castille. Ses succès constants contre les Maures contribuèrent à sa canonisation, prononcée en 1671 (fête le 30 mai). Il épousa Béatrice de Souabe, fille de Philippe de Souabe, roi des Romains (1198-1208). De cette union est issu son fils et successeur Alphonse X le Sage (1221-1284), roi de Castille et León (1252-1284). Ferdinand Castille 03 Ferdinand Castille 03 Ferdinand Castille 03 Ferdinand Castille 03 Ferdinand Castille 03 Ferdinand Castille 03 Ferdinand Ferdinand Castille 03 Ferdinand Castille 03 ja:フェルナンド3世

Rome

Rome (en italien Roma) est le chef-lieu de la région du Latium et la capitale de l'Italie. Elle est située sur le Tibre, à 22 km de la mer Méditerranée. Elle est parfois appelée la ville aux sept collines (Aventin, Cælius, Capitole, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal) ou la Ville éternelle. Rome est le siège de Pierre, une des capitales de la chrétienté. D'après la mythologie romaine, Rome doit son nom à son fondateur, Romulus. La date mythique de sa fondation est -753, point de départ du calendrier romain, comptant ab Urbe condita, « depuis la fondation de Rome ». Cette date est confirmée par l'archéologie et aujourd'hui les historiens considèrent qu'effectivement un synœcisme a eu lieu à cette date. La Rome antique n'a cessé d'inspirer.

Cité de Varennes-Jarcy

La cité de Varennes-Jarcy est une enclave extra-territoriale incluant la basilique Saint-Pierre, ainsi que d'autres bâtiments romains. Elle constitue l'État de la cité du Vatican. Le pèlerinage de Rome est, avec ceux de la Terre Sainte (Jérusalem en particulier) et de Compostelle, l'un des trois principaux pèlerinages chrétiens. On arrive à la ville par la via Francigena ; dans Rome, le pèlerinage inclut généralement les quatre basiliques majeures (Saint-Pierre, au Vatican, Saint-Paul-hors-les-Murs, Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Marie-Majeure) et souvent trois autres basiliques mineures, constituant le "Tour des sept églises".

Monuments romains

Tour des sept églises Rome, par son histoire, est très riche en monuments, musées et points de vue. C'est ainsi la deuxième ville la plus visitée au monde après Paris, avec laquelle elle est d'ailleurs jumelée, avec environ 10 millions de visiteurs annuels. Voici quelques-uns des monuments et musées les plus connus :

Rome antique

Voir aussi Liste des monuments de la Rome antique
- l'arc de Constantin
- l'arc de Titus
- le Colisée
- le Forum romain et les Forums impériaux
- le Capitole et les musées capitolins
- les thermes : thermes de Caracalla, thermes de Dioclétien
- le Panthéon
- l'Ara Pacis Augustæ
- les catacombes
- le Circus Maximus
- les monuments et sites paléochrétiens

Rome médiévale


- le ghetto romain
- le tombeau d'Hadrien, devenu château Saint-Ange
- les églises : Saint-Barthélémy-en-l'île, Saint-Laurent-hors-les-murs

Rome renaissance et baroque


- les places : la piazza Navona, la piazza del Popolo, la piazza di Spagna
- les musées : palais Altemps, Galerie Borghèse, Galerie Doria-Pamphili, Galerie Barberini, palais Massimo alle Terme
- les églises : église Saint-Ignace, église du Gesù, basilique Saint-Jean du Latran, basilique Sainte-Marie-Majeure, église Saint-Louis-des-Français, église Saint-Nicolas-des Lorrains, église Saint-Yves-des-Bretons, église et abbaye de la Trinité-des-Monts, abbaye des trois fontaines, la chiesa nuova (Santa Maria in Vallicella)
- les fontaines : fontaine de Trevi, fontaine des Fleuves
- le palais Farnèse, ambassade de France
- la villa Médicis, siège de l'Académie de France à Rome
- la villa Bonaparte
- le Palazzo Chigi, siège du Gouvernement italien

Rome contemporaine

Palazzo Chigi
- le monument à Victor-Emmanuel II, plus connu sous le nom de « machine à écrire »
- le palais Montecitorio, siège du Parlement italien
- le palais de justice sur la place Cavour

Transports et économie

Rome est desservie par des lignes de bus et un métro depuis 1955
Les trains arrivent dans la gare centrale Termini
L'accès aérien se fait par l'aéroport de Fiumicino
et par l'aéroport de Ciampino

Personnages célèbres

À Rome sont nés :
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste À Rome sont décédés :
- Renato Castellani (1913 - 1985), réalisateur
- Pietro Germi (1914 - 1974), acteur, scénariste, réalisateur et producteur
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste

Voir aussi

Liens internes


- Rome antique
- Chronologie de Rome
- Villes d'Italie
- Liste des monuments de la Rome antique
- Jeux Olympiques d'été de 1960

Liens externes


- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/fr/rome/rome.htm Rome la ville eternelle] : Virtual panoramas and photo gallery (ita/ing/fr)
- [http://www.comune.roma.it/ Site officiel de Rome]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Rome Rome sur Wikitravel] Jeux Olympiques d'été de 1960
-
als:Rom ja:ローマ ko:로마 simple:Rome

1666

Catégorie:1666
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---- Cette page concerne l'année 1666 du calendrier grégorien.

