Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
Territoire De Belfort

Territoire de Belfort

ja:テリトワール=ド=ベルフォール県
-
Le Territoire de Belfort (90) est un département français dépendant de la région de Franche-Comté.

Histoire

100px Le Territoire de Belfort est né en 1871 du traité de Francfort qui mettait fin à la guerre de 1870. Alors que l'Allemagne annexait par ce traité la plus grande partie de l'Alsace et une part importante de la Lorraine, l'extrême sud-ouest du Haut-Rhin, autour de Belfort, fut laissé à la France, et ainsi séparé de l'Alsace. Il y eut deux principales raisons à cette décision:
- la population des environs de Belfort était francophone, contrairement à la population des régions annexées au IIe Reich allemand en tant que terre d'empire (Reichsland);
- la ville de Belfort avait fait preuve d'une résistance héroïque sous le commandement du Colonel Pierre Denfert-Rochereau lors du siège des troupes allemandes, et il eut été inconcevable de rattacher la ville à l'Allemagne après la guerre. Après avoir longtemps conservé un statut spécial, le Territoire de Belfort devint officiellement le 90 département français en 1922. Article de fond : Histoire du Territoire de Belfort

Géographie

Le Territoire de Belfort fait partie de la région Franche-Comté. Il est limitrophe des départements du Doubs, de la Haute-Saône, des Vosges et du Haut-Rhin, ainsi que du canton suisse du Jura. Il s'agit du plus petit département français après Paris et les départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne).. Article de fond : Géographie du Territoire de Belfort

Climat

Article de fond : Climat du Territoire de Belfort

Économie

Article de fond: Économie du Territoire de Belfort

Démographie

Les habitants du Territoire de Belfort sont les Belfortains, comme les habitants de Belfort proprement dite. Article de fond : Démographie du Territoire de Belfort

Culture

Article de fond : Culture dans le Territoire de Belfort

Tourisme

Article de fond : Tourisme dans le Territoire de Belfort Le département possède une énorme diversité de paysages façonnés les uns et les autres par des influences historiques et géologiques : le Ballon d’Alsace, le Massif des Vosges, le lac du Malsaucy, qui nous présentent l'impressionnante nature authentique et généreuse le long de « La route des villages fleuris ». Le sud du Territoire, lui, riche d'étangs et de rivières, offre les plus beaux belvédères de la région. Depuis le plateau de Croix le panorama s'étend des Monts d'Ajoie en Suisse, à ceux du Jura, en passant par la Forêt-Noire, la plaine d'Alsace et bien sûr les Vosges. Pendant tout l'été 2005, deux "Chemins d'Art" présenteront en pleine nature 26 œuvres contemporaines de 19 artistes. Ces circuits (7,5 km et 4,6 km) sont accessibles au plus grand nombre. Ils font partie d'un ensemble de 15 circuits balisés de randonnée sur le versant ensoleillé du massif des Vosges. L'opération, baptisée "Sous la Ligne Bleue" a été menée par la Communauté de Communes du Pays Sous-Vosgien. Descriptif des chemins, des œuvres et des communes : http://souslalignebleue.org

Politique

Article de fond : Politique du Territoire de Belfort
- Liste des députés du Territoire de Belfort
- Liste des sénateurs du Territoire de Belfort
- Liste des conseillers généraux du Territoire de Belfort

Administration

Liste des conseillers généraux du Territoire de Belfort Article de fond : Administration du Territoire de Belfort
- Liste des préfets du Territoire de Belfort

Divers


- Liste des 102 communes du Territoire de Belfort
- Liste des cantons du Territoire de Belfort

Liens externes et documentation

Les liens


- [http://www.Territoire-de-Belfort.pref.gouv.fr/ Préfecture]
- [http://www.cg90.fr/ Conseil général]
- [http://www.ot-belfort.fr/ Office de Tourisme du Territoire de Belfort]

Les livres


- Le Territoire de Belfort par V.-A. Malte-Brun aux Editions du Bastion 1882 réédité en 1982.
- Le Patrimoine de Communes du Territoire de Belfort aux Editions Flohic 1999.
- Belfort et son Territoire par J. Liblin aux Editions de la Tour Gile 1877 réédité en 2000.
- Géographie du Territoire de Belfort par G. Schouler et P. Filbert 1979.
- Les paroisses du Territoire de Belfort par R. Fiétier et M. Colney, Cahiers d'Etudes Comtoises n° 50 - 1993
- Vauban et ses successeurs dans le Territoire de Belfort édité par l'Association Vauban 1992
- Histoire de Belfort, des origines à nos jours par Y. Baradel... aux Editions Horvath 1985
- La Porte de Bourgogne et d'Alsace (Trouée de Belfort) par A. Gibert aux Editions Gérard Montfort 1930 réédité en 1982.

Départements français

Le département est une division administrative de la France, à la fois une circonscription administrative déconcentrée et une collectivité locale décentralisée. La France est divisée en 100 départements dont quatre outre-mer.

Le département circonscription administrative

Le département est la circonscription administrative de droit commun depuis l'an VIII et l'est restée. Il est dirigé par le Préfet de département nommé discrétionnairement par le gouvernement, assisté par des sous-préfets pour chaque sous-prefecture. De nombreux services déconcentrés de l'Etat sont organisé dans le cadre du département, comme la direction départementale de l'équipement (DDE) ou la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS).

Le département collectivité locale

Le département est aussi une collectivité locale décentralisée dirigée par le conseil général, élu au suffrage universel direct pour six ans. La France en compte 99 depuis 1985. Les départements sont regroupés en régions et divisés en arrondissements qui sont eux-mêmes subdivisés en cantons et en communes.

