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Midi-PyrénéesGéographie > Pays > France > Régions > Midi-Pyrénées
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La région Midi-Pyrénées regroupe huit départements.
Histoire
Article détaillé : Histoire de Midi-Pyrénées
Histoire de Midi-Pyrénées
Administration
Article détaillé : Conseil régional Midi-Pyrénées
Politique
Article de fond : Politique de Midi-Pyrénées
Géographie
Article de fond: Géographie de Midi-Pyrénées
Économie
Article de fond : Économie de Midi-Pyrénées
Démographie
Article de fond : Démographie de Midi-Pyrénées
Culture
Article de fond : Culture de Midi-Pyrénées
Environnement
Article de fond : Environnement en Midi-Pyrénées
Voir aussi
- occitan, Occitanie
- Communes de Midi-Pyrénées
Liens externes
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Midi-Pyr%C3%A9n%C3%A9es Midi-Pyrénées sur Wikitravel]
- [http://www.cr-mip.fr Site officiel Midi-Pyrénées]
- [http://www.tourisme-midi-pyrenees.com Tourisme Midi-Pyrénées]
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ja:ミディ=ピレネー地域圏
ko:미디피레네
Géographie
La géographie est l'étude de la surface de la Terre.
Le mot provient du grec ancien :
- η γη (hê gê) : la Terre
- γραφειν (graphein) : écrire
Les géographes ne se limitent pas à la cartographie - l'étude des cartes. Ils cherchent non seulement à établir ce que l'on peut trouver sur Terre et à quel endroit, mais aussi à expliquer l'organisation présente. Ils cherchent à déterminer :
- les causes, aussi bien naturelles qu'humaines ;
- lorsqu'ils observent des différences, leurs conséquences.
Principales branches
Académiquement en France, on distingue :
- Géographie physique, science de la nature et de la Terre qui comprend :
- Biogéographie, science récente à la croisée de la biologie, de la botanique, de la climatologie, de la pédologie, de la zoologie et de l'écologie
- Climatologie, avec des éléments de météorologie et de statistique
- Géomorphologie, mêlant géologie et géophysique
- Hydrologie, continentale et marine, avec l'océanographie
- Paleogéographie
- Pédologie, avec des éléments d'édaphologie et de géomorphologie
- Géographie humaine, science humaine qui comprend :
- Géographie culturelle
- Géographie économique
- Géographie politique
- Géographie rurale
- Géographie sociale
- Géographie urbaine
Depuis une trentaine d'années, on devrait ajouter :
- géopolitique, qui elle aussi a des spécialités, comme la géopolitique du pétrole par exemple ;
car, selon Yves Lacoste, créateur et fondateur de la revue Hérodote ([http://www.herodote.org]) en 1975 (revue de géographie et de géopolitique) : « La géographie, cela sert d'abord à faire la guerre ». Voir aussi les revues Limes, Espace géographique fondée en 1973 par Roger Brunet, Espace-Temps ([http://www.espacestemps.net]) fondée en 1975 par Jacques Levy et Christian Grataloup, et pleins d'autres.
- économie spatiale
un domaine aux confins de la géographie économique et de la microéconomie qui étudie les questions de localisation économique, et les relations économiques entre le mondial (mondialisation) et le local (aménagement du territoire, pôle de compétence, délocalisation...)
- géomatique, qui est encore plus récente. Cette branche de la géographie se distingue des précédentes par le recours à l'outil l'informatique, pour analyser le territoire. Elle complète les Systèmes d'Informations développés par ailleurs dans d'autres disciplines par une référence spatiale : la localisation géographique, couramment définie par un système de coordonnées géographiques(X,Y,Z). On distingue ainsi les Systèmes d'Information Géographiques (SIG) et la télédétection satellitaire.
- analyse spatiale recouvre un ensemble d'outils mais aussi de concepts permettant de modéliser les structures spatiales et d'analyser les dimensions spatiales de la vie en société.
analyse spatiale
Enfin la notion d'échelle est essentielle en géographie : suivant que le géographe étudie toute la planète (petite échelle) ou seulement une partie de celle-ci (grande échelle), on parle de géographie générale ou de géographie régionale.
Histoire de la géographie
Les Grecs sont la première civilisation connue pour avoir étudié la géographie, à la fois comme science et comme philosophie. Thalès de Milet, Hérodote, Ératosthène, Hipparque, Aristote, Ptolémée ont apporté des contributions majeures à la discipline. Les Romains ont apporté de nouvelles techniques alors qu'ils cartographiaient de nouvelles régions.
Au cours du Moyen Âge, les géographes arabes, tels qu'Idrisi, Ibn Battuta, et Ibn Khaldun ont conservé et enrichi l'héritage gréco-romain. L'intérêt pour la géographie en Europe a ressurgi à partir des voyages de Marco Polo au . Du XVe au XVIIIe siècle, de grandes expéditions, souvent maritimes, ont immensément accru la connaissance de la planète. On peut citer, parmi beaucoup d'autres, les expéditions de Vasco de Gama, Christophe Colomb, Magellan et James Cook. La cartographie a progressé en même temps, à la fois par de nouvelles méthodes, des fondations théoriques solides, et par la quantité de nouvelles connaissances apportées par l'exploration. Les cartes du monde de la Geographica Generalis, par Bernard Varenius et celles de Gerardus Mercator l'illustrent avec éclat.
Au , la géographie est reconnue comme une discipline à part entière, enseignée dans les universités. Vidal de la Blache est le géographe français marquant de la fin du XIXème.
Au cours des deux siècles passés, on a assisté à une explosion des techniques et des connaissances. Il y a des liens très forts entre la géographie, et des sciences comme la géologie, la botanique, la climatologie, etc.
Techniques
La géographie nécessite d'être capable de situer les différentes parties de la Terre les unes par rapport aux autres. Pour ce faire de nombreuses techniques ont été développées à travers l'histoire :
- le sextant
- la cartographie
- la photographie aérienne
- les systèmes de positionnement et l'observation par satellites en général
- la statistique (pour la géographie climatique, mais aussi humaine, démographique, économique)
L'introduction de l'Informatique en Géographie a permis aux Géographes de développer une discipline à part entière: la « Géomatique ». La Géomatique est un ensemble de méthodes et d'outils permettant l'acquisition, le stockage, la gestion ainsi que la diffusion de données à référence spatiale. Ce sont des outils comme les « Systèmes d'Information Géographique » (SIG), qui sont utilisés pour croiser des informations géolocalisées et réaliser des analyses spatiales multi-critères.
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Voir aussi
Listes
- Liste des pays du monde
- Départements français
- Provinces et territoires du Canada
- Cantons suisses
- Provinces de Belgique
Articles connexes
- Aménagement du territoire
- Continent
- Démographie
- Drapeau
- Géographie des causes perdues
- Géoïde
- National Geographic Society
- Population
- Rivière
- Géographes célèbres
Liens externes
- http://hypergeo.free.fr
- http://www.populationdata.net
- http://www.populationmondiale.com
- http://www.geopium.org Geopium : Géographie et géopolitique des drogues illicites en Asie (production et trafic d'opiacés dans le Triangle d'Or et le Croissant d'Or).
- http://www.espacestemps.net/
- http://geo-sociale.9online.fr/ Géographie Sociale et Politique : consacré à ce courant de la géographie et à des recherches sur les relations frontalières à partir d'exemples variés (Liban/Israël/Palestine, Mexique / États-Unis, Europe...) et divers autres travaux de géographie, orientation bibliographique...
