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Seine (département)Catégorie:Ancien département français
La Seine était un département français, qui a été réparti entre quatre départements en 1968 : Paris (1 commune), Hauts-de-Seine (27 communes), Seine-Saint-Denis (24 communes) et Val-de-Marne (29 communes).
Histoire des divisions administratives
- 1790 : création du département de Paris avec 3 districts : Bourg-la-Reine, Paris, Saint-Denis
- 1795 : le département de Paris devient le département de la Seine
- 1800 : création des arrondissements : Paris, Saint-Denis, Sceaux
- 1952 : suppression des arrondissements de Saint-Denis et Sceaux
- 1966 : création de l'arrondissement d'Antony (Antony) et de l'arrondissement de Nogent-sur-Marne (Nogent-sur-Marne)
- 1968 (1er janvier) : suppression du département de la Seine
Lien externe
- [http://splaf.free.fr/75o.html Historique du département de la Seine par le Splaf]
Catégorie:Ancien département français -
1968Catégorie:1968
Cette page concerne l'année 1968 du calendrier grégorien.
Événements
- 1 février : CNUCED : conférence des NU sur le commerce et le développement à New Delhi.
- En mai, révoltes étudiantes en Amérique du Nord, au Japon et en Europe.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au Français René Cassin, Président de la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
- Signature d'un traité de non-prolifération nucléaire (137 pays).
Afrique
- 12 octobre : Indépendance de la Guinée équatoriale.
- 19 novembre : Au Mali, un coup d'État exécuté par un «Comité Militaire de Libération Nationale» renverse le Président Modibo Keïta et porte au pouvoir le lieutenant Moussa Traoré, qui instaure un régime dictatorial qui va durer 23 ans.
Amériques
- 20 avril : Pierre Trudeau Premier ministre du Canada
- L'armée tire sur les étudiants à Mexico - 48 morts - 100 blessés.
- Brésil, l'Acte institutionnel n°5 permet l'instauration d'une véritable dictature qui durera près de dix années.
États-Unis
- 8 février : Mort de trois étudiants américains en Caroline du Sud lors de manifestations pour les droits civiques.
- 1 mars : Démission du secrétaire d'État à la Défense Robert McNamara.
- 31 mars : Le président Lyndon Johnson annonce sa décision de ne pas se représenter aux élections.
- 4 avril : Martin Luther King, pasteur baptiste et homme politique américain est assassiné à Memphis Tennessee
- 5 juin : Assassinat de Robert Kennedy par Shiran Shiran.
- 8 juin : Richard Nixon décide le retrait de 25 000 hommes du Viêt Nam.
- 5 novembre : Élection de Richard Nixon (R) comme président des États-Unis (au pouvoir le 20 janvier 69) avec 43 % des voix contre Hubert H. Humphrey (D) 42,7%, vice-président Spiro Agnew (R).
Asie & monde indien
- 31 janvier : Offensive du Têt au Viêt Nam, prise de Hué, combats à Saïgon.
- 1 avril : Les belligérants US et nord Viêt Namiens acceptent de discuter.
Europe
- 1 juillet : Traité de non prolifération des armes nucléaires, signé par Richard Nixon et Leonid Brejnev, mais sans la France.
- 8 mars : Agitation sociale et politique en Pologne.
- Retrait de l'Albanie du pacte de Varsovie.
- 24 juin : la Insulo de la Rozoj, au large de l'Italie, déclare son indépendance.
- 3 janvier : Alexander Dubček arrive au pouvoir en Tchécoslovaquie.
- En février, Début du « Printemps de Prague ».
- 6 avril : Programme du PCT : « la voie tchécoslovaque du socialisme ».
- 11 avril : Attentat contre Rudi Dutschke.
- 27 juin : Manifeste des « deux mille mots » pour la démocratie en Tchécoslovaquie.
- 29 juillet : Entrevue soviéto-tchécoslovaque, à la frontière.
- 20 août : Ecrasement du « Printemps de Prague » (20-21 août).
- 28 août : Les dirigeants tchécoslovaques adjurent leurs compatriotes de ne pas résister.
- 19 septembre : Jiri Hajek, ministre tchécoslovaque des Affaires étrangères, démissionne sous la pression des Soviétiques.
France
- En janvier, Agitation lycéenne autour des Comités Viêt-Nam. Incidents à l'université de Nanterre.
- En février :
- « suspension » des activités du MRP par Lecanuet, le mouvement se dissout dans le Centre Démocrate.
- Manifestations contre la guerre au Viêt-Nam, grève des enseignants du secondaire.
- 22 mars : Occupation de la tour administrative de Nanterre, suspension des cours par le doyen.
- En avril, Agitation dans les universités et les lycées.
- En mai, Contestation estudiantine et sociale de « mai 68 » en France. Daniel Cohn-Bendit. Manifestation de la gauche de la République à Denfert-Rochereau (800 à 170 000). La Sorbonne et la Fac de Nanterre sont occupées par les étudiants.
- 2 mai : Georges Pompidou part en voyage en Iran. Fermeture de Nanterre.
- 3 mai : Les étudiants se réunissent à la Sorbonne. La police fait évacuer la Sorbonne. Le SNE-Sup et l'UNEF décident une grève illimitée.
- 6 mai : Premières barricades à Paris, le mouvement s'étend en province.
- 10 mai : Nuit de barricades au Quartier Latin de Paris (10-11 mai). La FEN appelle à une grève générale.
- 10 mai : Première entrevue à Paris concernant le Viêt Nam.
- 13 mai : la manifestation de la Gauche à Paris rassemble 800 000 personnes selon les syndicats contre 171 000 selon la police.
- 14 mai : Voyage du général Charles de Gaulle en Roumanie (14-18 mai).
- 20 mai : Début de grandes grèves de mai-juin 1968.
- 22 mai : On compte 8 millions de grévistes en France.
- 25 mai : Négociations et accords de Grenelle (25-27 mai).
- 27 mai :
- Meeting au stade Charléty à Paris France : UNEF, PSU, CDFT.
