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Corse

Corse

La Corse est une île en mer Méditerranée et une région française, composée de deux départements. Elle est rattachée à la France depuis 1768 et fait partie de la métropole. Son nom corse est Corsica.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Corse Après avoir fait hypothétiquement partie d'un Royaume de Sardaigne et de Corse, créé par la papauté à la fin de la domination romaine et après de nombreuses invasions, l'île est dominée successivement par Pise et par Gênes. Pascal Paoli, proclamé Père de la Patrie et Général de la Nation a fortement marqué l’histoire de la Corse. Il est l’initiateur de la constitution corse et contribua à l’élaboration de celle des États Unis d’Amérique ; de nombreuses villes américaines portent son nom : Paoli City dans le Colorado, l’Indiana, la Pennsylvanie… Le 6 avril 1725, lorsque Pascal Paoli naît à Stretta, près de Morosaglia, la Corse est encore occupée par des troupes génoises. Ce n’est que dix ans plus tard, le 30 janvier 1735, que la Corse est déclarée indépendante par la Cunsulta d’Orezza qui vota la première constitution Corse, la première constitution démocratique moderne. Le pouvoir législatif est confié à une assemblée composée de députés élus par le peuple et le pouvoir exécutif est confié à une junte de six membres élus par l’assemblée. Mais en 1739 la Corse est à nouveau défaite par Gênes et les Paoli sont contraints à l’exil. Réfugié à Naples, Pascal Paoli suit les cours de l’université où il fait de brillantes études et s’oriente vers une carrière militaire. Puis il est nommé sous-lieutenant au régiment royal en garnison en Sicile. Bien qu’en exil, le jeune Paoli suit attentivement les évènements qui secouent la Corse et lorsque son frère et de nombreux notables insulaires lui demandent de rentrer en Corse, il répond à leurs attentes. Le 29 avril 1755 Pasquale Paoli débarque à Aleria ; le 14 juillet la Cunsulta de San' Antone di a Casabianca le proclame Général de la Nation Corse. Lorsque Pasquale Paoli prend le pouvoir le désordre et l’anarchie règnent en Corse et une lourde tâche l’attend. Dès novembre 1755 il fait de l’île un État doté d’une constitution, d’une administration, d’une justice et d’une armée. Ce ne sera qu’en 1761 que la Cunsulta de Viscuvatu décidera de frapper monnaie. Parallèlement à l’œuvre politique, Pasquale Paoli ouvre de nombreuses écoles et crée à Corte l’université de Corse. Il œuvre également sur le plan économique en favorisant l’agriculture, l’industrie et le commerce extérieur. Il crée une administration chargée de la culture des terrains et introduit la pomme de terre en Corse. Pascal Paoli développe l’exploitation des mines de cuivre et de plomb et crée le port de l'Ile Rousse. Mais à cette époque, la France a besoin de s’implanter en méditerranée. Elle va trouver l’opportunité politique de s’emparer de la Corse lorsque la République de Gênes, chassée de l'île, et criblée de dettes, vint chercher de l’aide auprès du roi de France. Aux termes du traité de Versailles, signé le 15 mai 1768, la France prête deux millions de livres à Gênes qui donne en garantie la Corse qu’elle ne possède pas. Ayant eu connaissance du traité de Versailles, Pascal Paoli réunit une cunsulta le 22 mai à Corté (Haute-Corse) où il fit ce commentaire : « Jamais peuple n'a essuyé un outrage plus sanglant... On ne sait pas trop qui l'on doit détester le plus de celui qui nous vend ou de celui qui nous achète... Confondons les dans notre haine puisqu'ils nous traitent avec un égal mépris » Bien décidés à défendre leur indépendance, les Corses, menés par Paoli, remportent plusieurs victoires face aux troupes françaises. La plus célèbre étant celle de Borgo, le 5 octobre 1768, où les armées de France doivent battre en retraite devant la combativité des régiments Corses. Mais supérieures en nombre et en armes, les troupes françaises remportent une victoire décisive le 8 mai 1769 à Ponte Novu. Les troupes Corses mises en déroute, Pasquale Paoli contraint à l’exil quitte la Corse pour l’Angleterre le 13 juin 1769. La Corse perd son indépendance et devient sujette de Louis XV. La victoire militaire française et l’exil de Pascal Paoli ne signifiait pas pour autant que la Corse soit conquise. Les nombreuses insurrections qui éclatent dans l’île sont toujours sauvagement réprimées et on ne comptera plus les villages pillés et incendiés, les assassinats, les viols, les pendaisons, les déportations et autres exactions propres à toutes conquêtes...

Administration

Article détaillé : Collectivité territoriale de Corse La Corse constitue la Collectivité territoriale de Corse (CTC), statut particulier institué en vertu de la loi du 13 mai 1991. Cette loi a substitué ce nouveau statut de collectivité territoriale de la République, qui lui confère plus de pouvoir, à l'ancien statut de région. La Corse est donc dotée d'une organisation institutionnelle originale, unique en France métropolitaine, mais comparable à celle de la plupart des autres régions européennes largement décentralisées. La spécificité de la Corse dans la République a en effet été reconnue par le pouvoir national puis traduite dans plusieurs réformes statutaires (1982, 1991, 2002) à partir d'un double fondement : favoriser l'expression du débat politique dans le cadre d'une démocratie locale rénovée, permettre la recherche de solutions adaptées aux problèmes insulaires à travers l'octroi de compétences étendues en matière d'identité et de développement. Ainsi la Collectivité Territoriale de Corse apparaît à l'avant garde de la "République décentralisée" : par ses responsabilités accrues mais aussi une organisation rationalisée et des moyens plus importants, parmi lesquels le statut fiscal. La Collectivité Territoriale de Corse comprend trois organes :
- le Conseil exécutif de Corse
- l'Assemblée de Corse
- le Conseil économique et social de Corse (CESC). [http://www.corse.fr - site de la Collectivité Territoriale de Corse] Le Conseil exécutif Le Conseil exécutif de Corse est l'organe exécutif de la collectivité. Il comprend 9 membres élus par l'Assemblée parmi ses membres pour six ans. C'est cet organe qui fait la particularité de la Corse. Alors que dans les autres Régions françaises. c'est le Président du Conseil Régional qui exerce à la fois l'exécutif et la présidence de l'assemblée délibérante, ces deux fonctions sont séparées en Corse. L'Assemblée peut cependant renverser le Conseil en votant contre lui une motion de censure par 26 voix (majorité absolue). C'est actuellement l'UMP Ange Santini qui préside le Conseil.