Événements


- 29 juillet : Début de la construction du canal du Midi, dirigé par l'ingénieur Paul-Pierre Riquet et sera achevé en 1681.
- Jean-Baptiste Colbert crée l'Académie de France à Rome.
- Début d'une guerre civile en Inde (fin en 1668).
- En France, promulgation d'une loi visant à élever le taux des naissances.
- Fondation de l'Académie Royale des Sciences par Louis XIV de France.
- La cathédrale Saint-Paul est détruite par le grand incendie de Londres.
- La colonnade du Louvre est construite par Claude Perrault.
- Le grand incendie de Londres met fin à l'épidémie de peste et détruit 13.200 maisons et 500 rues.
- Le savant hollandais Christiaan Huygens observe une éclipse de Soleil.
- Louis XIV restreint les droits du Parlement de Paris.
- Molière écrit Le misanthrope.
- Mulay Rachid s'empare de Fès et de Marrakech au Maroc et fonde la dynastie des Alaouides.
- Isaac Newton découvre la loi de la gravitation, les couleurs du spectre et le calcul différentiel.
- À Nouvelle-France, le premier recensement en Amérique du Nord a permis de dénombrer 3 215 habitants d'ascendance européenne, soit 2 034 hommes et 1 181 femmes.
- 3 septembre : Fondation de la Ville de Charleroi, actuellement dans la Province de Hainaut, en Belgique.

Naissances en 1666


- décembre : Stephen Gray, astronome et physicien anglais

Décès en 1666


- Shah Jahan, empereur moghol des Indes.
- Frans Hals, peintre hollandais
- François Mansart, architecte français
- Anne d'Autriche, épouse de Louis XIII. ko:1666년 simple:1666

1688

Catégorie:1688
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---- Cette page concerne l'année 1688 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Le Chambre des Lords anglaise invite Guillaume d'Orange (le futur Guillaume III) à sauver l'Angleterre du catholicisme. le 5 novembre, il débarque à Torbay et Jacques II d'Angleterre s'enfuit en France.
- Des souscripteurs commencent à se réunir à la Lloyd's Coffee House, c'est le début des compagnies d'assurance modernes.
- Début de la troisième guerre de Louis XIV (fin en 1697). C'est la guerre de la Ligue d'Augsbourg, qui prend fin avec le traité de Ryswick.
- Bernard Le Bovier de Fontenelle publie sa Digression sur les Anciens et les Modernes, dans laquelle il fait l'apologie des Modernes.

Océanie


- L'explorateur anglais William Dampier explore l'Australie.

Naissances en 1688


- 4 février : Pierre Carlet dit Marivaux, dramaturge et romancier français
- Noël-Antoine Pluche : naturaliste français (décès 1761)

Décès en 1688


- 29 avril : Frédéric-Guillaume le Grand, prince-Électeur de Brandebourg
- 15 mai : Antoine Furetière, lexicographe académicien français (fauteuil 31) ko:1688년

Sage-femme

Traditionnellement, la sage-femme est une femme qui aide à l'accouchement. Dans les sociétés industrialisées, il s'agit d'une profession médicale ou paramédicale à part entière — médicale lorsque la sage-femme a le droit de prescrire (cas de la France), paramédicale lorsqu'elle ne peut qu'appliquer la prescription d'un médecin.

Historique

Depuis l'Antiquité

Historiquement, la profession de sage-femme (midwife/midwife nurse en anglais) aura été une des rares dominée par des praticiennes. Depuis Agnodice en Grèce antique, la prise en charge des femmes enceintes et des parturientes (femmes en travail) a été considérée comme relevant essentiellement du cercle féminin.

Moyen-âge et Renaissance

Avant la création de cette profession, les accouchements étaient assistés par les matrones. En France, dans les registres paroissiaux, on rencontrait également le terme « sage-femme » pour désigner la matrone (par exemple dans le cas où elle avait dû ondoyer le nouveau-né) ou encore, de façon très marginale, celui d'« obstétrice ». Le 22 décembre 1779, la première sage-femme exerçant à l'Hôtel-Dieu de Montmorency (Val-d'Oise) est nommée. Il s'agit d'Élisabeth Bourgeois, femme du sieur Baudrang, chirurgien de l'Hôtel-Dieu.

Aujourd'hui

Au , une division s'est faite entre la pratique chirurgicale (qui relevait, elle, du chirurgien), et celle des sages-femmes. L'essor de la Science, associé peut-être à un certain mépris, voyait dans la pratique ancestrale et prétendument folklorique des sages-femmes un art moins efficace et sûr. Au , en Angleterre, la plupart des naissances étaient assistées par un chirurgien.

Nouvelles tendances

La profession de sage-femme, une des plus anciennes qui soit, est aussi une des plus méconnues du grand public. Ce défaut de connaissance s’explique sans doute par un défaut de reconnaissance : blottie au carrefour de plusieurs professions, il semblerait que le sage-femme ait peiné à délimiter son propre espace, son propre champ de compétences. Depuis 1982, en France, la profession s’est ouverte aux hommes sages-femmes. Le terme de « maïeuticien » figure également dans le dictionnaire. Il est peu utilisé, sage-femme restant l' appellation pour les praticiens des deux sexes. Il s'agit d'une profession médicale à compétences limitées mais non pleinement définies. Sur le plan universitaire, en France, le défi actuel est d'intégrer les acquis de la formation de SF au système LMD (Licence-Master-Doctorat) et d'encourager les voies de la recherche par ce biais. L'objectif du conseil de l'ordre est donc d'obtenir pour tout diplôme d'État une équivalence master, soit bac+ 5.

Étymologie du terme

Une étymologie d'abord contestée

En Grèce antique, on parlait de maïeutique, ou l’art d’accoucher, qui avec le temps et sous l’influence de Socrate a fini par désigner un mode d'échange philosophique. Dans sage-femme, le mot femme fait (abusivement ?) référence à la femme qui a pour métier d'accoucher les autres. Et pourtant l'origine exacte du mot composé reste contestée. Historiquement, il semble que l'expression se réfère non pas à la praticienne mais à la parturiente: lorsque la femme allait accoucher, on considérait jadis qu'elle était à l'orée d'un nouveau savoir et que l'acte de mettre au monde constituait en soi la frontière vers cette connaissance. Une autre position est celle d'appliquer le terme à la praticienne elle-même, c'est d'ailleurs la seule retenue de nos jours puisqu'elle désigne une profession. Cet emploi fait donc la synthèse des deux usages vus précédemment: femme restant ainsi impersonnel, il ne fait donc pas état du sexe du praticien.