Histoire

Article détaillé : Histoire des départements français. Les départements sont créés le 4 janvier 1790 par l'assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraire à l'homogénéité de la Nation. . Dans un souci de rationalité, les départements reçurent une architecture semblable : une portion de territoire suffisamment petite pour être gérée facilement par un chef-lieu,: la taille de ces départements était fixée de façon telle qu'il devait être possible de se rendre, en moins d'une journée de cheval, au chef-lieu de chacun de ceux-ci depuis n'importe quel point de leur territoire. Dans la même optique, les départements furent nommés non pas d'après des critères historiques, pour ne pas rappeler le découpage en province de l'ancien régime, mais purement géographiques (noms de rivières, de montagnes, etc.) Le nombre de département, initialement de 83, grimpa à 130 en 1810 avec les gains territoriaux de la République et de l'Empire, puis fut réduit à 86 après la chute de ce dernier en 1815. L'acquisition de Nice et de la Savoie en 1860 conduisit à un total de 89. Trois départements de l'Alsace et de la Lorraine (le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et une partie de la Meurthe et de la Moselle) furent cédés à l'Allemagne en 1871 et restitués en 1919. Les parties non annexés de la Meurthe et de la Moselle furent fusionnées dans le nouveau département de Meurthe-et-Moselle. Une partie du Haut-Rhin située autour de Belfort et qui resta française en 1871 ne fut pas réintégrée dans son département d'origine en 1919 et devint le Territoire de Belfort en 1922. Les réorganisations de la région parisienne en 1964 et la division de la Corse en 1976 ajoutèrent six départements. Avec les quatre départements d'outre-mer actuels, le total fut porté à 100. En 2004, la mise en place du second volet de la décentralisation, dont l'acte II fut voté le 13 août 2004, prévoit d'importants transferts de compétences et de moyens aux départements, notamment le transfert des aides sociales et économiques (comme le Revenu minimum d'insertion), la gestion du réseau routier (la Direction départementale de l'équipement devient intégralement gérée au niveau départementale, avec le transfert de ses fonctionnaires et des financements), de compétences en matière d'éducation et de contrôle du patrimoine. Voir aussi les articles suivants :
- Départements français classés par région
- Départements français classés par population
- Départements français classés par superficie
- Départements français classés par densité de population
- Départements français classés par altitude
- Liste des préfectures de France
- Noms des habitants des départements français

Numérotation

À l'origine, les départements français étaient numérotés (de 01 à 83) pour les seuls besoins des services postaux (voir Liste des 83 départements de 1790). La poste faisait figurer sur chaque lettre un cachet au numéro du département de départ. Ce système fonctionna sous la Révolution et l'Empire puis fut abandonné. Un nouveau classement fut mis en place au avec cinq nouveaux départements (Alpes-Maritimes, Loire, Savoie, Haute-Savoie et Tarn-et-Garonne) qui décalaient les numéros. En 1922 en effet, les 89 départements étaient classés dans l'ordre alphabétique ; le numéro 01 était attribué à l'Ain et le 89 à l'Yonne. Lorsque le territoire de Belfort fut constitué comme département cette année-là, il fut rajouté en fin de liste avec le numéro 90. Le redécoupage de l'Île-de-France, en 1964, prit effet en 1965 et conduisit à la création des départements de Paris (qui prit le numéro 75 attribué jusqu'alors à la Seine), des Yvelines (qui fut numérotée 78 en lieu et place de la Seine-et-Oise) ainsi que de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise, ajoutés en fin de liste avec les numéros 91 à 95. La Corse (numéro 20) fut partagée en 1976 entre la Corse-du-Sud (2A) et la Haute-Corse (2B). Les départements d'outre-mer reçurent finalement les numéros 971 à 974 (le numéro 96 n'est donc pas utilisé). Au-delà de leur fonction de découpage du territoire français, les numéros de départements font partie de la vie quotidienne des Français. On les retrouve sur les plaques d'immatriculation des véhicules, au début des codes postaux (Ceux des deux départements de la Corse débutent toujours par 20) ou dans les numéros de sécurité sociale. Les territoires français qui ne sont pas des départements possèdent également des numéros analogues : 975 et 976 pour Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte (les deux collectivités d'outre-mer qui se rapprochent le plus d'un département), 986, 987 et 988 pour Wallis-et-Futuna, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie. Bien qu'extérieur à la France, Monaco utilise « 98 » pour ses codes postaux. Mais Andorre a, pour sa part, refusé d'utiliser le code que les postes françaises lui avaient attribué.

Voir aussi


- Administration territoriale
- Arrondissements français
- Cantons français
- Communes de France
- Régions françaises     
-
Catégorie:Administration territoriale française ja:フランスの地方行政区画 ko:데파르트망 (프랑스)


France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France

1871

Cette page concerne l'année 1871 du calendrier grégorien.

Événements

Europe

Allemagne


- 18 janvier : Proclamation de l'Empire allemand et de son Kaiser (empereur) Guillaume Ier d'Allemagne à Versailles.
- 11 mars : Dans le cadre du Kulturkampf : Promulgation des lois scolaires dans l'Empire allemand.
- 10 mai : Par le Traité de Francfort qui met fin à la guerre franco-allemande de 1870, l'Allemagne acquiert l'Alsace et une partie de la Lorraine.

France

Début de la IIIe République en France : répression de la Commune de Paris.
- 8 février : Élections d'une Assemblée Nationale. Succès des conservateurs à majorité monarchiste.
- 17 février : Adolphe Thiers accède au poste de chef du pouvoir exécutif de la République française (poste différent de celui de Président de la République) (fin en 1873).
- 15 février : La garde nationale de Paris s'oppose à la Paix.
- 26 février : Signature des préliminaires de paix avec la Prusse.
- 1 mars : Symboliquement, les troupes prussiennes entrent dans Paris et défilent sur les Champs-Elysées.
- 3 mars : Constitution du Comité central de la Garde nationale.
- 10 mars : Pacte de Bordeaux, entre les différentes parties du gouvernement, suspendant toute décision sur la nature du régime.
- 17 mars : Arrestation du socialiste révolutionnaire Louis Auguste Blanqui.
- 18 mars : Commune de Paris (mars-mai 1871) : tentative de révolution prolétarienne.
  - Échec de la tentative des troupes gouvernementales de s'emparer des canons de Montmartre.
- 20 mars : Le gouvernement et l'Assemblée Nationale s'installent à Versailles.
- 26 mars : Élections de la Commune de Paris.
- 28 mars : Proclamation de la Commune de Paris à l'hôtel de ville.
- 10 mai : Par le Traité de Francfort (1871) qui met fin à la guerre franco-allemande de 1870 : la France perd l'Alsace et une partie de la Lorraine, cette perte va être vécu par la France comme un profond traumatisme. de plus la France doit verser et cinq milliards d'indemnités (4,9 sont récoltés par une souscription nationale ouverte le 27 juin).
  - Suite à ce traité, environ 160 000 Alsaciens et Lorrains, refusant de devenir allemands quittent les provinces perdues et s'installent sur le territoire français.
- 14 mai : Création du Territoire de Belfort à partir de l'ancien arrondissement du Haut-Rhin non annexé par l'Empire allemand.
- 16 mai : Les Communards mettent à bas la statue de Napoléon place Vendôme.
- 18 mai : L'Assemblée Nationale, réunie à Versailles, ratifie le traité de Francfort.
- Du 21 au 28 mai : « Semaine sanglante », qui verra Paris, aux mains Communards, repris par les troupes versaillaises.
  - 21 mai : Entrée des troupes Versaillaises dans Paris.
  - 27 mai : Chute du dernier bastion communard.
  - 28 mai : Exécution des défenseurs de la Commune de Paris devant le mur des Fédérés.
- 31 août :
  - L'Assemblée Nationale se proclame Assemblée Constituante.
  - La loi « Rivet » donne à Adolphe Thiers le titre de Président de la République.
- 28 novembre : Exécution de Louis-Nathaniel Rossel, le seul officier rallié à la Commune de Paris, ancien Ministre délégué à Guerre.