- http://geographie.forumactif.com Forum consacré à la géographie
-
als:Geografie
ko:지리학
ms:Geografi
ja:地理学
simple:Geography
th:ภูมิศาสตร์
Liste des pays du monde
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192 pays dont l’indépendance est généralement reconnue
Cette liste est celle « des pays ou États indépendants reconnus par la communauté internationale au 1 janvier 2004 » [http://www.ign.fr/telechargement/education/donnees/pcm.pdf].
À l'exception du Saint-Siège, ces pays sont les 191 membres de l'Organisation des Nations unies.
Les dénominations des pays ont été compilées à partir des documents suivants :
- [http://www.ign.fr/telechargement/education/donnees/pcm.pdf Pays et capitales du monde au 1 janvier 2004], par la Commission de toponymie de l’Institut géographique national français (IGN)
- [http://publications.eu.int/code/fr/fr-5000500.htm Code de rédaction interinstitutionnel, annexe A5, Liste des États (au 9.3.2005)], par l’Office des publications officielles des Communautés européennes (UE)
- [http://www.ilo.org/public/english/standards/relm/country.htm Liste alphabétique des pays membres de l'OIT] et [http://www.ilo.org/public/english/standards/relm/countryb.htm Alphabetical list of other countries, territories and areas] (OIT)
- [http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/dbf/2005/txt/pays2005.txt Code officiel géographique 2005, Liste des pays et territoires étrangers], par l'INSEE (INSEE)
- Le nom utilisé comme titre d’article dans Wikipédia apparaît en gras.
Pays dont l’indépendance n’est généralement pas reconnue
Cette section est basée sur l’article List of sovereign states de la version anglophone de Wikipédia. Apparaissent ici les États non indépendants répondant aux critères de la Convention de Montevideo sur les droits et les devoirs des États de 1933.
- l’Abkhazie : voir Géorgie
- la République arabe sahraouie démocratique : voir Sahara occidental
- la République de Chine : voir Taïwan (Taïwan bénéficie d'une indépendance de facto mais qui n'est pas reconnue par la Chine et la plupart des pays de la communauté internationale qui ont reconnu la "politique d'une seule Chine" voulue par la Chine)
- la République turque de Chypre du Nord
- l’Ossétie du Sud : voir Géorgie
- la Palestine : voir Cisjordanie et bande de Gaza
- le Puntland : voir Somalie
- le Somaliland : voir Somalie
- la Tchétchénie
L’Abkhazie, l’Ossétie du Sud, la Tchétchénie, le Puntland et le Somaliland se sont déclarés États indépendants mais n’ont pas été reconnus comme tels par la communauté internationale.
Dépendances et territoires à souveraineté spéciale
La liste des dépendances et territoires à souveraineté spéciale donne une liste complète des dépendances, possessions, territoires autonomes, départements, collectivités et territoires d’outre-mer non souverains.
Territoires contestés
Cette section est basée sur l’entrée Entities de la page [http://www.cia.gov/cia/publications/factbook/docs/notesanddefs.html Notes and Definitions] du CIA World Factbook. Apparaissent ici les territoires sur lesquels la communauté internationale ne reconnaît la souveraineté d’aucun État indépendant. Voir aussi la liste des territoires contestés ou occupés.
- l’Antarctique, régi internationalement par le [http://www.ifremer.fr/ifrtp/pages/texteslois/traite.html Traité de l’Antarctique]
- la Palestine, constituée de la bande de Gaza et la Cisjordanie
- les îles Paracel et les îles Spratley, revendiquées par la Chine, Taiwan et le Vietnam
- le Sahara occidental, occupé par le Maroc
Voir aussi
- Gentilés
- Liste des États membres de l’ONU
- ISO 3166-1
- Liste des pays en voie de formation
- Chronologie des pays du monde
- Micronation
- Liste des dirigeants (pays non indépendants)
Liens externes
Références toponymiques
- [http://www.ign.fr/telechargement/education/donnees/pcm.pdf Liste des Pays et Capitales du Monde au 1 janvier 2004], par la Commission de toponymie de l’Institut géographique national français ([http://www.ign.fr/ IGN])
- [http://www.cnig.fr/default.asp?LINK=zoomIdx&ID_ARTICLE=152&ID_TOPIC=19&ID_FOLDER=0&ID_QUALIF=0 liste de Pays et capitales du monde, la Commission Nationale de Toponymie (CNT)], la même liste que ci-dessus, au format Microsoft Word, par le [http://www.cnig.fr/ CNIG]
- [http://www.un.org/french/aboutun/etatsmbr.htm États membres de l’Organisation des Nations unies]
- [http://publications.eu.int/code/fr/fr-5000500.htm Liste des États], par l’Office des publications de l’Union européenne
- [http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/ressources/pays/pays.htm Ministère français de la culture]
- [http://www.dfae.diplomatie.fr/voyageurs/etrangers/avis/conseils/alphabet.asp Ministère français des affaires étrangères]
- [http://www.eda.admin.ch/eda/f/home/foreign/stanam.html Département fédéral suisse des affaires étrangères]
- [http://www.statbel.fgov.be/pub/d0/p026y2004_fr.pdf Service public fédéral belge économie, PME, classes moyennes et énergie]
- [http://www.geonames.de/ Dénominations dans toutes les langues]
- [http://www.upu.int/members/fr/members.html Union postale universelle]
- [http://www.iso.org/iso/fr/prods-services/iso3166ma/02iso-3166-code-lists/list-fr1.html Organisation internationale de normalisation]
- [http://alain.j.schneider.free.fr/pays.htm Site personnel]
-
als:Liste unabhängiger Staaten
zh-min-nan:Kok-ka lia̍t-toaⁿ
ko:세계의 나라
ms:Daftar negara
ja:国の一覧
simple:List of countries
th:รายชื่อประเทศ
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
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| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
|-
| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
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| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
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| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
|-----
| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
|-
| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
|-----
| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
|-
| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
|-----
|
| Toussaint || Fête de tous les saints
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| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
|-----
| 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ
|-----
| 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|-
| Avant-veille de Pâques || Vendredi saint
| rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France
Départements français
Le département est une division administrative de la France, à la fois une circonscription administrative déconcentrée et une collectivité locale décentralisée.
La France est divisée en 100 départements dont quatre outre-mer.
Le département circonscription administrative
Le département est la circonscription administrative de droit commun depuis l'an VIII et l'est restée. Il est dirigé par le Préfet de département nommé discrétionnairement par le gouvernement, assisté par des sous-préfets pour chaque sous-prefecture.
De nombreux services déconcentrés de l'Etat sont organisé dans le cadre du département, comme la direction départementale de l'équipement (DDE) ou la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS).
Le département collectivité locale
Le département est aussi une collectivité locale décentralisée dirigée par le conseil général, élu au suffrage universel direct pour six ans. La France en compte 99 depuis 1985.
Les départements sont regroupés en régions et divisés en arrondissements qui sont eux-mêmes subdivisés en cantons et en communes.
Histoire
Article détaillé : Histoire des départements français.
Les départements sont créés le 4 janvier 1790 par l'assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraire à l'homogénéité de la Nation. . Dans un souci de rationalité, les départements reçurent une architecture semblable : une portion de territoire suffisamment petite pour être gérée facilement par un chef-lieu,: la taille de ces départements était fixée de façon telle qu'il devait être possible de se rendre, en moins d'une journée de cheval, au chef-lieu de chacun de ceux-ci depuis n'importe quel point de leur territoire. Dans la même optique, les départements furent nommés non pas d'après des critères historiques, pour ne pas rappeler le découpage en province de l'ancien régime, mais purement géographiques (noms de rivières, de montagnes, etc.)
