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Départements Français Classés Par Région

Départements français classés par région

Voici la liste des cent départements français classés par région. Certains autres territoires français — qui ne sont pas des départements — sont également mentionnés à titre indicatif.

France métropolitaine

Départements d'outre-mer

Les régions d'outre mer comprennent également chacune un unique département :
- 971 Guadeloupe
- 972 Martinique
- 973 Guyane
- 974 Réunion

Autres territoires

Les autres territoires de la République françaises ne sont pas intégrés dans un département. Ils possèdent néammoins un numéro analogue à ceux des départements :
- Collectivités d'outre-mer :
  - 975 Saint-Pierre-et-Miquelon
  - 976 Mayotte (également qualifiée depuis 2001 de collectivité départementale)
  - 986 Wallis-et-Futuna
  - 987 Polynésie française (également qualifiée depuis 2004 de pays d'outre-mer)
- Un pays d'outre-mer à statut particulier :
  - 988 Nouvelle-Calédonie Il existe également trois territoires sans population permanente et donc sans aucune numérotation :
- Île de Clipperton
- Îles éparses de l'océan Indien
- Terres australes et antarctiques françaises

Voir aussi

Liens internes


- Administration territoriale de la France
- Départements français ! Region

Régions d'outre-mer

ko:해외 레지옹 Les régions d'outre-mer ou départements d'outre-mer (DOM) sont des collectivités territoriales intégrées à la République française au même titre que les départements métropolitains. Les quatre départements d'outre-mer sont :
- La Guadeloupe (971)
- La Martinique (972)
- La Guyane (973)
- La Réunion (974) Chacun de ces départements constitue une région mono-départementale, dite région d'outre-mer depuis la révision constitutionnelle de 2003. En outre, deux collectivités d'outre-mer ont un statut voisin de celui des DOM, et disposent notamment d'un conseil général :
- Saint-Pierre-et-Miquelon (975), qui fut un département d'outre-mer de 1976 à 1985
- Mayotte (985) (qui porte depuis 2001 le titre de collectivité départementale).

Histoire

Les quatre départements d'outre-mer sont d'anciennes colonies, restées françaises, quasiment sans interruption, depuis leur colonisation, au milieu du . Le statut de département d'outre-mer leur a été attribué par la loi du 19 mars 1946. Les personnes ou originaires des DOM ou y habitant sont les Domiens.

Contexte européen

Dans l'union européenne, les DOM ont un statut de régions ultrapériphériques.

Voir aussi


- DOM-TOM Catégorie:Administration territoriale française
- outre-mer
Catégorie:France d'outre-mer


Guadeloupe

La Guadeloupe (ce qui signifierait fleve de loupe : de la Virgen de Guadalupe de Extremadura, en Espagne) est un petit archipel des Antilles, dans la mer des Caraïbes. Elle se trouve à environ 600 km au nord des côtes de l'Amérique du Sud, et 600 km à l'est de la République dominicaine. Autrefois appelée calaou çaera puis Karukera, qui signifie l'île aux belles eaux.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Guadeloupe La Guadeloupe (971) fut peuplée dès 300 avant notre ère par des Amérindiens Arawaks, peuple pacifique qui vivait de la pêche et de l'agriculture. L'île fut ensuite envahie par les Indiens Caraïbes, venus du Venezuela actuel, qui décimèrent les Arawaks vers le . Ils rebaptisèrent l'île, « Kaloukaera », qui signifierait : l'île aux gommiers ou "l'île aux belles eaux" dans leur langue. L'île fut « découverte » (pour les Européens) le 14 novembre 1493, par Christophe Colomb lors de son second voyage. Les Français colonisèrent l'île vers 1635 et décimèrent les Indiens Caraïbes après l'échec de leurs tentatives pour les exploiter. Ils installèrent des esclaves africains utilisés dans les cultures de la canne à sucre qui devint la principale ressource économique de la Guadeloupe. Après l'abolition de l'esclavage et l'abandon des plantations par la majorité des anciens esclaves, on fit appel à l'engagisme. 42 000 Indiens venus surtout du pays tamoul, mais aussi du nord de l'Inde, furent emmenés entre 1854 et 1889. Malgré leurs contrats, ils subirent aussi de nombreux sévices et durent endurer le mépris des anciens esclaves. On leur doit, outre le sauvetage des plantations, de nombreux apports culinaires, vestimentaires, linguistiques, socio-économiques. Aujourd'hui, la population de la Guadeloupe, largement métissée, est le produit de la rencontre des Amérindiens, Européens, Africains et Indiens, qui ont ensemble élaboré au fil du temps une culture dite « créole » et entrepris de vivre en harmonie.

Administration

1889 Articles détaillés : Conseil régional de la Guadeloupe ~ Conseil général de la Guadeloupe La Guadeloupe est en même temps une région administrative et un département français d'outre-mer (DOM) dont la préfecture est Basse-Terre. Elle constitue avec la Martinique, située à environ 150 km plus au sud, et la Guyane située au nord de l'Amérique du Sud, les départements français d'Amérique (DFA). En 2003, une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée par référendum. Mais les îles de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin ont accepté la réforme, qui proposait de faire de chacune d'elles une collectivité territoriale distincte de la Guadeloupe. Ces deux îles ne seront donc plus rattachées à la Guadeloupe lorsque cette réforme sera mise en place. Aujourd'hui, la Guadeloupe fait partie de l'Union européenne au sein de laquelle elle constitue une région ultrapériphérique, ce qui lui permet de bénificier de « mesures spécifiques », consistant à faire des adaptations du droit communautaire en tenant compte des caractéristiques et contraintes particulières de la région.

Politique

région ultrapériphérique Article détaillé : Politique de la Guadeloupe

Géographie

Politique de la Guadeloupe Article détaillé : Géographie de la Guadeloupe L'archipel est positionné à 7° de latitude au sud du tropique du Cancer, soit la même latitude que la Thaïlande ou le Honduras, et sa longitude est à peu près celle du Labrador et des îles Malouines. L'archipel de la Guadeloupe se compose des îles suivantes :
- la Guadeloupe proprement dite, comprenant la Basse-Terre (848 km²) volcanique, et la Grande-Terre (588 km²) plateau calcaire, qui sont séparées par un mince bras de mer, la rivière Salée.
- la Désirade
- Marie-Galante
- les Saintes (9 îlets dont 2 habités : Terre de Haut et Terre de Bas)
- Petite Terre L'île de Saint-Barthélemy, ainsi que la partie nord de l'île de Saint-Martin, qui dépendent administrativement de la Guadeloupe, ne font pas partie de l'archipel, et sont situées plus au nord dans les Antilles.

Économie

Antilles Article détaillé : Économie de la Guadeloupe

Démographie

Article détaillé : Démographie de la Guadeloupe Au 2003, la population de la Guadeloupe était estimée à 440 000 habitants.

Culture

Article détaillé : Culture de la Guadeloupe

Divers


- Air Caraïbes, une compagnie aérienne basée en Guadeloupe.

Liens externes


- [http://www.cr-guadeloupe.fr Conseil régional de la Guadeloupe]
- [http://www.palli.ch/~kapeskreyol/ki_nov/inde/actu.html Les Indiens en Guadeloupe]
- [http://guadeloupe.rfo.fr/article11.html Liste des sites et monuments en Guadeloupe]
- [http://www.antanlontan-antilles.com/guadeloupe.htm Découverte de la Guadeloupe à travers une collection de cartes postales anciennes.]
- [http://www.zoomguadeloupe.com La Guadeloupe en photos ]
-
ja:グアドループ ko:과들루프 zh-min-nan:Guadeloupe

Martinique

La Martinique (972) est une île de l'archipel des Antilles, située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.