Italie


- 13 mai : L'inviolabilité de la personne du pape et sa jouissance du Vatican sont reconnues officiellement par la loi des Garanties.
- 15 mai : Par l'encyclique Ubi nos, Pie IX refuse la loi des Garanties et se considère comme « prisonnier au Vatican ».
- 2 juillet : Victor-Emmanuel II entre triomphalement dans Rome.

Grande-Bretagne


- Loi reconnaissant l'existence légale des syndicats ouvriers (Trade Union Act).
- Création de l’Anglo-Jewish Association (AJA) qui sera l'alliée critique de l’Alliance israélite universelle.

Guerre franco-allemande de 1870


- 3 janvier : Succès de l'armée du Nord (Général Faidherbe) à Bapaume.
- 10 janvier : Défaite de l'héroïque seconde armée française au Mans.
- 15 janvier : Échec à Héricourt de l'armée de l'Est (Général Bourbaki) qui doit se réfugier en Suisse.
- 19 janvier : Défaite de l'armée du Nord (Faidherbe) à Saint-Quentin.
- 19 janvier : Échec sanglant d'une tentative de sortie de l'armée de Paris à Buzenval.
- 28 janvier : Chute de Paris, après un long siège (18 septembre 1870-28 janvier 1871), début des pourparlers de paix pour une capitulation de la France.
- Occupation symbolique de Paris par les troupes prussiennes.
- 13 février : Le colonel Denfert-Rochereau, commandant de la place de Belfort, reçoit l'ordre d'évacuer la place. Les troupes françaises évacuent la ville avec armes et bagages.
- 26 février : Signature à Versailles d'un armistice avec la Prusse.

Afrique


- Les établissement hollandais du Ghana sont transférés à la Grande-Bretagne.
- En novembre, le journaliste et explorateur Anglais Sir Henry Morton Stanley retrouve, l'explorateur Écossais David Livingstone à Ujiji sur la rive Est du lac Tanganyika. Lors de la rencontre demeurée célèbre, il aurait simplement prononcé sa fameuse phrase : « Dr. Livingstone, I presume », intraduisible, en dehors du contexte de l'époque et de l'éducation britannique.

Amériques


- Brésil : une loi affranchit les enfants nés d'une mère esclave.

Canada


- 2 avril : Publication du recensement au Canada : 3,690 millions d'habitants dont 2,110 millions Britanniques d'origine et 1,083 million d'origine française.
- 1 juillet : Inauguration de la bibliothèque du Parlement à Ottawa.
- La Colombie britannique adhère à la Confédération canadienne.

États-Unis


- Un tiers de la ville de Chicago est détruit par un incendie.

Asie

Japon


- La Japon supprime définitivement la féodalité et instaure des districts administratifs. La noblesse est indemnisée par des pensions.
- L'état japonais favorise les études à l'étranger et a recours à des instructeurs et techniciens européens.

Proche-Orient & monde arabe


- Insurrections en Kabylie

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1871 dans les chemins de fer
- Sports : 1871 en sport
- Arts & culture :
  - 24 décembre : Première de l'opéra Aïda de Verdi
  - Le théologien allemand Johann Ignaz von Döllinger, est excommunié pour avoir mis en doute l'infaillabilité du pape.
- Littérature :
  - L'écrivain anglais Lewis Carroll publie Alice à travers le miroir.
  - Le poète Arthur Rimbaud publie les Illuminations et le Bateau Ivre.
  - Le romancier Émile Zola publie la Fortune des Rougon, premier volume du cycle des Rougon-Macquart (1871-1893),
- Sciences et techniques :
  - 17 janvier : Début de la conception du premier tramway, mis en service dans les rues de San Francisco en 1873.
  - 21 novembre : Invention du briquet
  - Le belge Zénobe Gramme invente la première dynamo industrielle à courant continu.

Naissances en 1871


- 7 janvier : Émile Borel, né à Saint-Affrique dans l'Aveyron, mathématicien et homme politique français († 1956).
- 5 mars : Rosa Luxemburg, révolutionnaire polonaise naturalisée allemande († 1919).
- 23 mars : Maurice Garin, champion cycliste français.
- 27 mars : Heinrich Mann, né à Lübeck, écrivain allemand († 1950).
- 6 mai : Victor Grignard, né à Cherbourg dans la Manche, chimiste français, prix Nobel de chimie en 1912 († 1935).
- 27 mai : Georges Rouault, né à Paris, peintre français.
- 10 juillet : Marcel Proust, né à Paris, écrivain français.
- 7 août : Abanîndranâth Tagore, écrivain indien († 5 décembre 1951).
- 29 août : Albert Lebrun, futur président de la république française.
- 30 août : Ernest Rutherford, physicien et chimiste britannique.
- 30 octobre : Paul Valéry, né à Sète dans l'Hérault, écrivain français.
- Leonid Andreïev, né à Orel, écrivain russe.
- Pietro Badoglio, né à Grazzano Monferrato, maréchal et homme d'État italien.
- Stephen Crane, né à Newark (New Jersey), écrivain américain.
- Theodore Dreiser, né à Terre Haute dans l'Indiana, écrivain américain.
- John Millington Synge, né à Rathfarnham, auteur dramatique irlandais.
- Ernest, lord Rutherford of Nelson, né à Nelson en Nouvelle-Zélande, physicien anglais, prix Nobel de Chimie en 1908.