Géographie

Conseil économique et social de Corse Article de fond : Géographie de la Corse La Corse est une île située à 200 km environ au sud-est de la Côte d'Azur, à l'ouest de la Toscane dont elle est proche et au nord de la Sardaigne. Plutôt boisée et montagnarde, la côte sud est formée de hautes falaises (Bonifacio). La Corse se situe avec la Sardaigne sur une micro plaque continentale séparée de celle de la France ou de l'Italie appelée bloc corso-sarde. Les Grecs avaient baptisé cette île de la mer Méditerranée « Kallisté » : la plus belle. Aujourd'hui, la Corse est connue sous le nom « d'île de Beauté » et ses paysages époustouflants séduisent à coup sûr les visiteurs. Grâce à ses mille kilomètres de côtes, dont environ 300 de sable fin, la Corse est un endroit rêvé pour les plaisanciers, les plongeurs et autres amoureux de la grande bleue. Mais, la Corse est également une montagne dans la mer. D'ailleurs, au début du siècle, certains l'avaient surnommée l'île verte, pour la différencier des autres îles méditerranéennes beaucoup plus arides. En effet, la Corse, malgré sa position méridionale et un ensoleillement sans pareil, est une île verdoyante.

Sport


- Le football est extrêmement populaire et très bien représenté en ligue professionnelle par rapport au nombre de spectateurs et à la puissance économique de l'île.
- En compétition automobile, le Tour de Corse est un des plus grands rendez-vous des rallyes sur asphalte.

Économie

Articles de fond : Économie de la Corse, Transport aérien en Corse Les liaisons maritimes entre la Corse et le continent sont assurées par trois compagnies principales :
- la société nationale maritime Corse Méditerranée (SNCM), entreprise publique française,
- Corsica Ferries, entreprise privée italienne,
- la compagnie méridionale de navigation (CMN), entreprise privée française. Image:Corse-bastia-port2.jpg|Le port de Bastia Image:Bonifacio.jpg|Le port de Bonifacio Les liaisons aériennes sont notamment assurées par deux compagnies aériennes, Air France et CCM Airlines, qui proposent des liaisons régulières. D'avril à octobre, et surtout pendant les mois d'été, de nombreuses liaisons de charters relient sans escale la Corse à de grandes villes européennes.
- CCM Airlines, une compagnie franchisée d'Air France.

Démographie

Article de fond : Démographie de la Corse

Culture

Article de fond : Culture de la Corse

Langue Corse

Antérieurement parlée dans la totalité de l'île, la langue corse est actuellement parlée par 60% de la population. La langue corse est le véhicule de la culture corse, riche de ses chants, ses polyphonies, ses proverbes, ses expressions, etc. Elle est le fruit de nombreuses revendications concernant sa protection, son enseignement. De nombreux efforts sont ainsi faits pour promouvoir la langue Corse auprès de la jeunesse (Classes biligues, enseignement quasi-obligatoire dans la plupart des écoles primaires, etc). Cependant, la langue corse est considérée par l'Unesco comme une langue en voie de disparition, de même que 90% des langues de la planète. Autrefois langue orale, mélange d'origines latines, italiennes et françaises, elle est actuellement codifiée et structurée par l'Université de Corte (Università Pasquale Paoli di Corti) et défendue par de nombreuses associations insulaires. [http://www.adecec.net/ ADECEC - la culture corse sur le web]

Chants et polyphonies


- Antoine Ciosi
- Barbara Furtuna
- Canta U Populu Corsu
- I Chjami Aghjalesi
- A Filetta
- L'Arcusgi
- Felì
- Petru Guelfucci
- I Mantini
- I muvrini
- Jean-Paul Poletti
- Jean-Paul Poletti et le Choeur des hommes de Sartène
- Regina et Bruno
- Tino Rossi
- Zamballarana

Littérature et tradition orale

Coutumes

Gastronomie

La gastronomie corse est étroitement liée aux principaux produits du terroir : la culture de la châtaigne et des agrumes, la charcuterie de porc, le lait et le fromage de brebis. C'est traditionnellement une cuisine de montagnards même si les produits de la pêche sont devenus plus importants, essentiellement grâce à la disparition du paludisme des côtes et à la tradition corse d'ostréiculture et de mytiliculture héritée des romains.

Spécialités corses

Parmi les spécialités il faut noter :
- En charcuterie : Le Prizuttu, la Coppa et le Lonzu
- Les beignets de Brocciu (fromage de lait caillé de brebis)
- Le Migliacciu
- Les sardines à la Bastiaise
- La Pulenda, une Polenta de farine de châtaigne
- Les Niccis, crêpes à base de farine de châtaigne
- Le cabri en sauce (avec sa polenta de farine de châtaigne)
- Le civet de sanglier
- Toutes sortes de fromage : Le Brocciu, le fromage frais de brebis, la tome corse et une myriade de fromage corsés.
- En dessert : La tourte de farine de châtaigne, les Fiaculelle, le Fiadone ou le Pastizzu

Symboles / Emblèmes

sanglier Le drapeau corse représente sur fond blanc une tête de Maure dont le front est ceint d'une bande de tissu blanc nouée derrière la tête. Il représente la libération de l'ile des mains des sarrasins aux Xeme ou XIème siècle. D'origine aragonaise, il fait écho au drapeau de la Sardaigne qui présente lui quatre têtes de maure avec une croix rouge sur fond blanc.

Voir aussi

Liens internes


- La langue corse
- Liste de proverbes corses sur Wikisource
- cours de langue corse
- Tours et ponts génois

Liens externes


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ja:コルシカ島

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France

Langue corse

Introduction

Le corse actuel est un ensemble de dialectes romans (c'est-à-dire issus du latin, comme l'italien ou le français), subdivisés en deux groupes dialectaux principaux, le cismonticu (appellation traditionnelle : cismontano), très "proche" du toscan, et le pumontincu (appellation traditionnelle : oltramontano), davantage influencé par les parlers de l'Italie méridionale, mais aussi par le sarde, voire par les dialectes siciliens. Cet ensemble de dialectes corses présente toutefois une certaine unité, en ce sens que des règles assez simples au niveau de l'écriture permettent, par exemple, de passer de l'un à l'autre. La langue corse est parlée en Corse mais également au nord de la Sardaigne (en ce qui concerne sa variante pumontincu). Son statut de langue proprement dite est relativement récent, revendication qui date des années soixante du ). Pour la plupart des linguistes, il ne rentre pas dans la définition généralement admise de langue romane distincte, étant donné sa forte proximité avec le toscan et ses autres variantes. Aussi, l'appellation de langue, adoptée dans cet article, est-elle considérée comme impropre pour les linguistes spécialistes des langues romanes alors qu'elle est unanimement reconnue, par exemple, pour la langue sarde. Il est toutefois évident que le contexte très politisé de cette revendication a pu être un obstacle (aujourd'hui encore) à cette reconnaissance scientifique. En effet le nationalisme corse, principal acteur de cette revendication, associant « la reconnaissance de cette langue » à l'idée de « peuple corse » s'est longtemps heurté à la volonté de l'État français de ne pas voir naître des séparatismes à l'intérieur même de ses frontières.