- Signature des Accords de Grenelle.
- 28 mai : François Mitterrand réclame un gouvernement provisoire.
- 29 mai : Manifestation de la CGT qui demande un gouvernement populaire. De Gaulle « disparaît » à Baden-Baden où il rencontre Jacques Massu.
- 30 mai : Allocution du général Charles de Gaulle sur la « Chienlit », manifestation gaulliste sur les Champs Elysées de même ampleur que la manifestation contestatrice du 13 mai.
- 1 juin : Remaniement du gouvernement Georges Pompidou.
- 5 juin : Début de la reprise du travail dans la fonction publique (5-7 juin).
- 16 juin : Evacuation de la Sorbonne, et de l'Odéon (14-16 juin).
- 30 juin : Élections législatives en France : large victoire des Gaullistes UDR et de leurs alliés (23-30 juin).
- 10 juillet : Maurice Couve de Murville, nouveau Premier ministre, en remplacement de Georges Pompidou.
- 24 août : Premier essai (Canopus) d'une bombe à hydrogène (H).
- 10 septembre : Discours de Charles de Gaulle : « La France n'a jamais cessé de travailler à mettre un terme au système des deux blocs ».
- En octobre, nouvelle agitation gauchiste dans les lycées et les universités.
- 12 novembre : Vote de la loi d'orientation sur l'enseignement supérieur.
- 5 décembre : Loi sur le droit syndical dans l'entreprise.
- Remise en liberté du Général Raoul Salan (héros de l'Algérie française).
Union européenne
- En janvier, Réalisation de l'Union douanière par les 6 pays de la CEE.
Océanie & Pacifique
- Indépendance de la République de Maurice.
- Suharto prend les pleins pouvoirs en Indonésie.
Proche-Orient & monde arabo-musulman
- Un tremblement de terre de magnitude 7,4 sur l'échelle de Richter fait 10488 victimes à Khorassan en Iran.
- 30 juillet : Après le renversement du général Aref, le Parti Baas reprend le pouvoir en Irak. Ahmad Hasan al-Bakr devient Président et commandant en chef de l'armée.
Arts & cultures
Archéologie
- 22 septembre : Fin du déplacement des temples d'Abou-Simbel, en Égypte, rendu nécessaire par la construction du barrage d'Assouan et financé par la communauté internationale sous l'égide de l'UNESCO.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- En Chine, découverte du site de Man-Tch'eng (Ho-Peï) avec, entre autres, deux linceuls de jade cousus d'or destinés aux dépouilles de l'empereur Lieu Cheng et de son épouse.
Cinéma
- Dates non renseignées ou inconnues :
- « Oliver » de Carol Reed remporte l'Oscar du meilleur film.
- Pier Paolo Pasolini réalise « Théorème ».
- Stanley Kubrick réalise « 2001 : l'odyssée de l'espace ».
Sciences & techniques
- Production des appareils photo reflex à contrôle automatique.
Espace
- 9 janvier : Alunissage de Surveyor Z, dernier automate américain avant la conquête de la lune par l'homme. Elle va se poser en douceur sur la Lune près du cratère Tycho dans une région montagneuse.
- Annonce de la découverte du premier pulsar.
- La NASA teste en orbite terrestre le module lunaire Apollo sans équipage.
- Lancement de la première fusée française « Véronique » à Kourou.
- Lancement de la sonde américaine Surveyor 7
- Première photo de la Terre vue de la Lune par les astronautes d'Apollo 8.
Sports
- 12 octobre : ouverture des Jeux Olympique d'été à Mexico, au Mexique.
- 27 octobre : clôture des Jeux Olympiques.
- Jeux Olympiques d'hiver de Grenoble (France)
- 9 janvier : Frédéric Fonteyne cinéaste belge
- 15 février : Axelle Red, chanteuse belge
- 28 février : Dean Brisson, réalisateur et scénariste, producteur et agent québecois
- 30 mars : Céline Dion, chanteuse québécoise
- 9 mai : Marie-José Perec, athlète française
- 27 juin : Pascale Bussières, actrice québécoise
- 26 juillet : Frédéric Diefenthal, acteur français
- 5 août : Colin McRae, champion du monde des pilotes de rallye en 1995
- 9 août : Gillian Anderson, actrice américaine.
- 30 septembre : Monica Bellucci, actrice italienne
- 30 novembre : Laurent Jalabert, cycliste français
- 2 décembre : Lucy Liu, actrice américaine
voir aussi::Catégorie:Naissance en 1968
- 4 janvier : Jean Murat, acteur français
- 10 janvier : Louis Aubert, compositeur français
- 29 janvier : Tsugouharu Foujita, peintre français d'origine japonaise
- 20 février : Anthony Asquith, réalisateur et scénariste britannique (° 1902, 65 ans)
- 14 mars : Erwin Panofsky, historien de l'art et essayiste américano-allemand
- 20 mars : Carl Theodor Dreyer, réalisateur danois
- 27 mars : Youri Gagarine, cosmonaute et premier homme dans l'espace
- 4 avril : Martin Luther King, pasteur baptiste et homme politique américain
- 7 avril : Jim Clark, pilote de Formule 1 écossais
- 28 mai : Kees Van Dongen, peintre français d'origine hollandaise
- 5 juin : Robert Kennedy, homme politique américain
- 17 juin : Cassandre (pseudonyme d'Adolphe Jean Marie Mouron), graphiste français. (° 24 janvier 1901).
- 2 octobre : Marcel Duchamp, artiste
- 9 octobre : Jean Paulhan, écrivain français
- 20 décembre : John Steinbeck, écrivain américain
- 26 décembre : Weegee (Arthur Fellig), photographe américain
- 30 décembre : Trygve Lie, homme d'État norvégien et premier Secrétaire général de l'ONU
voir aussi ::Catégorie:Décès en 1968
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Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
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!Conseillers d'arrondissement
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| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
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!Conseillers de Paris
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| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
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!Nombre total d'élus
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|{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro
Seine-Saint-Denis ja:セーヌ=サン=ドニ県
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La Seine-Saint-Denis (93) est un département français.
