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Lorraine

Lorraine

La Lorraine est une région du nord-est de la France qui regroupe 4 départements. Ses habitants sont les Lorrains.

Géographie

:Article détaillé : Géographie de la Lorraine. La Lorraine est la seule région française à partager ses frontières avec trois autres pays : la Belgique (Wallonie), le Luxembourg et l'Allemagne (länder de la Sarre et de Rhénanie-Palatinat). Elle est également voisine de trois régions françaises : Alsace, Champagne-Ardenne et Franche-Comté. Cette situation est un atout stratégique pour cette région située de ce fait à proximité du centre de la banane bleue, cette conurbation qui traverse l'Europe du Lancashire (Angleterre) à la Toscane (Italie), en passant par le couloir rhénan.

Histoire

:Article détaillé : Histoire de la Lorraine. La Lorraine est un vestige du royaume créé pour le carolingien Lothaire Ier, la Lotharingie, alors que ses frères recevaient les Francies occidentale (France) et orientale (Germanie). Lorsque le royaume Lorrain disparaît, ses deux voisins ne tardent pas à le convoiter. Au travers du Saint Empire romain germanique, c'est la dernière qui en prend le contrôle dans un premier temps mais, en effet le Duché de Lorraine est vassal du Saint-Empire Romain mais cependant très influencé par la France (la frontière linguistique traversant le Duché de Lorraine). Au fil des siècles, le royaume de France n'aura de cesse de grignoter le contrôle de ce territoire, en commençant par les 3 évêchés (Metz, Toul, Verdun) acquis par Henri II. L'empereur Charles VI acheta l'acceptation par la France de la Pragmatique sanction contre la Lorraine. Celle-ci serait remise au Roi déchu de Pologne, Stanislas Leszczyński et, à sa mort, à la France, ce qui arriva en 1766. Malgré d'ultimes vicissitudes, en 1870 et 1940, la Lorraine est profondément intégrée à la France («Ils n'auront pas l'Alsace et la Lorraine»).

Administration

:Article détaillé : Conseil régional de Lorraine. Le conseil régional de Lorraine est également membre de la coopération inter-régionale transfontalière « Saar-Lor-Lux » qui regroupe la région Lorraine, le Luxembourg, le Land allemand de la Sarre auxquels sont associés au sein de la Grande Région[http://www.grande-region.lu/], la Rhénanie-Palatinat et la Wallonie en Belgique. Le siège du Conseil Régional se trouve à Metz. La région est marquée par une rivalité relative entre Metz et Nancy qui était la capitale historique. Le poids de l'histoire se fait également sentir, la Moselle ayant été annexée entre 1871 et 1918 et la Meurthe gérant alors le pays-haut (partie de la Moselle non-annexée). Il en subsiste des particularités, comme le droit local ou dans le régime des cultes. Dans le domaine de l'éducation, la Moselle, autrefois rattachée à l'académie d'Alsace, est aujourd'hui intégrée à l'académie de Nancy-Metz.

Économie

:Article détaillé : Économie de la Lorraine. Avec 44 milliards d'euros, la région Lorraine génère 3,4% du PIB français, ce qui la situe à la 8 place des 22 régions françaises. Les services aux entreprises et la logistique sont les secteurs ayant la plus forte progression. Parallèlement, la situation des industries traditionnelles (industrie textile, exploitation minière et métallurgie) se dégrade, avec pour conséquence deux difficultés majeures héritées par la région : un taux de chômage élevé (mais qui est revenu en deçà de la moyenne nationale) et un grand nombre de sites pollués et souvent orphelins.

Culture

:Article détaillé : Culture de la Lorraine. De par sa position géographique, la Lorraine fut un lieu d'échange privilégié entre la France et les cultures germaniques. C'est ainsi que de nombreuses innovations ont fait leur entrée en Lorraine avant de se répandre dans le reste de la France (musique, gastronomie, etc.). Le rayonnement culturel lorrain débuta à la Renaissance, prit une ampleur remarquable à la période Classique, avant d'être le berceau de courants culturels originaux dont le plus fameux est assurément l'art nouveau, porté en France par lÉcole de Nancy.

Lorrains célèbres


- Maurice Barrès (1862-1923), écrivain et homme politique
- Jacques Callot (1592-1635), artiste
- Charles de Crevoisier (1947-), avocat, homme de lettres
- Charlélie Couture (1956-), chanteur
- Hubert Curien (1924-2005), physicien, homme politique
- Bruno d'Eguisheim-Dagsbourg devenu le pape Léon IX (1002-1054)
- Émile Erckmann (1822-1899) et Alexandre Chatrian (1826-1890), dits Erckmann-Chatrian, écrivains
- Jules Ferry (1832-1893), homme politique, né à Saint-Dié
- Émile Jules Gallé (1846-1904), artiste art nouveau
- Claude Gellée (1600-1682), dit Claude le Lorrain, artiste peintre
- Charles Hermite (1822-1901), mathématicien
- Joseph Léopold Sigisbert Hugo (1774-1828), né à Nancy, général d'Empire, écrivain militaire, il est le père de Victor Hugo
- Jeanne d'Arc (1412-1431), née à Domrémy
- Patricia Kaas (1966-), chanteuse
- Bernard-Marie Koltès (1948-1989), auteur de théâtre
- Edmond Laguerre (1834-1886), mathématicien, Né à Bar-le-Duc
- Jack Lang (1939-), homme politique
- Albert Lebrun (1871-1950), homme politique, né à Mercy-le-Bas
- Louis-Hubert Lyautey (1854-1934), maréchal de France
- Louis Majorelle (1859-1926), artiste art nouveau
- Charles Messier (1730-1817), astronome
- Georges Mouton (1770-1838), général de Napoléon Ier
- Tom Novembre (1959-), chanteur, acteur
- Jean-François Pilâtre de Rozier (1757-1785), physicien, chimiste, aéronaute
- Raymond Poincaré (1860-1934), homme politique
- Jean-Victor Poncelet (1788-1867), mathématicien
- Henri Poincaré (1854-1912), mathématicien, né à Nancy
- Pierre-Louis Roederer (1754-1835), homme politique
- Raymond Schwartz (1894-1973), auteur espérantiste
- Paul Verlaine (1844-1896), poète, né à Metz
- Antoine de Ville, premier alpiniste connu (vers 1492)
- Michel Platini, ancien international de football (Nancy, St Etienne, Juventus Turin)

Voir aussi

Articles connexes


- Régions françaises ;
- Croix de Lorraine ;
- Communes de Lorraine :
  - Communes de Meurthe-et-Moselle,
  - Communes de la Meuse,
  - Communes de la Moselle,
  - Communes des Vosges.

Liens externes


- [http://www.cr-lorraine.fr Conseil Régional de Lorraine]
- [http://www.pnr-lorraine.com Parc Naturel régional de Lorraine]
- [http://www.lexilogos.com/lorrain_langue_dictionnaires.htm Dictionnaire lorrain]
- [http://lorraine.charbon.free.fr/ Le bassin houiller lorrain]
- [http://gallica.bnf.fr/SocietesSavantes/ Les sociétés savantes d'Aquitaine et de Lorraine]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Lorraine Lorraine sur Wikitravel]
-
ja:ロレーヌ地域圏 ko:로렌느 ms:Lorraine

Géographie de la Lorraine

Catégorie:Lorraine Lorraine Géographie > Pays > France > Régions > Lorraine > Géographie de la Lorraine ---- La Lorraine est la seule région française à partager ses frontières avec trois autres pays : la Belgique (région de Wallonie), le Luxembourg et l'Allemagne (länder de la Sarre et de Rhénanie-Palatinat). Elle est également voisine de trois régions française : Alsace, Champagne-Ardenne et Franche-Comté. Cette situation est un atout stratégique pour cette région située de ce fait à proximité du centre de la banane bleue, cette conurbation qui traverse l'Europe du Lancashire (Angleterre) à la Toscane (Italie), en passant par le couloir rhénan.