Préhistoire

Article détaillé : Préhistoire de la Martinique

Les premiers peuplements de la Martinique

Le peuplement humain de la Martinique est relativement récent. Les premiers peuplements amérindiens sont archéologiquement attestés aux alentours de l'an 0 de l'ère chrétienne. Aucune donnée fiable ne permet pour l'instant de faire remonter à une période plus ancienne le peuplement de la Martinique. Les premiers habitants se rattachent à la culture saladoïde, du nom du site éponyme Vénézuélien de Saladero. Ils viennent, selon toute vraisemblance, de la forêt amazonienne. Le nom d'arawaks qu'on leur donne généralement ne désigne pas un peuple en particulier mais une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d'Amazonie dont les populations Kalina ou caraïbe. Cette population produit une céramique extrêmement décorée et semble surtout occuper les contreforts de la Montagne Pelée. Il s'agit d'une population néolithique pratiquant l'agriculture et la pêche-cueillette. Le site archéologique de Vivé, sur la commune du Lorrain, illustre parfaitement cette première occupation. Ce site d'habitat sur le bord de mer a fait l'objet de fouilles entre 1996 et 2001. Le niveau d'occupation saladoïde est scellé par une couche éruptive de la Pelée datée du troisième siècle de l'ère chrétienne. La campagne de 1999 a fait apparaître une couche d'abandon en place recouverte par la cendre d'une éruption du volcan. Les populations les plus récentes semblent par contre s'installer préférentiellement dans la zone sud de la Martinique. Dans leur phase la plus récente, elles se rattachent à la culture suazoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Suazeï, et ont été pendant longtemps désignées sous l'appellation de "caraïbe". Le site archéologique de la plage de l'Anse Trabaud, sur le littoral atlantique de la commune de Sainte-Anne, qui a été en partie fouillé par Louis Allaire, archéologue canadien, est un site de cette période finale, peut-être pratiquement contemporain de l'arrivée des premiers européens aux Antilles. Le site de la plage de Dizac au Diamant est lui daté autour de 800-900 après J.C.. Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïdes, comme on a souvent voulu le faire croire en suivant de trop près le témoignage de "chroniqueurs", premiers auteurs d'écrits sur les nouveaux territoires de l'Amérique. Ces chroniqueurs, souvent religieux, sont notre seule source écrite sur les premiers temps de la colonisation, les populations amérindiennes des Antilles ne possédant pas d'écriture. Pour l'instant, on ne possède que peu de données sur les populations ayant occupé l'île entre le site de Vivé (300 après J.C.) et l'occupation du Diamant (800 après J.C.). La connaissance du néolithique antillais est encore très lacunaire, les études et les fouilles répondant aux critères modernes étant encore rares. Cependant, une thèse de doctorat a été soutenue en 2003 sur les premières occupations amérindiennes de la Martinique.

Caraïbes et Arawaks

Il était, jusqu'à très récemment, couramment admis que les arawaks avaient été exterminés par les caraïbes. Cependant, il semble que cette affirmation ne soit plus aussi nettement acceptée. Ce débat est développé dans la page sur les caraïbes.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Martinique Christophe Colomb découvre la Martinique le 15 juin 1502, au cours de son quatrième voyage vers les « Indes ». Des versions contradictoires donnent la paternité du nom à Christophe Colomb, qui au cours de son deuxième voyage en 1493, aurait baptisé ainsi l'île de la Martinique, apercue « de loin ». Ce baptême serait lié à la date de cette vision, le 11 Novembre 1493, la fête de Saint-Martin. Martinica, ou Martinina (Petite Martine), serait le diminutif donnée à cette île où il ne débarquera finalement que près de 9 ans plus tard. C'est en 1635, que Pierre Belain d'Esnambuc y installe la première colonie (Saint-Pierre), pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des Iles de l'Amérique. Entre le quatrième voyage de Colomb et la prise de possession par les français, la Martinique ne reste cependant pas sans contact avec les Européens. Si les Espagnols délaissent ces îles qu'ils jugent trop petites et infestées d'Indiens dangereux, les Hollandais, Français et Anglais y font souvent relâche pour faire aiguade, s'approvisionner en vivres et commercer avec les Amérindiens. L'ouvrage de Jean-Pierre Moreau Les petites Antilles de Christophe Colomb à Richelieu fait un point intéressant de cette activité européenne non coloniale pendant tout le . Durant les premières décennies de l'occupation française, l'île est productrice de denrées coloniales fournissant de forts profits : tabac (petun), rocou, indigo, cacao, le tabac de la Martinique est alors très apprécié. La crise du tabac de la seconde moitié du ruine les premiers planteurs qui se tournent vers la production de sucre. La mono-culture de la canne à sucre va bientôt modeler le paysage et devenir partie intégrante de la culture créole. Elle dominera l'économie du pays jusqu'à la seconde moitié du . La culture de la canne à sucre telle qu'elle est pratiquée dans l'Habitation sucrière demande une importante main-d'œuvre que la métropole n'est pas susceptible de fournir. Si la culture du tabac ou de l'indigo avait pu se faire avec les "engagés", seule la traite d'esclaves noirs provenant des côtes de l'Afrique est susceptible de fournir les effectifs nécessaires à la culture de la canne à sucre. Les engagés venaient sous contrat avec un planteur pour une durée de trois ans (d'où leur surnom de 36 mois). Le planteur couvrait les frais du voyage et exigeait ensuite de l'engagé un travail semblable à celui de la main d'œuvre servile. Mais à la différence de l'esclave, si il réussissait à survivre aux terribles conditions de vie et de travail, il recouvrait sa liberté au bout des trois années et se voyait allouer une terre pour devenir à son tour planteur. La culture de la canne est donc à l'origine de la mise en place du commerce triangulaire (Europe, Afrique, Amérique) qui entraîne rapidement l'afflux d'une population africaine servile vers les possessions françaises de l'Amérique, population qui dès la fin du XVIIème siècle dépasse rapidement et de beaucoup la population blanche des origines. Les amérindiens, dont on peut supposer que la densité de population était relativement faible, sont petit à petit repoussés vers la côte atlantique avant d'être finalement chassés dans les années 1670. Cependant, une frange de cette population "caraïbe" demeure sur place dans un fort état d'acculturation se fondant petit à petit dans le reste de la population. Dans les premières années du , le Père Labat, religieux dominicain ayant vécu plusieurs années dans l'île, décrira encore la carbet du chef indien Larose, caraïbe christianisé vivant aux alentours du bourg du Robert. Les premiers établissement français en Martinique sont le Fort Saint-Pierre (actuelle ville de Saint-Pierre), fondée par d'Esnambuc, et la ville du Fort-Royal (actuelle Fort-de-France) fondée par les Gouverneurs De Baas et Blenac. Le commerce du sucre entraîne une intense activité maritime commerciale dans l'île. Si certains navires "circuiteux" passent en Afrique charger une cargaison d'esclaves avant de venir l'échanger en Martinique contre des denrées coloniales, des navires encore plus nombreux font le voyage en "droiture" entre les ports du royaume de France et la colonie. Les profits de la vente d'une cargaison d'esclaves sont tels qu'il faut le plus souvent plusieurs voyages en droiture pour acheminer la contre-valeur en denrées coloniales des esclaves vendus. Le manque chronique d'espèces métalliques dans les îles se fait ressentir pendant toute la période coloniale, et la plupart des échanges se font sur le mode du troc. Cette navigation commerciale suscite bien entendu la convoitise des autres grandes nations européennes, essentiellement les Hollandais et les Anglais. Un état de guerre permanent va caractériser l'époque coloniale, et la course et la piraterie maintiendront le danger dans les périodes de paix civile. Les Hollandais rapidement évincés dès la seconde moitié du XVII siècle, la lutte se concentre entre Français et Anglais. Toutes les grandes conflagrations européennes ont leur composante caraïbe. C'est le cas de la guerre de sept ans qui vaudra à la France de perdre de nombreuses possessions au profit de l'Angleterre. La Martinique passera par deux fois sous possession anglaise pour d'assez courtes périodes. Elle restera définitivement française après 1816. L'île connait un important développement au cours du XVIII siècle et regagne en importance après la perte de Saint-Domingue. La ville de Saint-Pierre est une des plus fameuses des Antilles et le restera jusqu'au 8 mai 1902 quand l'éruption de la Montagne Pelée entraînera la destruction totale de la ville par une nuée ardente. Fort-de-France devient alors le chef-lieu de la Martinique. En 1763, Joséphine de Beauharnais, future femme de Napoléon Bonaparte, naît aux Trois-Ilets. Le 27 avril 1848, Victor Schoelcher appose sa signature au bas du décret mettant officiellement fin à l'esclavage. Avant même que la nouvelle n'arrive, les esclaves se sont révoltés et ont obtenus l'abolition de fait le 23 mai. En 1887, l'écrivain Lafcadio Hearn et le peintre Paul Gauguin séjournent sur l'île. Le 8 mai 1902, une terrible éruption de la montagne Pelée tue tous les habitants de Saint-Pierre (sauf un prisonnier sauvé par l'épaisseur des murs de son cachot) et de ses environs (30 000 morts), malgré les avertissements de certains scientifiques. Le 30 août suivant, alors qu'un géologue s'était déplacé de Paris et avait prévenu du danger de nouvelle éruption, une nuée ardente tua encore 1300 personnes au Morne Rouge. Le 25 juin 1913, Aimé Césaire naît à Basse-Pointe. Le 20 juillet 1925, Frantz Fanon naît à Fort-de-France. Le 19 mars 1946, la Martinique devient un département d'outre-mer. 1974, la Martinique devient une région. 1983, la Martinique devient une région à part entière avec la création du conseil régional. 8 novembre 1996 décret instituant l'AOC Rhum Agricole Martinique.