Depuis, une position tranchée

;Sage-femme n.f. est attesté sous cette forme en 1212 On trouve aussi les variantes « femme sage » ainsi que « sage-mère » (XIVème) et « mère sage » (1609). Le mot est composé de « sage » signifiant « expert, habile dans son art » (1155, « sage » en ce sens) et de « femme » […] la profession s'ouvrant aux hommes (depuis 1982), on a proposé « sage-homme », « matron » (sur le féminin « matrone »), « maïeuticien » (proposé par l'Académie) ou « maïeutiste » (hellénismes savants), « parturologue », termes finalement écartés au bénéfice de « sage-femme » pour les deux sexes malgré la bizarrerie de l'expression appliquée à un homme. » :(Le Robert - Dictionnaire historique de la langue française - Alain Rey et coll., Paris 1992). Le maïeuticien est l'appellation du sage-femme de sexe masculin. Le terme maieuticienne est actuellement un barbarisme. Le terme préconisé pour les quelques praticiens de sexe masculin (moins de 300, face à 15 500 femmes) en France est sage-femme homme. Le pluriel de sage-femme est sages-femmes.

Particularités universitaires selon les pays

Un cursus en cinq ans en France

Depuis 1992 à Grenoble et depuis 2002 en France, le concours d’entrée en école de sages-femmes est commun à celui de médecine. Les sages-femmes bénificient en outre d’un accès aux maîtrises de sciences biomédicales (MSBM) . Il s’agit d’une profession dont le statut est sujet à beaucoup de remodèlements : je vous invite donc également à consulter le site national de l’Ordre des sage-femmes à l’adresse indiquée plus bas. A noter que, malgré les particularités dans la formation des Sage-femmes au niveau national, tout diplôme d'état obtenu dans un pays européen est valable dans n'importe quel autre pays européen et réciproquement.

Sage-femme aux U.S.A.

Il existe deux voies pour devenir sage-femme aux U.S.A.: celle des infirmieres sages-femmes, et celle des sages-femmes.

Infirmière sage-femme

Aux États-Unis, les infirmières sage-femmes sont des infirmières puéricultrices, ayant suivi une formation complémentaire pour deux années supplémentaires pour se spécialiser comme sages-femmes.

Sage-femme: voie directe

Leur formation varie selon le mode d'obtention du diplome: certaines sont diplomées directement d'une école de sage-femme, qui offre diverses formations de taille et de nature différentes. Certaines choisissent de s'inscrire au Collège des infirmières Sages-femmes (American College of Nurse-Midwives ou ACNM): toutes les sage-femmes qui empruntent cette voie doivent ensuite passer le même certificat d'aptitude: les autres acquièrent le statut de Sage-femme à l'ancienneté. Voir aussi: Association for Childbirth at Home International (ACHI)

Sage-femme au Royaume Uni

Au Royaume Uni, les Sages-femmes pratiquent la plupart des accouchements selon des modalités différentes. Certaines suivent une formation de dix-huit mois (degree classification) après l'obtention de leur diplome d'infirmière. D'autres suivent une formation plus indépendante de trois ans. Toutes les Sages-femmes doivent se référencer au Nursing and Midwifery Council.

Sage-femme au Canada

Sage-femme au Québec

Présentement, seule l'université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) offre le programme de Baccalauréat en pratique sage-femme, d'une durée de 4 ans (130 crédits). Le programme est contingenté à 24 étudiants par année. La profession sage-femme est réglementée depuis 1999 au Québec, après plusieurs années de projet-pilote avec des maisons de naissance. Les derniers détails d'assurance permettant aux sage-femmes de suivre des accouchements à domicile ont été réglés en avril 2005. Il faut faire parti de l'ordre des sages-femmes du Québec pour avoir droit de porter le titre.

Le statut de la sage-femme à l'hopital

Traditionnellement, le/la sage-femme est un homme ou une femme qui aide à l'accouchement. Dans les sociétés industrialisées, il s'agit d'une profession médicale ou paramédicale à part entière — médicale lorsque le sage-femme a le droit de prescrire (cas de la France: [http://www.sante.gouv.fr/adm/dagpb/bo/2004/04-12/a0120944.htm arrêté du 23 février 2004 fixant la liste des médicaments que peuvent prescrire les sages-femmes]), paramédicale lorsqu'elle ne peut qu'appliquer la prescription d'un médecin. En France, elle répond à la définition suivante:
- Exerçant une profession médicale, la sage-femme assure, en toute autonomie, la surveillance de la grossesse normale, du travail et de l'accouchement, ainsi que celle de la mère et de l'enfant après l'accouchement.
- Elle pratique les examens cliniques et para-cliniques nécessaires (échographie, ...) et participe activement à toutes actions de prévention dans le domaine de la santé. Elle prescrit les examens et thérapeutiques (médicament,...) nécessaires au bon déroulement de la grossesse, de l'accouchement, des suites de couches.
- En cas de pathologie, elle exerce en collaboration avec le médecin obstétricien, l'anesthésiste et le pédiatre.
- Par ailleurs, l'exercice de la profession de sage-femme ne se réduit pas à la pratique des accouchements. Le sage-femme assure aussi la surveillance prénatale, la préparation à l'accouchement de la femme enceinte et le suivi à domicile des femmes et des nouveaux-nés en cas de sortie précoce de la maternité jusqu’au septième jour qui suit l’accouchement.
- Elle pratique également les consultations, les échographies obstétricales, y compris dans le cadre du diagnostic prénatal.
- Sur prescription d’un médecin, le sage-femme assure les suivis des grossesses pathologiques en cabinet ou à domicile.
- Elle surveille, conseille, accompagne la mère et l'enfant après la naissance. Elle pratique aussi la rééducation uro-gynécologique des patientes. Elle conseille les couples et participe au suivi des différents modes de contraception.
- Elle peut aussi avoir une place active dans les services d'orthogénie, de gynécologie, de procréation médicalement assistée.
- Enfin, comme les autres professions médicales, les sages-femmes relèvent d'un code déontologique professionnel et doivent justifier, pour pouvoir exercer, de leur inscription au tableau du conseil national de l'ordre des sages-femmes.