Démographie

Évolution historique

Évolution de la population de la Lorraine : Les chiffres indiqués ici jusqu'en 1866 incluent les communes des Vosges qui furent perdues en 1871 et sont aujourd'hui alsaciennes. Les chiffres de 1872 à 1911 incluent le département de la Moselle qui était allemand pendant cette période. L'évolution démographique de la Lorraine reflète en grande partie son histoire et celle de la France. Au début du , la population est essentiellement rurale, la natalité est élevée, la mortalité est moins élevée qu'au cours des siècles précédents, et la population augmente régulièrement. Le milieu du siècle marque un grand tournant. C'est le début de la révolution industrielle, dont le premier effet est l'exode rural. Les campagnes lorraines commencent donc à se dépeupler très fortement, comme partout en France. Mais rapidement, le développement industriel attire la population vers les centres urbains. Leur croissance, en Lorraine, va compenser les pertes du monde rural, et pendant plus d'un siècle la population va continuer à augmenter, en même temps qu'elle s'urbanise de plus en plus. Cette croissance aura cependant quelques accidents liés à l'histoire. En 1871, de nombreux habitants des régions annexées par l'Allemagne choisissent de rester en France. Certains s'installent dans la partie de la Lorraine restée française, mais beaucoup quittent aussi la région, pour aller vers la région parisienne ou l'Algérie par exemple. Pendant la Première Guerre mondiale, la Lorraine souffre énormément. Les morts de la guerre et le déficit des naissances pendant 4 ans diminuent fortement le nombre des habitants. Il faut y ajouter le départ d'un certain nombre d'Allemands qui s'étaient installés en Moselle entre 1871 et 1918, et qui préfèrent retourner vers d'autres régions allemandes. Le dynamisme est cependant rapidement de retour, dans l'euphorie des années folles. Mais avec la crise économique et démographique qui touche la France dans les années 1930, la population stagne à nouveau. La Seconde Guerre mondiale vient amplifier cette tendance, chassant temporairement de nombreux habitants. Après la fin de cette guerre, la reconstruction et le retour de certains habitants ravivent à nouveau la croissance de la région, qui va se poursuivre pendant les Trente glorieuses. Mais dans les années 1970, la crise revient. Les principales activités, l'exploitation minière et les industries lourdes qui en dérivent, sont durement frappées. Les centres urbains les plus industriels se dépeuplent, les campagnes continuent à stagner comme auparavant, et la région perd des habitants malgré sa forte natalité. Dans les années 1990, les effets de diverses reconversions industrielles réussies dans la région commencent à se faire sentir démographiquement. Les villes qui ont retrouvé d'autres activités attirent à nouveau des habitants, et dans l'ensemble la Lorraine a réussi à stabiliser sa population. La situation reste cependant très inégale. L'essentiel de la croissance démographique est désormais concentrée sur le sillon mosellan (Thionville, Metz, Toul, Nancy, Épinal), alors que le bassin minier (Longwy, Forbach), toute la partie ouest de la région (Meuse) et les hautes vallées vosgiennes sont encore en forte régression.

Répartition géographique

Aujourd'hui près des trois quarts de la population sont domiciliés dans les départements de Meurthe-et-Moselle et de la Moselle qui ont gagné 14 000 habitants entre 1990 et 1999 (+0,8%) pendant que les Vosges et la Meuse en perdaient 9 000 (-1,6%). La population est urbaine à 72,5% (46% dans la Meuse, 77% en Meurthe-et-Moselle), et 40% des Lorrains vivent sur 5% du territoire (agglomérations de Nancy, Metz, Thionville et Forbach). L'étalement urbain progresse aussi régulièrement: jusqu'au recensement de 1990, l'INSEE définissait autour d'Hagondange et de Briey une agglomération de plus de 100 000 habitants, mais celle-ci est maintenant entièrement incluse dans l'agglomération voisine de Metz, désormais la plus étendue de la région. Agglomérations de plus de 15 000 habitants: Chiffres de population totale (avec doubles comptes) pour les communes, de population sans doubles comptes pour les agglomérations et aires urbaines. Recensement de 1999. De nombreuses agglomérations débordent des frontières, en Allemagne (Forbach avec Sarrebruck, Sarreguemines, Saint-Avold) ou au Luxembourg (Villerupt avec Esch-sur-Alzette). L'agglomération de Longwy s'étend même sur trois pays, la France, le Luxembourg et la Belgique.

Relief

Le relief, de pente moyenne ascendante vers l'est, est formé d'une alternance de vallées et plateaux séparés par des cuestas (reliefs de côtes) de direction sud-nord. Partant de l'ouest, on distingue successivement: l'Argonne, les côtes de Bar, les côtes de Meuse et enfin les côtes de Moselle qui dépassent les 450 m d'altitude. Entre Côtes de Meuse et Côtes de Moselle s'étend la fertile plaine de la Woëvre large de 25 à 30 km. La Moselle coule vers le nord dans une plaine argileuse. Au nord-est de la région, le plateau lorrain présente un aspect uniforme, avec les vallées de la Seille, de la Nied et de la Sarre. Au sud la topographie s'élève de la Vôge vers les Vosges, vieux massif de l'ère tertiaire culminant en Alsace au Grand Ballon (1 424 m). Le point le plus élevé de Lorraine se situe au Hohneck (1 362 m). Les Vosges gréseuses du nord, sont plus basses que les Vosges cristallines au sud.

Sous-sol

Il est formé de roches sédimentaires (calcaire, grès et marnes) sauf dans le massif des Vosges (granite). Géologiquement, la Lorraine forme la limite orientale du bassin parisien. Il a fourni au cours de l'histoire de nombreuses ressources naturelles :
- sel gemme ;
- métaux (argent, plomb et cuivre sont exploités jusqu'au XVIII siècle) ;
- gypse ;
- houille ;
- minerais de fer (minette). Suite au plissement de terrain provoqué par la création du massif des Vosges, les différentes couches sédimentaires affleurent à la surface, entraînant des sols de natures très diverses.

Climat

Le climat lorrain est océanique dégradé à influence continentale. Les saisons sont contrastées et bien marquées mais en fonction des vents dominants peuvent se succéder du jour au lendemain des périodes de précipitations (influence océanique) ou de forte amplitude thermique (influence continentale). Par exemple pour la ville de Nancy : la température moyenne au mois de janvier est de 1,2 °C (Nice 12,5 °C, Brest 6,3 °C) tandis qu'elle atteint 18,3 °C en juillet (Nice 26,6 °C, Brest 16,2 °C). Les précipitations sont dans la moyenne nationale: 740 mm/an sur 163 jours (Nice 767 mm -88 j Brest 1178 mm-211 j). Le massif des Vosges est beaucoup plus humide (1780 mm/an à Gérardmer), ce qui provoque un fort enneigement en hiver. La Lorraine est réputée pour la rigueur de son climat et pour ses brouillards assez fréquents. Pourtant cette mauvaise réputation est fortement exagérée, elle est probablement due à l'hiver 1939-1940 qui fut exceptionnel, alors qu'un grand nombre de soldats français étaient en garnison sur les fortifications de la ligne Maginot. Il permet pourtant la culture de la vigne (vins des côtes de Toul) et des arbres fruitiers (la mirabelle est une spécialité régionale). À noter que cette dernière pourrait être en régression dans la région en raison du changement climatique.

