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Décentralisation

Décentralisation

La décentralisation consiste en un transfert de compétences entre deux personnes morales distinctes. On distingue la décentralisation territoriale qui s'applique aux collectivités locales et la décentralisation technique -ou fonctionnelle- concernant les institutions spécialisées dotées de la personnalité morale comme les établissements publics.

Décentralisation en France


- "La décentralisation vise à donner aux collectivités locales des compétences propres, distinctes de celles de l’Etat, à faire élire leurs autorités par la population et à assurer ainsi un meilleur équilibre des pouvoirs sur l’ensemble du territoire. La décentralisation rapproche le processus de décision des citoyens, favorisant l’émergence d’une démocratie de proximité. La déconcentration est une notion bien distincte ; elle vise à améliorer l’efficacité de l’action de l’Etat en délégant certaines attributions de l’échelon administratif central aux fonctionnaires locaux, c'est à dire aux préfets, aux directeurs départementaux des services de l'Etat ou à leurs subordonnés "(Assemblée nationale). En France, les premières lois de décentralisation (Lois Deferre) ont été promulguées en 1982-1983 par le gouvernement de Pierre Mauroy. Elles font suite à la première tentative, manquée, du général De Gaulle de régionalisation (échec du référendum d'avril 1969). La décentralisation de 1982-1983 fait suite aux préconisations du rapport "Vivre ensemble" d'Olivier Guichard, mais surtout au nouveau contexte politique de 1977, date des élections municipales remportées par une nouvelle génération politique et le Parti socialiste. Le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin a remis sur l'agenda politique la réforme de la décentralisation entre 2002 et 2004 : on a appelé cette nouvelle phase, l'Acte II de la décentralisation. Les résultats de la réforme sont jugés décevants dans l'ensemble, si bien que la question d'un Acte III se pose. Une des principales vertus de la décentralisation est d'adapter les politiques publiques au plus près des besoins de la population. Toutefois, on court alors le risque d'introduire de nouveaux déséquilibres au sein du territoire, en raison de choix politiques différents et de l'inégalité des ressources des collectivités territoriales.
- Le terme décentralisation désigne également une politique d'aménagement du territoire visant à diminuer le poids relatif de Paris et sa région dans le développement territorial. On a aussi parlé de déconcentration industrielle, notamment au milieu des années 1950 en France, où l'Etat cherchait à sortir les industries de la région parisienne dans le but d'un développement exogène des territoires de la Province. Cette logique descendante sera vivement critiquée par les tenants du développement local, dès le milieu des années 1960. En France, d'importantes disparités territoriales ont conduit à ce type de décentralisation. La région Île-de-France concentre en effet la majeure partie de la population et de l'activité économique, tandis qu'en province, de nombreux endroits se désertifient d'une façon jugée inquiétante. C'est dans ce contexte qu'a été mise en œuvre une ardente politique d'aménagement du territoire dans les années 1960 grâce à la formation de la Délégation à l'Aménagement du territoire et à l'Action Régionale (DATAR). Cette décentralisation s'est faite notamment par le biais de créations de métropoles d'équilibre.

Décentralisation : cas des pays en développement

Politique de décentralisation au Cambodge

Depuis 2002, mise en place du processus de décentralisation du pouvoir au Cambodge (tous les pouvoirs étant jusqu'alors concentrés dans les mains du premier ministre Hun Sen). Developpement du Commune Development Planning (CDP) visant a transferer le pouvoir decisionnel aux communes pour les questions de developpement economique, par l'intermediaire de procedures de démocratie participative. L'exemple cambodgien est notable autant par l'enjeu que par la structure mise en place pour assurer la transition vers un systeme decentralise. Voir notamment le site des organismes GTZ, Concern, VBNK, Oxfam, Pact Cambodia pour develloper cet article.

Voir aussi

Liens internes


- Gouvernance locale ou gouvernance territoriale
- Principe de subsidiarité
- Réferendum local et Cantons suisses
- Droit à l'expérimentation
- Libertés locales
- Autonomie
- Fédéralisme
- Etat unitaire
- Régionalisme
- déconcentralisation

Liens externes

[http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/decentralisation.asp Rétrospective de la décentralisation en France (site de l'Assemblée Nationale)] Catégorie:Politique française Catégorie:Droit public