Administration

Articles détaillés : Conseil régional de Martinique ~ Conseil général de Martinique La Martinique est en même temps une région administrative et un département français d'outre-mer (DOM) dont la préfecture est Fort-de-France. La Martinique constitue avec la Guadeloupe, située à environ 150 km plus au nord, et la Guyane située au nord de l'Amérique du Sud, les départements français d'Amérique (DFA). Elle est l'une des sept régions ultrapériphériques de l'Union européenne. En 2003, une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée par référendum.

Politique

Article détaillé : Politique de la Martinique

Géographie

Politique de la Martinique Article détaillé : Géographie de la Martinique

Géographie physique

D'une superficie totale de 1 128 km², la Martinique s'étire dans l'axe nord-ouest - sud-est sur environ 60 km. Le point culminant est la montagne Pelée (1 397 m). Ses coordonnées sont 14°40" N, 61°00" W. On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part une zone située au Nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, zone humide à la végétation luxuriante et au relief important. La montagne Pelée, les Pitons du Carbet occupent le centre de cette zone, recouverte d'une forêt de type amazonien. Et si à l'est de ces reliefs, le climat est venteux et humide, balayé par les alizées de l'Atlantique, l'ouest bénéficie d'une protection et d'un climat beaucoup plus sec, notamment aux alentours du Carbet. Au sud, on trouve une zone aux reliefs moins importants, à la végétation moins abondante, au climat plus sec et qui comporte la majorité des installations touristiques de l'île.

Situation

La Martinique est une île de l'archipel des Petites Antilles, située entre l'île de la Dominique au Nord et l'île de Sainte-Lucie au Sud, entre les latitudes 14° 50' N et 14° 23' N et à la longitude moyenne de 64° 12' W. Elle se trouve à 7000 km des côtes européennes et à 400 km des côtes Sud-américaines (Vénézuela). Sa longueur nord-sud est d'environ 60 km alors que sa plus grande largeur, au niveau de la presqu'île de la Caravelle, ne dépasse guère les 20km. Sa superficie est d'environ 1100 km2, suivant que l'on prend ou pas en compte les nombreux îlets qui la bordent, les chiffres publiés varient. On disait traditionnellement dans l'enseignement primaire 1111 km2, pour le côté mnémotechnique du chiffre. Ceci la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles.

Relief et formation géologique

Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des pétrifications) et à la Presque île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernières 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1396 mètres. A la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au Nord de l'île (Mont Pelé et Pitons du Carbet (1196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres. La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, a 504 m d'altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les "fonds", sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.

Faune

a compléter avec notamment le bothrops, le manicou, la mangouste, le crabe violoncelle et le colibri

Végétation

La forte hygrométrie et la fertilité des sols favorisent l'épanouissement d'une végétation tropicale généreuse. Mais les différences de relief sont cause d'une grande diversité dans le couvert végétal, remarquable pour un espace aussi limité. Le nord de l'île est couvert par la forêt tropicale humide, caractérisée par des essences comme la fougère arborescente. Par contre dans le sud on trouve des zones plutôt sèches, pratiquement désertiques sur la Savane des pétrifications à l'extrême sud de l'île. Entre les deux, se trouvent des zones de transition variées.

Climat et régime des vents

Les saisons

« L'année se divise à la Martinique en deux saisons bien distinctes et de durée inégale : la saison sèche, qui commence en novembre et finit en juillet, et la saison humide ou hivernage, qui ne comprend que les mois d'août, septembre et octobre.» C'est en ces termes que M.P. Monnier, Ingénieur Hydrographe de la Marine, présentait en 1829 la succession des saisons en Martinique. Mais, comme il le précise plus loin, «la saison sèche ne justifie la dénomination qu'on lui donne, qu'autant qu'on la compare à celle de l'hivernage». Si les pluies durant l'hivernage sont souvent plus violentes et de plus longue durée, il n'en demeure pas moins vrai que durant la saison dite "sèche" les pluies continuent à tomber, de façon sporadique et pendant de courtes périodes. Les instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de février à avril. Cette saison sèche, correspond normalement à une période de grosses chaleurs et de sécheresse. Comme elle commence normalement après le carnaval elle est appelée carême. En pratique les fluctuations sont nombreuses. Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux.

Le régime des vents

Le climat est caractérisé par un régime de vents constants, les alizés, qui règnent sur l'île pendant la majeure partie de l'année. Ils soufflent du NE à l'Est de façon régulière, croissant pendant la matinée et décroissant pendant l'après-midi pour tomber le soir. C'est le régime de vent de la saison sèche durant laquelle les passages du vent au SE ou au S sont toujours de très courte durée (quelques heures). Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de l'anticyclone des Açores qui dirige l'alizé de Nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l'hémisphère nord rencontrent ceux de l'hémisphère sud, le long de la zone inter-tropicale de convergence (ZIC). Pendant le temps de l'hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l'ENE à l'Ouest en passant par le Sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur Sud. Ce secteur Sud était d'autant plus redouté au temps de la colonie, qu'une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l'île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les européens récemment installés.

La pluviométrie

La pluviométrie est un facteur déterminant du climat martiniquais. Les variations saisonnières entre carême et hivernage sont sensibles sur l'ensemble de l'île. Il tombe en moyenne 80 mm d'eau en mars au Lamentin (plaine centrale située au niveau de la baie de Fort-de-France) et 260 mm d'eau en octobre.

Les températures

Les alizés, atténuent la sensation de chaleur humide liée au climat tropical. La température moyenne est toute l'année de 26° C. Les mois les plus chauds sont ceux de Mars, Avril, Mai, tandis que les mois les plus frais sont ceux de Décembre et de Janvier. Les températures les plus chaudes relevées l'ont été à Saint-Pierre avec 37° C en avril et mai 1986 et la plus basse de 12° à Fonds-Saint-Denis (entre Pitons du Carbet et Montagne Pelée) en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une température inférieure à 18° C.

Cyclones tropicaux ou ouragans

La zone des Antilles est sujette au développement de cyclones. Suivant les moments de l'année ces dépressions viennent de l'atlantique (Cap-Vert) ou du centre de la mer des Antilles et du Golfe du Mexique (à l'ouest du méridien 80° W). Sur la Martinique la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-W ou SW-NE. La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et novembre et passent préférentiellement en Martinique, en août et septembre. Le cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations.

Côte au vent ou Cabesterre

La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan atlantique, est exposée directement au vents Alizés et à la houle atlantique venant du large. La partie nord allant du Macouba à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité La côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fond atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large. La Presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeant suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation. Ces récifs ou cayes comme on les appelle sans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau (à cause du danger qu'ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de "loup", Loup bordelais, loup ministre etc., dont le nom vient souvent d'un navire qui y a sombré) ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires.

Côte sous le vent ou caraïbe

Contrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore, et ne présenta que peu de dangers pour la navigation (quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le Diamant et le Marin). Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la Montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.