Le nombre de département, initialement de 83, grimpa à 130 en 1810 avec les gains territoriaux de la République et de l'Empire, puis fut réduit à 86 après la chute de ce dernier en 1815. L'acquisition de Nice et de la Savoie en 1860 conduisit à un total de 89.
Trois départements de l'Alsace et de la Lorraine (le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et une partie de la Meurthe et de la Moselle) furent cédés à l'Allemagne en 1871 et restitués en 1919. Les parties non annexés de la Meurthe et de la Moselle furent fusionnées dans le nouveau département de Meurthe-et-Moselle. Une partie du Haut-Rhin située autour de Belfort et qui resta française en 1871 ne fut pas réintégrée dans son département d'origine en 1919 et devint le Territoire de Belfort en 1922.
Les réorganisations de la région parisienne en 1964 et la division de la Corse en 1976 ajoutèrent six départements. Avec les quatre départements d'outre-mer actuels, le total fut porté à 100.
En 2004, la mise en place du second volet de la décentralisation, dont l'acte II fut voté le 13 août 2004, prévoit d'importants transferts de compétences et de moyens aux départements, notamment le transfert des aides sociales et économiques (comme le Revenu minimum d'insertion), la gestion du réseau routier (la Direction départementale de l'équipement devient intégralement gérée au niveau départementale, avec le transfert de ses fonctionnaires et des financements), de compétences en matière d'éducation et de contrôle du patrimoine.
Voir aussi les articles suivants :
- Départements français classés par région
- Départements français classés par population
- Départements français classés par superficie
- Départements français classés par densité de population
- Départements français classés par altitude
- Liste des préfectures de France
- Noms des habitants des départements français
Numérotation
À l'origine, les départements français étaient numérotés (de 01 à 83) pour les seuls besoins des services postaux (voir Liste des 83 départements de 1790). La poste faisait figurer sur chaque lettre un cachet au numéro du département de départ. Ce système fonctionna sous la Révolution et l'Empire puis fut abandonné. Un nouveau classement fut mis en place au avec cinq nouveaux départements (Alpes-Maritimes, Loire, Savoie, Haute-Savoie et Tarn-et-Garonne) qui décalaient les numéros. En 1922 en effet, les 89 départements étaient classés dans l'ordre alphabétique ; le numéro 01 était attribué à l'Ain et le 89 à l'Yonne. Lorsque le territoire de Belfort fut constitué comme département cette année-là, il fut rajouté en fin de liste avec le numéro 90.
Le redécoupage de l'Île-de-France, en 1964, prit effet en 1965 et conduisit à la création des départements de Paris (qui prit le numéro 75 attribué jusqu'alors à la Seine), des Yvelines (qui fut numérotée 78 en lieu et place de la Seine-et-Oise) ainsi que de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise, ajoutés en fin de liste avec les numéros 91 à 95.
La Corse (numéro 20) fut partagée en 1976 entre la Corse-du-Sud (2A) et la Haute-Corse (2B).
Les départements d'outre-mer reçurent finalement les numéros 971 à 974 (le numéro 96 n'est donc pas utilisé).
Au-delà de leur fonction de découpage du territoire français, les numéros de départements font partie de la vie quotidienne des Français. On les retrouve sur les plaques d'immatriculation des véhicules, au début des codes postaux (Ceux des deux départements de la Corse débutent toujours par 20) ou dans les numéros de sécurité sociale.
Les territoires français qui ne sont pas des départements possèdent également des numéros analogues : 975 et 976 pour Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte (les deux collectivités d'outre-mer qui se rapprochent le plus d'un département), 986, 987 et 988 pour Wallis-et-Futuna, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie.
Bien qu'extérieur à la France, Monaco utilise « 98 » pour ses codes postaux. Mais Andorre a, pour sa part, refusé d'utiliser le code que les postes françaises lui avaient attribué.
Voir aussi
- Administration territoriale
- Arrondissements français
- Cantons français
- Communes de France
- Régions françaises
-
Catégorie:Administration territoriale française
ja:フランスの地方行政区画
ko:데파르트망 (프랑스)
Conseil régional Midi-Pyrénées
Le Conseil régional Midi-Pyrénées est présidé par Martin Malvy depuis le 16 avril 1998 et compte 91 élus.
Ses 91 élus se répartissent comme suit :
- PS ou assimilés : 43
- PCF : 9
- PRG : 10
- UDF : 7
- UMP : 12
- FN : 8
- Sans étiquette : 2
Résultat des élections 2004
Premier tour
Deuxième tour
Anciens présidents du Conseil Régional
- Alain Savary (1973-1981)
- Alex Raymond (1981-1986)
- Dominique Baudis (1986-1988)
- Marc Censi (1988-1998)
- Martin Malvy (1998-)
Voir aussi
Liens externes
- [http://www.midipyrenees.fr/ site du conseil régional]
Midi-Pyrenees
Catégorie:Midi-Pyrénées
Géographie de Midi-Pyrénées
La région Midi-Pyrénées se trouve dans le sud de la France. Elle est la plus vaste région de France, avec une superficie comparable à celle du Danemark. La limite sud est la frontière avec l'Espagne et la principauté d'Andorre. Le Midi-Pyrénées est limitrophe avec quatre régions françaises : l'Aquitaine à l'ouest, le Limousin au nord, l’Auvergne au nord-est et le Languedoc-Roussillon à l'est.
Midi-Pyrénées compte huit départements : Lot, Aveyron, Tarn, Haute-Garonne, Ariège, Hautes-Pyrénées, Gers et Tarn-et-Garonne. Son chef-lieu est Toulouse, qui est aussi le chef-lieu du département de la Haute-Garonne.
La Garonne est le fleuve principal avec ses quatre affulents: le Gers, l'Ariège, le Lot et le Tarn.
Il y a deux massifs montagneux importants en Midi-Pyrénées : les Pyrénées au sud et le Massif Central au nord-est de la région. Les Pyrénées constituent une frontière naturelle avec l'Espagne.
Midi-Pyrénées Catégorie:Midi-Pyrénées
OccitanL'occitan ou langue d’oc est une langue romane d’Europe. Elle est caractérisée par sa richesse, sa variabilité et par l’intercompréhension de ses dialectes. Elle est parlée par 2 à 10 millions de personnes en France, en Italie et en Espagne (selon les sources : et ). On estime, en France, à environ 7 millions les personnes qui la comprennent sans la pratiquer. Son aire d’expansion géographique couvre 32 départements du sud de la France, 12 vallées des Alpes piémontaises en Italie et le Val d'Aran en Espagne. L'occitan médiéval et le catalan médiéval constituaient une même langue.
Noms de l'occitan
On l'appelle parfois abusivement provençal. Ce dernier, en effet, est un dialecte de l'occitan (considéré par certains comme une langue distincte de celui-ci). L'occitan fut appelé autrefois, lenga romana, roman aux XIII et XIV s. (terme utilisé au XIX s. pour désigner l'ancien occitan), limousin au XIII s., mondin ou raimondin, gascon au XVI s., catalan, provençal aux XIII et XIX s. ; ou encore lingua occitana au XIV s., langue d’oc (voire occitanique, occitanien).
Les occitans n'ont jamais eux-même nommé leur langue. Ils disaient: "parli la lenga nòstra " (je parle notre langue) ou encore en Gascogne "Que parli" (je parle).