Histoire
Le département de la Seine-Saint-Denis a été créé le 1 janvier 1968, en application de la loi du 10 juillet 1964, conformément au décret d'application du 25 février 1965, à partir de la partie nord-est de l'ancien département de la Seine (24 communes) et d'une petite portion de celui de Seine-et-Oise (16 communes).
Article de fond : Histoire de la Seine-Saint-Denis
Géographie
La Seine-Saint-Denis fait partie de la région Île-de-France. Elle est limitrophe des départements des Hauts-de-Seine au nord-ouest, du Val-d'Oise au nord, de Seine-et-Marne à l'est, du Val-de-Marne au sud et de Paris au sud-ouest.
Article de fond : Géographie de la Seine-Saint-Denis
Climat
Article de fond : Climat de la Seine-Saint-Denis
Économie
Article de fond: Économie de la Seine-Saint-Denis
Malgré un fort taux de chômage, dû en partie à un niveau d'éducation plus faible que dans les départements voisins et à la crise industrielle des années 70, le "93" est un département dynamique, bien que ses domaines d'excellence soient parfois méconnus.
Le département dispose de deux grands pôles économiques :
- la zone aéroportuaire de Roissy (à cheval sur 3 départements).
- la zone de la Plaine de France, dans la communauté d'agglomération de Plaine Commune.
La première implantation du département est l'usine Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-bois. Le département est aussi en position de force dans le domaine de l'image et de l'industrie télé-cinématographique, tout comme dans le commerce textile.
Démographie
Les habitants de la Seine-Saint-Denis sont les Séquano-Dionysiens.
La Seine-Saint-Denis est le département français comptant le plus d'immigrés, ou de personnes issues de l'immigration. La mortalité infantile y est la plus élevée de France métropolitaine (5,7 pour mille).
Article de fond : Démographie de la Seine-Saint-Denis
Culture
Article de fond : Culture en Seine-Saint-Denis
- [http://www.lesacharnes.com Compagnie LES ACHARNES/Mohamed Rouabhi]
Compagnie indépendante de théâtre installée à Drancy depuis 1991 et dirigée par Mohamed Rouabhi, acteur, auteur, metteur en scène et personnalité de la Seine-Saint-Denis engagée tant dans le choix de ses thèmes (la Palestine, le 17 octobre 1961,le combat des Noirs Américains dans les années 60) que dans ses prises de positions personnelles(conflit des intermittents, défense des travailleurs étrangers, des sans-papiers). Avec à son actif une quizaine de créations théâtrales dans le département, en France et à l'étranger (Brésil, Palestine, Italie, Sénégal, Nouvelle-Calédonie...), la compagnie développe parallèlement des ateliers d'écriture en direction de populations en grande difficulté, en milieu carcéral, etc. Pour vous tenir informé de son actualité, visitez son remarquable site. Vous y trouverez également de nombreux textes féroces, des photos de spectacles, des vidéos.
- [http://gntm.org GNTM (Génération Nouvelles Technologies Multimédia)]
Génération Nouvelles Technologies Multimédia milite pour la liberté d'expression écrite, vidéo, sonore.
- [http://www.plainepage.org Plaine Page]
Plaine Page a été mis en œuvre par les habitants du quartier et avec le soutien de l'association « Les conteurs de la plaine ».
- [http://www.rivnord.org Riv Nord ]
Depuis sa création en 2002, l’association RIV’NORD inscrit son action dans les dynamiques citoyennes locales et les mouvements sociaux.
- [http://dionysien.com Dionysien : Conseil Consultatif de la vie associative]
Mise à disposition d'un espace internet pour susciter un débat entre les associations dionysiennes.
- [http://dionysien.com/culture Dionysien : la culture dionysienne]
Faire de Saint-Denis un pôle artistique et culturel qui rayonne largement au-delà de ses murs.
- [http://plaine.fr les NTIC de la Plaine]
Plaine Evolution est un projet global, un portail d'informations des NTIC sur la Plaine. Il est ouvert aux débats et permet une gestion de projets entre les membres.
- [http://dionysien.com 93200 le canard dionysien]
En attente de constituer un groupe de penseurs dionysiens.
Tourisme
Article de fond : Tourisme en Seine-Saint-Denis
- Le Bourget
- Musée de l'Aviation.
- Saint-Denis
- Basilique de Saint-Denis, style gothique, .
- Stade de France.
- Romainville
- Cinéma de Trianon: rendu célèbre par la fameuse émission « La dernière séance » présentée par Eddy Mitchell.
Politique
Article de fond : Politique de la Seine-Saint-Denis
La Seine-Saint-Denis est l'un des départements constituant la ceinture rouge historique de Paris. C'est un fief historique de la gauche, et en particulier du parti communiste, qui contrôle encore la plupart des grandes mairies du départment (Saint Denis, Aubervilliers, Bobigny, La Courneuve). C'est aujourd'hui l'un des deux départements, avec le Val-de-Marne, où le PCF dispose de la majorité relative des sièges au conseil général. Cependant, depuis une vingtaine d'année la montée du Front national fait de ce parti l'une des principaux partis du département, qui est lui-même son fief régional.
- Liste des députés de la Seine-Saint-Denis
- Liste des sénateurs de la Seine-Saint-Denis
- Liste des conseillers généraux de la Seine-Saint-Denis
Administration
Article de fond : Administration de la Seine-Saint-Denis
- Liste des préfets de la Seine-Saint-Denis
Divers
Liens internes
- Cantons de la Seine-Saint-Denis
- Communes de la Seine-Saint-Denis
- Liste des conseillers généraux de la Seine-Saint-Denis
- Noms des habitants de l'Île-de-France et de ses départements
Liens externes
- [http://www.Seine-Saint-Denis.pref.gouv.fr/ Préfecture]
- [http://www.cg93.fr/ Conseil général]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Seine-Saint-Denis Seine-Saint-Denis sur Wikitravel]
Val de Marne -
Le Val-de-Marne (94) est un département français, et a été nommé ainsi d'après la Marne, une rivière.