Villes

Les communes de Martinique sont les suivantes : Le chef lieu
- Fort-de-France
- Nord atlantique
  - Grand'Rivière
  - Macouba
  - Basse-Pointe
  - Le Lorrain
  - Marigot
  - Sainte-Marie
  - La Trinité (sous-préfecture)
  - Le Robert
  - Le François
  - Le Gros-Morne
  - Saint-Joseph
  - Morne-des-Esses (pas une commune)
  - Le Morne-Rouge
  - Ajoupa-Bouillon
- Nord caraïbe
  - Le Prêcheur
  - Saint-Pierre (sous-préfecture)
  - Le Carbet
  - Bellefontaine
  - Case-Pilote
  - Schœlcher
  - Fonds-Saint-Denis
  - Le Morne-Vert
- Sud
  - Les Anses d'Arlet
  - Le Diamant
  - Sainte-Luce
  - Le Marin (sous-préfecture)
  - Sainte-Anne
  - Les Trois-Ilets
  - Le Vauclin
  - Ducos
  - Rivière-Pilote
  - Le Saint-Esprit
- Intérieur
  - Rivière-Salée
  - Petit-Bourg (pas une commune)
  - Le Lamentin

Économie

Article détaillé : Économie de la Martinique
- Agriculture (rhum agricole,canne à sucre, banane, ananas)
- Tourisme

Démographie

Article détaillé : Démographie de la Martinique Démographie de la Martinique Le recensement de 1999 comptabilise 381 427 habitants, pour 1 128 km², soit une densité de population de 338 habitants au km², contre 106 au niveau national. (Chiffres du ministère de l'Outre-mer)

Culture

Article détaillé : Culture de la Martinique La Martinique est souvent considérée comme lintellectuelle des Antilles notamment grâce aux écrivains qu'elle vit naitre ou séjourner sur son sol. Parmi ceux-ci, on peut citer :
- Le père Labat
- Lafcadio Hearn
- Saint-John Perse
- André Breton
- René Maran
- Aimé Césaire
- Edouard Glissant
- Raphaël Confiant
- Patrick Chamoiseau
- Frantz Fanon Le Français et le créole martiniquais sont parlé en Martinique.

Spécialités culinaires


- Rhum agricole : rhum AOC réputé comme étant l'un des meilleurs du monde (avec ceux de la Guadeloupe et de l'île de la Réunion), en particulier son « rhum vieux » vieilli en fûts de chêne.
- Colombo de porc, de poulet (façon de cuisiner avec des épices dont le curry).
- Accras de morue (beignets).
- Pâté en pot (soupe à base de légumes, abats de mouton de vin blanc et de câpres).
- Pain au beurre chocolat également appelé « chocolat de première communion » car servi à cette occasion (boisson chocolatée agrémentée d'épices servie avec un pain au beurre).
- Sorbet à la noix de coco

Divers


- Il y a plus de 180 couleurs de sable différentes en martinique.
- Les amérindiens qui peuplaient la Martinique la nommaient "Madinina" : l'île aux fleurs ou "Madinito" : l'île aux femmes

Voir aussi


- Liste des sénateurs de la Martinique

Liens externes


- [http://www.zananas-martinique.com/ Guide actif et festif de la Martinique.]
- [http://www.martinique-photos.com/ Banque photos de la Martinique.]
- [http://barredominique.free.fr/ Photographies de la Martinique.]
-
ja:マルティニーク ko:마르티니크 zh-min-nan:Martinique


Guyane française

La Guyane (973) est un département français d'outre-mer. Avec ses 86 504 km² de superficie, elle est le plus grand département français. Elle est en outre le seul territoire français et de l'Union européenne du continent sud-américain. La forêt équatoriale couvre la plus grande partie du territoire. Son nom officiel est Guyane. L'ajout de l'adjectif française dans les dénominations courantes n'est qu'une commodité de langage issue de la période coloniale, pendant laquelle existaient trois Guyanes : la Guyane britannique (actuel Guyana), la Guyane néerlandaise (actuel Suriname) et la Guyane française.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Guyane La Guyane a obtenu le statut de département d'outre-mer le 19 mars 1946. Elle reste célèbre pour son bagne où ont été déportés 75 000 prisonniers (dont 3 % ont survécu). Sa fermeture a été obtenue, après la Seconde Guerre mondiale, par Albert Londres, au travers de la publication de 27 articles.

Origine du nom

Le terme « Guyane » est d'origine indigène. Dans le dialecte guanao, c'est-à-dire celui de la population indienne du delta de l'Orénoque, GUAI signifierait « nom », « dénomination », YANA est une négation. D'où Guayana qui est encore le terme italien pour désigner le massif des Guyanes. « Guyane » voudrait donc dire « sans nom », « ce qu'on ne peut nommer ». La Guyane serait donc la terre « qu'on n'ose nommer », « la terre sacrée », « la maison de l'être suprême ». A cette divinité se rattacherait la légende de l'Eldorado (le doré) qui n'est pas née d'une folle convoitise européenne, mais des superstitions indigènes. Paradoxalement, le terme de Guyane serait donc une appellation digne de cet Éden, longtemps mystérieux, paradis terrestre rêvé par les uns, enfer vert subi par les autres...

Administration

La Guyane est en même temps une région administrative et un département français d'outre-mer (DOM) dont la préfecture est Cayenne. Elle constitue avec la Guadeloupe et la Martinique, situées dans les Antilles, les départements français d'Amérique (DFA). Elle est l'une des sept régions ultrapériphériques de l'Union européenne.
- Conseil régional de Guyane
- Conseil général de Guyane

- Établissements scolaires de la Guyane
- Chambres consulaires de la Guyane

Politique

Article détaillé : Politique en Guyane
- Personnalités de la Guyane
  - Députés de la Guyane
- Partis politiques en Guyane
  - Parti Socialiste de Guyane
  - MDES
  - Walwari

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Guyane La Guyane est surtout connue pour accueillir, dans la ville de Kourou, la base de lancement des fusées Ariane (lanceur civil européen de satellites). Au et au début du XX, elle était surtout connue comme lieu de déportation des bagnards condamnés aux travaux forcés. Le bagne a été aboli, et il subsiste des bâtiments aux Îles du Salut, à Saint-Laurent du Maroni, etc. Située entre le Brésil et le Suriname, la Guyane a un climat équatorial. Son chef-lieu est Cayenne. Seuls 5 % du territoire sont habités par les 157 213 habitants (en 1999), dont environ 60 % de créoles et un peu plus de 10 % de français d'origine européenne. Seule la bande côtière est facilement accessible, le reste du territoire est couvert par une forêt équatoriale dense, pour l'essentiel une forêt primaire, accessible seulement par voie fluviale ou aérienne. ;Îles: :Îles du Salut dont Île Royale, Île Saint-Joseph et Île du Diable ;Montagnes :Sommet Tabulaire (830 m) :Massif du Mitaraka (690 m) :Mont Saint-Marcel (635 m)

Faune et flore


- Liste des espèces d'oiseaux de Guyane

Frontières terrestres


- 673 km avec le Brésil
  - Saint-Georges de l'Oyapock
- 510 km avec le Suriname
  - Saint-Laurent-du-Maroni

Principales villes


- Cayenne : Cités de Cayenne
- Kourou : Cités de Kourou
- Remire-Montjoly : Cités de Remire-Montjoly
- Sinnamary
- Saint-Laurent-du-Maroni
- Matoury : Cités de Matoury
- Mana
- Roura
- Montsinnéry

Principaux villages et hameaux


- Awala-Yalimapo
- Camopi
- Organabo
- Saut-Sabbat
- Tonnégrande

Personnalités guyanaises


- Félix Éboué
- Christiane Taubira
- Bernard Lama
- Sylvain Wiltord
- Jean-Claude Darcheville
- Florent Malouda
- Tariq Abdul-Wahad

Organisation des transports en Guyane


- Routes de Guyane
- Rues de Guyane
- Chemins de terre de Guyane
- Voies ferrées en Guyane
- Aéroport international de Rochambeau
- Transports publics en Guyane

Économie

Article détaillé : ~ ~

Démographie

Articles détaillés : Démographie de la Guyane ~ Populations de la Guyane

Culture

Articles détaillés : Culture de la Guyane ~ Fêtes en Guyane ~ Danses en Guyane ~ Cuisine guyanaise