Malheureusement les locuteurs eux-mêmes utilisent la plupart du temps le terme de patois pour désigner leur langue. Le terme « patois », à connotation péjorative, désigne un charabia incorrect voire incompréhensible parlé par une population rurale, peu nombreuse, dont le niveau de culture est jugé inférieur à celui de la population parlant la langue d’Etat. L’occitan étant une langue à part entière, constituée depuis le latin parallèlement au français, et non pas un dialecte de ce dernier, le désignant réducteur « patois » est ici particulièrement inapproprié. Il a cependant contribué à ce que des générations d’occitanophones considèrent leur parler non pas comme une langue mais comme un « mauvais français » et s'empressent de l'oublier au profit de la langue française.
On pourrait mettre aussi cela sur le compte de l'étendue du territoire (qui se trouve sur 3 Etats la France, l'Italie et l'Espagne, ou encore sur l'incapacité des occitanistes à unifier la langue.
Cependant, de nombreux locuteurs persistent et de plus en plus de jeunes partent à la reconquête de leurs racines, découvrant que le patois du « papet » est en fait la langue des troubadours.
Régions occitanes
troubadours
- Aquitaine : sauf la partie bascophone des Pyrénées-Atlantiques à l’ouest du département et une petite partie de la Gironde en zone saintongeaise.
Il faut noter que le district urbain de Biarritz, Anglet et Bayonne est occitanophone d’origine ; cependant une importante population bascophone est apparue lors des migrations de l’époque de la révolution industrielle.
- Aragon : une toute petite région près du Val d’Aran et de la frontière française.
- Auvergne : il faut noter que la zone de la Marche et de la Basse-Auvergne ont connu un recul de l’occitanophonie.
- Centre : une très petite zone en bordure sud de la région.
- Languedoc-Roussillon : à l’exception de la majeure partie des Pyrénées-Orientales, où l’on parle catalan.
- Limousin.
- Midi-Pyrénées.
- Monaco : une forme d'occitan était probablement la langue parlée dans la principauté avant le XI siècle. (, et )
La langue monégasque, un dialecte ligure, est parlée dans certains vieux quartiers de la ville. Au XI siècle, une colonie ligure (italienne) s’y est installée. Dans cette zone de contact, le monégasque a été fortement influencé par le provençal.
- Piémont : région italienne dont seules des hautes vallées (Val de Suse...) sont restées occitanophones (nord-occitan). Le versant italien du col de Tende parle provençal. Dans la plupart de la région, on parle cependant italien et piémontais, un dialecte gallo-italique.
- Poitou-Charentes : ici l’usage de l’occitan a fortement reculé au profit du français, seule la Charente limousine a résisté.
- Provence-Alpes-Côte d'Azur, sauf les vallées de la Roya et de la Bévéra et quelques isolats ligures (figoun) dans le Var et les Alpes-Maritimes : Biot, Vallauris, Mons et Escragnoles. Le mentonasque a un statut intermédiaire.
- Rhône-Alpes : le sud de la région est occitanophone : l'Ardèche (dans sa quasi-totalité) et la plus grande partie de la Drôme. En revanche, le Lyonnais, le Forez et le Dauphiné septentrional qui étaient des zones de parlers intermédiaires entre l’occitan et le franco-provençal sont devenues francophones précocement. L’occitan fut la langue de la noblesse lyonnaise lors de l’apogée de la culture des troubadours.
- Val d'Aran : on y parle l'aranais, une forme du gascon qui y a un statut officiel. Le reste de la Catalogne parle catalan.
Nota : on a volontairement écarté les régions catalanophones, afin de se rapprocher de la définition la plus souvent admise de l’occitan. D’un point de vue « occitano-roman », les régions de Catalogne, Valence (en partie), les Baléares, l’Aragon (en partie catalanophone), la ville de l'Alguer en Sardaigne (une colonie isolée) et le Roussillon ainsi que l'Andorre seraient inclus.
Famille linguistique
L’occitan constitue avec le catalan le groupe occitano-roman.
occitano-roman
Jules Ronjat a cherché à caractériser l’occitan en s’appuyant sur 19 critères principaux et parmi les plus généralisés. Onze critères sont phonétiques, cinq morphologiques, un syntaxique, et deux lexicaux. On peut ainsi noter l’absence ou la rareté de voyelles fermées (en français standard : pâte, rose, jeûne). C’est une caractéristique des occitanophones grâce à laquelle on reconnaît leur accent « méridional » même quand ils parlent en français. Il existe aussi la non-utilisation du pronom personnel sujet (ex : canti, je chante ; cantas, tu chantes). On peut trouver encore d’autres traits discriminants. Mais, rien que sur les critères principaux, il existe sept différences avec l’espagnol, huit avec l’italien, douze avec le franco-provençal et seize sur dix-neuf avec le français.
L’occitan dans le monde
Des enclaves occitanophones ont été créées
- dans le sud de l’Italie à Guardia Piemontese (La Gàrdia ; Calabre)
- au Pays basque espagnol ([http://www.xarnege.com/artikuluak/colonies.htm Colonies gasconnes au Pays basque]) : Saint-Sébastien / Donostia (gascon parlé au centre de la ville jusqu’au début du XX siècle), Fontarabie, Pasajes
- en Allemagne (autour de Heil-Bronn dans le duché de Württemberg)
- en Argentine : notamment Pigüé (Province de Buenos Aires) [http://www.tenerunsitio.com.ar/portfolio/cistpigue/sitio/turismo/frances.htm présentation et histoire de Pigüé]
- au Chili
- en Uruguay
- au Mexique
- au Brésil
- aux États-Unis principalement dans des états de l’Ouest : Montpelier (Idaho), Oregon, Californie, mais aussi Valdese (Caroline du Nord), Montpelier (Vermont), Monett (Missouri); ainsi qu’en Louisiane dans la région de Baton Rouge de Arnaudville et de Houma où l’on utilise un parler cajun occitan [http://www.celia-violaine.net/cv2/louisiane.jpg Carte de la Louisiane occitane].
Certaines de ces enclaves parlent encore aujourd'hui l'occitan ou utilisent un dialecte local mêlé à de l'occitan.
Les différences entre l’occitan et le catalan
À un stade ancien, on peut estimer que catalan et occitan ne constituaient qu’une seule langue.
La différenciation s’est effectuée vers le milieu du XIII siècle sur des critères essentiellements politico-géographiques. En effet, le gascon est considéré comme un dialecte occitan, alors que le catalan, bien que plus proche des autres dialectes occitans d’un point de vue linguistique, est considéré comme une langue différente.
Ce n’est qu’en 1934 que les intellectuels catalans ont fini par proclamer solennellement que le catalan était distinct de l’occitan. ([http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/monde/catalan.htm référence])
L’occitan et le catalan se distinguent par la manière d’écrire la langue (graphie). Les Occitans d’aujourd’hui ont majoritairement choisi d’utiliser une graphie proche de la langue médiévale (et des origines latines). D’autres avaient préféré franciser leurs graphies (Provençaux Avignonnais, école linguistique Gaston-Phébus en Gascogne...). Tandis que les Catalans ont choisi une graphie plus centrée sur leur manière de prononcer (pas de n final à català par exemple).
L’aspect politique, culturel et religieux est important aussi. La Catalogne, contrairement à l’Occitanie a bénéficié longtemps d’une indépendance étatique alliée à un fort développement économique. De plus, l’espace occitan est globalement défini par son appartenance à la France, le catalan est majoritairement défini par son appartenance à l’Espagne. Encore récemment les langues continuent d’évoluer séparément : le catalan est un ensemble de dialectes qui ont tendance à s’hispaniser au contact du castillan ; l’occitan, lui, a tendance à se galliciser au contact du français. Le poids important des langues espagnole et française dans le monde pèse lourdement sur les rapports de domination linguistique au sein de la France et de l’Espagne.