Histoire
Le département du Val-de-Marne a été créé le 1 janvier 1968, en application de la loi du 10 juillet 1964, conformément au décret d'application du 25 février 1965, à partir de la partie sud-est de l'ancien département de la Seine (29 communes) et d'une petite portion de celui de Seine-et-Oise (18 communes).
Article de fond : Histoire du Val-de-Marne
Géographie
Le Val-de-Marne fait partie de la région Île-de-France. Il est limitrophe des départements de la Seine-Saint-Denis au nord-est, de Seine-et-Marne à l'est, de l'Essonne au sud, des Hauts-de-Seine à l'ouest et de Paris au nord-ouest.
Article de fond : Géographie du Val-de-Marne
Climat
Article de fond : Climat du Val-de-Marne
Économie
l'économie est peu encline aux débordements.
Démographie
Les habitants du Val-de-Marne sont les Val-de-Marnais.
Article de fond : Démographie du Val-de-Marne
Culture
Article de fond : Culture en Val-de-Marne
Tourisme
Article de fond : Tourisme en Val-de-Marne
Politique
Article de fond : Politique du Val-de-Marne
- Liste des députés du Val-de-Marne
- Liste des sénateurs du Val-de-Marne
- Liste des conseillers généraux du Val-de-Marne
Administration
Article de fond : Administration du Val-de-Marne
- Liste des préfets du Val-de-Marne
Divers
Liens externes
- [http://www.Val-de-Marne.pref.gouv.fr/ Préfecture]
- [http://www.cg94.fr/ Conseil général]
ja:ヴァル=ド=マルヌ県
1790Catégorie:1790
Cette page concerne l'année 1790 du calendrier grégorien.
Événements
Afrique
Amériques
- 25 novembre : Premiers soulèvements à Saint-Domingue.
- 15 décembre : Fondation de la Banque des États-Unis à Philadelphie.
Asie & monde indien
Europe
- 9 janvier : Entente anglo-hollando-prussienne contre la révolte des Pays-Bas.
- 12 janvier : La Belgique proclame son indépendance.
- 20 février : Début du règne de Léopold II, empereur des Romains (fin en 1792).
- 27 juillet : Convention de Reichenbach entre la Prusse et l'Autriche.
- 14 août : Paix de Värälä entre la Russie et la Suède.
- 22 octobre : Acquittement du lieutenant William Bligh, accusé de la perte du Bounty, vaisseau de guerre de Sa Majesté.
- 22 novembre : Retour des troupes autrichiennes dans les¨Pays-Bas autrichiens.
- 2 décembre : Entrée des troupes autrichiennes à Bruxelles.
- Hongrie : la famille Zwack crée la digestif Unicum
- 15 janvier : Création des départements français (suite à un décret du 22 décembre 1789), par l'assemblée constituante qui en définie la carte et en fixe le nombre à 83.
- 13 février : Suppression des ordres monastiques par l'Assemblée constituante.
- 26 février : Nomination des départements.
- 28 février : Décrets sur l'organisation nouvelle de l'armée. Les grades militaires ne sont plus réservés aux nobles.
- 16 mars : Suppression des lettres de cachet.
- 21 mars : Suppression de la gabelle.
- 22 avril : La Constituante répudie le droit de conquête.
- 27 avril : Fondation du Club des Cordeliers.
- 30 avril : Institution des tribunaux de jurés.
- 21 mai : Deuxième commune de Paris : Paris est divisé en 48 sections, remplaçant les 60 anciens districts.
- 12 juin : Avignon demande son rattachement à la France.
- 19 juin : Suppression de la noblesse.
- 12 juillet : Vote de la constitution civile du clergé.
- 14 juillet : Fête de la fédération à Paris.
- 22 juillet : La constitution civile du clergé est approuvée par le roi Louis XVI.
- 31 août : Massacre de Nancy.
- 4 septembre : Démission de Necker.
- 15 octobre : Le maire de Paris, Bailly, appose les scellés sur les archives du Parlement de Paris, qui sont transportées aux archives de France.
- 22 octobre : Adoption du drapeau tricolore par décision de l'Assemblée Constituante.
- 21 novembre : Duport-Dutertre, ministre de la justice.
- 27 novembre : Le Clergé doit prêter serment.
- 3 décembre : Lettre de Louis XVI demandant au roi de Prusse de le soutenir contre la Révolution.
- En novembre, la Constituante repousse les griefs des princes possessionnés, notamment allemands.
- La Flandre française est intégrée au département du Nord.
- Le docteur Joseph-Ignace Guillotin propose à l'Assemblée la guillotine.
- Rattachement d'Avignon à la France depuis cinq siècles à la papauté.
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & monde arabo-musulman
Arts & cultures
Sciences & techniques
- L'astronome britannique William Herschel découvre la première nébuleuse planétaire.
- L'ingénieur anglais Edmund Cartwright construit une machine à peigner la laine.
- L'ingénieur français Claude Chappe invente son télégraphe visuel (sémaphore).
- 3 février : Gideon Mantell, obstétricien, géologue et paléontologue anglais.
- 29 mars : John Tyler, président des États-Unis
- 21 octobre : Alphonse de Lamartine, poète français.
- 23 décembre : Jean-François Champollion, égyptologue français.
- 23 mai :
- Jules Dumont d'Urville, navigateur et explorateur français, († 1842)
- Jean-Jacques Pradier (James Pradier), sculpteur suisse.
- 20 février : l'empereur Joseph II
- 17 avril : Benjamin Franklin, diplomate et inventeur.
- 17 juillet : Adam Smith, économiste
- 11 octobre : Marmaduke Tunstall, ornithologue et collectionneur britannique (° 1743).
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Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
Saint-Denis est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Dionysiens : en latin Denis se dit Dionysius, un dérivé du nom du dieu grec Dionysos.