Liens externes


- [http://www.ordre-sages-femmes.fr Ordre national français des sages-femmes]
- [http://www.remede.org Communauté d'étudiants dans le domaine médical/paramédical]
- [http://www.osfq.org Ordre des sages-femmes du Québec]
- [https://oraprdnt.uqtr.uquebec.ca/pls/public/pgmw001?owa_cd_pgm=7055 Cursus : Baccalauréat en pratique sage-femme de l'Université de Trois-Rivières]
- [http://206.167.52.1/fr/document/publication.nsf/961885cb24e4e9fd85256b1e00641a29/daa4c0246240207285256e3000663059?OpenDocument|La La sage-femme : une professionnelle de la santé] - Publication de [http://www.msss.gouv.qc.ca| Santé et Services sociaux] du gouvernement du Québec

Voir aussi


- infirmier
- soins infirmiers
- accouchement
- matrone Catégorie:Profession de la santé Catégorie:Obstétrique zh-min-nan:Sán-pô

Montmorency

Montmorency est une commune et un chef-lieu de canton du Val-d'Oise située à environ 13 km au nord des portes de Paris, et 21 km par la route de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Montmorency a une population d'environ 21 000 habitants (estimation 2005). La commune est entourée par les villes d'Enghien-les-Bains, Soisy-sous-Montmorency, Andilly, Domont, Saint-Brice-sous-Forêt, Groslay et Deuil-la-Barre. Les habitants sont les Montmorencéens.

Histoire

Deuil-la-Barre Le nom de la ville vient des ducs de Montmorency dont elle fut la propriété depuis l'époque de Bouchard le Barbu (fondateur de la famille Montmorency vers l'an mille) et jusqu'en 1632, date à laquelle on décapita Henri II de Montmorency sur ordre de Richelieu et de l'autorité royale. N'ayant pas de descendance, ses biens furent remis à Henri de Bourbon, Prince de Condé, époux de Charlotte Marguerite de Montmorency. La cité changea de nom plusieurs fois au cours de son histoire. Rebaptisée Enghien en 1689, elle conserva cette identité jusqu'à la période révolutionnaire. Elle redevint Montmorency en 1790, perdit à nouveau son nom pour être appelée Mont-Émile en hommage à Jean-Jacques Rousseau au début du XIXe siècle, puis à nouveau Enghien en 1815. Montmorency retrouva définitivement son nom en 1832, Enghien désignant alors la station thermale naissante au bord du lac de Saint-Gratien. L'origine de la maison des Montmorency se perd dans la nuit des temps. On a toujours cru que les Montmorency descendaient du premier des Francs qui embrassa le christianisme. Le nom de Montmorency viendrait de ce que Gui-le-Blond, l'un des chefs de cette maison, compagnon d'armes de Charles Martel, tua dans une bataille un roi maure. Le voyant tomber, il se serait écrié « Voilà mon Maure occis ». En mémoire de cette victoire, il aurait fait bâtir un château qu'il appela Mon-Maure-occis, d'où serait venu par déformation et corruption linguistique le nom de Montmorency. Au XVIIIe siècle, Jean-Jacques Rousseau trouva refuge à Montmorency, tout d'abord chez Madame d'Épinay, d'avril 1756 à décembre 1757 puis chez le Maréchal du Luxembourg (jusqu'au 8 juin 1762). Pendant la période révolutionnaire, Montmorency avait d'ailleurs été rebaptisée Mont-Émile en hommage à cet homme de lettres (Rousseau publia en 1762 un livre intitulé Émile ou De l'éducation).

Données économiques

Taux de chômage : env. 9 % (estimation 2005). Revenu moyen par ménage : env. 36900 €/an. Émile ou De l'éducation Émile ou De l'éducation

Tourisme


- Le Musée Jean-Jacques Rousseau, installé dans la petite maison du Montlouis où Rousseau séjourna après son départ de l'Hermitage.
- La collégiale Saint-Martin (ci-contre), nécropole des ducs de Montmorency.
- La Châtaigneraie, petite forêt de châtaigners aux arbres séculaires, lieu de promenade de Rousseau.
- La Forêt de Montmorency.

Liens internes


- Liste des seigneurs de Montmorency
- Liste des barons de Montmorency
- Liste des ducs de Montmorency
- Liste des ducs de Montmorency-Luxembourg
- Liste des ducs de Montmorency-Bouteville
- Liste des ducs de Beaufort-Montmorency

Lien externe


- [http://www.ville-montmorency.fr/ Site officiel de la ville de Montmorency] Catégorie:commune du Val-d'Oise

Départements

Le département est une division administrative de la France, à la fois une circonscription administrative déconcentrée et une collectivité locale décentralisée. La France est divisée en 100 départements dont quatre outre-mer.

Le département circonscription administrative

Le département est la circonscription administrative de droit commun depuis l'an VIII et l'est restée. Il est dirigé par le Préfet de département nommé discrétionnairement par le gouvernement, assisté par des sous-préfets pour chaque sous-prefecture. De nombreux services déconcentrés de l'Etat sont organisé dans le cadre du département, comme la direction départementale de l'équipement (DDE) ou la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS).

Le département collectivité locale

Le département est aussi une collectivité locale décentralisée dirigée par le conseil général, élu au suffrage universel direct pour six ans. La France en compte 99 depuis 1985. Les départements sont regroupés en régions et divisés en arrondissements qui sont eux-mêmes subdivisés en cantons et en communes.