Décès en 1871


- 25 janvier : Proby Thomas Cautley, ingénieur et paléontologiste anglais
- 3 mars : Michael Thonet, dessinateur de meubles autrichien.
- 8 mars : Gustav Heinrich Emil Ohlert, zoologiste allemand1807).
- 5 avril : Paulo Savi, géologue et ornithologue italien1798).
- 11 mai : John Herschel, scientifique et un astronome anglais.
- 13 juin : Jean Eugène Robert-Houdin, inventeur, producteur de spectacles et magicien français. (° 7 décembre 1805).
- 8 septembre : John Edwards Holbrook, zoologiste américain1794).
- 23 septembre : Louis-Joseph Papineau (84 ans), chef québécois du parti des Patriotes.
- 18 octobre : Charles Babbage, mathématicien anglais.
- 22 octobre : Roderick Murchison géologue anglais.
- 11 novembre : William Lonsdale, géologue et paléontologue anglais.
- 28 novembre : Exécution de Louis-Nathaniel Rossel, seul officier rallié à la Commune de Paris, ancien Ministre Délégué à Guerre.
- 7 décembre : Nicolas Prosper Levasseur, chanteur d'opéra. __NOTOC__ Catégorie:1871 ko:1871년 ms:1871 simple:1871 th:พ.ศ. 2414

1870

Catégorie:1870 Cette page concerne l'année 1870 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Fondation de l'association pour le Home Rule (pour l'autonomie) en Irlande.
- 31 octobre : La Russie dénonce la neutralisation de la Mer Noire.

France


- 2 janvier : Le républicain Émile Ollivier est appelé par Napoléon III à constituer un ministère.
- 10 janvier : Début de l'affaire Victor Noir.
  - Il s'agit d'un journaliste tué au domicile parisien du prince Pierre Bonaparte, cousin de Napoléon III. Venu pour arranger les conditions d'un duel, le journaliste aurait eu une attitude menaçante.
  - 12 janvier : Les funérailles du journaliste Victor Noir sont l'occasion d'une manifestation républicaine.
  - 28 mars : Après une semaine de procès, Pierre Bonaparte est acquitté par la Haute Cour de Justice siègeant à Tours, du meurtre du journaliste Victor Noir.
- 21 janvier : Émile Ollivier présente son ministère républicain.
- 24 janvier : Les républicains Jules Ferry et Léon Gambetta déposent, au nom de l'opposition républicaine, une proposition de loi selon laquelle « le titre et les fonctions de préfet de police sont supprimés ».
  - Le baron Haussmann est destitué de son poste de préfet de la Seine par Émile Ollivier.
- 24 mars : Le général Edmond Le Bœuf, ministre de la Guerre, est fait maréchal de France et sénateur.
- 20 avril : Un Sénatus-consulte met en œuvre une véritable Constitution pour un empire libéral.
  - L'empereur garde le droit de renvoyer les ministres responsables, mais il ne préside plus le Sénat ni le Conseil d'État.
  - L'Empereur ne peut nommer plus de vingt sénateurs en un an et le nombre des sénateurs ne peut excéder les deux tiers de celui des membres du Corps législatif.
  - Le Sénat ne garde plus qu'une attribution, celle de discuter et de voter les projets de loi, concurremment avec le Corps législatif. Il est nommé pour au moins six ans.
  - Le droit de pétition s'exerce auprès du Corps législatif et du Sénat. Le droit d'amendement n'est plus soumis au contrôle du Conseil d'État.
- 8 mai : Plébiscite approuvant la nouvelle constitution avec 7 358 000 oui, 1 572 000 non et 1 894 000 abstentions. L'opposition l'emporte dans la Seine, les Bouches-du-Rhône, les grandes villes, le Sud-Est et le Midi provençal.
Guerre franco-allemande de 1870

- 21 juin : Candidature de Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, au trône d'Espagne.
- 6 juillet : La France s'y oppose.
- 12 juillet : Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen retire sa candidature.
- 13 juillet : De Grammont, réclame que ce retrait soit garanti par le roi de Prusse, Guillaume Ier de Prusse refuse.
  - Le chancelier Bismarck notifie la réponse du roi par un communiqué, la dépêche d'Ems. Le gouvernement républicain prend cette dépêche pour une provocation.
- 15 juillet : Malgré les avertissements de Adolphe Thiers, le Corps législatif vote les crédits de guerre.
- 16 juillet : nomination du maréchal Bazaine à la tête du 3e corps de l'armée du Rhin.
- 17 juillet : Émile Ollivier, poussé par l'opinion publique, déclare la guerre à la Prusse (notifiée deux jours plus tard).
  - Napoléon III, pacifiste mais malade, laisse faire.
- 19 juillet : La France déclare la guerre à la Prusse.
- 20 juillet : Le maréchal Le Bœuf est nommé major général de l'armée du Rhin.
- 27 juillet : L'impératrice Eugénie est nommée régente.
- 28 juillet : Napoléon III se rend à Metz pour prendre la tête de l'armée.
- 2 août : Combats de Sarrebruck.
- 4 août : Bataille de Wissembourg dans le Bas-Rhin, qui se solde par la retraite des troupes françaises du maréchal de Mac-Mahon (division Douay) devant les troupes prussiennes du Kronprinz.
- 6 août : Bataille de Froeschwiller-Woerth, où les troupes françaises du Maréchal de Mac-Mahon sont mises en déroute.
  - Charges de Reichshoffen : charges vaines des cuirassiers français sur les villages de Morsbrunn, où ils sont anéantis, et de Elsasshausen.
  - La division du général Frossard est écrasée à Forbach.
- 12 août : Napoléon III, malade, laisse Bazaine prendre la tête de l'armée.
- 14 août : Combats indécis de l'armée du maréchal Bazaine à Borny. Les Allemands mettent le siège devant Toul.
- 16 août : Bataille de Mars-la-Tour en Moselle.
  - L'armée du maréchal de Mac-Mahon se replie sur Châlons.
  - Combats indécis à Gravelotte.
- 18 août :
  - Bataille de Saint-Privat-la-Montagne près de Metz, en Moselle, les troupes du maréchal Bazaine, défaites, se replient sur Metz.
  - Bataille de Loigny, la première armée de la Loire est battue.
- 19 août : Le maréchal Bazaine s'enferme dans Metz avec 175 000 soldats.
- 25 août : Mac-Mahon passe à l'offensive avec 140 000 soldats pour tenter de dégager Bazaine de Metz.
- 30 août : Mac-Mahon est battu à la bataille de Beaumont et se retire sur Sedan.
- 31 août : Deux armées prussiennes encerclent les troupes du maréchal de Mac-Mahon. La bataille de Noisseville commence (31 août au 1er septembre). Les armées françaises, vaincues, se replient sur Sedan. Mac-Mahon, blessé, est remplacé par le général de Wimpffen.
- 2 septembre : L'empereur Napoléon III est fait prisonnier. Le général de Wimpffen commande la reddition de la ville.
- 3 septembre : Signature de l'acte de reddition au Château de Bellevue.
- 4 septembre : Napoléon III est emmené en captivité en Allemagne (à Wilhelmshoehe, près de Cassel).
La Troisième République