Bibliographie


-
Les Guyanes par Michel Devèze - Paris PUF, collection Que sais-je ?, N° 1315
-
Les Tortues continentales de Guyane française par Metrailler S. & Le Gratiet G. - PMS éditions, Bramois, 1996

Liens externes


- [http://www.guyane-guide.com/ guyane-guide.com : Un des plus complet sur le département]
- [http://www.guyane.pref.gouv.fr/ Site officiel de la préfecture de Guyane]
- [http://www.terresdeguyane.fr/ Le site de référence sur la Guyane]
- [http://perso.wanadoo.fr/redris/HTML/personnages1.html Les personnages historiques de la Guyane]
- [http://guyaneego.free.fr/ Carte interactive et photos de Guyane]
-
ja:フランス領ギアナ simple:French Guiana zh-min-nan:Guyane


Collectivités d'outre-mer

Le terme de Collectivités d'outre-mer ou COM doit être utilisé depuis la révision constitutionnelle du 28 mars 2003 pour désigner certains territoires de la République française, dont le statut est régi par l'article 74 de la Constitution. Leur liste regroupe celle des anciens territoires d'outre-mer (TOM) et celle des autres collectivités à statut particulier. La Constitution connaît également un concept bien distinct de collectivités territoriales créées en application du dernier alinéa de l'article 73 (ce sont les collectivités situées outre-mer dotées d'une assemblée délibérante unique, substituée au conseil général et au conseil régional) ; mais cette catégorie est vide, et risque de le rester longtemps depuis le rejet le 7 décembre 2003 par les électeurs de la Guadeloupe et de la Martinique de la proposition qui leur était faite d'évoluer vers ce statut. Il existe quatre collectivités d'outre-mer :
- la Polynésie française est régie par un statut de très large autonomie, dont deux manifestations symboliques sont le titre accordé au président du gouvernement local (président de la Polynésie française) et l'appelation spécifique de pays d'outre-mer accordée à cette seule collectivité par la loi organique du 27 février 2004 ;
- Mayotte est une île de l'océan Indien, détachée des Comores en 1976. Son statut est fortement inspiré de celui d'un département - il y a un conseil général ; ceci est symboliquement affirmé par l'appelation spécifique de collectivité départementale accordée à cette collectivité par la loi du 11 juillet 2001 ;
- Saint-Pierre-et-Miquelon, dans l'océan Atlantique au large du Canada, a aussi un statut voisin de celui d'un département, avec un conseil général ;
- Wallis-et-Futuna, dans l'océan pacifique, possède un statut très spécifique. C'est la seule portion habitée du territoire de la République qui n'est pas subdivisée en communes.

Voir aussi


- DOM-TOM Catégorie:Administration territoriale française Catégorie:France d'outre-mer

Mayotte

Mayotte est une collectivité départementale d'outre-mer française située dans l'archipel des Comores au nord-ouest de Madagascar. Elle est constituée principalement de deux îles, Grande Terre et Petite Terre. Elle se situe dans le canal de Mozambique, dans l'océan Indien. La plus forte densité des DOM-TOM avec 428 hab./km². 90% de la population est musulmane. musulmane

Histoire

Commes pour les îles de l'archipel des Comores, les premières migrations débutent au . Le premier sultanat se serait établi sous les noms de Maoré ou Mawati vers 1500. Ce qui correspondrait également aux premières rencontres avec les Occidentaux. Pour la période de 1500 à 1843 voir la liste des sultans de Mayotte.

- 1832 : Conquise par Andriantsoly, Roi de Iboina à Madagascar.
- 1833 : Conquise par Mohéli.
- 19 novembre 1835 : Conquise par Anjouan.
- 1836 : Indépendance.
- 25 mars 1841 : Établissement d'un protectorat qui est ratifié le 13 juin 1843. Mayotte dépent administrativement du Gouverneur de la Réunion.
- 30 mars 1896 : Le protectorat s'étend sur l'ensemble de l'archipel, Mamoudzou en est la capitale.
- 25 juillet 1912 : Annexion par la France ; l'ensembre de l'archipel est sous dépendance administrative de Madagascar.
- Décembre 1974 : C'est la seule île de l'archipel à voter aux référendums pour conserver ses liens avec la France. Les autres îles déclarent leur indépendance. Le vote est de 63,8% en faveur de la conservation de ce lien, alors qu'il n'est que de 0,6% dans les autres îles (soit 99,4% contre). La société mahoraise, plus encore que celles des autres îles des Comores, est alors très peu influencée par le mode de vie occidentale et vit au rythme de la vie musulmane traditionnelle.
- 24 décembre 1976 : Mayotte confirme son premier vote et devient un collectivité territoriale malgré la non reconnaissance de l'appartenance de Mayotte à la France par le Droit Internationale, l'ONU et l'OUA. Si le droit français s'applique, le droit traditionnel musulman peut également y être appliqué au gré des justiciables par les tribunaux locaux présidés par les cadis.
- À partir des années 1990, on note un fort investissement économique français et un profond changement de la société mahoraise, ce qui ne va pas sans créer un certain malaise. Pourtant la volonté de modernité ne faillit pas. En résumé, on peut dire, pour résumer l'état d'esprit des Mahorais, que hors modernité forcée, pas de salut.
- 11 juillet 2001 : Suite à une élection dont le résultat ne laisse aucun doute sur la volonté des Mahorais de rester Français (73%), le statut de l'île change pour un statut assez proche de celui des départements d'outre-mer : une collectivité départementale d'outre-mer. Depuis 1975, l'île est toujours revendiquée par l'Union des Comores et l'Union africaine reconnaît ce territoire comme occupé par une puissance étrangère. En 1976, La RFI des Comores a saisi le Conseil de sécurité des Nations Unies qui rejette la demande de reconnaissance de la souveraineté de la RFI des Comores sur Mayotte par 14 voix pour et une voix contre (« véto français »). En 2004, la France a vote contre une autre résolution (« véto français»). Durant ce temps, les élus de Mayotte, fortement poussés par la population, tentent d'obtenir de la France le statut de département afin d'assurer un ancrage définitif de l'île au sein de la République Française. Depuis le rattachement à la France l'immigration clandestine venant essentiellement d'Anjouan (l'île la plus proche) n'a fait que s'accentuer sans que les élus locaux et le gouvernement français réagissent. Cette question de l'immigration crée aujourd'hui des tensions locales. Jusqu'à présent, les immigrés clandestins comoriens, venus chercher l'Eldorado, servaient souvent de main d'œuvre pas chère, dans des conditions de travail proches de la condition d'esclaves, pratique courante depuis des années et exercée en toute impunité par certains entrepreneurs mahorais. Aujourd'hui, alors que la politique intérieure de la France s'est resserrée et que la démographie locale ne fait qu'augmenter, le désir de refouler ces clandestins vers les Comores se fait de plus en plus sentir. Aucune structure n'existe pour aider ces clandestins, aucun service social hormis la DDASS, et aucune coopération entre la France et les Comores ne semble se développer sur la question de la santé. Dzaoudzi-Labattoir a été le chef-lieu transitoire de Mayotte. Mamoudzou en est devenu le chef-lieu par arrêté ministériel.

Géographie

Mayotte est composé de plusieurs îles et îlots, les deux plus grandes sont Petite Terre et Grande Terre entourées par un lagon de 1 500 km² formé par le récif de corail qui entoure la quasi totalité de l'île à l'exception d'une large passe à l'Ouest appelée " Passe en S " et du côté Nord-Ouest. Le lagon est parsemé d'une centaine d'îlots coralliens dont certains comme M'Tsamboro sont de tout beauté. Les îles qui forment Mayotte sont géologiquement les plus anciennes des Comores. Le récif procure un abri aux bateaux et à la faune océanique. L'activité volcanique passée des îles rend le sol particulièrement fertile. Le climat est tropical.
- Grande Terre, mesure 39 kilomètres de long par 22 kilomètres de large. Ses points culminants sont le Mont Benara (660 m) et le Mont Choungui (594 m). Elle abrite Mamoudzou, la principale ville.
- Petite Terre, abrite Dzaoudzi-Labattoir, Pamandzi (et l'aéroport). Elle fait 10 km².