Géographie et quartiers de Saint-Denis
Saint-Denis est une ville proche banlieue nord de Paris, dont elle est limitrophe, chef-lieu d'un arrondissement du département de la Seine-Saint-Denis (93) depuis 1993. Elle fut autrefois une sous-préfecture du département de la Seine.
Longtemps ville indutrielle et pauvre associée à la pollution et à la saleté, la ville a changé de visage pour gagner en 2004 le « Ruban du développement durable ». La ville compte par ailleurs 75 hectares d'espaces verts. Une partie du territoire communal est situé sur le Parc de La Courneuve.
Le centre historique
Entre la porte de Paris et la Basilique, le parc de la Légion d'Honneur prolonge la Maison d’éducation de la Légion d'Honneur. Le parc faisait autrefois partie du domaine de l’abbaye avant d’être réservé aux jeunes filles de la Légion d’honneur, puis de devenir parc municipal dans les années 70.
A part l'incontournable Basilique de Saint-Denis, flanqué du jardin Pierre de Montreuil, le centre ancien abrite plusieurs autres monuments de dignes d'intérêt: Mairie, Eglise X.
Plus grand marché de l'Ile-de-France les mardis, vendredis et dimanches matins. En raison de la rénovation de la Halle du marché, celui-ci est déplacé place du 8 mai 1945 de mars à novembre 2005.
Le centre-ville est piétonnisé depuis le 11 mars 2005.
Un parcours historique en 20 stations donne entre la basilique et le Stade de France donne les clés sur l'histoire de la ville.
La station de métro Saint-Denis Basilique est en correspondance avec le tramway T1, à proximité d'un hypermarché urbain.
Francs-Moisins / Bel-Air
Bel-Air est un quartier de petits immeubles anciens, alors que les Francs-Moisins abritent de grandes tours. Un temps de mauvaise réputation, le quartier s'est rénové et embelli. C'est dans ce cadre qu'a été tourné le film l'Esquive d'Abdellatif Kechiche qui a obtenu quatre Césars en 2005.
La Plaine Saint-Denis / Cristino Garcia
2005
La quartier Cristino Garcia est aussi surnommé « la petite Espagne » en raison de la forte immigration espagnole qu'elle a connu au début du XXe siècle.
Plus grande zone industrielle d'Europe dans les années 60, la Plaine a connu une grave crise économique, dont elle s'est relevée, notamment en profitant de l'effet d'image du Stade de France. Depuis lors, le quartier et celui du Landy sont devenus une des principales zones d'activité de l'immobilier d'entreprise de la région parisienne. Plusieurs milliers de logements y seront construits dans la décennie 2000.
Pleyel
Le quartier tient son nom de la fabrique des pianos Pleyel, fondée par Ignace Joseph Pleyel (1757-1831) en 1807. La manufacture fermera dans les années 1960 (mais renaîtra près d'Alès).
C'est d'abord un quartier d'affaires, autour notamment de la « Tour Pleyel », et secondairement résidentiel. Face à la Tour se dresse le siège d'EDF. Dès 2007, la quartier accueillera le projet de Cité du cinéma, piloté par Luc Besson, dans une ancienne centrale électrique.
Des voies à grande circulation isolent en partie ce quartier du reste de la ville, qui a plus tendance à se tourner vers Saint-Ouen.
Cosmonautes
Quartier résidentiel aux abords de La Courneuve, séparé du reste de la ville par l'autoroute A1.
Allende / Delaune
La zone des Tartres, limitrophe de Pierrefitte-sur-Seine est le site sur lequel vont être transférées les Archives Nationales. L'Université de Paris VIII est toute proche.
Joey Starr et Kool Shen (NTM) sont du quartier Allende.
Gare / Delaunay / Belleville
La gare accueille le trafic du RER D et assure la correspondance avec le tramway T1.
Mutualité / Champ de Courses / Joliot Curie
Le quartier Mutualité tire son nom des ouvriers des environs, qui, au début du XXe siècle, se sont faits maçons pour construire leurs maisons sur ce qui n'étaient que des jardins. Faute d'apports personnels, ils ont mutualisé leurs moyens financiers et humains pour parvenir à leurs fins. Ce quartier, traversé par la rue Henri Barbusse, est certainement l'un des plus conviviaux de Saint-Denis. Au bout de la rue, à la limite de Stains, se trouve un champ de cultures maraîchères qui permet de se fournir en produits frais biologiques au coeur de la banlieue.
Entre Mutualité et Joliot-Curie, la ville est moins agréable, fracturée par les routes à quatre voies et la tranchée de l'autoroute A1. On y trouve notamment l'hôpital Delafontaine.
Floréal / Saussaie / Courtille
Quartier résidentiel aux abords de Stains et du Parc de La Courneuve.
La Porte de Paris
La Porte de Paris est un quartier de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Nœud de nombreux axes de communication, c'est aussi une fracture dans le paysage urbain de la ville, qui sépare les quartiers du centre-ville de la Plaine Saint-Denis, ou Pleyel des Francs-Moisins.
On y trouve jusqu'en 2005 un immense rond-point avec jusque six voies, dont le trafic de la route nationale 1 (près de 45 000 voitures chaque jour, dont 20 000 en transit), une gare routière créée en 1976 avec 9 lignes de bus au centre du rond-point, un parking souterrain, une station-service, une station de métro de la ligne 13, un canal, le viaduc de l'autoroute A1 (construite en 1960) et sa sortie vers Pleyel ! Tout sauf un endroit pour les piétons.
Avec l'arrivée de l'autoroute A1, puis celle du métro et l'installation de la gare routière, la Porte de Paris a subi de nombreuses transformations. Sa restructuration est un projet à long terme qui a suscité bien des débats entre partenaires et habitants.