Hydrologie

Cours d'eau

Deux grands cours d'eau : la Meuse et la Moselle, avec leurs principaux affluents (Seille, Meurthe, Sarre...), drainent la quasi totalité du bassin versant de la région. La Saône prend sa source dans le sud des Vosges à Vioménil. À l'est, la Zorn est un affluent direct du Rhin et dans la région de Bar-le-Duc, l'Ornain se jette dans la Marne. La Lorraine forme donc la limite occidentale du bassin versant du Rhin. Il existe de nombreux canaux pour permettre la navigation fluviale. L'un des plus importants est le canal de la Marne au Rhin, qui dispose d'un ouvrage particulièrement remarquable, le Plan incliné de Saint-Louis-Arzviller (écluse mobile se déplaçant sur une pente grâce à un système de contrepoids, et qui a remplacé 17 écluses classiques). Au total, la région compte 700 km de voies navigables et trois grands ports fluviaux à Frouard (Nord de Nancy), Metz et Thionville.

Plans d'eau

La Lorraine comporte de nombreux plans d'eau, presque tous artificiels hormis quelques lacs vosgiens. Ils ont été créés pour la pisciculture par des moines au Moyen Âge, ou sont les conséquences d'exploitations de carrières. La grande majorité de ces plans d'eau sont situés dans la plaine de Woëvre (département de la Meuse), dans la vallée des lacs (département des Vosges) et dans le pays des étangs (sud-est de la Moselle). Ils font partie des zones humides les plus riches du territoire français. Ainsi l'étang de Lindre accueille environ 230 des 500 espèces européennes d'oiseaux.
Les plus importants sont le lac de Gérardmer (115 ha), le lac de Madine (1 100 ha), l'étang de Gondrexange (700 ha), les lacs de Pierre-Percée (280 ha), l'étang du Stock (720 ha), l'étang de Lindre (620 ha).

Eaux minérales

La région est également riche en eaux minérales dont de nombreuses sources font l'objet d'une exploitation commerciale. C'est ainsi le cas des sources de Vittel (Grande source et Hépar) ou de Contrexéville. Par ailleurs, Plombières-les-Bains est réputée depuis l'époque gallo-romaine pour les vertus curatives de sa source.

Végétation

Le défrichage ayant été limité au XIX siècle pour des raisons militaires, la forêt recouvre 34% de la région et place ainsi la Lorraine dans les régions les plus boisées de France. Du fait de l'exploitation minière et de l'industrialisation qui l'a accompagnée, l'exode rural a été plus précoce en Lorraine que dans le reste de la France. On peut globalement distinguer six grandes zones agricoles :
- les hautes Vosges : agriculture de type pastorale liée à la fabrication du munster et du géromé et au tourisme vert (nombreuses fermes auberges).
- les Vosges gréseuses : sylviculture
- le plateau lorrain oriental : région très rurale, on y trouve de nombreux villages-rues typiquement lorrains. Les exploitations dépassent généralement 100 ha. On y pratique l'élevage (laitier pour les fermes les plus petites) et la céréaliculture.
- le plateau lorrain occidental : situé entre la Moselle et l'Argonne, il est essentiellement une terre de labours. La population est très peu dense, cette zone fait partie du désert français.
- la côte de Moselle : fort déclin agricole dans cette région au sol fertile et aux conditions climatiques très favorable.
- les côtes de Meuse : développement de la viticulture et de l'arboriculture.

Articles connexes


- Lorraine
  - Histoire de la Lorraine
  - Économie de la Lorraine
  - Culture de la Lorraine


Wallonie


- Wallonie
Catégorie:Belgique Catégorie:Histoire de Belgique Wallonie Géographie Europe Belgique Régions de Belgique La Wallonie est une des trois régions de la Belgique fédérale. Elle comprend l'essentiel de la population francophone du pays (sauf celle de Bruxelles) ainsi que la petite Communauté germanophone.

Géographie

Population et superficie

Avec ses 16 844 km², la Wallonie occupe plus de la moitié du territoire de la Belgique, dans la partie sud du pays. Elle inclut les provinces du Brabant wallon, du Hainaut, de Liège, du Luxembourg et de Namur. Les villes principales sont Liège, Charleroi, Mons, Namur, Tournai et Verviers. On retrouvera le nom de toutes ses anciennes et nouvelles localités dans la liste de ses communes belges fusionnées. La Wallonie n'a pas d'accès direct à la mer. Sa population, relativement dense, est de 3 300 000 habitants et représente un tiers des habitants du pays. Le français est la langue pratiquée par la grande majorité de la population, sauf dans les Cantons de l'Est où existe une minorité germanophone d'environ 71 000 personnes. Il existe aussi des facilités linguistiques en néerlandais dans quelques communes proches de la frontière linguistique avec la Région flamande. Le wallon (ou plutôt les dialectes wallons) et le picard ont été les langues prédominantes du peuple wallon jusqu'au début du , mais depuis ces parlers régionaux sont en régression constante.

Les 262 communes wallonnes


- Liste des communes de Wallonie

Histoire

Avant 1830

Après la conquête romaine de la Gaule belgique par Jules César, certains de ses habitants celtes deviennent gallo-romains et sont appelés les « Walha » par leurs voisins germaniques : de là dériverait le mot « wallon ». C'est ici que se situe désormais la frontière entre monde latin et germanique. Au cours des siècles suivants, les territoires wallons seront intégrés aux empires romain, puis carolingien, avant de se fragmenter progressivement en principautés rivales. Au , ils se retrouvent incorporés au Duché de Bourgogne. Par la suite, ils font partie des Pays-Bas espagnols puis autrichiens jusqu'à la fin du , sauf la Principauté de Liège qui redevient autonome. Le rassemblement des territoires wallons aura lieu lors de l'annexion à la République française puis à l'empire napoléonien jusqu'en 1815 auxquels succéderont le royaume des Pays-Bas..

Depuis 1830

Après l'indépendance en 1830, la Belgique devient un royaume unitaire avec une domination de fait des francophones sur les Flamands. Le terme « Wallonie » est créé par Charles-Joseph Grandgagnage en 1844. La notion de Wallonie gagne en popularité vers la fin du comme réponse face à la montée en puissance de la Flandre. En 1932, une loi linguistique affirme l'unilinguisme des régions flamande et wallonne (et le bilinguisme de Bruxelles). D'autres lois linguistiques suivront dans les années 1962-63. 1968 marque un sommet des tensions communautaires : les étudiants et professeurs wallons doivent quitter l'université flamande de Louvain sous les cris de « Walen buiten !» (les Wallons dehors !). La Région wallonne actuelle naît officiellement en 1980 avec la réforme de l'État et les débuts du fédéralisme.

Institutions

Cadre institutionnel

Depuis le 23 avril 1993, la Belgique est devenue un État fédéral qui se compose de trois États (appelés Régions dans la constitution belge) : la Région wallonne, la Région flamande et la Région de Bruxelles-Capitale et de trois communautés (française, flamande et germanophone). La Région wallonne possède son gouvernement. Ses neuf membres sont responsables devant un organe législatif élu au suffrage universel : le Parlement wallon. Ces institutions ont instauré Namur capitale de la Wallonie. C'est donc dans cette ville que bat le cœur politique et administratif de la région. Le fédéralisme belge est bâti sur le concept d'équipollence des normes, c’est-à-dire que le niveau de pouvoir fédéral (belge) n'a aucune préséance par rapport aux entités fédérées. Une loi votée au parlement wallon ne peut ainsi pas être contredite par une loi belge. De plus, comme les compétences des entités fédérées leurs sont exclusives (sur leur territoire), une même compétence ne peut pas être détenue à la fois par les entités fédérées et par l'État belge. Le fédéralisme belge prévoit que l'exclusivité interne des compétences se continue de façon externe, les États-régions ont ainsi la possibilité de signer souverainement des accords internationaux pour les domaines de leur compétences (comme en 2004 le traité entre la Wallonie et la France sur l'aménagement des cours d'eau). Cette faculté de pouvoir gérer les relations extérieures est fort inhabituelle, et certains pays ont du mal à appréhender cette réalité ; dans ce cas, les rélations se font officiellement au nom de la Belgique, mais le pouvoir décisionnel est en fait aux mains des États-Régions, qui se concertent entre eux pour avoir un avis commun ; c'est ainsi que cela se passe par exemple pour les conseils des ministres européens, lorsque le conseil des ministres porte sur une matière qui est compétence des États-Régions, ce sont les ministres des gouvernements wallon, flamand ou bruxellois, qui y assistent, ou même président le conseil, au nom de la Belgique, et non un ministre du gouvernement belge.