- 6 et 7 août : Renouvellement des conseils municipaux, dernières élections de l'Empire.
- 9 août : Le ministère Émile Ollivier est renversé par le Corps législatif. Il se réfugiera en Italie jusqu'en 1873.
- 14 août : Un groupe de blanquistes attaque le poste de sapeurs-pompiers de la Villette pour y prendre des armes, et tuent un sergent de ville. Puis ils tentent de soulever le quartier de Belleville mais la police réussit à les arrêter.
- 22 août : Nouveau ministère du général Charles Cousin-Montauban, comte de Palikao.
- 4 septembre : La foule parisienne envahit le Palais Bourbon. Les députés républicains (Gambetta, Favre, Ferry...) proclament la III République et la fin de l'Empire. Ils instaurent un Gouvernement de Défense Nationale et un ministère dit « du 4 septembre ».
  - Le jeune prince impérial se réfugie en Belgique.
- 5 septembre :
  - Georges Clemenceau (29 ans) devient maire du XVIII arrondissement de Paris.
  - Des comités de vigilance commencent à se constituer par arrondissement.
  - Rentrant de son exil de Guernesey, Victor Hugo arrive à Paris, où il est reçu avec les honneurs d'un roi par la foule indescriptible.
  - Marseille décide de se gouverner de façon autonome.
- 7 septembre : Léon Gambetta demandent aux administrateurs provisoires et aux préfets de « s'appuyer sur les conseils municipaux élus sous l'influence du courant libéral et démocratique ... ou sur des municipalités provisoires ».
- 8 septembre : Décret convoquant les collègues électoraux pour le 16 octobre « à l'effet d'élire une assemblée nationale constituante ».
- 9 septembre : L'impératrice Eugénie arrive à Hastings en Angleterre.
- 11 septembre : Création d'une fédération des comités de vigilance, qui se sont constitués lors des cinq derniers jours dans les arrondissements parisiens, et qui se nomme « Comité central républicain de Défense nationale des vingt arrondissements », regroupant les blanquistes, les socialistes et les radicaux.
- 12 septembre : Le gouvernement, afin de conserver « sa complète liberté d'action pour organiser la défense dans les départements et maintenir l'administration », désigne, Adolphe Crémieux, le garde des Sceaux comme « délégué pour représenter le gouvernement et en exercer les pouvoirs », et Tours devient le siège de la délégation du gouvernement de la Défense nationale (Gambetta et général Trochu).
- 16 septembre :
  - Décret fixant les élections municipales au 25 et 28 septembre, et avançant les élections à la Constituante au 2 octobre.
  - Décret instaurant « la délégation du gouvernement de la Défense nationale, appelée à exercer les pouvoirs de ce gouvernement dans les départements non occupés par l'ennemi », est confiée à Adolphe Crémieux auquel sont adjoints 2 autres ministres, Glais-Bizoin et l'amiral Fourichon, ministre de la Marine.
- 18 septembre :
  - Après la bataille de Sedan, la II armée prussienne du Kronprinz de Prusse, entreprend le siège de Paris (jusqu'au 28 janvier 1871).
  - Décret fixant les élections au conseil municipal de Paris « dont les attributions seront les mêmes que celles des autres conseils municipaux de la République ». Le conseil comprendra 80 membres, soit quatre par arrondissement.
  - les départements du Midi de la France et du Sud-Est, crée la « Ligue du Midi pour la défense de la République ».
- 19 septembre : Le siège de Paris se met en place avec 2 armées allemandes, représentant 400 000 soldats prussiens.
  - En face, le général Trochu, gouverneur militaire de Paris, dispose de 500 000 défenseurs aux qualités disparates (17 régiments, 15 000 marins, 200 canons, 12 000 gendarmes, 135 000 gardes nationaux de province, 330 000 gardes nationaux de Paris).
  - Dès le début, les défenseurs français sont défaits à la bataille de Châtillon.
  - Les troupes du maréchal Von Molke commencent d'importants travaux de terrassement et de fortification pour empêcher toute sortie des assiégés, ils occupent les hauteurs autour de la capitale et y installent leur artillerie.
- 20 septembre : à Ferrières, échec de la tentative de paix entre Favre et Bismarck.
- 22 septembre : Dans un manifeste, les « blanquistes » demandent une Commune de Paris et la « levée en masse » comme lors de la Révolution de 1793.
- 23 septembre : Après 39 jours de siège, la garnison de Toul capitule avec ses 3 000 hommes.
- 27 septembre : Strasbourg tombe.
- 28 septembre : Échec de la tentative du leader anarchiste russe Bakounine, venu de Genève pour soulever la ville de Lyon, en proclamant l'abolition de l'État.
- 3 octobre : à Toulouse fondation du journal la Dépêche.
- 5 octobre : La délégation de Paris décide décide d'envoyer à Tours le ministre de l'Intérieur Léon Gambetta, avec comme mission de « maintenir l'unité d'action » entre la délégation de Paris et le gouvernement de la Défense nationale, et de lever des troupes.
- 7 octobre : Évasion réussie de Léon Gambetta, à bord d'un ballon. De Paris il atterrit à Montdidier dans la Somme. Il tentera de relancer la résistance aux Allemands dans les provinces. Fondation à Toulouse de la Ligue du Sud-Ouest.