Répartition géographique des dialectes

Au sein des langues romanes, le corse appartient au groupe linguistique italo-roman. Selon la classification élaborée par l'Unesco, la langue corse est actuellement en danger d'extinction. La langue corse est employée dans l'ensemble de l'île (sans que son emploi soit généralisé), à l'exception des villes de Bonifacio et de Calvi où l'on parle encore un dialecte ligure d'origine génoise. Du fait d'une ancienne et forte émigration de Corses sur l'île de la Maddalena, au nord de la Sardaigne, on y parle le même corse qu'à Sartène. Le gallurais (gallurese ou gadduresu), dialecte de la région de la Gallura, au nord de la Sardaigne, est également très proche des parlers du sud de la Corse (ceux-ci sont d'ailleurs plus proches entre eux qu'avec les autres variantes du corse, cf. R.A. Hall, Jr.), comme également ceux parlés autour de Sassari (le sassarese)— alors que le sarde proprement dit doit être considéré comme une langue très nettement distincte, très différente de l'italien et de ses différents dialectes. Par exemple, tous ces dialectes corses et non-sardes de Sardaigne ont un pluriel en -i comme en italien, alors que le pluriel sarde typique est en -s (comme en français ou en espagnol). Néanmoins, un substrat probablement commun aux deux langues et l'appartenance à une Romania africana donnent de nombreux traits communs aux deux langues, renforcés par l'ancienne et importante occupation pisane et aragonaise commune. Le son cacuminal, partagé par le dialecte de Sartène et la plupart des dialectes sardes, ou l'interjection (très fréquente) [a'jo]!, commune dans les deux îles, en sont des traces encore plus anciennes (antérieures, sans doute, à l'occupation phénicienne des deux îles). Les principales variantes du corse sont le sartenais, qui englobe le sassarese et le gallurais, le taravais, le corse de la région de Vico-Ajaccio, le corse septentrional (Cap Corse et Bastia) et le dialecte de Venaco. La ressemblance du lexique varie entre 79 et 89 %. Le dialecte génois de Bonifacio est le plus proche de celui de Bastia avec 78 % de ressemblance lexicale.

Langue et culture

Jusqu'au début du , avec la date clé de 1852 où seul le français devient officiel et où l'italien est proscrit), le corse et l'italien sont considérés comme deux formes d'une même langue (un diasystème), le corse étant la forme parlée, avec ses variantes locales, l'italien la langue écrite. À partir du Second Empire, le corse se trouve coupé de l'italien qui n'est plus la langue administrative de l'île et tend à être perçu – notamment à travers le lent développement d'une littérature d'expression corse – comme une langue autonome. Actuellement deux courants de pensée s'opposent chez les universitaires. Ceux qui pensent que la langue corse est issue du toscan puis s'en est un peu détachée pour évoluer jusqu'à nos jours (avec des traces anciennes, antérieures à la Romania, comme le son cacuminal), et ceux, qui pensent qu'elle a evolué séparément assez tôt (depuis le bas latin) jusqu'à notre époque en subissant tout au long de son histoire les influences linguistiques des différents « conquérants », dont notamment le toscan , ou aujourd'hui le français. Cette dernière hypothèse n'est défendue que dans des publications de type nationaliste, le statut toscan du corse, avec lequel il partage une ressemblance lexicale de l'ordre de 90 %, n'étant remis en cause par aucun romaniste, malgré ses particularités et ses variantes. Le mouvement culturel corse n'a pas vraiment cherché à imposer une langue unifiée à l'ensemble de l'île. Les linguistes corses parlent de « langue polynomique » ; son enseignement est fondé d'abord sur chaque variété locale puis sur la connaissance passive de l'ensemble des parlers de l'île. On assiste toutefois, depuis quelques années, chez les intellectuels, les créateurs, les professionnels de la communication, à l'émergence d'un « corse élaboré », relativement unifié. Cette langue présente sur un territoire où la pression démographique est faible, où la volonté de parler français (phénomène que l'on retrouve fréquemment ailleurs) pour mieux « s'intégrer » a crée une cassure linguistique entre les générations de la deuxième moitié du xxème siècle, où l'omniprésence d'une langue autre que le corse n'a jamais été aussi forte et massive qu'aujourd'hui (medias, scolarisation...), où un brassage des populations accru fait que les parents pouvant transmettre leur langue maternelle se font aujourd'hui de plus en plus rares, où enfin l'état français ne prend en compte que partiellement la réalité des langues dites minoritaires,fait que la question de sa survie est clairement posée. Le mouvement nationaliste récent lui a obtenu un statut de langue, enseignée, de façon facultative dès l'école primaire. C'est une langue de France, dans la liste officielle publiée par le gouvernement français (ministère de la Culture/DGLF). Au même titre que les autres langues régionales françaises, la langue corse est actuellement menacée de disparition, au sens de la classification établie par l'Unesco.

Exemples

Dialectologie

(à rédiger de façon plus correcte) Par exemple au Pumonte on utilise le son cacuminal (quiddu contre quellu — celui, celui-là, ce — du cismonte). Autre similitude avec le mezzogiorno, le son /è/ en final d'un mot n'existe pas au Pumonte : a pastoru ou a nazioni contre « u pastore » ou a nazione au Cismonte. Enfin on peut noter que là où le centre et le nord de l'île emploie le /o/ ou le /è/, le sartenais maintient le /u/ ou le /i/ : u curri contre u corre au cismonte. Le pumontincu comporte nombre traits méridionaux mais reste substantiellement un dialecte toscan.

Voir aussi

Liens internes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
      -
- langues romanes
      -
  -
- Liste de proverbes corses sur Wikisource

Lien externe


- [http://www.lexilogos.com/corse_langue_dictionnaires.htm Dictionnaire et cours de langue corse]
- [http://fr.wikibooks.org/wiki/Enseignement_du_corse Cours de langue corse]
- [http://www.linguacorsa.net a lingua corsa adatta à e nove tecnulugie] Catégorie:Langue italienne C Catégorie:Corse ja:コルシカ語

Royaume de Sardaigne

ko:사르데냐 왕국 ja:サルデーニャ王国 pl:Królestwo Sardynii)]] Le royaume de Sardaigne fut le précurseur du royaume d'Italie et donc de l'Italie unifiée actuelle. Dans l'historiographie traditionnelle française, ce royaume est souvent désigné sous le nom erroné de Piémont-Sardaigne.