Politique

La loi du 11 juillet 2001 applicable à Mayotte prévoit l'application progressive du droit commun français à Mayotte, dans la perspective de l'évolution vers le statut de département d'outre-mer. Mayotte est ainsi une collectivité départementale, dotée d'un conseil général, et d'une administration décentralisée, en place depuis le 1er avril 2004. La décentralisation rencontre des écueils similaires à ceux connus en 1982 en métropole, aggravés par la faiblesse de la pratique démocratique qui est à la fois récente et plaquée sur la culture ancestrale et cosmopolite des habitants de l'île.

Culture

Plusieurs cultures se côtoient à Mayotte, une première d'origine comorienne concernant 60% de la population, une seconde malgache, fortement marquée par la première et enfin française et occidentale qui imprègne de plus en plus les deux premières. Même si le français est la langue officielle, nombreux sont ceux qui parlent (voire même écrivent) le shimaore et le malgache, les deux langues principales de Mayotte. Cependant le mahoré a largement été modifié du seul fait de métropolitains ayant cru bon de tenter création de dictionaire. Le moringue analogue à la capoeira brésilienne est encore pratiqué entre villages rivaux. La seule différence avec la capoiera est que cette dernière se rapproche d'arts martiaux alors que le moringue n'a strictement aucun enseignement ni règle réellement définie.

Démographie

Mayotte a une population très jeune et qui croit de 4% par an. En 2002, date du dernier recensement, 62,3% des habitants avaient moins de 25 ans. La disparité énorme entre les conditions économiques de cette île soutenue par la métropole et les autres de l'archipel distantes de moins de 70 km attire chaque année au moins une dizaine de milliers de clandestins dans de frêles embarquations appelées " Kwasa Kwasa ". 30 à 40% des résidents du territoire y sont arrivés illégalement. La maternité de Mamoudzou est la plus grosse maternité de France avec 7 000 naissances annuelles. 65 à 75 % de ces naissances sont issues de l'immigration clandestine. Malgré les 8 500 reconduites à la frontière effectuées en 2004, on note de part cette arrivée massive de clandestins, principalement Anjouanais et plus récement de Grand Comoriens, un développement anarchique de villages construits de bric et de broc sur des terrains squattés. L'article Mayotte, porte dérobée de l'Europe (Benoît Hopquin) du journal Le Monde daté du 20 novembre 2005 [http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3230,36-701477@51-633431,0.html] indiquait que le quartier de Kawéni constituait probablement l'un des plus grands bidonvilles de France. Les tensions qui en résultent provoquent de nouveaux mouvements migratoires complexes. D'une part, on enregistre fin 2005 un vaste mouvement de retour au pays d'un certain nombre de Comoriens inquiets quant à l'augmentation du ressentiment qu'ils suscitent. Par ailleurs, on sait qu'entre 13 et 35 000 Mahorais vivraient désormais à la Réunion.

Santé

Mamoudzou est l'unique ville où se trouve un hôpital, dont une annexe est ouverte a Dzaoudzi, sur Petite-Terre. Des maternités dites intercommunales sont en cours de construction ou en projet sur plusieurs site de la Grande Terre : Kahani, dans le centre et Chirongui dans le sud. Depuis le 1 avril 2005, les soins ne sont plus gratuits sur le territoire. Les patients doivent présenter une carte de Sécurité sociale ou acquitter un droit forfaitaire auprès des structures de soins publics ou des honoraires auprès d'un médecin privé. Depuis 2005, une maternité très moderne a vu le jour à Mramadoudou. Mais la grande majorité des naissances à lieu à Mamoudzou

Villes

Tourisme

Cette île offre moins de plages de sable blond que ces voisines (Les Seychelles, îles Maurice, Madagascar) mais elle est un vrai paradis pour naturalistes et sportifs. Dans le lagon on peut croiser des baleines et leurs baleineaux, des dauphins par centaines et sur les plages désertes les tortues vertes viennent pondre à la nuit tombée. Activités : randonnée au volcan éteint de Petite Terre, randonnée au Mont Combani, observation des lémuriens Makis de l'îlot Bouzy, plongée parmi les poissons tropicaux, baignade aux plages de sable blanc des îlots.

Liens externes


- [http://www.mayotte-tourisme.com/ Mayotte Tourisme]
- [http://www.senat.fr/rap/l00-361/l00-3610.html Rapport de M. José BALARELLO, Sénateur]
- .
- [http://naturalistes-mayotte.apinc.org/ L'Association des Naturalistes de Mayotte] (site actualisé plein d'infos pertinentes de cette association).
- [http://www.mayotte-online.com/ Informations sur Mayotte].
-
ja:マヨット ko:마요트 zh-min-nan:Mayotte

Wallis-et-Futuna

Catégorie:Île française Catégorie:France d'outre-mer Catégorie:Wallis-et-Futuna Wallis-et-Futuna est une collectivité d'outre-mer, située dans l'hémisphère sud, dans l'océan Pacifique. Son chef-lieu est Mata-Utu. Composé de trois principales îles, Wallis, Futuna et Alofi, l'archipel se trouve entre la Nouvelle-Calédonie et Tahiti à 22 000 km de Paris et est situé en Océanie polynésienne.

Histoire

Peuplé de Polynésiens originaires des îles Tonga, l'archipel découvert au ne connaissait pas de présence européenne significative avant le et l'implantation de missions catholiques. Les royaumes d'Uvéa à Wallis, d'Alo et de Sigave à Futuna signèrent alors un traité de protectorat avec la France, ratifié en 1887, avant de devenir un territoire d'outre-mer (TOM) en 1961 après un référendum. L'actuel roi d'Uvéa Tomasi Kulimoetoke II fut signataire de cet accord qui permit à ce petit archipel de 96 km² et plus de 14 000 sujets de passer du statut de protectorat à celui de territoire d'outre-mer.

Politique

Institutions

Les îles Wallis et Futuna sont constituées de trois monarchies traditionnelles : Uvàa, Alo et Sigave, dont les rois gouvernent avec des conseils élus et le représentant de l'État français. Le royaume de Wallis, comme les deux royaumes de Futuna, n'est pas une monarchie héréditaire, mais aristocratique : ce sont les familles nobles, les alikies, qui élisent ou destituent les rois. A Uvéa, le roi (lavelua) est le chef de la hiérarchie coutumière. Il est assisté d'un premier ministre (kivalu) et de 5 ministres. Il nomme encore, sur proposition de la population, 3 chefs de district qui ont autorité sur les 21 chefs de village. Ces derniers, qui peuvent lever les corvées d'intérêt général, sont plébiscités ou destitués au cours d'assemblées générales (fono) qui ont lieu le dimanche dans une case. L'archipel a accédé au statut de territoire d'outre-mer en 1961. La loi du 29 juillet 1961 garantit aux populations du territoire le libre exercice de leur religion, ainsi que le respect de leurs croyances et de leurs coutumes tant qu'elles ne sont pas contraires aux principes généraux du droit. Depuis la révision constitutionnelle de 2003 qui abandonne le concept des territoires d'outre-mer, Wallis-et-Futuna est une collectivité d'outre-mer, disposant d'une assez large autonomie au sein de la République française, un système politique propre et original, proche de celui en vigueur dans le pays d'outre-mer de Nouvelle Calédonie, où le droit français côtoie le droit coutumier local.

Crise politique

En 2005, le territoire fait parler de lui à la suite d'une crise politique. Après plus de 46 ans de règne, le roi d'Uvéa Tomasi Kulimoetoke II est pris dans une crise qui a failli plonger son royaume dans le chaos insurrectionnel. La crise avait débuté quand son petit-fils fut condamné pour homicide. Il avait tué un piéton, alors qu'il conduisait en état d'ivresse, et s'était réfugié au palais royal. Le roi avait d'abord résisté aux demandes d'arrestation de son petit-fils et demandé à la France de quitter le territoire. Or cette exigence n'était pas du goût de tous, car l'économie du territoire dépend des aides françaises et l'administration emploie de nombreuses personnes. En réponse, des chefs rebelles avaient décidé d'introniser un nouveau roi avec l'assentiment de l'administrateur-supérieur. Mais, à l'approche de la cérémonie, prévue le 25 septembre, le conflit institutionnel a failli tourner à l'affrontement. Les partisans du roi ont occupé l'aéroport et édifié des barrages au moyen de troncs de cocotiers. La situation s'est finalement arrangée grâce à l'intervention du médiateur français Louis Lefranc qui a reconnu l'autorité du roi. Des négociations entre les factions rivales sont en cours et la cérémonie d'intronisation a été annulée.