Il ne faut toutefois pas en conclure que l’occitan et le catalan soient très différents. Il existe une bonne intercompréhension entre catalanophones et occitanophones ; de plus, de nombreux rapprochements historiques, culturels et amicaux rapprochent ces peuples.
- L’ensemble géographique occitano-roman représente environ 23 millions de personnes sur un espace de 259 000 km² . Les régions ne sont pas égales face au pourcentage de locuteurs dans la langue. La France ne compte plus dans certaines régions qu’un quart de la population qui soit vraiment occitanophone (50 % de la population comprend la langue, sans pouvoir la parler couramment) . À l’inverse, la communauté autonome de Catalogne bat des records du nombre de locuteurs.
Origines de l’occitan
L’occitan est la plus centrale des langues romanes, à ce titre, les influences extérieures de la périphérie romane pouvaient empêcher sa naissance et son développement en n’en faisant qu’un lieu de passage tributaire d’une koinê extérieure, ou bien favoriser son développement en tant que langue véhiculaire spécifique. C’est cette deuxième possibilité qui s’est réalisée, favorisée par certaines circonstances qui ont donné à l’occitan son originalité :
- la structure orographique. L’espace occitan se caractérise par son emplacement au sein de barrières naturelles que sont la mer Méditerranée et l’océan Atlantique ainsi que les remparts naturels des montagnes : Massif central, Pyrénées, Alpes
- la présence de « marches séparantes » entre les populations: zones ultra-sèches, forêts épaisses séparant le nord du sud de la France (sauf aux abords de l'océan: la Brenne, la Sologne, le Bourbonnais, le Nivernais, la Bresse, le Jura central,...), marais ou landes impropres à l’agriculture et rebelles à toutes colonisations étrangères (régions entre Loire et Garonne, plateau désertique aragonais).
- la fixité et le faible mélange des « races » préhistoriques et protohistoriques
- leur moindre celtisation: populations celtes peu importantes mais la celtisation s'est implantée plus durablement que dans d'autres régions.
- une ancienne et longue romanisation : Jules César disait que les Aquitains pourraient apprendre aux Romains à parler correctement le latin. Selon M. Müller, « la bi-partition linguistique de la France commence avec la romanisation même »
- un lexique original : bien que celui de l’occitan se situe à mi-chemin entre le gallo-roman et l’ibéro-roman , il « possède [...] quelque 550 mots hérités du latin qui n'existent ni dans les parlers d'oïl ni en franco-provençal »
- une faible germanisation (contrairement au français ou au franco-provençal) : « le lexique francique » et son influence phonétique « s’arrête [...] assez souvent » au sud de la ligne oc/oïl
- l'Occitanie a toujours été un carrefour des langages, grâce à de nombreux échanges commerciaux. Ceci se retrouve dans un vocabulaire d'origines très variées. Le rabbin espagnol Benjamin de Tudèle décrit en 1173 l'Occitanie comme un lieu de commerce où viennent « chrétiens et Sarrasins, où affluent les arabes, les marchands lombards, les visiteurs de la Grande Rome, de toutes les parties de l'Égypte, de la terre d'Israël, de la Grèce, de la Gaule, de l'Espagne, de l'Angleterre, de Gênes et de Pise, et l'on en parle toutes les langues »
Langue occitane ou langues d’oc ?
Langues ou dialectes ?
L’utilisation du nom « occitan » et l’idée qu’il n’y a là qu’une seule langue est sujet à polémiques. Il est généralement admis qu’il existe une unité linguistique dépassant le cadre dialectal. Certains pensent cependant qu’il n’existe pas une, mais des langues d’oc, de la même manière que les langues d’oïl constituent une famille et non une langue unique. Toutefois, la différenciation entre une famille linguistique, une langue, un groupe dialectal, ou un dialecte, est parfois arbitraire, ce qui révèle la complexité de la linguistique. De même, pour certains, le gascon et le catalan posent aussi un problème de classification vu certains côtés ibéro-romans. « Il est difficile [...] de séparer le catalan de l'occitan si l'on n'accorde pas le même sort au gascon » . Ces langues sont regroupées sous la désignation de groupe linguistique occitano-roman.
Les différents dialectes de l’occitan sont :
- le limousin
- l’auvergnat
- le vivaro-alpin
- le gascon
- l’aranais est la variété de gascon pyrénéen en usage dans le Val d'Aran (en Catalogne), où elle a un statut de langue officielle.
- le languedocien
- le provençal
- le shuadit ou judéo-provençal est considéré comme éteint depuis 1977, disparition imputable à la Shoah. Toutefois, les travaux de René Moulinas, Les Juifs du Pape, montrent que les Juifs provençaux parlaient provençal comme leurs compatriotes chrétiens.
Les dialectes d'oc du nord-ouest : du Poitou, de la Saintonge, de l’Aunis et de l’Angoumois sont aujourd’hui disparus, remplacés par des dialectes d’oïl conservant quelques traits d’origine occitane (ex : le mot tarantelle pour désigner une araignée). De nombreux troubadours de la cour d’Aquitaine-Angleterre étaient originaires de cette région. La capitale de l’Aquitaine était Poitiers à cette époque. Richard Cœur de Lion, aquitain lui-même par sa mère, a composé des poésies en occitan à Poitiers.
Au centre, les zones intermédiaires entre le français et l’occitan ont été francisées : Marche et Basse-Auvergne.
Les dialectes du nord-est : le Lyonnais, le Forez et le Dauphiné septentrional qui étaient des zones intermédiaires entre l’occitan et le franco-provençal sont devenues francophones.
Langue unifiée
Il faut remarquer qu’à l’apogée de la civilisation occitane, du XI au XIIIe siècle, l’occitan était une langue bien plus unifiée qu’aujourd’hui. La koinê était une langue littéraire, mais aussi juridique et administrative, utilisée sur un immense territoire. On ne sait toujours pas à l’heure actuelle comment a pu se former cette langue très normalisée pour l’époque. En effet, une langue commune n’apparait jamais spontanément. Elle suppose une unification linguistique selon des critères plus ou moins arbitraires. Ces critères sont souvent consécutifs à une unification politique et administrative (ex : le dialecte de langue d'oïl parlé par le roi est devenu le français de référence, le dialecte toscan est devenu la norme pour l’italien). Cela n'a pas été le cas pour l'occitan. Il semblerait que le développement du commerce, et de précoces mouvements de population entre régions soient à l'origine de la koinê occitane.
La langue et ses atouts
Richesse du lexique
La comparaison en termes de nombre de mots avec les autres langues n'est jamais facile : il est rigoureusement impossible de chiffrer exactement le nombre de mots d’une langue (cf. Lexique pour une explication, ainsi que Lemme et Lexicalisation). On ne peut donc pas évaluer correctement le nombre de mots de l’occitan, tout comme les autres langues.
On avance un nombre d'environ 450 000 mots occitans courants, qui serait comparable à celui de l’anglais.
En français, les dictionnaires varient entre 50 000 et 100 000 mots courants .
Le magazine Géo affirme que la littérature anglo-américaine peut être traduite plus facilement en occitan qu’en français. A l’exception, bien sûr, de tous les termes modernes technologiques que l’occitan, comme les autres langues, a intégrés.