- 8 octobre : L'ajournement des élections municipales entraîne des manifestations à Paris, alors que les Bavarois de Von der Tann occupent Orléans avec quinze mille soldats appuyés par cent canons, contre Lamotte-Rouge ne disposant que de dix mille hommes et quelques canons.
- 9 octobre :
  - Un décret confirme l'ajournement des élections municipales.
  - Léon Gambetta arrive à Tours par le train.
  - Le prince impérial débarque à Hastings en Angleterre et rejoint sa mère l'impératrice Eugénie.
- 10 octobre :
  - Un décret confie à Léon Gambetta l'administration de la Guerre.
  - La Société nationale britannique pour les blessés et prisonniers de guerre (pour le respect de la convention de Genève) envoie à Versailles le colonel Lloyd Lindsay afin de remettre 40 000 livres, divisées de manière égale entre Allemands et Français.
- 11 octobre : Charles de Freycinet, est nommé auprès de Léon Gambetta au département de la Guerre.
- 18 octobre : Les Allemands prennent la ville de Châteaudun qui est incendiée lors des combats.
- 21 octobre : Lors des combats à Bougival, les défenseurs parisiens repoussent les Allemands.
- 22 octobre : Le député républicain breton Emile de Kératry, nommé commandant des forces de Bretagne, regroupe à Conlie près du Mans, 80 000 soldats et volontaires bretons, mais ils n'ont ni barraquement, ni armes.
- 24 octobre : Le gouvernement de Défense nationale présidé par Gambetta prend 6 décrets sur l'Algérie, dont l'un remplace le gouvernement militaire de cette colonie par un gouvernement civil, et l'autre attribue la citoyenneté française aux Israélites d'Algérie. Ce dernier prendra le nom du ministre de la justice, Adolphe Crémieux.
- 27 octobre : Le maréchal Bazaine capitule sans condition à Metz avec toute son armée : 173 000 prisonniers, 1 570 canons.
- 28 octobre : Les défenseurs parisiens sont de nouveau victorieux dans les combats du Bourget.
- 31 octobre : Avec la capitulation de Metz et de la perte du fort du Bourget, une foule armée et manipulée, envahit l'Hôtel de Ville de Paris et gronde contre le général Trochu (gouverneur militaire de Paris) et l'armistice. Un bataillon pactise avec les manifestants, mais l'énergique Jules Ferry réusssit à rétablir l'ordre.
- 2 novembre : Le gouvernement Gambetta se replie sur Bordeaux, et organise la levée en masse dans toutes les provinces avec un objectif de 600 000 soldats à lever et à armer.
- Du 3 au 4 novembre : Tentative de paix à Versailles, lors de laquelle le chancelier Bismarck menace Adolphe Thiers de négocier avec le comte de Chambord, prétendant au trône de France.
- du 5 au 8 novembre : Les élections municipales amènent à une importante avancée des radicaux, partisans des libertés municipales, mais adversaires de l'insurrection.
- 9 novembre : Le général Louis Jean-Baptiste Aurelle de Paladines, commandant la I armée de la Loire, bat les Bavarois à Coulmiers, ce qui oblige Von der Tann à évacuer Orléans. Dès le 10 novembre, sur ordre de Léon Gambetta, la ville est équipée de batteries et transformée en camp retranché.
- 14 novembre : Les Allemands commencent le siège de Belfort, vaillamment défendue par le colonel Denfert-Rochereau qui avait en partie fait construire les fortifications.
- 15 novembre : Jules Ferry quitte le gouvernement, devient préfet de la Seine, et est élu le 16 novembre maire de Paris.
- 22 novembre : Toujours mal équipée, l'armée bretonne de Conlie, reçoit l'ordre de s'opposer à la poursuite de l'invasion prussienne. Léon Gambetta promet des armes au général de Kératry, mais le lendemain, il interdit la livraison des armes et des munitions, aux 80 000 Bretons par peur d'un réveil chouan.
- 24 novembre : Reddition de Thionville après trois mois de siège.
- 28 novembre :
  - Bataille de Beaune-la-Rolande où le prince Frédéric-Charles II de Prusse bat le général Aurelle de Paladines et la I armée de la Loire : 3 000 Français et 800 Prussiens sont tués.
  - Le général allemand von Goeben entre dans Amiens.
  - Début de la Bataille de Champigny (jusqu'au 3 décembre) : échec des troupes françaises: 8 000 défenseurs parisiens et 5 000 prussiens sont tués.
- 2 décembre : Résistance française à la bataille de Patay-Orléans mais le 4 décembre les prussiens reprennent Orléans par surprise.
- 5 décembre : Des militants socialistes tentent de prendre le pouvoir à Rouen, abandonnée par les troupes françaises, mais l'armée prussienne de Manteuffet rentre dans la ville sans résistance.
- 9 décembre : Le gouvernement de Défense Nationale, abandonne Tours pour fuir vers Bordeaux. Le 13, panique générale à Tours, où toute le population s'enfuit, y compris les militaires avec leurs chefs, retour des autorités le 15.
- 18 décembre : Bataille de Nuits-Saint-George en Côte-d'Or entre les Allemands et l'armée de l'Est. Résultat indécis.
- 20 décembre : Les Prussiens bombardent la ville de Tours : 6 morts.
- 21 décembre : Échec sanglant d'une tentative de sortie de l'armée de Paris au Bourget et à Neuilly.
- 25 décembre :
  - Les Conseils Généraux sont dissous et remplacés par des commissions départementales, nommées par les préfets.
  - Achèvement du percement du tunnel du Fréjus, entre la France et l'Italie.