Le Parlement

Le Parlement wallon, appelé aussi Conseil Régional wallon dans la Constitution belge, est composé de 75 députés. Les 75 parlementaires wallons composent également avec 19 parlementaires bruxellois francophones le Parlement de la Communauté française. Composition du Parlement pour la législature 2004-2009 :
- Parti socialiste : 34 sièges
- Mouvement réformateur : 20 sièges
- Centre démocrate humaniste : 14 sièges
- Front national : 4 sièges
- Ecolo : 3 sièges Le président actuel du Parlement est José Happart (PS).

Le gouvernement

Composition du gouvernement suite aux élections régionales de juin 2004:
- Elio Di Rupo, Ministre-Président, siégeant à l'Élysette
- André Antoine, Ministre du Logement, des Transports et du Développement territorial
- Michel Daerden, Ministre du Budget, des Finances, de l'Equipement et du Patrimoine
- Marie Arena, Ministre de la Formation
- Philippe Courard, Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique
- Marie-Dominique Simonet, Ministre de la Recherche, des Technologies nouvelles et des Relations extérieures
- Jean-Claude Marcourt, Ministre de l'Économie et de l'Emploi
- Christiane Vienne, Ministre de la Santé, de l'Action sociale et de l'Egalité des chances
- Benoit Lutgen, Ministre de l'Agriculture, de la Ruralité, de l'Environnement et du Tourisme

Les emblèmes de la Wallonie

right
- son drapeau : d'or au coq de gueules, dessiné par Pierre Paulus
- son hymne : le chant des Wallons
- sa fête : le 3 dimanche de septembre

Compétences de la Région wallonne

La Région wallonne maîtrise intégralement des compétences qui lui ont été transférées par l'État fédéral. Ces compétences s'exercent dans les matières suivantes : la politique économique et l'emploi, le commerce extérieur, le tourisme, la recherche scientifique appliquée, les transports et les travaux publics, le logement et l'aménagement du territoire, l'environnement et l'agriculture, l'énergie et l'eau, les pouvoirs subordonnés ainsi que les relations extérieures dans les matières précitées.

Les sièges des institutions


- Namur : Capitale régionale (siège du Parlement wallon)
- Liège : Siège des institutions économiques
- Verviers : "Capitale wallonne de l'eau"
- Charleroi : Siège des institutions sociales (notamment le Forem)
- De plus, à Bruxelles, se trouve le siège de l'Agence wallonne à l'Exportation et aux Investissements étrangers (Awex) et la Division des Relations internationales (DRI), pratiquement fusionnée avec le Commissariat général aux Relations internationales de la Communauté française (CGRI).

Économie

Histoire

L'industrie lourde wallonne (mines, sidérurgie, métallurgie, verrerie, ...) a connu un très fort développement au , surtout dans les bassins de Liège et Charleroi. La Belgique est alors la première nation industrielle du continent. Cependant un déclin irrémédiable s'amorce dans la première partie du . Les premières fermetures de mines en 1958 et plus tard la crise de la sidérurgie ont entraîné de douloureuses restructurations pour la Wallonie. La situation est aujourd'hui stabilisée et la Wallonie cherche un nouveau dynamisme en tirant parti de sa position au cœur de l'Europe et en misant sur les nouvelles technologies.

Répartition de l'activité


- Agriculture, sylviculture, pêche : 1,8 %
- Industrie, énergie et bâtiments : 27,4 %
- Services : 70,8 % (chiffres 2001).

Statistiques économiques


- PIB : 61 582 millions euros (2002)
- PIB/habitant : 76,8 % de la moyenne des régions européennes (UE à 15 membres, 2004, PPA).
- Taux de chômage : 18,7 % (2005, méthode de calcul IWEPS)
- Taux de chômage : 11,4 %, moyenne européenne 8,2 % (2004, UE-15, méthode de calcul Eurostat)

Culture

Rappelons que les matières culturelles sont de la compétence de la Communauté française.

Patrimoine

Le patrimoine wallon couvre une période historique très large, depuis l'occupation au néolithique en passant par l'émergence des villes indépendantes au Moyen Âge jusqu'aux témoignages récents de la puissance industrielle des et s.
- Sites wallons figurant sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco
  - Les quatre ascenseurs à bateaux du Canal du Centre et leur site, La Louvière et Le Rœulx (Hainaut).
  - Beffrois de six villes wallonnes (Binche, Charleroi, Mons, Namur, Thuin, Tournai).
  - Cathédrale Notre-Dame de Tournai.
  - Les minières néolithiques de silex de Spiennes (Mons).
- Autres sites
  - Château fort de Bouillon
  - Palais des Princes-Évêques et Place Saint-Lambert à Liège
  - Domaine de Beloeil (château des princes de Ligne et jardins)
  - Grand-Hornu (ancien complexe industriel et arts contemporains)
  - Jardins d'Annevoie
  - Grottes de Han-sur-Lesse
  - Grottes de Remouchamps avec le plus long parcours souterrain navigable d'Europe
  - Abbaye d'Orval
  - Lion de Waterloo et son champ de bataille
  - Ruines de l'Abbaye de Villers-la-Ville
  - Durbuy-sur-Ourthe, la plus petite ville du monde.
  - Redu, village du Livre et de l'Euro Space Center
  - Torgny, le village le plus méridional de Belgique, connu pour la culture de la vigne
  - Dinant, sa citadelle, son rocher Bayard et la haute Meuse dinantaise (Rochers de Freÿr, Hastière...)
  - Vallée de la Semois et ses nombreux panoramas d'intérêt paysager (Rochehaut et sa vue sur Bohan, le Tombeau du Géant,...)
  - Lacs de barrages : l'Eau-d'Heure (Hainaut et Namur), Robertville (Liège), Eupen (Liège), Bütchenbach (Liège) et Warfaz (Liège)
- Châteaux
  - La Wallonie compte environ 1900 châteaux ! Les plus connus sont ceux d'Annevoie, de Beloeil, de Chimay, de Freÿr, de Jehay, de La Hulpe, de Lavaux-Sainte-Anne, de Modave, etc.
- Régions paysagères
  - Ardenne
  - Calestienne
  - Condroz
  - Fagnes
  - Gaume
  - Hautes Fagnes
  - Hesbaye
  - Pays de Herve

Musique


- Musique classique
  - André Grétry
  - César Franck
  - Adolphe Sax, inventeur du saxophone
  - Opéra royal de Wallonie
  - Orchestre Philharmonique de Liège
  - Orchestre royal de Chambre de Wallonie
  - Pierre Bartholomée, chef d'orchestre et compositeur
- Musiques actuelles
  - Sttellla
  - Pierre Rapsat
  - Maurane
  - William Dunker, chanteur de blues en wallon
  - Festival des Francofolies de Spa
  - Steve Houben, saxophoniste et flûtiste de jazz
  - Luc Pilartz, violoneux et cornemuseux
  - Didier Laloy, accordéoniste diatonique, membre du groupe Urban Trad
  - Philippe Lafontaine, chanteur
  - Jeff Bodart, chanteur
  - Alec Mansion, auteur-compositeur-interprète
  - Jo Lemaire, chanteuse
  - Sandra Kim, gagnante belge du Concours Eurovision de la Chanson en 1986 avec le titre J'aime j'aime la vie
  - et bien d'autres... (à suivre)

Danse


- Charleroi/Danses, Centre chorégraphique de la Communauté française

Théâtre


- Théâtre de la Place à Liège
- Théâtre de l'Ancre à Charleroi
- Théâtre royal de Namur
- Théâtre royal de Mons