du Moyen Âge à la Révolution

Le Regnum Sardiniae et Corsicae (royaume de Sardaigne et de Corse) fut créé en 1297 par le pape Boniface VIII afin de résoudre les conflits entre les maisons d'Anjou et d'Aragon au sujet du royaume de Sicile, conflits déclenchés par les fameuses Vêpres siciliennes. C'était donc un royaume de compensation, attribué à Jacques II le Juste d'Aragon. La Sardaigne restait toutefois soumise à de puissants seigneurs portant le titre de Judex ("juge", d'où le nom de Judicats donné aux quatre principales « principautés » installées sur l'île depuis la fin de l'Empire romain), elles-mêmes sous l'influence des cités de Pise et de Gênes. En 1323, Jacques II forma une alliance avec le juge d'Arborée, d'origine catalane, et contrôla les judicats de Cagliari et de Gallura, éliminant de l'île les Pisans. Le contrôle royal ne fut toutefois définitif qu'au début du , quand Martin le jeune, roi de Sicile et procureur de Sardaigne pour le compte de son père le roi d'Aragon Martin le Vieux élimina les derniers juges d'Arborée dont Eléonore d'Arborée, célèbre pour sa Carta de Logu, une charte novatrice. La Corse ne fut pas conquise et les rois d'Aragon cessèrent d'y prétendre en 1479, après que la mention et Corsicae fut retirée de l'appellation officielle du royaume. La Sardaigne, rattachée à la couronne d'Aragon, passa avec cette dernière, dans la monarchie espagnole au . Le royaume resta dépendant de l'Espagne jusqu'à la guerre de Succession d'Espagne, finie en 1714, date à laquelle il passa dans les possessions des Habsbourgs de Vienne, qui l'échangèrent en 1720 contre la Sicile avec le duc de Savoie. Les Savoie portèrent le titre de « roi de Sardaigne » jusqu'à la proclamation du royaume d'Italie en 1861. Leurs sujets piémontais regrettaient d'ailleurs le fait que la partie la plus pauvre des possessions des Savoie, la Sardaigne, soit honorée du titre de royaume, alors que le riche Piémont n'avait que le titre de principauté !

La Révolution française de 1789

Victor-Amédée III fut battu par Napoléon Bonaparte en 1796 et avec le traité de Cherasco, il perdit ses possessions au Piémont et son fils Charles-Emmanuel IV de Sardaigne lui succéda. En 1793, eut lieu une tentative d'invasion de la Sardaigne organisée par la France qui avait entretenu sur l'île des informateurs et des espions. La noblesse de l'île accepta de se révolter, suite au refus de Victor-Amédée III de reconnaître les statuts sardes (les Stamenti). Les Piémontais furent chassés le 28 avril 1794, à l'aide d'un soulèvement républicain dirigé par l'avocat Giovanni Maria Angioy. Mais ce soulèvement s'éteignit en 1796 avec la défaite des insurgés près d'Oristano. L'avocat Angioy se réfugia en France et la maison de Savoie reprit le contrôle de l'île en quelques mois, en exerçant une répression très dure.

Le trône de Cagliari et les Français à Turin

Le 10 décembre 1798 fut constituée à Turin, la République piémontaise, reconnue par les Français qui avaient occupé la ville. Les Savoie, avec toute la cour, se réfugièrent à Cagliari qui devint l'unique capitale du royaume jusqu'à la restitution définitive des États de terre ferme (les possessions continentales du royaume). Le 20 juin 1799, les troupes austro-russes reconquirent Turin et rétablirent Charles-Emmanuel IV sur son trône, mais un an après, les Français occupaient de nouveau Turin en créant la République subalpine. Cette république, la première en Italie, émit des monnaies selon le système décimal adopté pour le franc français — ce qui sera à l'origine de l'Union latine (une union monétaire). Plus précisément, fut émise une monnaie en or de 20 francs pour commémorer la bataille de Marengo. Le 11 septembre 1802, le Piémont est annexé à la France, en supprimant la République subalpine. Avec la Restauration, avec le traité de Paris, le 30 mai 1814, la maison de Savoie fut rétablie dans ses droits et le 4 janvier 1815, avec le congrès de Vienne, Gênes et la Ligurie furent annexées au royaume, de façon à ce qu'il constitue un État-tampon capable de s'opposer à la France.

La Restauration

Le nouveau roi, Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne, fut un monarque conservateur, qui fut obligé d'abdiquer suite aux mouvements révolutionnaires libéraux de 1821 qui sont le signe du début du Risorgimento. C'est son successeur Charles-Albert de Sardaigne qui concéda les Statuts albertins, plus libéraux, suite aux révoltes de 1848. La même année, la guerre est déclarée à l'Autriche. Après quelques succès initiaux, la guerre fut défavorable aux Savoie et Charles-Albert fut contraint d'abdiquer en faveur de son fils Victor-Emmanuel II de Savoie, le 23 mars 1849.

Vers le Royaume d'Italie

Le 17 mars 1861, le royaume de Sardaigne changea définitivement de nom. Catégorie:Histoire de l'ItalieCatégorie:Sardaigne
- Voir : Liste des rois de Sardaigne

Pise

Pise est une ville d'Italie célèbre dans le monde principalement pour sa tour penchée. sa tour penchée sa tour penchée

Histoire


- 1004, la ville de Pise est pillée par des pirates arabes.
- 1011, mise à sac de Pise par les Arabes.
- 1015, les Pisans chassent les arabes de Sardaigne.
- 1063, début de la construction de la cathédrale de Pise.
- 1077, le pape confie l'administration de la Corse à Pise.
- 1087, Pise et Gênes battent les Arabes à Madhia en Tunisie qui libèrent leurs esclaves européens et s'emparent du commerce avec l'émirat Ziride d'Afrique du Nord.
- 1121, l'empereur byzantin Jean II Comnène accorde des privilèges commerciaux à Pise.
- 1173, début la construction du campanile (la Tour de Pise)
- 1284, la flotte génoise défait Pise et devient dominante dans la Méditerranée.
- 1406, la cité-État de Pise est vaincue par Florence.
- 1408, concile de Pise.
- 1511, concile profrançais de Pise, dont l'objectif est de déposer le pape Jules II.

Personnalités


- Galileo Galilei dit Galilée, astronome et physicien de renom
- Nicola Pisano, sculpteur
- Giovanni Pisano, sculpteur et architecte né en 1248 à Pise
- Leonardo Pisano dit Fibonacci, mathématicien italien

Résidents


- Enrico Fermi, physicien et lauréat au prix Nobel de physique 1938
- Carlo Rubbia, physicien et lauréat au prix Nobel de physique 1984
- Giosuè Carducci, poète et lauréat au prix Nobel de littérature 1906
- Carlo Azeglio Ciampi, politicien, actuel président de la République Italienne
- Giovanni Gronchi, politicien, ancien président de la République Italienne
- Giovanni Gentile, philosophe et politicien

Monuments


- La Tour de Pise ou Torre pendente
- La cathédrale ou le Duomo
- Le Baptistère
- Le Camposanto
- La Piazza dei Cavalieri (La Place des Cavaliers) regroupe des monuments notables tels que la Tour de l'Horloge ou le Palazzo dei Cavalieri.