Là où la comparaison entre langues est intéressante, c’est quand on compare le contenu du lexique. Par exemple, il existe 128 synonymes pour signifier l’idée d’une terre cultivée, 62 pour marécages, 75 pour désigner un éclair, etc. . Ainsi, on voit que le vocabulaire de l’occitan est plus riche que celui du français en termes de mots décrivant la nature et la vie rurale.
La langue ayant subi une éclipse pendant la période d’industrialisation, la richesse du vocabulaire lié à la vie de cette époque est moins importante que celle de la période précédente. Ce phénomène est aggravé par le rabaissement de la langue au titre de patois.
Plus récemment, les occitanistes décidés à montrer que l’occitan est une langue vivante et riche ont développé un vocabulaire propre à un langage moderne (par exemple, web => oèb). Grace à eux, la survie de la langue n’est plus autant menacée. Sans eux, le vocabulaire aurait témoigné d’un retard préjudiciable quant à sa capacité à décrire le monde qui l’entoure dans ses réalités actuelles. Voir aussi
Apprentissage de langues étrangères
L’occitan prédisposerait aussi, selon les sources du magazine Géo, à l’apprentissage des langues étrangères. En effet, l’oreille humaine a la capacité d’entendre 24 000 hertz. Cependant, l’usage de la langue maternelle filtre et « déforme » les sons étrangers. Le français n’en perçoit que 5'000 hertz, tandis que l’occitan en perçoit 8'000 au minimum.
De plus, l’occitan est une langue romane centrale, ce qui facilite la compréhension des langues latines voisines : italien, espagnol, portugais... L’occitan est la langue romane qui a le plus de points communs avec les autres langues de la même famille. Ci-dessous, une comparaison de l’occitan (dialecte central) et d’autres langues latines :
Tableau de comparaison de langues romanes :
Il ne faut pas oublier que l’anglais a aussi reçu un vocabulaire latin, angevino-normand (langue d'oïl) et occitan. Il existe une certaine proximité de vocable entre l’occitan et l’anglais qui n’a jamais existé ou a disparu en français : jump (anglais) / jumpar (occitan), rave (party) / rèva (en français rêver), record / recordar (mais existait en ancien français : recorder), etc.
L’amélioration des connaissances en français
La maîtrise de l’occitan, comme celle d’autres langues romanes, entraîne un accroissement de la faculté de parler avec un langage varié en français.
Le français, notamment, a emprunté de nombreux mots d’origine occitane. Cependant, certains dictionnaires français sont mal renseignés au sujet de l’occitan. Ils peuvent se tromper d’origine ou de date d’apparition des termes. En fait, il ne faut pas oublier que l’occitan a servi de zone linguistique de transmission de termes venus du Sud de l’Europe ou du Maghreb. L’italien et le castillan, par exemple, ont fourni nombre de leurs mots au français en passant par l’occitan. Or, certains dictionnaires ne signalent que la langue-source en dernière analyse et non la langue à laquelle le mot a été emprunté. Les dictionnaires plus récents ou universitaires (Grand Robert, Trésor de la langue française) sont relativement à l’abri de ces erreurs.
À l’heure actuelle, certains mots occitans permettent de comprendre des mots en français dans un registre populaire, familier, commun ou bien relevé : abelha > abeille, balada > ballade. On peut aussi noter quelques autres mots de création occitane ou dont la forme occitane est à l’origine des mots en français: cocagne, flageolet, gabarit, mascotte, soubresaut, etc.
Langue évolutive
Tout comme dans les autres langues romanes, les emprunts au latin et au grec ancien permettent de créer de nouveaux mots très précis, par exemple pour un usage technologique ou scientique. De plus, l’Académie de la langue catalane étant très active, l’emprunt direct au catalan est facile et rapide à réaliser, au détriment cependant d’une autonomie de la langue occitane face aux évolutions de la société.
Les péripéties de l’occitan
Repères linguistiques
- Vers les années 800 à 900 : Premières apparitions de mots occitans dans des écrits en latin.
- 1002 : Premier texte connu entièrement en langue occitane.
- XI au XIII siècle : Apogée de la poésie lyrique occitane.
- 1539 : Promulgation de l'ordonnance de Villers-Cotterêts ; François Ier impose que la justice soit rendue et signifiée « en langage maternel français et non autrement ».
- 1756 : Parution du Dictionnaire languedocien-français de l'abbé de Sauvages.
- 1790 : Circulaire de l'abbé Grégoire sur les patois de France.
- 1791- 1794 : Lors de l'époque révolutionnaire française, première véritable politique linguistique visant à imposer le français dans toute la nation française (et dans tous les esprits révolutionnaires).
- 1802 : Traduction en occitan d'Anacréon par Louis Aubanel.
- 1804 : Fabre d'Olivet publie Le Troubadour, poésies occitaniques du XIII siècle (supercherie littéraire : l'auteur, talentueux, de ces textes « traduits », n'est autre que Fabre d'Olivet).
- 1819 : Publication du Parnasse occitanien de Rochegude.
- 1842 : Histoire politique, religieuse et littéraire du Midi de la France par Mary-Lafon.
- 1840-1848 : Publication par fascicules du Dictionnaire provençal-français (en fait pan-occitan) du docteur Honnorat.
- 1854 : Fondation du Félibrige par sept primadiers, parmi lesquels Frédéric Mistral, Théodore Aubanel et Joseph Roumanille.
- 1859 : Publication de Mirèio (Mireille), poème de Frédéric Mistral.
- 1885 : Publication du Tresor dóu Felibrige, de Frédéric Mistral, dictionnaire provençal-français (en fait pan-occitan : le sous-titre indique expressément que l'ouvrage « embrasse les divers dialectes de la langue d'oc moderne »).
- 1919 : Fondation de l'Escòla occitana.
- 1931 : La Catalogne retrouve un statut d'autonomie et soutient activement la langue occitane.
- 1934 : Des intellectuels catalans proclament officiellement la séparation du catalan et de l'occitan.
- 1935 : Publication de la Gramatica occitana (selon les parlers languedociens) de Louis Alibert.
- 1941 : Le régime de Vichy autorise l'enseignement des langues "dialectales", tels le breton ou l'occitan, dans les écoles primaires. Les langues ethniques officielles dans d'autres pays ne sont pas autorisées: corse (dialectes italiens), alémanique alsacien (dialecte allemand), franciques mosellan et alsacien (dialectes allemand), flamand.
- 1943 : Première chaire de languedocien à Toulouse.
- 1945 : Fondation de l'Institut d'Etudes Occitanes (I.E.O).
- 1951 : La "loi Deixonne" autorise, à titre facultatif, l'enseignement des langues régionales (cette loi, aujourd'hui abrogée, a été remplacée par d'autres textes, législatifs ou réglementaires).
- 1959 : Création du parti nationaliste Occitan (P.N.O) par François Fontan.
- 1972 : Première université occitane d'été.
- 1975 : Loi Bas-Lauriol (France) : l'emploi de la langue française est obligatoire (au détriment de l'occitan notamment) pour les éléments relatifs aux biens et services: offre, présentation, publicité, mode d'emploi ou d'utilisation, l'étendue et les conditions de garantie, ainsi que dans les factures et quittances. Les mêmes règles s'appliquent à toutes informations ou présentations de programmes de radiodiffusion et de télévision (cette loi est aujourd'hui abrogée).
- Années 1980 : création du CAPES d'occitan-langue d'oc (concours de recrutement) et premiers paiements d'enseignants d'occitan (France).
- 1992 : Modification de l'article 2 de la constitution française : « La langue de la République est le français ».