Le débat sur l'avenir de cette zone a commencé en 1996 et les premiers projets sont échafaudés en 1998. Le fruit de ses réflexions est repris par la communauté d'agglomération Plaine Commune qui se met en place en janvier 2000. Commencés le 15 février 2005, les travaux doivent s'achever en 2011 pour créer un vrai quartier qui assure une véritable continuité piétonne entre le centre-ville et La Plaine Saint-Denis.
Selon la municipalité, l'objectif est de:
- créer un quartier diversifié avec des logements, des commerces, des bureaux, des équipements publics,
- aménager des espaces publics au cœur de ce nouveau quartier,
- donner plus de place aux piétons,
- assurer une meilleure interconnexion entre les différents modes de transports en commun,
- réorganiser les voies de circulation pour supprimer le caractère autoroutier de la Porte de Paris,
- associer les habitants à la transformation de leur quartier.
A l'automne 2005, le parking sera démoli et la nouvelle gare routière s'installera rue Danielle Casanova. L’urbaniste Guy Henri, qui travaille sur ce projet depuis des années, a imaginé de remettre à niveau le quartier autour des voies du futur tramway Saint-Denis-Epinay-Villetaneuse.
Histoire
Fondations
Agglomération gallo-romaine au II siècle, alors appelée Catolacus ; traversée par la voie Lyon-Harfleur.
Au III siècle, une petite compagnie de missionnaires venus d'italie pour apporter la foi chrétienne en Gaule atteint Lutèce. Parmi eux, Denis, qui sera le premier évêque de la ville. Selon Grégoire de Tours qui le raconte trois siècles plus tard, Denis est martyrisé et décapité à Montmartre, mais cela ne l'arrête pas : il marche la tête sous le bras jusqu'au village de Catolacus où il s'effondre et où il sera enterré. Plus tard ce seront des rois, reines et princes de France qui seront à leur tour inhumés à Saint-Denis, donnant une destinée historique et un développement considérable à l'église abbatiale.
Ville marchande
Au début du VII siècle, Dagobert fit reconstruire l'oratoire et le prieuré élevé par sainte Geneviève en 475, et créa une foire qui devint au XII siècle : la foire du Lendit ; dès le Moyen Âge, les marchands y vinrent de toute l' Europe et de Byzance ; la foire était inaugurée chaque année par le Recteur de l' Université de Paris qui y venait en grande cérémonie (il levait à cette occasion son droit sur tout le parchemin mis en vente et en constituait la provision nécessaire à tous les collèges).
XII au XVI siècle
En 1125, affranchissement des habitants par Suger, abbé de Saint-Denis, conseiller éminent de Louis VI et de Louis VII, qui reconstruisit l'abbatiale et l'agrandit. Inhumation de Saint Louis le 21 mai 1277. Le 10 novembre 1567, bataille de Saint-Denis entre catholiques et protestants (ces derniers furent vaincus mais eurent le temps de dépouiller les châsses de leurs joyaux et profanèrent les sépultures) ; le connétable Anne de Montmorency y trouva la mort. La ville souffrit aussi des guerres de la Ligue. Elle se rendit le 9 juillet 1590 à Henri IV, qui abjura en 1593 dans l'abbatiale.
XVII au XVIII siècle
En 1648, institution de six Rosières annuelles, tradition qui s'est maintenue jusqu'à nos jours. Au temps de la Fronde, la ville subit pillages, viols, assassinats et incendies. Louis XIV y créa des filatures, des tissages et teintureries.
En 1756, construction par Charles-Axel Guillaumot de la caserne des Suisses (disparue aujourd'hui) qui logeaient jusque là chez l'habitant. Louis XV y fit de fréquents séjours pour rendre visite à sa fille Louise-Marie au Carmel et traversait souvent la ville pour aller chasser dans la plaine Saint-Denis ; il fit tracer la route de la Révolte pour aller de Versailles à Saint-Denis sans passer par Paris. Jean-Jacques Rousseau y séjourna en juin 1767, à son retour d'Angleterre. En septembre 1792, formation du « bataillon Saint-Denis » qui fut envoyé. à Jemmapes. Le 17 septembre 1793, le nouveau régime rebaptisa Saint-Denis, « Franciade », nom qui lui resta jusqu'en 1800 ; ce fut aussi l'époque de la profanation des cercueils royaux.
Du XIX siècle à 1939
Dans la deuxième moitié du XIX siècle, le commerce, l'artisanat et l'agriculture laissèrent la place à l'industrie lourde : à la fin du siècle, Saint-Denis comptait 80 usines dont la plus ancienne était une usine de métallurgie datant de 1784 (laminoir de plomb). En 1896, élection de la première municipalité socialiste ; ville « rouge » en 1920 après la scission de la SFIO. Des maires communistes sont élus jusqu'en 1930 ; le dernier maire, Jacques Doriot, quitta le Parti Communiste en 1934, il fut révoqué en 1936.
La commune se divise alors en 3 zones :
- une zone industrielle au sud dans les quartiers de la Plaine et de Pleyel (de certaines de ces usines sont sorties des œuvres d'art comme les mosaïques du Panthéon, du Louvre, de l'Opéra, de la Madeleine, du tombeau de Pasteur ; des statues monumentales comme celles de notre-dame-de-la-Garde de Marseille et de l'Opéra de Paris)
- la zone résidentielle au nord-ouest composée de grandes cités HLM que la municipalité a fait construire depuis la Libération
- enfin la zone commerciale au centre, où le marché couvert occupe l'emplacement de l'ancien dépôt de mendicité.
- 1940 : L'armée allemande entre dans la ville le 13 juin. 2897 soldats domiciliés à Saint-Denis sont faites prisonniers de guerre dans des camps en Allemagne. La municipalité est alors dirigée par Marcel Marshall, membre du Parti Populaire Français de Jacques Doriot. Dès le 15 juin est recensé un premier acte de sabotage. Le 25 novembre, le conseil municipal fait rebaptiser la rue de la République rue du Maréchal Pétain. Le 6 décembre, Auguste Delaune est arrêté pour acte de Résistance et interné au camp d'Aincourt, dont il s'évade avant d'être repris puis torturé à mort en 1943.