Articles connexes


- Université de Pise (fondée en 1339)

Liens externes


- [http://druine.free.fr/pise Un guide en ligne sur la Tour de Pise]
-
Catégorie:Toscane ja:ピサ

Gênes


-
catégorie:ancienne préfecturecatégorie:Capitale européenne de la culture Gênes (en italien Genova) est une ville italienne, capitale de la Ligurie, second port de la Méditerranée après Marseille. Elle compte 600 000 habitants. C’est une ville antique, qui était surnommée La Superba. Pétrarque la voit comme « une cité cadeau, adossée à une colline alpestre, superbe grâce à ses hommes et à ses murs. Dont le seul aspect, la désigne comme la reine des mers ». Au Moyen Âge Gênes était l’une des Républiques maritimes italiennes avec Venise, Amalfi et Pise. Suite aux Croisades, elle devint pour plusieurs siècles la plus puissante de ces républiques. La République de Gênes comprenait, en son temps, la Ligurie actuelle, la Corse et des colonies au Moyen-Orient, en Grèce, et en Afrique du Nord. Elle succomba sous la pression des troupes de Napoléon et ne fut pas réinstituée en 1815. Le Congrès de Vienne accorda l'ancienne république "à perpétuité aux États de S.M. le roi de Sardaigne".

Histoire

La République de Gênes


- Durant le bas Moyen-âge, au XIIe et XIIe siècles, Gênes connait une période de prospérité et de montée en puissance grâce à son grand commerce (soie, épices, or, pierres précieuses, alum). La vie des institutions de la "Commune" est dominée par les rivalités entre ses quatre grandes familles, les Fieschi, Grimaldi, Doria et Spinola. Gênes écrase la flotte de Pise (1284) et conquert la Corse, qui deviendra son grenier à blé. Sa puissante flotte affrontera également Venise à plusieurs reprises, sans qu'aucune des deux rivales ne puisse dominer l'autre.
- A l’époque moderne, les anciennes institutions font place en 1528 à une république oligarchique composée de 28 alberghi, qui rassemblent les grandes familles de la noblesse génoises. Elles élisent tous les deux ans un Doge de la République. Les Génois seront les principaux banquiers de la Couronne d'Espagne, jusqu'à la banqueroute de Philippe II.

La république ligurienne

En 1796, les armées de la République française avancent en Italie et un comité jacobin proclame une République ligurienne à Gênes, renversant ainsi l'ancienne république au profit d'une "république sœur".

Curiosités


- Le Porto Antico (Vieux Port) avec le plus grand aquarium d’Europe.
- Le Palazzo San Giorgio (Palais St-Georges, siège de la banque fondée en 1407).
- La Loggia dei Banchieri (Loge des Banquiers, l'ancienne Bourse).
- La Duomo di San Lorenzo (Cathédrale St-Laurent).
- Le Palazzo Ducale (Palais des Doges).
- La Via Garibaldi (anciennement Strada Nuova) avec ses palais historiques (Palazzo Tursi, Palazzo della Meridiana) et ses musées (Palazzo Bianco, Palazzo Rosso).
- La Piazza de Ferrari, avec la Bourse et les magasins de la Via XX Settembre.
- Les ruelles (i vicoli) de la Vieille Ville.

Climat

Il est de type méditerranéen, mais avec des influences atlantiques. Le climat de Gênes est caractérisé par sa forte pluviosité annuelle, qui est supérieure à 1000 mm mais concentrée sur un nombre limité de jours, et par une différence thermique entre le jour et la nuit qui est assez réduite. Le « régulateur thermique » que constitue la Méditerranée permet à Gênes de jouir de températures supérieures à 6°C tout au long de l'année.

Démographie

La population de l'agglomération est d'environ 800 000 habitants. Ville portuaire et industrielle, elle attira de nombreux méridionaux entre 1950 et 1980. Plus de 95% de la population est de souche italienne. La structure de la population se caractérise par une population plus agée que la moyenne italienne et un solde naturel déficitaire. L'afflux d'immigrés permet de compenser l'évolution démographique négative. Nombre d'immigrants (2000 - 2004)
- Equatoriens - 10,368 (+240,2%)
- Albanais - 2,883 (+162,3%)
- Marocains - 2,746 (+29,0%)
- Péruviens - 1,955 (+46,7%)
- Sénégalais - 1,024 (-6,9%)
- Chinois - 995 (+69,2%)

Transports urbains


- Depuis 1990, Gênes est équipée d’un métro.

Génois célèbres


- le religieux Fabiano Chiavari
- le navigateur Christophe Colomb (1451 - 1506)
- le violoniste Niccolò Paganini (1782 - 1840)
- le patriote Giuseppe Mazzini (1805 - 1872)
- le réalisateur Pietro Germi (1914 - 1974)

Voir aussi

Lien interne


- Villes d'Italie
- Liste des anciens États italiens

Lien externe


- [http://digilander.libero.it/fotogian/genova.html Photo de Gênes]
- [http://www.comune.genova.it/ Commune de Gênes]
- [http://www.amt.genova.it/ Transports publics]
- [http://www.genova-2004.it/ Gênes-2004]
- [http://www.centrostoricogenova.com/index_storia.php3#origine approfondissement]
- [http://www.unige.it/ Université de Gênes]
- [http://www.genoacfc.it/ CFC Gênes]
- [http://www.sampdoria.it/ U.C.Sampdoria] ja:ジェノヴァ ko:제노바

Constitution corse

Créée en 1755, elle est souvent considérée comme la première Constitution du monde moderne, bien que relativement inconnue, éclipsée par la constitution des États-Unis de 1787, toujours en vigueur. Initiée par Pascal Paoli, elle bénéficie des réfléxions de Jean-Jacques Rousseau à qui Paoli avait demandé la rédaction du document. Catégorie:Corse

1725

Catégorie:1725
-
| |
Années 1700 | Années 1710 | Années 1720 | Années 1730 | Années 1740
1720 | 1721 | 1722 | 1723 | 1724 | 1725 | 1726 | 1727 | 1728 | 1729 | 1730
---- Cette page concerne l'année 1725 du calendrier grégorien.

Événements


- Eté pluvieux en France
- 20 décembre : l'astronome anglais James Bradley découvre sans le comprendre tout de suite le phénomène d'aberration de la lumière.
- Début du règne de Catherine I, tsarine de Russie (fin en 1727).
- Premier voyage de Vitus Bering en Sibérie et dans l'Océan atlantique.
- Mariage de Louis XV avec Marie Leszczynska, fille du roi de Pologne Stanislas Leszczinsky.

Naissances en 1725


- 5 avril : Pascal Paoli, Général et Chef d'Etat corse († 1807)
- 21 août : Jean-Baptiste Greuze, peintre français
- 12 septembre : Guillaume Le Gentil, astronome français
- 25 septembre : Joseph Cugnot, inventeur du fardier à vapeur, premier engin automobile.
- Suzuli Harunobu (Hozumi Jihei), peintre et graveur japonais
- Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, vicomte de Rochambeau

Décès en 1725


- 30 mars : Philippo Buonanni, jésuite, scientifique et collectionneur italien1638).
- 24 mai : pendaison de Jonathan Wild, grand criminel anglais.
- 22 octobre : Alessandro Scarlatti, compositeur italien. ko:1725년 ms:1725

Morosaglia

Morosaglia est une commune française, située dans le département de la Haute-Corse et la région Corse.