Géographie

médiateur médiateur Ces îles au relief volcanique et aux côtes très découpées, protégées par une ceinture de récif, sont difficiles d'accès. Le climat est chaud et humide (climat tropical). Wallis et Futuna sont deux îles d'histoire géologique et d'aspect très différent :
- Wallis, composée d'une île principale, Uvéa, et de plusieurs îlots coraliens, est un ancien volcan qui a commencé à s'enfoncer, laissant ainsi apparaître un récif coralien et un lagon ouvert sur l'océan par quatre passes, dont seul une est navigable. Son point culminant, le mont Lulu, est à 151 mètres.
- Futuna, ne comportant pas de récif coralien, est ouverte sur l'océan Pacifique. Son point culminant, le mont Puke, est à 400 mètres environ.

Démographie

En 2003, la population était de 14 944 habitants, dont 67,4% à Wallis et 32,6% à Futuna. La plupart des habitants sont d'origine polynésienne. On compte aussi des habitants d'origine européenne. L'île d'Alofi n'est pas habitée.

Émigration

De nombreux habitants ont quitté les îles, si bien qu'il y a plus de wallisiens et de futuniens à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) (16 000 personnes) que sur la collectivité. Certains résident aussi en France.

Liens externes


- [http://www.outre-mer.gouv.fr/outremer/front?id=outremer/decouvrir_outre_mer/wallis_futuna Page sur le site du ministère de l'outre-mer]
- [http://www.senat.fr/rap/r03-216/r03-216_mono.html#toc36 Sénat, Suite d'une mission effectuée en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna du 9 au 20 septembre 2003]
- [http://thomas.baudel.name/Personel/wallis-futuna/ Musiques de Wallis-et-Futuna]
- [http://www.photos-nouvelle-caledonie.com/wallis-futuna/ Photographies de Wallis]
- [http://www.uvea-mo-futuna.com/ Site de la communauté wallisienne et futunienne de par le monde (disponible également en wallisien)]
- [http://www.uvea-mo-futuna.com/rubrique.php3?id_rubrique=65 Suivi de la crise politique en cours]
- [http://www.wallis.co.nc/vrwf Vice Rectorat de Wallis et Futuna] Catégorie:Archipel océanien ja:ウォリス・フツナ zh-min-nan:Wallis kap Futuna

2004

Cette page concerne l'année 2004 du calendrier grégorien.

Événements


- Année internationale de commémoration de la lutte contre l'esclavage et de son abolition (1904).
- 400 anniversaire de l'arrivée des Français en Amérique du Nord (1604).

Premier trimestre


- Détails : Janvier 2004 - Février 2004 - Mars 2004
- 3 janvier : Le vol 604 de la Flash Airlines s'abime en mer Rouge ; 148 morts.
- 4 janvier : Mikheil Saakachvili remporte les élections présidentielles en Géorgie.
- 8 janvier : Le paquebot
Queen Elizabeth II est officiellement baptisé.
- 13 janvier : Un appareil de l'Uzbekistan Airways s'écrase près de Tachkent ; 37 morts.
- 23 janvier : La sonde européenne Mars Express apporte la preuve qu'il y a de l'eau sous forme de glace sur la planète Mars.
- 6 février : attentat terroriste dans le métro de Moscou ; 43 morts.
- 13 février : Funérailles nationales de Claude Ryan, chef du Parti libéral du Québec de 1978 à 1982, en la basilique Notre-Dame de Montréal présidées par le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal.
- 18 février : Un train de marchandises explose en Iran ; 320 morts.
- 20 février : Les conservateurs remportent les élections au parlement iranien.
- 24 février : Tremblement de terre de 6,5 sur l'échelle ouverte de Richter au nord du Maroc ; 517 morts.
- 2 mars : John Kerry sera le candidat démocrate aux élections présidentielles américaines de novembre.
- 11 mars : Attentats meurtriers du jeudi 11 mars 2004 à Madrid, faisant près de 200 morts et plus de 1500 blessés.
- 14 mars : Vladimir Poutine est réélu président de Russie.
- 15 mars : Espagne : Mariano Rajoy (PP) est battu par le candidat du PSOE José Luis Rodríguez Zapatero aux élections législatives.
- 28 mars : Élections régionales 2004 en France. Le PS dans l'opposition obtient la présidence de 21 Régions sur 25 contre 8 aux précédentes élections de 1998. La gauche en contrôle 23 en tout, l'UMP obtenant l'Alsace et la Corse (majorité relative pour cette dernière).
- 29 mars : Il est désormais interdit de fumer dans les bars en Irlande.

Deuxième trimestre


- Détails : Avril 2004 - Mai 2004 - Juin 2004
- 5 avril : Début de la visite officielle de la reine d'Angleterre en France afin de célébrer le centenaire de l'Entente Cordiale.
- 7 avril : Rwanda, commémorations dans le monde du dixième anniversaire du début du génocide de 1994. L'ONU a déclaré ce jour « Journée internationale de réflexion sur le génocide au Rwanda en 1994. »
- 23 avril : Fermeture à Creutzwald de la dernière mine de charbon française.
- 25 avril : Un référendum à Chypre repousse la réunification de l'ile. Le Nord turc de l'île était favorable, le Sud ne l'était pas.
- 28 avril : La presse révèle la pratique de tortures et d'humiliations dans les prisons irakiennes du fait de soldats américains. Publication de photos de la prison d'Abu Ghraib qui font scandale.
- 29 avril : Au Mali, Ahmed Mohamed ag Hamani est nommé premier ministre.
- 1 mai : Élargissement de l'Union européenne à dix nouveaux pays (Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie).
- 6 mai : Dernier épisode de la série télé
Friends diffusé à la télévision américaine.
- 17 mai. L'État américain du Massachusetts légalise le mariage homosexuel.
- 23 mai : Horst Köhler élu neuvième président fédéral allemand. Il prend ses fonctions le 1 juillet suivant.
- 5 juin :
  - Noël Mamère, maire Vert de Bègles, organise le premier mariage homosexuel en France malgré l'interdiction du gouvernement.
  - La joueuse de tennis russe Anastasia Myskina remporte la 74ème édition du tournoi de Roland-Garros.
- 6 juin : Le joueur de tennis argentin Gaston Gaudio remporte le tournoi de Roland-Garros.
- 13 juin : Élections du Parlement européen à 25 pays. En France, raz-de marée en faveur de la Gauche. La plupart des gouvernements en place sont désavoués.
- 18 juin : Accord des chefs d'États pour une Constitution européenne.
- 28 juin : Élections fédérales au Canada. Le parti libéral est réélu, mais il est minoritaire à la chambre des communes.
- 30 juin : La sonde Cassini-Huygens traverse les anneaux de Saturne et en envoie les premières images.