- 1993 : Projet de loi Tasca adopté par le gouvernement. Il ne fut pas présenté au parlement à cause du changement de majorité. Toutefois la loi Toubon en a repris l'essentiel.
- 1994 : Loi Toubon : la langue française est la seule langue en France (au détriment des autres) de l'enseignement, du travail, des échanges et des services publics. Il est précisé que cette loi ne s'oppose pas à l'usage des langues régionales de France, mais cette disposition est floue et ne constitue pas une protection réelle.
- 1998 : L'occitan aranais est officiel sur le territoire du Val d'Aran en Catalogne.
- 1999 : L'occitan est nommé langue nationale, devant être protégée, en Italie.
- 2004 : Réduction drastique du nombre de nouveaux postes d'enseignants d'occitan en France.
- 2005 : Publication d'une terminologie commune occitan/catalan sur des thèmes scientifiques ou technologiques.
L’apogée de la civilisation occitane
Langues culturelles et intellectuelles du sud de la France pendant toute la période médiévale, tout particulièrement avec les troubadours (« celui qui trouve », de trobar, « trouver » en occitan). Les troubadours ont inventé l’amour courtois en répandant l’idée novatrice de fidélité à la dame plutôt qu’au seigneur. Leur idéologie s’est rapidement propagée dans toute l’Europe. Ainsi, ils donnent le ton aux cours européennes après les temps tristes qui ont suivi les invasions barbares et créent le style de vie raffiné des cours seigneuriales. On peut affirmer que la culture occitane est une des bases fondatrices des valeurs européennes modernes, au même titre que la Grèce ancienne et que la romanité.
- Dante et l’occitan
Au Moyen Âge, Dante est le premier à avoir employé le terme de « lingua d’oco ». Il opposait l’appellation langue d’oc (occitan) à langue d’oïl (le français et ses dialectes) et à la langue de si (l’italien, sa langue maternelle). Il se basait sur la particule servant à l’affirmation : dans la première, « oui » se dit òc, mais oïl dans la seconde, et si dans les dialectes italiens. Les trois termes viennent du latin : hoc pour le premier, hoc ille pour le second et sic pour le troisième.
Dante était un amoureux de l’occitan, il aurait souhaité que l’italien de son époque en possède le même prestige.
Un des passages les plus notables dans la littérature occidentale en occitan est le 26 ième chant du Purgatoire de Dante, dans lequel le troubadour Arnaut Daniel répond au narrateur :
« Tan m’abellis vostre cortés deman, / qu’ieu no me puesc ni voill a vos cobrire. / Ieu sui Arnaut, que plor e vau cantan; / consiros vei la passada folor, / e vei jausen lo joi qu’esper, denan. / Ara vos prec, per aquella valor / que vos guida al som de l’escalina, / sovenha vos a temps de ma dolor ».
La décadence de la langue
Le déclin de l’occitan comme langue administrative et littéraire : de la fin du au , l’occitan n’a cessé de perdre son statut de langue savante (ce qu’a accentué l’ordonnance de Villers-Cotterêts). Pierre Bec (op. cit.) précise qu’en 1500 encore la prononciation et la graphie correspondaient mais qu’en 1550 le divorce est consommé.
La langue du roi de France finira par s’imposer dans tout le pays dans l’oral (anciennes provinces occitanophones comme le Poitou, la Saintonge ou les Charentes, la Marche et la Basse-Auvergne, ainsi qu’une partie de Rhône-Alpes). Elle s’imposera seulement dans les écrits administratifs et juridiques ailleurs (régions actuellement occitanophones).
La Révolution française n’arrangera pas les choses car les jacobins, sous prétexte d’unité nationale, imposeront le français comme seule langue officielle. Cependant, bien que la littérature occitane périclite, la langue d’oc reste toujours celle qui est utilisée à l’oral. Elle sera utilisée à des fins de propagande révolutionnaire, pour y faire adhérer le peuple.
La langue, malgré quelques tentatives littéraires au , ne survit plus que dans les usages populaires rarement écrits et ce jusqu’au avec le renouveau du Félibrige.
L’occitan restera pour une grande majorité la seule langue parlée par la population jusqu’au début du . C’est à cette époque que l’école républicaine française lui porte un grave coup, par le biais d’une politique de dénigrement et de culpabilisation des occitanophones.
Les renaissances de la langue
Première renaissance
Alors que la langue semble fortement attaquée, différents mouvements de défense de la littérature occitane naissent. Pendant la période 1650-1850, la langue se renouvelle. On assista à divers courants qui ont convergé l’un vers l’autre pour redonner du prestige à la langue. La reconnaissance de la littérature occitane peut être attribuée, notamment, à l’agenais Jacques Boé (Jasmin) et au nimois Jean Reboul. Cette première renaissance a préparé l’avènement du Félibrige. On distingue:
- le mouvement savant
Après l’oubli des troubadours, ceux-ci connaissent dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle un renouveau d’intérêt. Dans les cercles aristocratiques méridionaux, on remet en cause la prétendue suprématie littéraire du français. On assiste à une recherche linguistique et littéraire. On retrouve le goût romantique pour le Moyen Âge. Le folklore, les romans et les contes champêtres présentent de l’intérêt. Les historiens travaillent sur la « croisade des Albigeois » et sur l’histoire du Midi.
- le mouvement ouvrier
"Apelavam ma lenga una lenga romana". Ce vers est la jonction de deux courants de l’occitan renaissant. L’un : la « langue » : son « patois » quotidien ; l’autre : la « lenga romana » est une marque d’érudition. Le patois est vu comme une langue d’un rang très haut. L’amour pour le peuple et ses misères est chanté par Victor Gelu.
- le mouvement bourgeois et esthète
A contrario des « savants » qui sont tournés vers le passé dans un sens de recherches érudites et des « ouvriers » qui mettent en avant leurs dynamisme de prolétaires, les poètes bourgeois (ou de petite noblesse) se situeront entre les deux. Le mouvement est plus amateur, mais avec une grande passion pour la langue.
- le mouvement utilitaire
Le Dr Honnorat comprit la nécessité de plus de réalisme linguistique. La langue avait perdu sa codification orthographique et morphologique. L’indiscipline dans la grammaire ou la graphie était même revendiquée dans le mouvement ouvrier. Honnorat a publié son dictionnaire provençal-français dès 1840. C’est un précurseur qui redonne à l’occitan sa dignité et sa cohérence.
Seconde renaissance
La seconde renaissance littéraire de la langue s’est faite au XIXe siècle sous la conduite de Frédéric Mistral et du Félibrige. À cette époque la langue est essentiellement utilisée par le peuple rural. Mistral et ses confrères du Félibrige ont redonné du prestige à la langue, en lui donnant une norme et des œuvres littéraires. Leur action a parfois été mêlée d’une volonté politique. Les félibres ont dit : « une nation qui n’a qu’une littérature, une nation qui détruit les langues périphériques, c’est une nation indigne de son destin de nation ». L’occitan, sous sa forme provençale et sa graphie avignonnaise, a été diffusé bien plus loin que les frontières de l’occitanophonie. Encore aujourd’hui la littérature mistralienne est étudiée dans des pays comme le Japon ou en Scandinavie. Mistral est le seul auteur uniquement occitanophone a avoir été récompensé pour son œuvre au plus haut point, il a reçu le prix Nobel de littérature. La réforme linguistique mistralienne trouva son meilleur ouvrier dans Auguste Fourès de Castelnaudary (1848-1891) qui, dans ses divers recueils poétiques, l’acclimata en Languedoc. Plus tard, d’autres écrivains du Languedoc ou du Limousin Antonin Perbosc (1861), Prosper Estieu (1860), Roux (1834-1905) tentent d’unifier la langue. Ils ont restauré la graphie classique et ont purgé la langue des gallicismes. Le système Perbosc-Estieu devient la base de la graphie de l'occitan "moderne". Louis Alibert publie en 1935, à Barcelone la Gramatica occitana segon los parlars lengadocians, il perfectionne la graphie.