Italie


- 20 septembre : Entrée des troupes italiennes dans Rome.
- Début du règne d'Amédée de Savoie en Espagne (fin en 1873).
- La ville de Rome devient la capitale du royaume d'Italie.

Grande-Bretagne


- Loi rendant l'école élémentaire obligatoire (Elementary Education Act).

Afrique


- 24 octobre : Décrets du Gouvernement provisoire mettant notamment fin au gouvernement militaire en Algérie, pour le remplacer par une administration civile, et accordant la nationalité française aux Juifs d'Algérie, sous l'appelation de Décret Crémieux.
- Henry Morton Stanley retrouve David Livingstone en Afrique centrale.

Amériques

Amérique du Nord


- 12 mai Création de la nouvelle province du Manitoba au Canada.
- La cité de Miami est fondée en Floride.
- L'industriel américain John Davison Rockefeller crée la Standard Oil.

Amérique latine

Asie


- Famine dans le Bihar (Inde).
- Massacre d'Européens à T'ien-Tsin (Tianjin) en Chine.

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe


- 15 août : L'Algérie est proclamée en état de siège.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1870 dans les chemins de fer
- Sports : 1870 en sport
- Arts & cultures :
  - Proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale.
  - L'écrivain Jules Verne publie son roman Vingt mille lieues sous les mers.
- Beaux-Arts :
  - 13 avril : Ouverture du Metropolitan Museum of Art à New York
  - Le peintre Paul Cézanne peint L'estaque.
  - Le peintre Claude Monet peint L'Hôtel des Roches Noires à Trouville.
- Sciences et techniques :
  - L'eau courante et le tout-à-l'égout sont mis en place à Paris par l'urbaniste français Eugène Haussmann.
  - Le tunnel du Mont-Cenis est la première percée alpine entre la France et l'Italie.
  - Tellier met au point les transports frigorifiques.
  - L'archéologue allemand Heinrich Schliemann découvre les vestiges de la cité de Troie.
  - Invention du roulement à billes par le français Suriray.

Naissances en 1870


- 22 janvier : Charles Tournemire, né à Bordeaux, compositeur et organiste français († 1939)
- 25 janvier : Henry Bordeaux, né à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), écrivain français († 1963)
- 7 février : Alfred Adler, né à Vienne, psychologue et médecin autrichien († 1937)
- 18 avril : Lénine, homme d'état russe († 1924)
- 30 avril : Franz Lehar, compositeur autrichien
- 3-4 mai : Alexandre Benois, peintre russe († 1960)
- 13 juin : Jules Bordet, né à Soignies, médecin et microbiologiste belge, prix Nobel de Médecine en 1919 († 1961)
- 10 juillet : Marcel Proust, écrivain français († 1922)
- 28 septembre, Florent Schmitt, né à Blâmont en Meurthe-et-Moselle, compositeur français († 1958)
- 8 octobre : Louis Vierne, né à Poitiers, compositeur et organiste français († 1937)
- 22 octobre : Ivan Bounine, écrivain russe et Prix Nobel de littérature († 1953)
- 25 octobre : Hector Dufranne, chanteur d'opéra belge († 1951)
- 10 décembre : Pierre Louÿs, écrivain français († 1925)
- 12 août : Émile Moselly, né à Paris, écrivain français († 1918)
- 25 novembre : Maurice Denis, né à Granville, artiste et écrivain († 1943)

Décès en 1870


- 1 février : à Cannes, Auguste Regnault de Saint-Jean-d'Angely (79 ans), maréchal de France et vice-président du Sénat, depuis 1851.
- 25 février : Louis-Jacques-Maurice de Bonald, archevêque de Lyon.
- 13 mars : à Paris, le comte Charles de Montalembert (60 ans), écrivain français, journaliste et homme politique (catholique libéral).
- 9 juin : Charles Dickens (58 ans), écrivain anglais.
- 18 juillet : Théodore Lacordaire, entomologiste belge d'origine française1801).
- 23 septembre : à Cannes, Prosper Mérimée (67 ans), écrivain français.
- 4 novembre : Lautréamont, écrivain français.
- 12 novembre : Auguste Duméril, zoologiste français1812).
- 28 novembre : Jean Frédéric Bazille, peintre français.
- 5 décembre : à Puys, près de Dieppe, Alexandre Dumas père, romancier et dramaturge français.
- à Paris, Pierre Dupond, poète français.
- à Paris, Jules de Goncourt, écrivain français.
- à Paris, Abel-François Villemain, universitaire et homme politique français. __NOTOC__ ko:1870년 ms:1870 simple:1870 th:พ.ศ. 2413

Alsace

L'Alsace est une région française qui regroupe deux départements : le Bas-Rhin au nord et le Haut-Rhin au sud. Son chef-lieu est Strasbourg, qui est aussi sa plus grande ville, suivie par Mulhouse (pourtant au rang de sous-préfecture). C'est également une région historique qui comprenait en outre l'actuel Territoire de Belfort.

Géographie

Territoire de Belfort Territoire de Belfort L'Alsace couvre une surface de 8 280 km² (190 km de long sur 50 km de large soit 1,5 % de la superficie de la France), ce qui en fait la plus petite des régions administratives de France métropolitaine. Elle s'étend du sud au nord le long du Rhin qui la borde à l'est. Elle est limitée au nord et à l'est par l'Allemagne, au sud par la Suisse, au sud-ouest par la région Franche-Comté et à l'ouest par la région Lorraine. Son espace est découpé en trois ensembles de relief :
- à l'est la plaine d'Alsace (qui, avec le Pays de Bade allemand forme le Fossé rhénan) drainée par l'Ill et consacrée à la grande culture céréalière ; la forêt y occupe encore des espaces importants (forêt de Haguenau au nord et celle de la Hardt au sud) ;
- à l'ouest dominent les Vosges ou le massif vosgien entaillées de larges vallées des affluents de l'Ill ; ici ce sont les pâturages d'altitude (Hautes Chaumes) qui alternent avec la forêt ; le Grand Ballon 1424 m (ex ballon de Guebwiller) est le point culminant d'Alsace, il est situé dans le Haut-Rhin ;
- les collines sous-vosgiennes font le lien entre les deux ensembles. Ce piémont vosgien est occupé par le vignoble alsacien.