Histoire

Article détaillé : Histoire des départements français. Les départements sont créés le 4 janvier 1790 par l'assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraire à l'homogénéité de la Nation. . Dans un souci de rationalité, les départements reçurent une architecture semblable : une portion de territoire suffisamment petite pour être gérée facilement par un chef-lieu,: la taille de ces départements était fixée de façon telle qu'il devait être possible de se rendre, en moins d'une journée de cheval, au chef-lieu de chacun de ceux-ci depuis n'importe quel point de leur territoire. Dans la même optique, les départements furent nommés non pas d'après des critères historiques, pour ne pas rappeler le découpage en province de l'ancien régime, mais purement géographiques (noms de rivières, de montagnes, etc.) Le nombre de département, initialement de 83, grimpa à 130 en 1810 avec les gains territoriaux de la République et de l'Empire, puis fut réduit à 86 après la chute de ce dernier en 1815. L'acquisition de Nice et de la Savoie en 1860 conduisit à un total de 89. Trois départements de l'Alsace et de la Lorraine (le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et une partie de la Meurthe et de la Moselle) furent cédés à l'Allemagne en 1871 et restitués en 1919. Les parties non annexés de la Meurthe et de la Moselle furent fusionnées dans le nouveau département de Meurthe-et-Moselle. Une partie du Haut-Rhin située autour de Belfort et qui resta française en 1871 ne fut pas réintégrée dans son département d'origine en 1919 et devint le Territoire de Belfort en 1922. Les réorganisations de la région parisienne en 1964 et la division de la Corse en 1976 ajoutèrent six départements. Avec les quatre départements d'outre-mer actuels, le total fut porté à 100. En 2004, la mise en place du second volet de la décentralisation, dont l'acte II fut voté le 13 août 2004, prévoit d'importants transferts de compétences et de moyens aux départements, notamment le transfert des aides sociales et économiques (comme le Revenu minimum d'insertion), la gestion du réseau routier (la Direction départementale de l'équipement devient intégralement gérée au niveau départementale, avec le transfert de ses fonctionnaires et des financements), de compétences en matière d'éducation et de contrôle du patrimoine. Voir aussi les articles suivants :
- Départements français classés par région
- Départements français classés par population
- Départements français classés par superficie
- Départements français classés par densité de population
- Départements français classés par altitude
- Liste des préfectures de France
- Noms des habitants des départements français

Numérotation

À l'origine, les départements français étaient numérotés (de 01 à 83) pour les seuls besoins des services postaux (voir Liste des 83 départements de 1790). La poste faisait figurer sur chaque lettre un cachet au numéro du département de départ. Ce système fonctionna sous la Révolution et l'Empire puis fut abandonné. Un nouveau classement fut mis en place au avec cinq nouveaux départements (Alpes-Maritimes, Loire, Savoie, Haute-Savoie et Tarn-et-Garonne) qui décalaient les numéros. En 1922 en effet, les 89 départements étaient classés dans l'ordre alphabétique ; le numéro 01 était attribué à l'Ain et le 89 à l'Yonne. Lorsque le territoire de Belfort fut constitué comme département cette année-là, il fut rajouté en fin de liste avec le numéro 90. Le redécoupage de l'Île-de-France, en 1964, prit effet en 1965 et conduisit à la création des départements de Paris (qui prit le numéro 75 attribué jusqu'alors à la Seine), des Yvelines (qui fut numérotée 78 en lieu et place de la Seine-et-Oise) ainsi que de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise, ajoutés en fin de liste avec les numéros 91 à 95. La Corse (numéro 20) fut partagée en 1976 entre la Corse-du-Sud (2A) et la Haute-Corse (2B). Les départements d'outre-mer reçurent finalement les numéros 971 à 974 (le numéro 96 n'est donc pas utilisé). Au-delà de leur fonction de découpage du territoire français, les numéros de départements font partie de la vie quotidienne des Français. On les retrouve sur les plaques d'immatriculation des véhicules, au début des codes postaux (Ceux des deux départements de la Corse débutent toujours par 20) ou dans les numéros de sécurité sociale. Les territoires français qui ne sont pas des départements possèdent également des numéros analogues : 975 et 976 pour Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte (les deux collectivités d'outre-mer qui se rapprochent le plus d'un département), 986, 987 et 988 pour Wallis-et-Futuna, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie. Bien qu'extérieur à la France, Monaco utilise « 98 » pour ses codes postaux. Mais Andorre a, pour sa part, refusé d'utiliser le code que les postes françaises lui avaient attribué.

Voir aussi


- Administration territoriale
- Arrondissements français
- Cantons français
- Communes de France
- Régions françaises     
-
Catégorie:Administration territoriale française ja:フランスの地方行政区画 ko:데파르트망 (프랑스)


Révolution française

La Révolution française est un ensemble d'événements et de changements qui marque dans l'historiographie française le tournant entre « l'Époque moderne » et « l'Époque contemporaine ». C'est aussi la première fois, dans l'histoire de l'Europe depuis l'Antiquité, que le principe du régime monarchique a été renversé, et non simplement le monarque lui-même comme lors de la première révolution anglaise de Cromwell. Son impact est également dû aux guerres de la Révolution et de l'Empire qui ont touché une large partie de l'Europe continentale avec la création de « républiques sœurs » ou la fin du Saint Empire romain germanique. La période révolutionnaire commence en 1789, avec la réunion des États généraux et la prise de la Bastille, et se termine en l'an VIII (1799) avec le coup d'État du 18 Brumaire de Napoléon Bonaparte.

Causes

On peut distinguer plusieurs causes profondes à la Révolution française :
- La crise des finances : le budget de l'État est déficitaire, à cause des dépenses engendrées par les guerres du et par le train de vie de la cour royale.
- La contestation de la société d'ordres et des privilèges : les deux premiers ordres de la société française (clergé et noblesse) ne paient pratiquement pas d'impôts. L'essentiel de la charge fiscale repose sur le tiers état.
- Les idées des Lumières, diffusées dans certains groupes sociaux favorisés (noblesse, bourgeoisie), posent les principes de liberté et d'égalité. Elles contestent la monarchie absolue. Le roi cède à l'immobilisme des ordres privilégiés et refuse les réformes nécessaires.
- Les révolutions anglaises du et américaine du donnent des modèles aux élites françaises (La Fayette notamment).
- Les mauvaises récoltes de 1788 provoquent la hausse des prix et la speculation qui déclenchent le mécontentement de la population.