Peinture


- Roger de La Pasture
- Félicien Rops
- René Magritte
- Paul Delvaux
- Jean-Michel Folon

Cinéma

Le cinéma wallon existe surtout au travers de talents individuels qui finissent par être absorbés par le cinéma français. Les films wallons sont souvent caractérisés par le réalisme social, comme les films des frères Dardenne (La Promesse, Rosetta (Palme d'Or à Cannes), Le Fils, L'Enfant, également Palme d'Or à Cannes en 2005) ou Les Convoyeurs attendent de Benoît Mariage. On peut aussi citer le côté complètement décalé de C'est arrivé près de chez vous de Rémy Belvaux et André Bonzel (1992).
- Réalisateurs
  - André Delvaux
  - Alain Berliner
  - Gérard Corbiau
  - Jean-Pierre et Luc Dardenne
  - Benoît Mariage
  - Henri Storck
  - Jaco Van Dormael
  - etc.
- Acteurs et actrices
  - Émilie Dequenne
  - Cécile de France
  - Marie Gillain
  - Natacha Régnier
  - Olivier Gourmet
  - Benoît Poelvoorde
  - Jean-Claude Drouot
  - Jérémie Rénier
  - Bouli Lanners
  - Yolande Moreau
  - Alexandra Vandernoot
  - Bernard Yerlès
  - etc.

Littérature


- Georges Simenon
- Arthur Masson
- Henri Michaux
- Marguerite Yourcenar
- Amélie Nothomb
- Charles Plisnier
- Marcel Thiry
- Achille Chavée
- Madeleine Bourdouxhe
- Caroline Lamarche
- Bernard Tirtiaux
- Henri Vernes

Bande dessinée

La Wallonie a joué un rôle majeur dans l'évolution de la bande dessinée belge et internationale dans les années 40-50. On parle d'« école de Marcinelle » (où étaient établies les éditions Dupuis) pour désigner ce mouvement. Beaucoup de dessinateurs de talent wallons mais plus largement belges ou français ont commencé leur carrière dans l'hebdomadaire « Spirou » (Dupuis) qui paraît en Belgique depuis 1938.
- Auteurs et personnages
  - André Franquin : Gaston Lagaffe, Marsupilami, Spirou
  - Peyo : Les Schtroumpfs
  - Morris : Lucky Luke
  - Jean-Claude Servais
  - Hergé : Tintin
  - Philippe Geluck : Le Chat
- Maisons d'édition
  - Casterman
  - Dupuis

Artisanat


- Cristalleries du Val-Saint-Lambert
- Dinanderie (travail du cuivre) à Dinant
- Dentelle au point de Binche
- Grès de La Roche-en-Ardenne
- Poterie de Bouffioux

Traditions et Folklore


- Le Carnaval de Binche et ses Gilles, classé par l'Unesco comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité.
- Les carnavals dans les Cantons de l'Est (Malmedy, Eupen, La Calamine,...)
- Les Marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse
- La Ducasse de Mons
- Les défiles de Géants lors des carnavals
- La Fête du 15 août en Outremeuse à Liège
- Les Échasseurs de Namur

Gastronomie


- Les produits du terroir
  - Bières trappistes de Chimay, Rochefort et Orval.
  - Bières d'abbayes et les bières locales.
  - Alcools : pékèt, genièvre, cidre du Pays de Herve, maitrank ou boisson de mai (apéritif typique du Pays d'Arlon, préparé à partir de l'aspérule odorante, une plante qui pousse dans les sous-bois de la région arlonnaise)
  - Bœuf de race Blanc-bleu belge
  - Jambon et saucisson d'Ardenne
  - Fromages (trappistes, d'abbaye,...)
  - Boudin et de Liège
- Les spécialités culinaires
  - Tarte al d'jote à Nivelles
  - Lapin du lundi parjuré à Tournai
  - Gaufre de Liège
  - Cramique
  - Sirop de Liège
  - Boulet à la liégeoise
  - Salade liégeoise
  - Fromage de Herve
  - Tarte au riz
  - Cougnous d'Andenne
  - Flamiche de Dinant
  - Avisance de Namur
  - Escavèche dans la région de Chimay
  - Pâté gaumais
  - Touffaye gaumaise
  - Tarte au stofé de Wavre
  - Macarons de Beaumont
  - Baisers de Malmedy

Wallons célèbres et personnalités


- Liste des Wallons célèbres

Voir aussi


- Répartition des compétences dans la Belgique fédérale

Liens externes


- [http://www.wallonie.be/ Site du gouvernement wallon]
- [http://www.uvcw.be/ Site de l’Union des Villes et Communes de Wallonie asbl.]
- La région wallonne sur Wikinations.be
- http://wa.wikipedia.org

Allemagne

L'Allemagne (nom officiel en français : République fédérale d'Allemagne) est un pays d'Europe, membre du Conseil de l'Europe (1951), de l'OCDE, de l'Union de l'Europe Occidentale (1954), de l'OTAN (1955), de l'Union européenne (1958), de l'ONU (1973), de l'OSCE et de la zone euro.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Allemagne Même si l'allemand et le sentiment national germanique datent de plusieurs siècles, le territoire connu maintenant comme l'Allemagne ne fut créé qu'en 1871, lorsque la Confédération de l'Allemagne du Nord, alors dominée par la Prusse, et les États du sud (le grand-duché de Bade, les royaumes de Wurttemberg et Bavière) devinrent l'Empire allemand. L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, le Kaiser dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut jugée responsable de la guerre. Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permirent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accéder au pouvoir en 1933. Aussitôt, Hitler élimina toute opposition et prit le contrôle absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devint officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d'Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1 septembre 1939. L'Allemagne domina le début du conflit. Elle conquit une grande partie de l'Europe, de l'URSS, de l'Afrique du Nord. Mais en 1942-1943, la guerre tourna au profit des pays alliés : le Royaume-Uni, les États-Unis, l'URSS qui écrasèrent finalement les armées de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicida. 1945 Dévastée par la guerre, l'Allemagne et Berlin furent divisés en quatre secteurs, chacun étant contrôlé par une des nations vainqueurs (y compris la France). L'Allemagne fut finalement divisée en deux parties durant toute la guerre froide : la RFA (République fédérale d'Allemagne) à l'ouest et la RDA (République démocratique allemande) à l'est. Les territoires plus à l'est furent intégrés à la Pologne et à l'URSS. L'Allemagne de l'Ouest retrouva la croissance économique bien plus vite que l'Allemagne de l'Est. À la chute du mur de Berlin, symbole de la réunification de l'Allemagne, en novembre 1989, les deux pays ne possédaient pas du tout le même niveau économique. Cette différence se ressent aujourd'hui encore et l'Est reste plus pauvre que l'Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d'importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union européenne.

Géographie

Union européenne Article détaillé : Géographie de l'Allemagne Superficie : 357 005 km²
Frontières terrestres : 3 618 km (Autriche 784 km ; Tchéquie 646 km ; Pays-Bas 577 km ; Pologne 456 km ; France 451 km; Suisse 334 km ; Belgique 167 km ; Luxembourg 135 km ; Danemark 68 km)
Littoral : 2 389 km
Extrémités d'altitude : - 2 m > 2 962 m (la Zugspitze) Voir aussi:
- Liste des îles d'Allemagne
- Villes d'Allemagne

Économie

Article détaillé : Économie de l'Allemagne L'Allemagne enregistre le plus grand PIB de l'Union européenne. La Commission européenne lui a reproché à plusieurs reprises le dépassement des 3 % de déficit autorisé par le Traité de Maastricht. Le taux de chômage est de 11.5 % en novembre 2005 (11 % janvier 2004, 12.1 % en janvier 2005) et le nombre de chômeurs s'élève à plus de 5 millions. Avant la mise en place de l'euro le 1er janvier 1999, l'unité monétaire allemande était le Deutsche Mark.