Géographie

Histoire

Administration

Démographie

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Voir aussi


- Communes de la Haute-Corse

Liens externes


- [http://www.ign.fr/affiche_rubrique.asp?rbr_id=1087&CommuneId=31152 Morosaglia sur le site de l'Institut Géographique National]
- [http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/co_navigation.co_page?nivgeo=C&codgeo=2B169&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR&quelcas=LISTE Morosaglia sur le site de l'Insee]
- [http://www.quid.fr/communes.html?mode=query&req=Morosaglia Morosaglia sur le site du Quid]
- [http://www.mapquest.com/maps/map.adp?latlongtype=decimal&latitude=42.4361111111111&longitude=9.30027777777778&zoom=8 Plan de Morosaglia sur Mapquest] Morosaglia

1735

Catégorie:1735
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Années 1710 | Années 1720 | Années 1730 | Années 1740 | Années 1750
1730 | 1731 | 1732 | 1733 | 1734 | 1735 | 1736 | 1737 | 1738 | 1739 | 1740
---- Cette page concerne l'année 1735 du calendrier grégorien.

Événements


- La Condamine mesure l'arc méridien, en Amérique du Sud.
- Jean-Philippe Rameau : les Indes galantes.
- Bertrand-François Mahé de La Bourdonnais devient le premier gouverneur général des îles Bourbon et de France, actuelles îles de la Réunion et Maurice.

Naissances en 1735


- 1 janvier : Paul Revere, révolutionnaire et patriote américain († 1818).
- 9 octobre : Charles Guillaume Ferdinand de Brunswick, militaire allemand († 1806).
- 30 octobre : John Adams, deuxième président des États-Unis († 1826).
- 4 décembre : Josephus Nicolaus Laurenti, médecin et naturaliste autrichien († 1805).

Décès en 1735


- 27 septembre : Peter Artedi, naturaliste suédois1705). ko:1735년 ms:1735 simple:1735

1739

Catégorie:1739
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Années 1710 | Années 1720 | Années 1730 | Années 1740 | Années 1750
1734 | 1735 | 1736 | 1737 | 1738 | 1739 | 1740 | 1741 | 1742 | 1743 | 1744
---- Cette page concerne l'année 1739 du calendrier grégorien.

Événements


- Traité de Belgrade fixant la frontière austro-turque sur la Save.
- Pauline de Mailly, sœur de Louise, devient la nouvelle maîtresse de Louis XV.

Naissances en 1739


- 17 janvier : Johann Christian Daniel von Schreber, botaniste, mycologue et zoologiste allemand († 1810).
- 20 avril : William Bartram, naturaliste américain († 1823).

Décès en 1739


- ko:1739년 ms:1739

Gênes


-
catégorie:ancienne préfecturecatégorie:Capitale européenne de la culture Gênes (en italien Genova) est une ville italienne, capitale de la Ligurie, second port de la Méditerranée après Marseille. Elle compte 600 000 habitants. C’est une ville antique, qui était surnommée La Superba. Pétrarque la voit comme « une cité cadeau, adossée à une colline alpestre, superbe grâce à ses hommes et à ses murs. Dont le seul aspect, la désigne comme la reine des mers ». Au Moyen Âge Gênes était l’une des Républiques maritimes italiennes avec Venise, Amalfi et Pise. Suite aux Croisades, elle devint pour plusieurs siècles la plus puissante de ces républiques. La République de Gênes comprenait, en son temps, la Ligurie actuelle, la Corse et des colonies au Moyen-Orient, en Grèce, et en Afrique du Nord. Elle succomba sous la pression des troupes de Napoléon et ne fut pas réinstituée en 1815. Le Congrès de Vienne accorda l'ancienne république "à perpétuité aux États de S.M. le roi de Sardaigne".

Histoire

La République de Gênes


- Durant le bas Moyen-âge, au XIIe et XIIe siècles, Gênes connait une période de prospérité et de montée en puissance grâce à son grand commerce (soie, épices, or, pierres précieuses, alum). La vie des institutions de la "Commune" est dominée par les rivalités entre ses quatre grandes familles, les Fieschi, Grimaldi, Doria et Spinola. Gênes écrase la flotte de Pise (1284) et conquert la Corse, qui deviendra son grenier à blé. Sa puissante flotte affrontera également Venise à plusieurs reprises, sans qu'aucune des deux rivales ne puisse dominer l'autre.
- A l’époque moderne, les anciennes institutions font place en 1528 à une république oligarchique composée de 28 alberghi, qui rassemblent les grandes familles de la noblesse génoises. Elles élisent tous les deux ans un Doge de la République. Les Génois seront les principaux banquiers de la Couronne d'Espagne, jusqu'à la banqueroute de Philippe II.

La république ligurienne

En 1796, les armées de la République française avancent en Italie et un comité jacobin proclame une République ligurienne à Gênes, renversant ainsi l'ancienne république au profit d'une "république sœur".

Curiosités


- Le Porto Antico (Vieux Port) avec le plus grand aquarium d’Europe.
- Le Palazzo San Giorgio (Palais St-Georges, siège de la banque fondée en 1407).
- La Loggia dei Banchieri (Loge des Banquiers, l'ancienne Bourse).
- La Duomo di San Lorenzo (Cathédrale St-Laurent).
- Le Palazzo Ducale (Palais des Doges).
- La Via Garibaldi (anciennement Strada Nuova) avec ses palais historiques (Palazzo Tursi, Palazzo della Meridiana) et ses musées (Palazzo Bianco, Palazzo Rosso).
- La Piazza de Ferrari, avec la Bourse et les magasins de la Via XX Settembre.
- Les ruelles (i vicoli) de la Vieille Ville.

Climat

Il est de type méditerranéen, mais avec des influences atlantiques. Le climat de Gênes est caractérisé par sa forte pluviosité annuelle, qui est supérieure à 1000 mm mais concentrée sur un nombre limité de jours, et par une différence thermique entre le jour et la nuit qui est assez réduite. Le « régulateur thermique » que constitue la Méditerranée permet à Gênes de jouir de températures supérieures à 6°C tout au long de l'année.

Démographie

La population de l'agglomération est d'environ 800 000 habitants. Ville portuaire et industrielle, elle attira de nombreux méridionaux entre 1950 et 1980. Plus de 95% de la population est de souche italienne. La structure de la population se caractérise par une population plus agée que la moyenne italienne et un solde naturel déficitaire. L'afflux d'immigrés permet de compenser l'évolution démographique négative. Nombre d'immigrants (2000 - 2004)
- Equatoriens - 10,368 (+240,2%)
- Albanais - 2,883 (+162,3%)
- Marocains - 2,746 (+29,0%)
- Péruviens - 1,955 (+46,7%)
- Sénégalais - 1,024 (-6,9%)
- Chinois - 995 (+69,2%)

Transports urbains


- Depuis 1990, Gênes est équipée d’un métro.