Histoire

La montée de la conjoncture de crise

Emergence et diffusion des idéologies nouvelles

Tout le système du pouvoir repose sur la monarchie qu'a constitué la France comme pays et comme Etat (agrandir le "précaré" selon les capétiens). Cette monarchie a organisé un système administratif efficace, mais il a été développé en fonction d'une mentalité particulière qui se transforme assez brutalement au cours du XVIIIè siècle. Le roi règne par délégation de Dieu ; la tradition monarchique s'inscrit dans le respect des traditions juridiques (coutumes) et des traditions familiales. Cette monarchie repose sur le principe d'une union intime et concrète entre le roi et son peuple, le roi étant le représentant du peuple. Ces bases du système politique vont être contestées et attaquées. Cette évolution va s'opérer en trois temps : (article en cours de rédaction, ce qui suit n'intervient en principe que bien plus tard dans l'article! ) La philosophie des Lumières se diffuse pour de nombreux lecteurs de la moyenne et de la petite bourgeoisie. Les thèmes subversifs de l’ordre établi se généralisent dans les années 1770-1780 avec le secours de l’ « anglomanie » et l’influence de la découverte de la société libérale américaine (Guerre d’Indépendance de 1770-1783), ainsi que le contexte français de rébellion des juristes, et notamment des Parlements contre l’autorité royale une première fois dans les années 1760-1770, puis les années précédant la Révolution. La philosophie des Lumières prend le contre-pied de ce qu’avaient pensé et voulu ou accepté les Français pendant des siècles. A la tradition s’oppose systématiquement le culte du progrès et de l’avenir. L’Encyclopédie (Diderot) est un hymne au progrès technique (le thème du progrès technique est transposé dans l’ordre politique et social) et idéologique. Ces analyses s’opposent aux idées anciennes : § A l’ordre s’oppose la liberté. § Au devoir s’oppose le bonheur. § A l’obéissance s’opposent les Droits imprescriptibles et sacrés (notion qui se retrouve de plus en plus dans les textes royaux). § A la hiérarchie s’oppose l’égalité naturelle (Rousseau), qui doit conduire à un système politique nouveau : la démocratie et l’égalitarisme social. Il y a un climat de défiance vis-à-vis de tout ceux qui dépassent le niveau commun. § De même, à la place des dogmes de l’Eglise se diffuse l’esprit de tolérance, même dans les textes royaux (Par exemple, l’Edit de tolérance en 1787 crée le mariage laïc en faveur des protestants). C’est un processus qui se développe en plusieurs étapes : 1er temps : sarcasmes contre l’Eglise sous couverts de lutte contre le « fanatisme », les libertins puis les philosophes vont se déchaîner contre les croyances, les pratiques et les principes de l’Eglise catholique. Ces élites, proches du pouvoir, sont presque entièrement détournées de l’Eglise. La monarchie se trouve indirectement atteinte et menacée en raison du lien multiséculaire avec l’Eglise. Mais les masses restent attachées à la religion catholique, malgré une poussée de méfiance vis-à-vis du clergé. 2e temps : examen du système social et politique (période de Montesquieu) ; les actes royaux sont désormais critiqués, et on assiste à l’irruption de l’accusation de despotisme et même d’illégalité, notamment de la part des Hauts Magistrats qui se présentent comme les défenseurs du peuple. L’idée que le pouvoir souverain suprême réside dans la Nation apparaît. La loi n’est plus conçue comme une conséquence technique de dispositions créées par le Roi et la coutume est appliquée par les tribunaux mais comme une norme fondamentale créée par la volonté nationale. Malgré tout, les Français de 1789 dans leur immense majorité n’imaginent pas une Révolution violente tout en espérant une réforme profonde de l’Etat, et ce dans un climat pacifique. En 1788 a lieu la « Journée des tuiles de Grenoble » : les protestations des familles touchées par la catastrophe économique se multipliant depuis mai, ces agitations poussent la garnison à intervenir le 7 juin. Celle-ci sera reçue par des jets de tuiles lancées par les habitants de Grenoble montés sur les toits. Après la « journée des tuiles », une assemblée des trois ordres (noblesse, clergé, tiers état) se réunit au château de Vizille et décide la grève des impôts tant que les États Généraux de la province n'auront pas été convoqués par le roi pour les voter. En faillite et incapable de rétablir l'ordre, Louis XVI cédera en août 1788.

Le blocage du pouvoir

Les monarques (Louis XV et Louis XVI) ne sont pas restés insensibles face à la diffusion des idées nouvelles et à la multiplication des indices de transformation de la société. En conséquence, de nombreuses réformes sont imaginées pour rendre l’appareil monarchique plus efficace, pour adapter les structures anciennes aux aspirations nouvelles. La plupart de ces réformes auraient pu permettre une adaptation progressive. Mais les réformes sont mises en œuvre sans énergie. A cause de cette médiocrité, elles sont souvent abandonnées par les équipes ministérielles suivantes. La Monarchie donne l’impression de ne pas avoir de dessein politique constant. Quelques exemples : La Réforme Judiciaire de Maupeou est abandonnée par Louis XVI. La réforme sociale abolit le servage en 1779, mais uniquement pour le domaine royal. Louis XVI n’ose pas étendre cette mesure aux seigneurs laïcs et ecclésiastiques. Réforme économique : Turgot voulait supprimer par cette réforme les corporations, la corvée royale, et voulait mettre en place la liberté de circulation des grains. Cette réforme est mise en place mais en 1776, Turgot est renvoyé, la réforme est abandonnée et on revient au système ancien. Réforme fiscale : Depuis le XVIIe siècle, aux impôts anciens s’ajoutent des impôts nouveaux qui pèsent sur tous, quelque soit l’ordre. De 1695 à 1701, est mis en place la « capitation », qui est un progrès essentiel vers l’égalité fiscale : les Français sont répartis en 22 classes, avec au sommet les princes de sang et au plus bas les journaliers, et la charge fiscale varie de 2000 £ à 1 £ par an en fonction de la classe. Mais la Monarchie va autoriser le rachat forfaitaire de l’impôt par le Clergé, les villes, les corporations, les pays d’Etat, la Noblesse. En 1749 est créé le « vingtième », qui frappe tous les revenus (1/20e du revenu). Mais la monarchie cède le rachat en 1760. Cet exemple des réformes fiscales montre deux phénomènes : § La Monarchie ne suit et ne peut maintenir une ligne politique. § La Monarchie est confrontée au manque de ressources fiscales. Toutefois, la pression la pression fiscale est assez faible par rapport à d’autres pays (1759 : France 9,5 £ en moyenne par habitant et par an; Angleterre : 22,30 £ en moyenne par habitant et par an). (article en cours de rédaction, ce qui suit n'intervient en principe que bien plus tard dans l'article! )