Démographie

Deutsche Mark Article détaillé : Démographie de l'Allemagne Le pays une fois réuni est devenu démographiquement la nation la plus importante de l'Union européenne. Cependant, sa population vieillit et décroît naturellement, et seule l'immigration empêche une baisse de la population. Population : 83 029 536 habitants (en 2001). 0-14 ans : 15,57 % ; 15-64 ans : 67,82 %; + 65 ans : 16,61 %
Densité : 232 hab./km²
Espérance de vie des hommes : 75 ans (en 2000)
Espérance de vie des femmes : 81,1 ans (en 2000)
Taux de croissance de la pop. : 2,7 ‰ (en 1997)
Taux de natalité : 9,16 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité : 10,42 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité infantile : 4,71 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 1,4 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : 4 ‰ (en 2001)
Personnes d'origine musulmane : 3,2 millions dont 2,5 millions sont turcs (2004)

Culture

Article détaillé : Culture de l'Allemagne L'Allemagne est la terre natale de compositeurs tels Beethoven, Bach, Brahms, Schumann, Wagner ou Carl Orff; de poètes tels Goethe, Schiller et Heine ; de philosophes tels Kant, Hegel, Karl Marx et Nietzsche, théologiens tels Luther et Bonhoeffer, d'écrivains tels Hermann Hesse, Thomas Mann et Grass ; de scientifiques tels Einstein, Born, Planck, Heisenberg, Hertz et Bunsen; et d'ingénieurs tels Otto, Daimler, Benz, Diesel et Linde.
- Langues régionales d'Allemagne
- Fêtes et jours fériés d'Allemagne
- Hymne national : Das Lied der Deutschen Les grandes organisations du culte en Allemagne sont la Evangelische Kirche in Deutschland et l'Église catholique romaine. La troisième organistion du culte est l'église orthodoxe grecque. L'église orthodoxe serbe est la sixième organisation du culte en Allemagne. La quatrième organisation du culte en Allemagne est l'Église apostolique arménienne. Plus connus sont les Témoins de Jéhovah, qui sont en 5 place.
- Liens vers des statistiques sur les religions en Allemagne: [http://www.remid.de]

Divers

Lignes de téléphone : 150,2 millions (en 1997)
Téléphones portables : 65 millions (en 2005)
Postes de radio : 77,8 millions (en 1997)
Postes de télévision : 51,4 millions (en 1998)
Utilisateurs d'Internet : 25 millions (en 2005)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 123 (en 2000)
Routes : 656 140 km (dont 650 891 km goudronnés) (en 1998)
Voies ferrées : 40 826 km (en 1998)
Voies navigables : 7 500 km
Nombre d'aéroports : 613 (dont 322 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

Voir aussi

Articles connexes


- Liste des noms français de toponymes allemands
- Gouvernement Angela Merkel(2)
- Liste d'Allemands célèbres
- Liste des quotidiens allemands
- Luftwaffe (Aviation militaire allemande)
- La naissance du nationalisme allemand en Prusse au début du XIXème siècle

Liens externes


- [http://lallemagneexpliquee.free.fr/ L'Allemagne expliquée : un site qui explique l'Allemagne, sa culture, ses traditions et les coutumes aux français]
- [http://www.bund.de/ Portail de l'administration allemande]
- [http://www.backinjob.de Travail en Allemagne]
- [http://www.amb-allemagne.fr/ Ambassade d'Allemagne en France]
- [http://www.deutschland.de/home.php?lang=3 Portail officiel culturel (en français)]
- [http://www.stadtpanoramen.de/ Des villes en images panoramiques]
- [http://fr.jurispedia.org/index.php/Allemagne Le droit allemand sur Jurispedia]
- [http://dw-world.de/ Deutsche Welle]
- [http://www.campus-germany.de/french Études et recherche en Allemagne]
- [http://www.dwellan.biz/documents/tourisme-en-allemagne.html Le tourisme en Allemagne]
- , [http://katalogdeutsch.net Katalog Deutsch] Annuaire de ressources pour l'Allemagne et la langue allemande]
-
als:Deutschland fiu-vro:S'aksamaa ja:ドイツ ko:독일 ms:Jerman roa-rup:Ghirmânii simple:Germany th:สหพันธ์สาธารณรัฐเยอรมนี zh-min-nan:Tek-kok

Sarre (Land)

:Cet article traite du Land allemand. Pour la commune italienne, voir Sarre (Vallée d'Aoste). ---- La Sarre (Saarland en allemand) est l'un des Länder allemands composant l'Allemagne. Capitale : Sarrebruck. Population: 1,1 million
Superficie: 2 570 km² Elle est bordée par le Luxembourg, la Rhénanie-Palatinat (Rheinland-Pfalz) et la Lorraine. Ces quatre entités sont d'ailleurs associées, avec la Wallonie et les communautés francophone et germanophone de Belgique, au sein de la « Grande Région », appelée aussi « Saar-Lor-Lux », afin de favoriser la coopération transfrontalière.

Histoire

La Sarre est une des rares régions d'Allemagne à avoir fait partie de l'Empire romain, comme en témoignent les nombreuses villa retrouvées sur son territoire. Elle bénéficia sans doute de la proximité de la résidence impériale de Trèves (Trier), aujourd'hui en Rhénanie-Palatinat. Au Moyen Âge, le territoire est morcelé en petites seigneuries, dont la plus importante est celle des comtes, puis princes de Nassau-Sarrebruck. Au , la Guerre de Trente Ans dévaste la région, d'autant plus que des « guerres de réunion » avec la France la prolonge. De 1680 à 1697, la Sarre devient française. Au , on commence à exploiter de manière intensive ce qui fera la richesse de la Sarre moderne: le charbon et le minerai de fer. Le développement économique permet aux princes de Nassau de doter Sarrebruck de somptueux monuments baroques, dus pour l'essentiel à l'architecte Stengel. En 1793, les armées révolutionnaires envahissent la principauté. La Sarre deviendra un département français de 1798 à 1815 avec Trèves pour préfecture. Le congrès de Vienne la donne alors à la Prusse. Après la Première Guerre mondiale, le traité de Versailles de 1919 accorda à la France la propriété des mines de charbon et à la Société des Nations le mandat de l'administrer, jusqu'au référendum plébiscite du 13 janvier 1935 qui dégagea une énorme majorité en faveur du rattachement à l'Allemagne. Après la Seconde Guerre mondiale, les Français occupent à nouveau la Sarre dans le cadre de leur zone d'occupation française. Les premières élections libres des conseils municipaux se déroulent le 15 septembre 1946, la formation de partis politiques étant autorisée par les autorités militaires françaises. Le 15 décembre 1947 les conseillers adoptent une constitution sarroise. La région devient de droit un véritable état doté d’une souveraineté propre, mais amené à se rapprocher des intérêts français. L'indépendance du territoire est reconnue au sein des instances internationales. Ainsi la FIFA permet à la Sarre, en tant que nation indépendante, d'affronter en 1953 l'équipe nationale d'Allemagne dans le cadre des qualifications pour la coupe du monde de football de 1954. Le statut spécial de la Sarre permet d'autres opportunités légales : ainsi depuis 1954 à Felsberg, les antennes de l'émetteur radio Europe 1 (183 kHz) se dressent sur les hauteurs du village. Dans le cadre des discussions entre les états européens et la création des premières instances européennes, la France et l'Allemagne divergent d'opinion quant à l'avenir de la Sarre. la France souhaite que la Sarre, qui bénéficie d'un gouvernement régional doté d'une autonomie politique, demeure néanmoins sous la tutelle économique et militaire française. L'Allemagne souhaite au contraire la fin du statut spécial de la Sarre et sa réincorporation au sein de la nouvelle République fédérale d'Allemagne. Ces divergences aboutissent aux Accords de Paris du 23 octobre 1954 qui stipule la fin du régime d'occupation en Allemagne de l'Ouest et définit un règlement du problème de la Sarre. La région devra être dotée d'un statut européen dans le cadre élargi de l'Union de l'Europe occidentale qui vise à faire de la Sarre l'embryon central d'une future nation fédérée européenne. Les sarrois s'expriment à leur tour par référendum le 23 octobre 1955 en vue d'adopter ce nouveau statut, mais ceux-ci rejetent, par 67,7% des votants, cette proposition. C'est par les Accords de Luxembourg, signés par la France et la RFA le 27 octobre 1956, que le rattachement politique de la Sarre à l'Allemagne de l'Ouest est enteriné pour le 1er janvier 1957. Ces accords permettent de mettre fin à un vieux contentieux au sein des relations franco-allemandes.