Époque contemporaine
Au début du , l’école républicaine joue un grand rôle dans la disparition de l’usage oral de la langue. En effet, elle tend à culpabiliser les locuteurs occitans en prétextant que pour réussir dans la vie il faut parler français. La répression de l’utilisation de la langue au sein de l’école est très importante : sévices physiques, humiliations... À cette époque, on dit qu'« il est interdit de cracher par terre et de parler patois ». Le terme de patois est d’ailleurs contestable car péjoratif. Il a eu pour but de faire oublier que l’occitan est une langue et de faire croire que l’utilisation du patois était obscurantiste car elle n’était pas la même d’un village à l’autre.
Les changements sociaux du début du siècle sont aussi à l’origine de la dépréciation de la langue. Avec la révolution industrielle et l’urbanisation, ne parler que l’occitan constituait un handicap pour accéder à des postes importants. De nombreux parents ont alors choisi de ne parler que le français à leurs enfants. Pourtant, pour eux-même, le français était la langue de l’école et de l’administration, mais ce n’était pas leur langue maternelle.
Malgré cette période de forte dévalorisation de la langue, de nouveaux auteurs voient le jour :
- Max Rouquette (1908-2005) a joué un rôle irremplaçable dans le maintien de la culture occitane et dans sa revivification profonde. Il a été traduit aux États-Unis, en Allemagne et au Japon, puis plus tard il traduisit lui-même ses œuvres en français. La Comédie-Française lui rend aujourd’hui hommage.
- Félix-Marcel Castan (1923-2001), philosophe, est devenu le meneur des réflexions sur l’occitanisme et la décentralisation culturelle. Il est le premier à établir :
- l’anti-narcissisme historique des peuples de langue d’oc (aucun mouvement pour la création d’un royaume ou d’un État propre),
- la participation pionnière et de premier plan des écrivains occitans à l’idée d’une nation française contractuelle, non ethnique,
- la logique anti-unitariste, donc culturellement pluraliste, de toute la littérature occitane, de l’époque post troubadouresque à aujourd’hui.
- il a redonné aux troubadours leur rôle littéraire incontournable.
- il a rappelé l’importance d'Olympe de Gouges (1748-1793), pionnière du féminisme.
- Bernard Manciet, (1923-2005), diplomate et entrepreneur gascon, est un des poètes paradoxaux les plus considérables.
- Robert Lafont (1923), universitaire (linguiste et historien de la littérature d'oc), poète, dramaturge, romancier et essayiste.
- Pierre Bec (1921), spécialiste de langue et littérature d’oc et écrivain, a publié en 1997 « Le Siècle d’or de la poésie gasconne (1550-1650) ».
- François Fontan, fondateur des principes de l’ethnisme.
En 1931-39, l’autonomie acquise par la Catalogne, qui soutient l’occitanisme, redonna un coup de fouet au dynamisme occitan.
L’IEO (Institut d’Estudis Occitans) œuvre depuis 1945 pour la défense et la promotion de la langue occitane. Son action est responsable en grande partie de la sauvegarde et du développement de l’occitan. Il intervient dans : - la recherche - les études, colloques,et publications - la promotion de l’enseignement de l’occitan - la formation : stages, rencontres d’été... - les centres de vacances jeunesse - les arts plastiques : expositions - la musique - l’édition : l’IEO est le plus gros éditeur de langue d’oc avec ses collections : prose, poésie, vulgarisation, livres pour les enfants... De plus, les sections régionales et départementales de l’IEO, les Cercles occitans locaux participent à l’animation et à la vie culturelle du pays.
Période récente
Statut actuel de l’occitan
- France : le français est la seule langue officielle. Bien que l’Union européenne prône la défense des langues minoritaires, l’État français a modifié l’article 2 de la Constitution en 1992 pour stipuler que « La langue de la République est le français ». La France n’a toujours pas ratifié la charte européenne des langues régionales ou minoritaires, alors qu’elle impose à d’autres pays de respecter les droits de leurs propres minorités. La politique des langues régionales et minoritaires (lois sur les langues régionales, enseignement...): http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/france_politik_minorites.htm
[http://europa.eu.int/comm/education/policies/lang/languages/langmin/euromosaic/fr7_fr.html Etude européenne sur l'occitan en France]
- Monaco : le français est la seule langue officielle. L’occitan est parlé par 15 % de la population (recensement 1988).
- Espagne : l’occitan a un statut officiel dans le Val d’Aran, en Catalogne.
[http://europa.eu.int/comm/education/policies/lang/languages/langmin/euromosaic/es7_fr.html Etude européenne sur l'occitan en Espagne]
- Italie : l’occitan vient d’obtenir un statut qui prévoit une normalisation comme celle qui existe dans le Val d'Aran. Mais il faut encore attendre que les lois d’application se mettent en place. La constitution précise, comme en France, que « La langue de la République est l’italien ».
Le parlement italien a adopté en 1999 une loi destinée aux minorités linguistiques du pays: loi du 15 décembre 1999, n° 482, « Norme in materia di tutela delle minoranze linguistiche storiche », en français: « Normes en matière de protection des minorités linguistiques historiques ».
L’article 2 de la loi est explicite, car il énumère les minorités touchées par la loi : y sont compris les Occitans et les Catalans.En vertu de l’article 6 de la Constitution et en harmonie avec les principes généraux établis par les organisations européennes et internationales, la République protège la langue et la culture des populations albanaise, catalane, germanique, grecque, slovène et croate, et de celles qui parlent le français, le franco-provençal, le frioulan, le ladin, l’occitan et le sarde.
[http://europa.eu.int/comm/education/policies/lang/languages/langmin/euromosaic/it10_fr.html Etude européenne sur l'occitan en Italie]
Utilisation
Un sondage montre que 80 % des occitans interrogés (locuteurs ou pas de la langue) sont favorables à l’enseignement de l’occitan. Cependant le nombre de postes offerts par l’administration est très en deçà des besoins exprimés.
Les deux tiers des sondés considèrent que la langue est plutôt sur le déclin.
Le déclin est aussi souligné par les institutions européennes, ainsi que l’UNESCO. Les dialectes occitans sont classés en situation de danger important ou très important de disparition.
Ce déclin est peut-être l'explication au fait que seulement 5 % de la population occitanophone active transmette sa langue à ses descendants (France). Ce taux de transmission est très faible, bien qu'il soit meilleur que pour d'autres langues régionales de France (ex : breton, francoprovençal,...). A ce rythme, l'occitan sera probablement dans la situation sociale de l'irlandais dans une ou deux générations, c'est-à-dire qu'il subsistera un nombre encore notable de personnes occitanophones, mais les locuteurs de l'occitan seront isolés au sein d'un large territoire linguistique occitan.
Cependant dernièrement, une jeune génération qui se ré-occitanise est apparue. Elle n’a plus honte de parler le « patois ». Cette génération est principalement d’origine rurale, ou issue de milieux cultivés ayant effectué des études supérieures.
Certaines régions (Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, et dans une moindre mesure, Provence-Al | | |