La dislocation de l'Ancien Régime

La réunion des Etats Généraux devait durer quelques jours seulement, selon les rites séculaires. Les députés arrivent à Versailles le 1er mai. Le 5 mai, le Roi ouvre les Etats Généraux. Le discours du Roi (qui n’est en fait pas prononcé par le Roi) fait prendre conscience aux députés que la situation financière du Royaume est calamiteuse, avec un déficit très important. Le 17 juin 1789, cette Assemblée, sur proposition de l’Abbé Sieyès, prend le titre d’ « Assemblée Nationale », ce qui est inconcevable dans l’Ancien Régime. Le 20 juin, lors du serment du jeu de paume, les députés présents s’engagent à ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution écrite à la France. Face à cela, le Roi hésite. Dans un premier temps, il donne l’ordre à l’Assemblée de se disperser. Mais dans un second temps, face à la résistance, il invite le Clergé et la Noblesse à se joindre au Tiers Etat. L’Assemblée va reprendre alors immédiatement sa marche en avant. Le 9 juillet, elle se proclame Assemblée Nationale Constituante. Durant ces journées, l’Assemblée va réaliser une autre Révolution décisive : beaucoup de députés sont effrayés par la Révolution et vont démissionner ; l’Assemblée va déclarer qu’elle tient son mandat non pas des électeurs individuellement pour chaque député, mais collectivement de la Nation toute entière, et donc les démissions de députés ne peuvent rien changer : c’est l’instauration du principe de la représentation. Cette Assemblée peut s’appuyer sur les espoirs de la majorité de la Nation, sur les réseaux de « patriotes ». En face, il n’y a que des ministres divisés, un Gouvernement sans ressources financières et un Roi qui recule. L’Assemblée va déclarer qu’elle ne s’occupera des problèmes financiers qu’après avoir élaboré une Constitution. Le 12 juillet, Necker est renvoyé par le Roi, d’où le développement d’émeutes (car Necker était très populaire à Paris, tout simplement parce qu'il refusait de lever des impôts supplémentaires, et préférait recourir à l'emprunt, ce qui a eu pour conséquence d'endetter la France qui pourtant était alors un pays tout à fait solvable). On attaque les octrois (« péages » des villes), on pourchasse les agents du fisc. Dans un second temps, on attaque les boulangeries accusées de stocker la farine pour spéculer, et les magasins d’armes. Le 14 juillet 1789, la Bastille, symbole de la Monarchie et stock de poudre (avec seulement 7 prisonniers), est attaquée. C’est une journée décisoire au niveau psychologique car la Révolution a désormais ses « martyrs » (« Libérateurs de la Bastille »). La Monarchie a aussi ses martyrs, avec le massacre du Gouverneur de la Bastille Bethier de Sauvigny et le massacre du Gouverneur de Launay. Louis XVI rappelle Necker et se rend à Paris le 17 juillet, où il est reçu par les insurgés qui se sont constitués en municipalité. La cocarde tricolore est adoptée par la foule et Louis XVI la porte. A partir de ce moment, la Révolution l’emporte définitivement, et va se généraliser en province aux termes de mouvements très confus. Par exemple, la Grande Peur est une réaction qui se produit en province suite à l’annonce déformée des événements parisiens. Entre l’Ancien Régime qui se désagrège et les nouvelles institutions qui vont s’établir au printemps 1790, la France va être secouée par une vague libertaire accompagnée de violences. Les français prennent conscience qu’ils peuvent détruire les institutions qui les encadrent, ce qui produit une attitude de contestation, d’organisation autonome, spontanée. Les pouvoirs traditionnels cessent d’exercer leur autorité. Les intendants se contentent d’expédier les affaires courantes ou quittent leur poste. Les troupes, sans instructions, restent inactives ou parfois se révoltent contre leurs officiers. Les Parlements restent totalement inactifs. Les chambres de vacation fonctionnent avec prudence, et par un simple décret du 3 novembre 1789, l’Assemblée Nationale les met en vacances définitives. Les institutions fiscales traditionnelles cessent de fonctionner. Les citoyens cessent de payer les anciens impôts bien que l’Assemblée, après les avoir condamnés en principe, les ait provisoirement maintenus. A Paris, la « Commune de Paris », municipalité autonome, voit le jour. En province, les municipalités continuent leurs services mais leurs membres sont souvent remplacés par de nouveaux venus qui se posent en « représentants du Peuple », et assurent la transition. Ces municipalités ont un rôle très important, en matière de ravitaillement, de maintien de l’ordre (la Garde Nationale est le regroupement des habitants armés, elle a un rôle de police publique). Les communes s’organisent en fédération : c’est le point de départ d’un vaste mouvement clôturé par la fête de la Fédération le 14 juillet 1790 à Paris. Le Gouvernement royal sort extrêmement affaibli. En théorie, la France reste une monarchie. Mais en réalité, le pouvoir suprême est passé entre les mains de l’Assemblée Constituante qui prépare une réorganisation intégrale du système. Des commissions spécialisées issues de l’Assemblée ont la haute main sur l’ensemble de l’administration qui se soucie de moins en moins du pouvoir royal. Les ministres ne sont plus que des exécutants techniques surveillés par l’Assemblée.