Génois célèbres


- le religieux Fabiano Chiavari
- le navigateur Christophe Colomb (1451 - 1506)
- le violoniste Niccolò Paganini (1782 - 1840)
- le patriote Giuseppe Mazzini (1805 - 1872)
- le réalisateur Pietro Germi (1914 - 1974)

Voir aussi

Lien interne


- Villes d'Italie
- Liste des anciens États italiens

Lien externe


- [http://digilander.libero.it/fotogian/genova.html Photo de Gênes]
- [http://www.comune.genova.it/ Commune de Gênes]
- [http://www.amt.genova.it/ Transports publics]
- [http://www.genova-2004.it/ Gênes-2004]
- [http://www.centrostoricogenova.com/index_storia.php3#origine approfondissement]
- [http://www.unige.it/ Université de Gênes]
- [http://www.genoacfc.it/ CFC Gênes]
- [http://www.sampdoria.it/ U.C.Sampdoria] ja:ジェノヴァ ko:제노바

Sicile

La Sicile (Sicilia en italien) est une région autonome d'Italie et la plus grande île de la Méditerranée. Outre l'italien qui est la langue officielle, la plupart des habitants parlent aussi le sicilien, langue d'origine latine avec des influences arabes, espagnoles, françaises et italiennes.

Histoire

Chronologie succincte


- : arrivée des Sicanes au nord de l'île
- v.1270 av. J.-C. : arrivée des Sicules au sud de l'île
- : comptoirs phéniciens au nord-ouest (Palerme) ; colonisation grecque à l'est (Naxos, Syracuse, Zancle, Messine)
- : époque des tyrans
- 480 av. J.-C. : défaite carthaginoise à Himère
- 241 av. J.-C. : Carthage cède la Sicile à Rome après la première guerre punique
- 468476 : domination des Vandales
- 491 : domination des Ostrogoths
- 535 : conquête byzantine
- 827878 : conquêtes arabes
- 1060 : invasion normande
- 1091 : fin de la domination arabe
- 1130-1194 : royaume féodal et normand de Sicile
- 1194-1266 : période impériale : règne des empereurs Henri VI et Frédéric II. Troubles
- 1266-1282 : période angevine (domination française)
- 1282- : période aragonaise
- 1415-1713 : domination espagnole sur la Sicile
- 1442 : Alphonse d'Aragon conquiert Naples
- 1713-1735 : période d'instabilité : maison de Savoie, empereur
- 1735-1860 : Maison de Bourbon d'Espagne
- 1861 : royaume d'Italie
- 1946 : statut d'autonomie régionale

La Sicile mythologique

normande De nombreuses légendes ont pour cadre la Sicile :
- Aréthuse : voir Catane
- L'architecte du labyrinthe en Crète, Dédale, trouva refuge en Sicile auprès du roi Cocalos. Après avoir échappé au labyrinthe du roi Minos, celui-ci le rechercha à travers de nombreux territoires, il eut alors l'idée de lancer un défi que seul un homme comme Dédale pouvait réussir. Il promit une forte récompense à celui qui réussirait à faire passer un fil à travers les orifices d'une coquille. Pour relever le défi, Dédale eut l'idée d'accrocher le fil à une fourmi, cette dernière traversa alors tous les orifices de la coquille. Sachant qu'une personne avait réussi le défi en Sicile, Minos sut alors que Dédale s'y trouvait. Le roi Cocalos refusa de livrer Dédale et livra une guerre à Minos. Le roi de Crète fut finalement tué par les filles de Cocalos.
- Au cours de la gigantomachie, le géant Encélade déserte le champ de bataille ; la déesse Athéna l'écrase en lui projetant l'île de Sicile où il reste emprisonné. Son haleine de feu sort de l'Etna et il provoque des séismes lorsqu'il se retourne.
- Le dieu grec Héphaïstos tenait une forge dans l'Etna, aidé par des cyclopes forgerons. Les Romains pensaient que Vulcain se trouvait dans l'île éponyme, au nord de la Sicile. Le poète grec Pindare explique que le monstre Typhon se trouve dans la bouche de l'Etna.
- Dans l'Odyssée d'Homère, Ulysse et ses compagnons débarquent en Sicile et rencontrent le cyclope pasteur Polyphème. Pour lui échapper, Ulysse le rend aveugle en lui crevant son œil unique. Sans doute avant qu'il ne devienne aveugle, Polyphème a été amoureux. Cet amour est raconté dans deux poèmes en langue grecque du poète sicilien Théocrite aux alentours de 275 av. J.C.. Polyphème s'éprend de la belle Galatée, une néréide (nymphe marine). Celle-ci lui préfère le berger sicilien Acis. Polyphème, les ayant surpris ensemble, tue son rival en l'écrasant sous un rocher. Galatée change alors le sang d'Acis en une rivière portant son nom en Sicile.
- Charybde et Scylla : deux monstres du détroit de Messine, ils menacent l'expédition des Argonautes et l'équipage d'Ulysse.
- L'Odyssée raconte également qu'Hélios, dieu du soleil, possèdait des troupeaux de bœufs et de moutons dans l'île de Trinacrie (la Sicile). Ulysse y accoste lors de son retour vers Ithaque. Dûment chapitré à ce sujet au chant XI par le devin Tirésias, il interdit à ses hommes de toucher aux troupeaux sacrés. Alors qu'il dort, pourtant, ses hommes affamés abattent des vaches. Hélios réclame vengeance auprès de Zeus qui foudroie le navire d'Ulysse, l'épargnant seul au passage.
- Messine aurait été fondée par le géant légendaire Orion, Ségeste par les rescapés de la guerre de Troie.
- En Sicile, Énée fut accueilli par Acestes et recueillit un des marins de lOdyssée d'Ulysse, Achaemenide.