Grandes villes de la Sarre


- Hombourg (Homburg)
- Neunkirchen
- Sarrebruck (Saarbrücken)
- Sarrelouis (Saarlouis), nommée ainsi en l'honneur de Louis XIV

Liste des Ministre-Présidents du Land de Sarre

(ou titre équivalent)
- 1945 - 1946 : Hans Neureuther
- 1946 - 1947 : Erwin Müller
- 1947 - 1955 : Johannes Hoffmann
- 1955 - 1956 : Heinrich Welsch
- 1956 - 1957 : Hubert Ney
- 1957 - 1959 : Egon Reinert
- 1959 - 1979 : Franz Josef Röder
- 1979 : Werner Klumpp
- 1979 - 1985 : Werner Zeyer
- 1985 - 1998 : Oskar Lafontaine (SPD)
- 1998 - 1999 : Reinhard Klimmt (SPD)
- depuis 1999 : Peter Müller (CDU)

Subdivisions

La Sarre est divisée en 6 districts (Landkreise) :
- Merzig-Wadern
- Neunkirchen
- Sarrebruck
- Sarrelouis
- Saarpfalz
- Saint-Wendel

Liens externes


- [http://www.saarland.de/ Site officiel du Land de Sarre]
- [http://www.saarbruecken.de Site officiel de la ville de Sarrebrück]. Sarre als:Saarland ja:ザールラント州 ko:자를란트 주 simple:Saarland

Rhénanie-Palatinat


-
Catégorie:Land d'Allemagne Le Land de Rhénanie-Palatinat (en allemand Rheinland-Pfalz) est l'un des 16 États fédérés composant l'Allemagne. Le jour de sa création est le 18 mai 1947 (Référendum sur le projet de la constitution). Il compte environ 4 050 000 habitants, dont 317 000 étrangers, sur une surface de 19 848 km². La densité s'élève donc à 203 habitants au km². Le Land est frontalier avec la Belgique, le Luxembourg et la France. Capitale : Mayence. Mayence est devenue capitale du Land en 1950 (de 1947 à 1950, Coblence était capitale provisoire). Le bassin qui porte son nom a la pluviométrie la plus basse de toute l'Allemagne. Ses cultures sont riches en légumes, fruits et vignes. La ville s'est industrialisée en électrotechnique, chimie, industries graphique, verre et vins. Elle est le siège du gouvernement du Land, de la 2 chaîne de télévision de la R.F.A., ainsi que d'une université, recréée après 1945.

Géographie

Au Nord-Ouest et au Nord la Rhénanie-Palatinat fait partie du Massif schisteux rhénan, qui prolonge l’Ardenne. Le Rhin et ses affluents (Moselle, Nahe et Lahn) la divisent en quatre partie : Eifel et Hunsrück sur la rive gauche ; Westerwald et Taunus, sur la rive droite. Les deux derniers plateaux ne se trouvent que partiellement en Rhénanie-Palatinat. Ces quatre plateaux, entre 400 et 820 m d’altitude, sont plutôt rudes, couverts de bois et beaucoup moins peuplés que les vallées. La Hesse rhénane (Rheinhessen) avec les villes de Bingen, Mayence et Worms est bornée à l’Ouest par la Nahe et par le Rhin au Nord et à l’Est. Plus au sud se trouvent le Palatinat, avec la montagne moyenne du Haardt, limité a sa droite par la plaine rhénane et au Sud par la Lauter et à l’Ouest par le Land de Sarre. Le Land de Rhénanie-Palatinat est divisé en 24 Landkreise (littéralement « cercles ») et en 12 kreisfreie Städte (littéralement « villes hors cercles »).

Les 24 Landkreise

Landkreis

Les 12 Villes cercles


- Coblence (Koblenz)
- Kaiserslautern
- Deux-Ponts (Zweibrücken)
- Frankenthal
- Landau
- Ludwigshafen
- Mayence (Mainz)
- Neustadt an der Weinstraße
- Pirmasens
- Spire (Speyer)
- Trèves (Trier)
- Worms

Autres villes


- Cochem
- Bingen
- Boppard
- Diethardt
- Idar-Oberstein
- Lahnstein
- Prüm
- St.Goar

Économie

Fin janvier 2005, le taux de chômage en Rhénanie-Palatinat s’élève à 9,4 % contre 7,4 % en mai 2004. Essentiellement formée de moyennes montagnes, cette région était jadis très pauvre concernant l'agriculture. Mais avec la restructuration agricole et l'industrialisation depuis 1945, elle a fait d'énormes progrès. L'Eifel, le massif le plus étendu, est formée de plusieurs éléments :
- des volcans quaternaires, situés à l'est aux abords du Rhin ;
- les pittoresques Maares, lacs occupant des dépressions volcaniques ;
- le tuf, épais de plusieurs mètres et intensivement exploité. Sur l'Eifel, on cultive (à taille réduite) des céréales, des cultures sarclées et fourragères. La vallée de la Moselle est réputée pour son vignoble. Les meilleurs crus se localisent dans la partie centrale. À l'est de la Moselle se trouve le Hunsrück qui est similaire à l'Eifel. L'industrie rurale y est plus répandue et l'influence protestante est plus forte. Le Westerwald forme l'essentiel du Land. Elle comporte : mines, bois, industrie et tourisme. Le Palatinat, en partie protestant, est la zone la plus industrialisée. Ludwigshafen est la ville industrielle (chimie) la plus importante du Land.

Personnalités

Ludwigshafen
- Hildegarde de Bingen, sainte, médecin, biologiste et compositrice de musique
- Clemens Brentano, écrivain
- Johannes Gutenberg, inventeur de l’imprimerie
- Helmut Kohl, chancelier
- Baudouin de Luxembourg, évêque Trèves
- Karl Marx, économiste, philosophe, expert en sciences politiques et journaliste
- Nicolas de Cues, évêque et ami du pape Pie II
- Nikolaus Otto, co-inventeur du moteur à combustion interne
- Carl Zuckmayer, écrivain
- Joseph Görres, journaliste

Liens externes


- [http://www.rheinland-pfalz.de/ Site officiel du Land de Rhénanie-Palatinat] (en français, anglais, allemand; cherchez le drapeau français pour la version française)
- [http://www.mainz.de/WGAPublisher/online/html/default/hpkr-5nvlmv.fr.0 Site officiel de la ville capitale de Rhénanie-Palatinat, Mayence] (en français, anglais, allemand) ja:ラインラント=プファルツ州 ko:라인란트팔츠 주 simple:Rhineland-Palatinate

Alsace

L'Alsace est une région française qui regroupe deux départements : le Bas-Rhin au nord et le Haut-Rhin au sud. Son chef-lieu est Strasbourg, qui est aussi sa plus grande ville, suivie par Mulhouse (pourtant au rang de sous-préfecture). C'est également une région historique qui comprenait en outre l'actuel Territoire de Belfort.