Troisième trimestre


- Détails : Juillet 2004 - Août 2004 - Septembre 2004
- 20 juillet :
  - Adoption de la loi française sur la réforme de la sécurité sociale.
  - En Belgique, Anne-Marie Lizin est élue présidente du Sénat et devient la première femme à ce poste important qui lui confère la 3ème place dans l'ordre protocolaire du Royaume de Belgique, après le Roi et le Président de la Chambre, mais avant le Premier Ministre.
- 30 juillet : Forte explosion de gaz à Ghislenghien, Belgique tuant 21 personnes, pour 120 blessés.
- : Incendie dans un supermarché d'Asunción au Paraguay avec un lourd bilan : 399 morts, 144 disparus.
- 13 août :
  - l'ouragan Charley tue 27 personnes en Floride, 4 à Cuba et 1 en Jamaïque.
  - Ouverture des XXVIIIème Jeux Olympiques d'été à Athènes
- 31 août :
  - Deux attaques suicides revendiquées par le Hamas à Beersheeva (Israël) font 16 morts et 80 blessés.
  - Attaque suicide tchéchène dans le métro de Moscou fait 10 morts et 60 blessés.
- 1 septembre : Prise en otage d'un millier d'enfants dans une école de Beslan en Haute-Ossétie.
- 2 septembre : Assassinat de deux inspecteurs du travail par un agriculteur à Saussignac.
- 3 septembre :
  - Assaut confus des forces de sécurité russe dans l'école de Beslan ; on recense plus de 335 morts.
  - L'ouragan Frances fait 10 morts en Floride.
- 7 septembre : L'ouragan Ivan fait 37 morts à Grenade, 5 au Vénézuela et 4 en République Dominicaine. Les dégats sont considérables.
- 18 septembre : la tempête tropicale Jeanne ravage Haïti. Trois jours après le bilan non définitif est de 700 morts et 1 000 disparus.
- 19 septembre : Une vidéo diffusée sur un site internet islamiste montre apparemment une scène de décapitation de trois membres du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) dans le nord de l'Irak.
- 20 septembre :
  - Le parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour enquêter sur les conséquences humaines des essais nucléaires menés par la France entre 1960 et 1996 tant dans le Sahara algérien qu'en Polynésie.
  - Élections partielles dans quatre circonscriptions électorales. L'ADQ fait élire Sylvain Légaré dans Vanier, le PLQ conserve Nelligan, le PQ prend Laurier-Dorion et conserve Gouin.
  - Deux otages américains en Irak, Eugene Armstrong et Jack Hensley, enlevés le 16 septembre avec un Britannique, sont décapités à 24 heures d'intervalle par leurs ravisseurs, le groupe d'Abou Moussab al-Zarqaoui, «
Unification et guerre sainte ».

Quatrième trimestre


- Détails : Octobre 2004 - Novembre 2004 - Décembre 2004
- 5 octobre : le feu se déclare à bord du sous-marin canadien NCSM Chicoutimi ; 1 mort.
- 8 octobre :
  - L'otage anglais Kenneth Bigley est décapité par ses geoliers en Irak.
  - Double attentat à la voiture piégée à Taba (Égypte), lieu de vacances de nombreux Israéliens ; 34 morts.
- 9 octobre : Premières élections démocratiques en Afghanistan.
- 24 octobre : le Brésil nouvelle puissance spatiale après la réussite de son premier lancement spatial.
- 25 octobre :
  - Première émission de la chaîne française Pink TV, destinée notamment au public homosexuel.
  - La répression d'une manifestation en Thaïlande fait 68 morts.
- 29 octobre : signature à Rome du traité de Rome de 2004, dit « Une Constitution pour l'Europe ».
- 31 octobre : Tabaré Vázquez est élu President d'Uruguay. C'est une victoire historique pour la gauche.
- 2 novembre : le président des États-Unis George Walker Bush est réélu pour un second mandat de 4 ans.
- 6 novembre : attaque de l'armée de Côte-d'Ivoire sur une position de l'armée française causant 9 morts. Les Français répliquent en anéantissant les forces aériennes et antiaériennes de l'armée ivoirienne. La tension monte, et on évacue à nouveau plusieurs milliers de résidents étrangers.
- 7 novembre : en Irak, attaque de grande envergure sur la ville de Falloujah.
- 9 novembre : Menacés par les débordements d'une manifestation dirigée contre eux à Abidjan, des militaires français tirent. Sept à soixante morts selon les sources.
- 11 novembre :
  - Décès de Yasser Arafat à Clamart, près de Paris, à 3 h 30 heure de Paris, il y était hospitalisé depuis le 29 octobre.
  - La Lituanie ratifie le Traité de Rome de 2004.
- 13 novembre : après 6 jours de combats, les Américains prennent le contrôle de Falloujah.
- 21 novembre : élection présidentielle controversée en Ukraine.
- 14 décembre : inauguration du viaduc de Millau, le plus haut pont du monde. Construit par Eiffage, dessiné par Norman Foster.
- 20 décembre : La Hongrie ratifie le Traité de Rome de 2004.
- 22 décembre : libération des deux otages et journalistes français Georges Malbrunot et Christian Chesnot, détenus en Irak depuis 124 jours.
- 26 décembre :
  - Un violent séisme de magnitude 9,0 sur l'échelle ouverte de Richter et dont l'épicentre se situait au large de l'île indonésienne de Sumatra engendre une série de raz-de-marée (un tsunami) causant la mort de plus de 250 000 personnes dans l'océan Indien.
  - Viktor Iouchtchenko remporte l'élection présidentielle en Ukraine
  - Une équipe de spécialistes français d'hématologie a annoncé sur le site de la revue Nature Biotechnology, avoir, pour la première fois au monde, réussi à fabriquer
in vitro de très grandes quantités de globules rouges humains à la fois matures et fonctionnels

Chronologies thématiques


- Aéronautique : 2004 en aéronautique
- Architecture : 2004 en architecture
- Chemins de fer : 2004 dans les chemins de fer
- Cinéma : 2004 au cinéma
- Géographiques :
  - Suisse : 2004 en Suisse
- Musique : 2004 en musique
- Sport : 2004 en sport
  - Football : 2004 en football
- Littérature : 2004 en littérature

Prix Nobel


- Physique - David J. Gross, H. David Politzer et Frank Wilczek
- Chimie - Aaron Ciechanover, Avram Hershko et Irwin Rose
- Médecine - Linda B. Buck et Richard Axel
- Littérature - Elfriede Jelinek
- Paix - Wangari Maathai

Naissances

Décès en 2004

Janvier


- 1 janvier : Denise Colomb, photographe
- 2 janvier : Francis Bayer, compositeur
- 2 janvier : Etta Moten Barnett, 102 ans, actrice
- 2 janvier : Paul Hopkins, baseballeur de la MLB
- 3 janvier : Thomas George Jones, Footballeur Galles et Everton
- 3 janvier : Philippe Fouchard, juriste
- 3 janvier : André Persiani, jazzmen
- 3 janvier : Alain Wisner, médecin
- 4 janvier : Joan Aiken, écrivain
- 4 janvier : Brian Gibson, réalisateur
- 4 janvier : Norman Platt, chef d'orchestre
- 5 janvier : Charles Dumas, athlétisme, USA, à 66 ans.
- 5 janvier : Pierre Flamion, football, France, à 79 ans.
- 6 janvier : André Desthomas, journaliste
- 7 janvier : Piotr Kowalski, sculpteur
- 7 janvier : Ingrid Thulin, actrice
- 7 janvier : Mario Zatelli, football, France, à 91 ans.
- 8 janvier : Franck Ténot, présentateur de jazz et homme de presse
- 9 janvier : Norberto Bobbio, philosophe
- 9 janvier : Jean Bozzi, haut fonctionnaire
- 9 janvier : Rogerio Sganzerla, réalisateur
- 10 janvier : Spalding Gray, acteur
- 10 janvier : Alexandra Ripley, écrivain
- 11 janvier : Sylvie Pécot-Douatte, musicienne
- 13 janvier : Marcel Cabiddu, homme politique
- 13 janvier : Joan Reventos, homme politique
- 14 janvier : Jacquie Adamov, journaliste
- 14 janvier : Joaquín Nin-Culmell, compositeur
- 14 janvier : Uta Hagen, 84 ans, actrice
- 14 janvier : Ron O'Neal, 66 ans, acteur
- 14 janvier : Mike Goliat, baseballeur de la MLB, à 78 ans.
- 15 janvier : Robert-Ambroise-Marie Carré, religieux
- 16 janvier : Olivia Goldsmith, écrivain
- 16 janvier : Jacques Roché, fonctionnaire
- 16 janvier : Kalevi Sorsa, homme politique
- 17 janvier : Ray Stark, producteur
- 17 janvier : Noble Willingham, acteur
- 17 janvier : Harry Brecheen, baseballeur de la MLB
- 19 janvier : David Hookes - joueur de cricket de l'Australie
- 20 janvier : François-Louis Deschamps, ténor
- 20 janvier : Olivier Guichard, homme politique français, ancien ministre
- 21 janvier : Luce Berthommé, actrice
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