Climat

Le climat alsacien est « semi-continental d'abri ». L'hiver y est froid et sec, l'été chaud. Il y a peu de précipitations, car les Vosges protègent la région contre les intempéries ainsi que des vents d'Ouest. Colmar bénéficie d'un micro-climat ensoleillé et sec : c'est la deuxième ville la plus sèche de France (après Perpignan) avec 550 mm de précipitations par an ce qui en fait un environnement idéal pour la culture de la vigne et pour le vin d'Alsace. Pour plus de détails statistiques, voir les articles Climat du Bas-Rhin et Climat du Haut-Rhin.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Alsace Histoire de l'Alsace Histoire de l'Alsace À la différence de ses provinces et régions voisines, l'Alsace n'a jamais connu de période d'unité et d'autonomie politique combinées. Longtemps caractérisée par un morcellement politique important, la région fut principalement sous l'autorité plus ou moins théorique du Saint Empire romain germanique, puis de la France, après son annexion progressive au . Quelques repères:
- 842 : les Serments de Strasbourg, prononcés par Charles le Chauve et Louis le Germanique contre leur frère aîné Lothaire.
- 855 : l'Alsace fait partie du Saint Empire.
- 1354 : Fondation de la Décapole, ligue de dix villes libres d'Alsace.
- 1648 : Suite au traité de Westphalie le royaume de France annexe une partie de l'Alsace (principalement le sud de l'Alsace).
- 1681 : la ville libre impériale de Strasbourg est assiégée par le troupes du roi de France et doit se rendre.
- 1790 : l'Alsace est partagée entre les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.
- 1871 (18 avril) : Obligation scolaire en Alsace
- 1871 : par le traité de Francfort, l'Empire allemand annexe l'Alsace, sauf les environs de Belfort, ainsi qu'une partie de la Lorraine.
- 1911 (31 mai) : adoption de la Constitution d'Alsace-Lorraine.
- 1915 : les combats autour de l'éperon rocheux du Hartmannswillerkopf (aussi appelé le vieil Armand) à 17 km de Mulhouse devenu monument national.
- 1919 : Annexion de l'Alsace par la France suite à la ratification du traité de Versailles.
- 1940-1944 : pendant l'occupation nazie, l'Alsace est annexée de fait au Reich.
- 1944 (novembre) : les troupes françaises du général Leclerc libèrent Strasbourg le 23 novembre, celles du général de Lattre de Tassigny libèrent Mulhouse le 21 novembre.

Population

La population s'élève à 1 794 000 habitants fin 2004. Elle s'élevait à 1 734 145 habitants en 1999. À l'origine principalement germanique, elle a régulièrement augmenté au cours du temps (sauf pendant les périodes de guerre) à la fois par excédent naturel et par excédent migratoire. Cette augmentation s'est même accélérée à la fin du . Avec une densité de 209 habitants par kilomètre carré, l'Alsace est la troisième région la plus densément peuplée de la France métropolitaine. L'INSEE estime que la population alsacienne va augmenter de 12,9 % à 19,5 % de 1999 à 2030 et atteindre les 2 millions d'habitants. Les bassins de population et d'activité (emplois, commerces, services, transports, études, divertissements etc.) sont concentrés autour des agglomérations de Strasbourg et de Mulhouse , qui étendent de plus en plus leurs zones d'influence respectives.

Transports

Le réseau routier

Le transport ou le déplacement des usagers se fait principalement sur l'autoroute gratuite A35 assurant la liaison nord-sud, de Lauterbourg à St Louis/Bâle, avec une courte portion en nationale de 2x2 voies, dont la continuation autoroutière est à l'étude. L'axe A4 (en direction de Paris), dense, (à péage à 20 km au nord-ouest de Strasbourg), commence à atteindre un point de saturation de même que l'axe A36 en direction de Paris-Lyon, à péage dès Burnhaupt (10 km à l'ouest de Mulhouse), gratuit jusqu'en Allemagne. Du fait de la conception des autoroutes - comme étant à la fois des voies de transit et des voies de desserte des grandes agglomérations - qui prévalait dans les années 1970 et 1980, les villes de Strasbourg et de Mulhouse voient leur agglomération traversée par des voies autoroutières portées aujourd'hui à 2 fois 3 voies, et ce, à moins d'un kilomètre du centre-ville pour Strasbourg et d'1,5 km pour Mulhouse. Il en résulte de fortes nuisances : principale source de pollution et saturation du trafic, notamment à Strasbourg où le trafic de l'autoroute A 35 (170 000 véhicules/jour en 2002) est l'un des plus importants de France. La traversée urbaine de l'A 36 à Mulhouse provoque également des perturbations régulières de trafic, temporairement apaisées par sa transformation en 2 fois trois voies. L'absence de panneaux à messages variables et de caméras de trafic (de type webcam) ne facilite pas la communication avec l'usager. Il y a un projet de construction d'une nouvelle autoroute de 2 fois 2 voies qui contournerait l'ouest de l'agglomération strasbourgeoise afin de capter le trafic de transit nord-sud et de délester Strasbourg. Le tracé prévoit de relier l'échangeur de Hoerdt au nord, à Innenheim au sud. L'ouverture est prévue fin 2011 pour un trafic envisagé de 41 000 véhicules par jour. Les estimations de la DDE (maître d'ouvrage) laissent cependant planer quelques doutes sur l'intérêt d'une telle infrastructure, puisqu'elle ne capterait qu'environ 10 % du trafic de l'A35 au niveau de Strasbourg. À cela s'ajoute la décision du land voisin de Bade-Wurtemberg d'imposer une taxe sur les poids-lourds empruntant son réseau autoroutier. Ainsi, une partie du trafic de transit se reporte sur le réseau alsacien, parallèle et gratuit, ce qui aggrave aujourd'hui la saturation de celui-ci.

Le réseau ferré

Les Vosges n'étant franchissables que par le col de Saverne, la trouée de Belfort ou encore par quelques cols peu roulants, l'Alsace a besoin de se désenclaver et de se rapprocher du reste de la France. Différents projets sont ainsi envisagés :
- le TGV Est (Paris - Strasbourg) ; (travaux en cours, mise en service vers 2007);
- le TGV Rhin-Rhône ou ligne Dijon-Mulhouse (travaux dès 2006) ;
- une interconnexion avec l'ICE allemand, à la hauteur de Kehl et/ou d'Ottmarsheim ;
- le tram-train de Mulhouse en cours de réalisation, puis celui de Strasbourg (2011). Cependant, l