La Destruction du système social traditionnel

La France de l’Ancien Régime a une structure sociale et juridique très particulière, fondée sur les ordres et les corps intermédiaires (Parlement, corps de métier, villes…) Les Constituants vont vouloir anéantir le passé et établir un nouveau système politique et social conforme à la philosophie des Lumières de l’individualisme libéral dans laquelle le système politique repose sur les individus égaux et isolés qui constituent ensemble la volonté générale, ce qui élimine les « corps intermédiaires ».

L’abolition des ordres supérieurs

L’abolition des privilèges de la Noblesse et du Clergé tient à l’application de la nouvelle philosophie et aux réactions de frustrations de la bourgeoisie.
La destruction des droits seigneuriaux et féodaux
Ces droits sont très vivement contestés car on considère qu’il s’agit d’usurpation étatique et que ces prérogatives sont incompatibles avec les principes du « vrai Droit naturel » : liberté et égalité. De plus, ce système est également critiqué par les paysans qui supportent le poids de ce système. Les mouvements qui se développent au printemps-été 1789 mettent spécialement en cause ces droits. Dans cette ambiance, les députés de l’Assemblée se saisissent de cette question. Ils craignent d’être débordés et vont tenter d’empêcher les violences et vont ainsi définir le droit. La nuit du 4 août 1789, « L’Assemblée Nationale détruit entièrement la féodalité ». Les Nobles et les ecclésiastiques abandonnent donc leurs droits, soit par conviction, soit par résignation, soit par entraînement. Mais pour mettre en œuvre cette décision, l’Assemblée nomme un commission nommée « Comité des Droits féodaux » dont le rapport va inspirer un décret du 15 mars 1790 qui établit un régime très nuancé qui cherche à concilier les intérêts en présence. Sont abolis immédiatement et sans indemnités les droits féodaux attentatoires à la souveraineté de l’Etat et aux Droits naturels de l’Homme (utilisation de la notion de « cause injuste » du contrat), les justices seigneuriales, le servage, les banalités, les privilèges des Nobles (droit de chasse par exemple), les girouettes, les privilèges de colombier ou de pigeonnier, les titres de Noblesse, las armoiries, la dîme (impôt payé à l’Eglise), les péages seigneuriaux. Les paysans attendent aussi la suppression des droits strictement féodaux, considérés comme la contrepartie d’une concession de terre. Ces droits sont maintenus jusqu’à ce qu’ils soient rachetés par ceux qui les paient. Le montant du rachat est un capital égal à vingt fois la redevance annuelle. Cette suppression très mitigée est mal accueillie par les paysans. Dans les régions où les droits féodaux sont restés lourds (Nord, Est, Paris), les paysans se soulèvent et refusent de payer. Les députés vont prendre peur et vont utiliser une tactique juridique favorable aux bourgeois. En réalité, la féodalité ne sera définitivement supprimée que sous la Convention Montagnarde (loi du 17 juillet 1793). Les seigneurs nobles ou bourgeois perdent tout de même une partie de leurs revenus. De plus, les confiscations du temps de la Terreur qui s’abattent sur les émigrés et sur les condamnés vont ruiner la Noblesse. La Révolution va éteindre le prestige et la puissance foncière de l’aristocratie.
La destruction de l’ordre du Clergé
Avant 1789, le Clergé est une société à part, un ordre lié au pouvoir. La logique de la Révolution politique et le gallicanisme extrême de beaucoup de Constituants vont aboutir à des conséquences imprévues et radicales. Le catholicisme (avec son droit canonique, son dogme) va être mis en dehors de l’Etat de façon particulière, c'est-à-dire que les liens de l’Eglise avec le pouvoir sont mis en cause et cette Eglise va être implicitement laïcisée, en application du principe selon lequel seule la volonté nationale peut créer le droit. Les textes d’août 1789 suppriment les privilèges et contiennent le principe de la disparition du Clergé en tant que corps de droit public. De même, la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen reconnaît la liberté de conscience, ce qui supprime la situation dominante du catholicisme. Dans l’ordre matériel, il y a un démantèlement de la puissance du Clergé : le patrimoine de l’Eglise qui est considérable (environ 15% des terres en France) présente une tentation pour le pouvoir (l’Etat est en déficit) : les biens du Clergé sont confisqués et mis en vente. Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, évêque à la fin de l’Ancien Régime et délégué général du Clergé à la Cour (fonction très importante) propose à l’Assemblée le « transfert à la Nation des Biens de l’Eglise, à charge pour la Nation d’assurer la rémunération des cultes et d’assurer les divers services sociaux pris en charge avant par l’Eglise » (assistance aux pauvres, hôpitaux, enseignement). Malgré les arguments développés par les défenseurs du Clergé en s’appuyant sur le droit de propriété de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, l’Assemblée Nationale vote la nationalisation des Biens du Clergé le 2 novembre 1789. A partir du printemps 1790, les biens du clergé sont mis en vente. Du point de vue politique, l’opération est assez réussie car les citoyens ont acheté massivement les biens du Clergé, surtout les terres, et en achetant, les français vont se lier aux destinées de la Révolution. Du point de vue des finances publiques, c’est un échec car l’Assemblée Nationale accorde aux acquéreurs des conditions de paiement très favorables. L’Assemblée va vouloir anticiper sur les recettes et va émettre des Assignats. Cette émission est très inflationniste, l’Assignat perdant de 1789 à 1796 97% de sa valeur. En quelques mois, le Clergé perd son statut, son organisation et son patrimoine. De plus, l’Assemblée proclame le 13 février 1790 la nullité des vœux religieux perpétuels comme étant incompatibles avec la liberté individuelle. Les religieux sont exclus de la municipalité. Les ecclésiastiques ne sont plus considérés que comme « ministre des cultes » (fonction publique).

L’abolition des privilèges territoriaux

De multiples villes et pays ont des statuts très diversifiés. Même si l’attitude des Rois a réduit