- 1941 : Le 27 février, un soldat allemand est jeté dans le canal Saint-Denis par deux personnes. Le 14 mai est organisée la première rafle de juifs par la Préfecture de Police. Le 15 mai, la direction clandestine du Parti communiste appelle à la constitution d'un « Front national pour la liberté et dl'indépendance de la France »; à Saint-Denis, il regroupera de membres de différentes sensibilités. Plusieurs militants socialistes participent à la constitution de groupe « Libération Nord ». L'un d'entre eux, Lucien Bourriau parvient à sauver deux jeunes filles juives. Le 13 décembre est arrêté Marcel Paul, qui deviendra plus tard ministre du général De Gaulle.
- 1942 : Le 14 avril, un acte de sabotage a lieu à l'usine Hotchkiss, où la direction collabore activement à l'Occupation et porte la durée du travail à 60 heures par semaine. Le 29 mai, les juifs de la ville doivent porter l'étoile jaune. En octobre, plusieurs grèves ont lieu dans les usines Hotchkiss, Delaunay et Cazeneuve pour protester contre les départs de main d'œuvre vers l'Allemagne.
- 1943 : Le 23 mars, Désiré Lelay, ancien conseiller municipal de la ville, secrétaire du syndicat CGT de la métallurgie meurt après s'être évadé d'un camp d'internement. En mai et juin, naissance du « comité local de libération de Saint-Denis ». Le 27 mai, Jean Moulin tient la première réunion du Conseil National de la Résistance où l'on trouve Auguste Gillot, élu conseiller municipal en 1937. Le 14 juillet, une manifestation est organisée par plusieurs centaines d'habitants qui crient « Vive la France ! » ; à la suite de dénonciations, 35 jeunes sont emprisonnés.
- 1944 : Les 21 avril, 22 juin, 2 août et 7 août, la ville subit de durs bombardements, en particulier dans le quartier de la Plaine. On comptera 355 morts et plusieurs centaines de sinistrés. Le 17 août, Henri Bulliard est chargé par l'état-major de la résistance de former les troupes qui devront reprendre la ville; il reçoit le refort de la compagnie des 250 à 300 Francs Tireurs Partisans de Roger Sémat. Le 18 août, des barricades sont levées; les ponts, la gare, les usines de gaz et la centrale électrique de Pleyel sont placés sous surveillance de la résistance. La mairie est prise le 20 août à 8 heures du matin, sur ordre du comité local de libération présidé par Fernand Vahhollenbeck. Le 27 août, les troupes du général Leclerc entrent dans la ville.
Après guerre
La ville est touchée de plein fouet par la crise économique dans les années 70 et 80. La Plaine Saint-Denis qui fut la plus grande zone industrielle d'Europe devient la plus grande friche industrielle du continent.
Depuis l'inauguration du Stade de France, inauguré le 28 janvier 1998, la ville qui avait connu un grave déclin économique est de nouveau en plein essor, notamment dans le quartier de la Plaine de France. Ce dynamisme se poursuit depuis 2000 dans une structure intercommunale (dont la Plaine de France est le cœur) : Plaine Commune.
Cette structure regroupe depuis 2005 huit villes: Saint-Denis, Aubervilliers, Villetaneuse, Pierrefitte-sur-Seine, Epinay-sur-Seine (membres fondateurs), L'Île-Saint-Denis, Stains (depuis 2003) et La Courneuve (depuis 2005). D'abord présidée par le maire de Villetaneuse Jacques Poulet, Plaine Commune est dirigé depuis janvier 2005 par Patrick Braouezec, député et ancien maire de Saint-Denis.
Au - delà du stade lui-même et de l'image nouvelle qu'il donne à la ville, des acquis subsistent de la Coupe du Monde 1998 , comme la prolongation de la ligne 13 du métro vers Saint-Denis - Université.
L'expérience des multiples compétitions tenues depuis la Coupe du Monde 1998 sont un atout pour la candidature de Paris aux Jeux Olympiques d'été de 2012, dans laquelle la ville est très impliquée.
En novembre 2003, Saint-Denis a accueilli avec Paris le deuxième Forum Social Européen.
Économie
De 1975 à 1995, Saint-Denis connaît une grande crise industrielle sur le quartier de la Plaine de France. Le développement des studios audiovisuels - le terrioire est principal centre national de production audiovisuel, ne peut compenser cette hémorragie.
Une prise de conscience intercommunale amènera à la création de Plaine commune, qui sera très fortement dynamisée par la construction du Stade de France.
Fin 2004, l'installation de nouvelles entreprises tertiaires notamment autour du Stade de France se traduit par l’existence de 60 000 emplois publics et privés sur la ville, ce qui correspond au niveau qui avait été atteint au plus fort de la période industrielle. En 10 ans, Saint-Denis compte 462 entreprises de plus (+ 23%), dont plusieurs sièges sociaux. Cependant, les travailleurs du site sont souvent des salariés déplacés d'autres zones et le taux de chômage de la ville reste très fort (17% début 2005).
Au festival de Cannes 2005, le réalisateur et producteur Luc Besson a annoncé avoir bouclé le financement de la Cité du cinéma, pôle professionnel du cinéma, qui doit être l'équivalent hexagonal de Cinecittà à Rome ou Pinewood à Londres. L'ouverture du pôle, sur l'ancien site EDF du quartier de Pleyel est prévue pour 2007.
Le budget municipal s'est élevé en 2005 à 183 millions d'euros.
Administration
2005Saint-Denis est membre-fondateur de la communauté d'agglomération Plaine Commune, qui s'étend sur huit villes, et joue un rôle économique fondamental aux portes de Paris.
La ville est chef-lieu de trois cantons:
- Le canton de Saint-Denis-Nord-Est est formé d'une partie de Saint-Denis (47 886 habitants);
- Le canton de Saint-Denis-Nord-Ouest est formé d'une partie de Saint-Denis (27 159 habitants);
- Le canton de Saint-Denis-Sud est formé d'une partie de Saint-Denis ainsi que d'une partie de Saint-Ouen et de la commune de L'Île-Saint-Denis (31 615 habitants).