Antiquité

Achaemenide] Voir l’article : Sicile (province romaine). Les plus anciens peuples de Sicile étaient les Elymes dans l'ouest de l'ile, les Sicanes dans le centre, et les Sicules dans la partie orientale, ces derniers probablement venus du continent en repoussant vers l'ouest de l'île les occupants plus anciens. Ce sont eux qui donnèrent son nom au pays. La Sicile fut d'abord colonisée par les Phéniciens, les Carthaginois et les Grecs, qui y ont laissé de nombreux vestiges (théâtre de Taormine, temples de Ségeste, Agrigente et Sélinonte entre autres). Elle fut ensuite gouvernée par des princes appelés « tyrans » dont les fameux Denys l'Ancien et Denys le Jeune (qui accueillit le philosophe Platon). La Sicile fut un enjeu dans la Guerre du Péloponnèse opposant Athènes à Sparte : en 415, sous l'influence d'Alcibiade, Athènes se lança dans l'expédition de Sicile, profitant des dissentions qui opposaient les cités de l'île : Athènes répondait à l'appel de Ségeste, attaquée par Sélinonte en 416. Syracuse, colonie corinthienne, était alliée de Sélinonte. Ségeste fit appel à Athènes, offrant même de payer les frais d'expédition. À ce moment de la guerre, la perte de l'Eubée, et la défection de nombreux alliés d'Athènes avaient rendu ses approvisionnements en blé précaires. La perspective de couper ceux des alliés siciliens de Sparte, tout en conquérant de nouvelles sources de ravitaillement fut certainement un élément déterminant. Athènes] L'expédition prit la mer sous le commandement de Nicias, d'Alcibiade et de Lamachos en juin 415. En Sicile, Lamachos fut tué et Nicias resta seul à la tête de l'expédition. L'arrivée à Syracuse de Gylippos, général spartiate fit perdre aux Athéniens la bataille des retranchements autour de la ville (octobre 414). La flotte athénienne fut emprisonnée dans la rade, et ils envoyèrent une force de secours commandée par Démosthène et Eurymédon. En août 413 la flotte fut défaite à la bataille des Épipoles, puis l'armée fut vaincue sur terre. Athènes perdit plus de deux cent navires dans cette expédition, et cinquante mille hommes (dont sept mille prisonniers des Latomies, carrière de Syracuse). La Sicile tomba aux mains des Romains après la victoire du consul C. Lutatius Catulus en -241 aux îles Egates : cette bataille marque la fin de la première guerre punique qui opposa Rome à Carthage sur le théâtre sicilien. Après cette défaite, Carthage abandonne la Sicile qui devient une province romaine et qui assure désormais une partie importante du ravitaillement de Rome en céréales. Le roi de Syracuse Hiéron fut un fidèle allié des Romains pendant la deuxième guerre punique. Après une série de victoires de carthaginois Hannibal, la prise de Syracuse en -212 annonce le redressement romain, et préfigure la défaite carthaginoise. La Sicile fut d'ailleurs un enjeu stratégique et économique important des deux premières guerres puniques. À la veille de l'Empire, la Sicile fut la base de la résistance des derniers pompéiens menés par Sextus Pompée, fils de Pompée. Après la chute de l'empire romain, la Sicile fut envahie par les peuples germains, puis releva de l'empire byzantin jusqu'à la conquête arabe de 827 à 902.

Moyen Âge

La diversité culturelle et la tolérance religieuse caractérisèrent la période musulmane. Une famille de hobereaux normands (les fils de Tancrède de Hauteville) ayant conquis des terres en Italie méridionale, le pape chargea le plus jeune, Roger, d'envahir la Sicile pour la reconvertir au catholicisme, et lui accorda la souveraineté sur les terres à prendre. La conquête normande de l'île se fit en une trentaine d'années 1060-1090. Le petit-fils de Roger Ier parvint à faire ériger l'île en royaume féodal en 1130. Roger II, admirateur de la culture musulmane, poursuivit la politique de tolérance de ses prédécesseurs. L'administration des rois normands était cosmopolite : elle rassemblait des Grecs, des Lombards, des Anglais et des Arabes. Ce mélange se retrouve dans l'art de cette époque qui combinait les apports romans, arabes et grecs. L'île connut une période de prospérité, notamment dans l'agriculture. Le trône passa ensuite, par héritage, à la dynastie germanique des Hohenstaufen qui gouverna la région à partir de 1194 et adopta Palerme comme capitale en 1220. C'est par son mariage avec la fille de Roger II que l'empereur Henri VI établit sa souveraineté sur la Sicile. Son fils, l'empereur Frédéric II, passera l'essentiel de son existence dans l'île. Des conflits entre les Hohenstaufen et la papauté provoquèrent en 1266 la conquête de l'île par Charles Ier, comte d'Anjou et frère du roi de France Louis IX. Celui-ci mécontente les Siciliens en s'installant à Naples et en distribuant des fiefs à des Français. Le 30 mars 1282, le jour de Pâques, des émeutes, les Vêpres Siciliennes, provoquées par des taxes excessives et exploitées par Pierre III d'Aragon et Michel VIII Paléologue, provoquèrent le massacre des Français de Sicile puis la conquête de l'île par Pierre III d'Aragon. La fin du Moyen Âge est une période de crise pour la Sicile : la peste noire dépeuple la région, les luttes de la noblesse créent un climat négatif. L'Inquisition est instaurée en 1487.

Époque moderne

La période espagnole est marquée par un relatif déclin de la Sicile. La société est dominée par une aristocratie et une Eglise qui disposent d'importants privilèges. La population du sud de l'île est soumise à des raids musulmans. La population a baissé depuis la fin du Moyen Âge et l'agriculture est en crise. Cette situation provoque des révoltes au début du XVIe siècle et au XVIIe siècle (Palerme en 1648, Messine en 1674-1678). Le traité d'Utrecht consacre la défaite espagnole et confie la Sicile à la maison de Savoie de 1713 à 1720. Par le traité de Vienne de 1735, le Bourbon Charles d'Espagne, arrière-petit-fils de Louis XIV est à la tête du royaume des Deux-Siciles. Dans les années 1780, le vice-roi tente de réformer la société d'Ancien Régime en Sicile.

Époque contemporaine

royaume des Deux-Siciles Pendant la période révolutionnaire, la Sicile reste aux mains du Bourbon Ferdinand III de Sicile (1759-1816), grâce à la protection anglaise alors que les Français sont installés au sud de la péninsule italienne. Les tentatives de réformes aboutissent à la constitution de 1812 et à l'abolition des privilèges féodaux. Une petite bourgeoisie commence à se former. Mais ces efforts sont ruinés par le retour des Bourbons qui unifièrent les deux royaumes et s'installèrent à Naples. À partir de cette date, plusieurs mouvements de révoltes contre la politique réactionnaire des Bourbons (refus d'instituer un gouvernement constitutionnel) échouent. En 1820, les révolutionnaires de Palerme demandent l'autonomie de l'île. La révolution de 1848 est agraire et particulariste. Après le débarquement de Giuseppe Garibaldi, la Sicile approuve, le 12 octobre 1860, un très contesté plébiscite d'annexion a l'état piémontes - le vote était sus la menace de la part de l'armée d'occupation et n'était pas secret. L'an après, le 17 mars 1861, l'état piémontes changera son nom en Royaume d'Italie et la Sicile viendra à faire partie de l'Italie. En Sicile et dans le sud de l'Italie une vaste guérrilla populaire (le Brigantaggio) de résistance contre les piémontes et le nouveau état italien, qui va a durer plus de 10 ans, donnera lieu a une violente répression militaire menée par l'armée italienne. Elle dans les premiers ans causera des centaines de milliers de morts civiles, mil