Géographie

Territoire de Belfort Territoire de Belfort L'Alsace couvre une surface de 8 280 km² (190 km de long sur 50 km de large soit 1,5 % de la superficie de la France), ce qui en fait la plus petite des régions administratives de France métropolitaine. Elle s'étend du sud au nord le long du Rhin qui la borde à l'est. Elle est limitée au nord et à l'est par l'Allemagne, au sud par la Suisse, au sud-ouest par la région Franche-Comté et à l'ouest par la région Lorraine. Son espace est découpé en trois ensembles de relief :
- à l'est la plaine d'Alsace (qui, avec le Pays de Bade allemand forme le Fossé rhénan) drainée par l'Ill et consacrée à la grande culture céréalière ; la forêt y occupe encore des espaces importants (forêt de Haguenau au nord et celle de la Hardt au sud) ;
- à l'ouest dominent les Vosges ou le massif vosgien entaillées de larges vallées des affluents de l'Ill ; ici ce sont les pâturages d'altitude (Hautes Chaumes) qui alternent avec la forêt ; le Grand Ballon 1424 m (ex ballon de Guebwiller) est le point culminant d'Alsace, il est situé dans le Haut-Rhin ;
- les collines sous-vosgiennes font le lien entre les deux ensembles. Ce piémont vosgien est occupé par le vignoble alsacien.

Climat

Le climat alsacien est « semi-continental d'abri ». L'hiver y est froid et sec, l'été chaud. Il y a peu de précipitations, car les Vosges protègent la région contre les intempéries ainsi que des vents d'Ouest. Colmar bénéficie d'un micro-climat ensoleillé et sec : c'est la deuxième ville la plus sèche de France (après Perpignan) avec 550 mm de précipitations par an ce qui en fait un environnement idéal pour la culture de la vigne et pour le vin d'Alsace. Pour plus de détails statistiques, voir les articles Climat du Bas-Rhin et Climat du Haut-Rhin.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Alsace Histoire de l'Alsace Histoire de l'Alsace À la différence de ses provinces et régions voisines, l'Alsace n'a jamais connu de période d'unité et d'autonomie politique combinées. Longtemps caractérisée par un morcellement politique important, la région fut principalement sous l'autorité plus ou moins théorique du Saint Empire romain germanique, puis de la France, après son annexion progressive au . Quelques repères:
- 842 : les Serments de Strasbourg, prononcés par Charles le Chauve et Louis le Germanique contre leur frère aîné Lothaire.
- 855 : l'Alsace fait partie du Saint Empire.
- 1354 : Fondation de la Décapole, ligue de dix villes libres d'Alsace.
- 1648 : Suite au traité de Westphalie le royaume de France annexe une partie de l'Alsace (principalement le sud de l'Alsace).
- 1681 : la ville libre impériale de Strasbourg est assiégée par le troupes du roi de France et doit se rendre.
- 1790 : l'Alsace est partagée entre les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.
- 1871 (18 avril) : Obligation scolaire en Alsace
- 1871 : par le traité de Francfort, l'Empire allemand annexe l'Alsace, sauf les environs de Belfort, ainsi qu'une partie de la Lorraine.
- 1911 (31 mai) : adoption de la Constitution d'Alsace-Lorraine.
- 1915 : les combats autour de l'éperon rocheux du Hartmannswillerkopf (aussi appelé le vieil Armand) à 17 km de Mulhouse devenu monument national.
- 1919 : Annexion de l'Alsace par la France suite à la ratification du traité de Versailles.
- 1940-1944 : pendant l'occupation nazie, l'Alsace est annexée de fait au Reich.
- 1944 (novembre) : les troupes françaises du général Leclerc libèrent Strasbourg le 23 novembre, celles du général de Lattre de Tassigny libèrent Mulhouse le 21 novembre.

Population

La population s'élève à 1 794 000 habitants fin 2004. Elle s'élevait à 1 734 145 habitants en 1999. À l'origine principalement germanique, elle a régulièrement augmenté au cours du temps (sauf pendant les périodes de guerre) à la fois par excédent naturel et par excédent migratoire. Cette augmentation s'est même accélérée à la fin du . Avec une densité de 209 habitants par kilomètre carré, l'Alsace est la troisième région la plus densément peuplée de la France métropolitaine. L'INSEE estime que la population alsacienne va augmenter de 12,9 % à 19,5 % de 1999 à 2030 et atteindre les 2 millions d'habitants. Les bassins de population et d'activité (emplois, commerces, services, transports, études, divertissements etc.) sont concentrés autour des agglomérations de Strasbourg et de Mulhouse , qui étendent de plus en plus leurs zones d'influence respectives.

Transports

Le réseau routier

Le transport ou le déplacement des usagers se fait principalement sur l'autoroute gratuite A35 assurant la liaison nord-sud, de Lauterbourg à St Louis/Bâle, avec une courte portion en nationale de 2x2 voies, dont la continuation autoroutière est à l'étude. L'axe A4 (en direction de Paris), dense, (à péage à 20 km au nord-ouest de Strasbourg), commence à atteindre un point de saturation de même que l'axe A36 en direction de Paris-Lyon, à péage dès Burnhaupt (10 km à l'ouest de Mulhouse), gratuit jusqu'en Allemagne. Du fait de la conception des autoroutes - comme étant à la fois des voies de transit et des voies de desserte des grandes agglomérations - qui prévalait dans les années 1970 et 1980, les villes de Strasbourg et de Mulhouse voient leur agglomération traversée par des voies autoroutières portées aujourd'hui à 2 fois 3 voies, et ce, à moins d'un kilomètre du centre-ville pour Strasbourg et d'1,5 km pour Mulhouse. Il en résulte de fortes nuisances : principale source de pollution et saturation du trafic, notamment à Strasbourg où le trafic de l'autoroute A 35 (170 000 véhicules/jour en 2002) est l'un des plus importants de France. La traversée urbaine de l'A 36 à Mulhouse provoque également des perturbations régulières de trafic, temporairement apaisées par sa transformation en 2 fois trois voies. L'absence de panneaux à messages variables et de caméras de trafic (de type webcam) ne facilite pas la communication avec l'usager. Il y a un projet de construction d'une nouvelle autoroute de 2 fois 2 voies qui contournerait l'ouest de l'agglomération strasbourgeoise afin de capter le trafic de transit nord-sud et de délester Strasbourg. Le tracé prévoit de relier l'échangeur de Hoerdt au nord, à Innenheim au sud. L'ouverture est prévue fin 2011 pour un trafic envisagé de 41 000 véhicules par jour. Les estimations de la DDE (maître d'ouvrage) laissent cependant planer quelques doutes sur l'intérêt d'une telle infrastructure, puisqu'elle ne capterait qu'environ 10 % du trafic de l'A35 au niveau de Strasbourg. À cela s'ajoute la décision du land voisin de Bade-Wurtemberg d'imposer une taxe sur les poids-lourds empruntant son réseau autoroutier. Ainsi, une partie du trafic de transit se reporte sur le réseau alsacien, parallèle et gratuit, ce qui aggrave aujourd'hui la saturation de celui-ci.

Le réseau ferré

Les Vosges n'étant franchissables que par le col de Saverne, la trouée de Belfort ou encore par quelques cols peu roulants, l'Alsace a besoin de se désenclaver et de se rapprocher du reste de la France. Différents projets sont ainsi envisagés :
- le TGV Est (Paris - Strasbourg) ; (travaux en cours, mise en service vers 2007);
- le TGV Rhin-Rhône ou ligne Dijon-Mulhouse (travaux dès 2006) ;
- une interconnexion avec l'ICE allemand, à la hauteur de Kehl et/ou d'Ottmarsheim ;
- le tram-train de Mulhouse en cours de réalisation, puis celui de Strasbourg (2011). Cependant, le tunnel Maurice-Lemaire en direction de Saint-Dié-des-Vosges fut abandonné par le chemin de fer et est aujourd'hui destiné au trafic routier avec péage.

Le réseau fluvial

Le trafic portuaire dépasse 15 millions de tonnes, dont près des trois quarts pour Strasbourg, second por