Ville communiste depuis la Libération de Paris, ses derniers maires sont Marcelin Berthelot, Patrick Braouezec et depuis fin 2004 Didier Paillard.
Personnages célèbres
Cité natale de Paul Éluard et de l'affichiste et dessinateur Francisque Poulbot. Pierre Degeyter, compositeur et auteur de « l'Internationale » y vécut et y mourut en 1932.
Les peintres Louis-Gabriel Moreau, Albert Lebourg, Lépine, Georges Michel, Claude Monet, Michel Raffaelli, Paul Signac, Maurice Utrillo y habitèrent.
Auguste Gillot, maire de Saint-Denis de 1944 à 1971, était membre du Conseil National de la Résistance.
Malamine Koné, styliste et créateur de la marque Airness.
Joey Starr, du groupe NTM.
Monuments et lieux touristiques
- Basilique du , nécropole des rois de France - nota cette église est à la fois une église cathédrale, abbatiale et royale.
- Stade de France, inauguré en janvier 1998, il contient 80 000 places, et accueille des matches de football (finale de la coupe du monde 1998), de rugby, des compétitions d'athlétisme et des concerts.
- Maison d'Education de la Légion d'Honneur, à côté de la Basilique, qui assure l'enseignement des jeunes filles, petites filles et arrières-petites filles des Légionnaires le souhaitant. Voir [http://www.melh.net/ site officiel de la maison].
Jumelages
- Cordoue, Espagne
- Gera, Thuringe, Allemagne
- North Lanarkshire, Ecosse
- Porto Alegre, Brésil.
- Sesto San Giovanni, Lombardie, Italie, (banlieue de Milan)
- Tuzla, Bosnie
- en projet, avec le camp palestinien de Gaza.
De plus la ville a entrepris des programmes d'aide et de coopération avec
- Larbaa Nath Irathen, Algérie
- Tiznit, Maroc
- Djélébou, Karakoro et Sahel, Mali
Culture et Loisirs
- Maison de l'Internet Citoyen : 1 passage Moulin Choisel - rue de strasbourg par Génération[http://gntm.org NTM]
- Théâtre Gérard Philipe Centre Dramatique National dirigé par Alain Ollivier. http://www.theatregerardphilipe.com/ Site du TGP
- Musée d'Art et d'Histoire : fonds exceptionnel sur la Commune de Paris et Paul Eluard.
- Cinéma d'Art et d'Essai l'Ecran
- Salle de concert « la ligne 13 »
- La Fête des Tulipes, en avril de chaque année
- La Fête de la ville a lieu le week-end le plus proche de la saint Denis, le 9 octobre
- Festival de Musique, en juin, parmi les plus renommés de France
- Festival Metis, vers mars
- Théâtre de la Belle Etoile, qui accueille en résidence la [http://www.cie-joliemome.org/ Compagnie Jolie Môme]
- Café Culturel, lieu de concerts et d'expositions
- Espace d'exposition ADADA
- Les Nuits du vendredi, animations nocturnes une fois par mois
- Les réserves du Musée des Arts et Métiers de la rue Saint-Martin à Paris. Visite mensuelle. [http://www.tourisme93.com Réservation]
Culture et Loisirs
- Le Stade de France accueille de grandes compétitions de football, le Tournoi des Six Nations, divers événements ou concerts
- En 2007, la ville accueuillera la Coupe du Monde de rugby
- Meeting annuel d'athlétisme, premier au monde par son affluence
- Semi-marathon annuel, la « Voie Royale »
- Plus de 10% de la population est inscrite dans un club de la ville, pour pratiquer un vaste éventail de sports dans les salles dédiées de la ville.
Références
- Guide du Routard de la banlieue
Liens externes
- [http://www.ville-saint-denis.fr/ Le site officiel de la Ville]
- [http://www.gntm.org/ Generation NTM], formation des Dionysiens aux nouvelles technologies (nécessite Macromedia Flash)
- [http://www.dionysien.com/ Dionysien], journal citoyen en ligne
Catégorie:Commune de la Seine-Saint-Denis
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1800Catégorie:1800
Cette page concerne l'année 1800 du calendrier grégorien.
Événements
- La population de la Terre s'élève à quelque 900 millions d'Hommes.
- 21 mars : Élu le 14 mars, le cardinal Barnaba Chiaramonti devient pape sous le nom de Pie VII. Fin du pontificat en 1823).
Europe
- Acte d'Union rattachant l'Irlande au Royaume-Uni. Le parlement irlandais acheté par l'Angleterre décide l'union avec celle-ci.
France
- Bonaparte crée les fonctions de préfet et de sous-préfet. Il demande à Cambacérès de composer le Code des Lois.
- Création de la Banque de France.
- 16 mai (26 floréal an VIII) : Premier recensement général de la population en France
- 24 décembre (3 nivôse an IX): Attentat manqué à la « machine infernale » contre le Premier Consul Napoléon rue Saint-Nicaise à Paris.
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Guerres napoléoniennes
- 15 mai : Napoléon Bonaparte traverse les Alpes et envahit l'Italie
- 14 juin : Victoire de Bonaparte et de Desaix à la bataille de Marengo contre l'armée autrichienne
- 5 septembre : L'île de Malte, qui était occupée par les Français, est conquise par les troupes britanniques.
- 3 décembre : Bataille de Hohenlinden : l'armée française inflige une défaite aux troupes autrichiennes.
- Les Autrichiens occupent la région de Nice.
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- L'esclave noir Gabriel mène un soulèvement infructueux à Richmond, en Virginie aux États-Unis.
- La France récupère de l'Espagne le territoire américain de Louisiane par le traité secret de San Ildefonso.
- Le siège du gouvernement américain est transféré à Washington.
- Fin de la construction de la maison blanche, elle est dès lors habité par le président John Adams et sa femme.
Amérique latine< | | |