Collectivité locale

L'administration territoriale est l'organisation institutionnelle et administrative d'une zone géographique, notamment d'un pays ou d'une confédération de pays. = La diversité des modèles dans le monde = La façon dont est conçue l'administration territoriale peut fortement varier d'un pays à l'autre,
- selon la conception de répartition des pouvoirs et des organes dans les territoires : centralisation, décentralisation, régionalisation, système de confédération, système de fédération, etc
- selon le nombre d'échelons administratifs qui peut varier d'un pays à l'autre. Le mode d'organisation territoriale peut aussi amener à des conflits de pouvoirs entre différents échelons. De même, il peut exister dans certains cas des échelons superposés sur un même territoire, sans que ces échelons n'aient les mêmes limites géographiques. Une réflexion est actuellement en cours à l'échelle de l'Union européenne, pour instaurer un système d'eurodistricts, également appelés eurorégions. Ce dispositif aurait pour objectif de créer des liens administratifs entre des régions transfrontalières reflétant des intérêts communs. Plus généralement, dans le cadre de la mondialisation, les grandes agglomérations prennent conscience de leurs intérêts propres et de leur potentiel international, notamment au niveau économique (économie des territoires). Par souci d'autonomie, elles commencent - comme l'avait prévu le futurologue Alvin Toffler - à tisser des relations transversales entre elles, indépendemment des régions et des états. Cela peut contribuer à faire évoluer l'organisation territoriale, dans les pays comme dans le monde, vers un système de pôles multiples et de maillage. Une architecture en réseau apparaît, même si sur le papier elle reste pyramidale. = Exemples =

États-Unis d'Amérique

Les États-Unis étant une république fédérale, l'organisation territoriale dépend de la loi de chacun des 50 états fédérés.
- Dans 48 états, la subdivision principale est le comté (county), appelé parish en Louisiane et borough en Alaska. Cependant, dans les états de Nouvelle Angleterre, ce niveau n'a plus de rôle de gouvernement territorial. Excepté en Alaska, ce niveau de gouvernement couvre l'ensemble du territoire américain.
- Municipalités : le niveau de gouvernement local en dessous du comté varie lui grandement selon les états, et possède des degrés d'autonomie divers. Excepté en Nouvelle Angleterre, il ne couvre pas l'ensemble du territoire. Dans ce cas, c'est au comté que revient l'intégralité du gouvernement local.

France

Article détaillé : Administration territoriale de la France. Le droit des collectivités territoriales françaises est régi par le Code général des collectivités territoriales (CGCT) [http://www.droit.org/code/index-CGCTERRL.html].

Les collectivités territoriales (ou locales)


- commune
- département
- région
- Collectivités à statut particulier
  - En métropole, ce statut ne concerne que la Corse
- Collectivités territoriales spécifiques à l'outre-mer
  - départements et régions d'outre-mer
  - collectivités d'outre-mer
  - Nouvelle-Calédonie

Les structures de coopération


- Établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre
  - communauté urbaine
  - communauté d'agglomération
  - communauté de communes
  - syndicat d'agglomération nouvelle
- Établissements publics de coopération intercommunale sans fiscalité propre
  - syndicat de communes
  - syndicat mixte Au 1 janvier 2005, la France comptait 2 525 regroupements intercommunaux à fiscalité propre qui rassemblaient 32 311 communes, soit 52,2 millions d'habitants, ce qui représente 84% de la population française. Plus précisément, 14 Communautés Urbaines, 162 Communautés d'Agglomération et 2343 Communautés de Communes. Il reste 6 Syndicats d'Agglomération Nouvelle. ----- Les conseillers municipaux (commune), généraux (département) et régionaux sont élus au suffrage direct contrairement aux représentants des organismes de coopération intercommunale. Les alinéas 2 et 3 de l'article 72 du titre XII de la constitution de 1958 spécifient notamment que :
- Les collectivités territoriales ont vocation à prendre les décisions pour l'ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises en œuvre à leur échelon.
- Dans les conditions prévues par la loi, ces collectivités s'administrent librement par des conseils élus et disposent d'un pouvoir réglementaire pour l'exercice de leurs compétences. = Voir aussi =

Liens internes


- contrat de pays
- budget des collectivités locales
- décentralisation
- aménagement du territoire
- Union européenne
- gouvernance territoriale
- fédéralisme
- économie des territoires
- DOM-TOM Catégorie:Droit Catégorie:Administration territoriale ja:行政区画

Établissement public

En France, un établissement public est une personne morale de droit public, disposant d'une certaine autonomie administrative et financière (contrairement à une administration centrale de l'État) afin de remplir une mission d'intérêt général, précisément définie (principe de spécialité). Chaque établissement public est rattaché à une administration qui le contrôle, en exerçant un pouvoir de tutelle, dont les modalités sont précisées dans les statuts. Il existe ainsi des établissements publics nationaux rattachés à l'État, et des établissements publics locaux rattachés à une commune, un département ou une région. Mais l'identité de l'administration de rattachement ne détermine pas la zone géographique d'action de l'établissement public. Ainsi un établissement public local peut avoir un champ d'action à l'échelle nationale, voire internationale, au moins indirectement. Les domaines d'intervention des établissements publics sont variés mais la plupart remplissent une mission de nature économique ou sociale. Il peut s'agir du domaine de la santé (ex : agence française du sang), de l'enseignement (universités, lycées), de la culture (certains musées), de l'économie (entreprises publiques EPIC). Le législateur a défini de nombreux type d'établissements publics :
- les établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) ;
- les établissements publics locaux d'enseignement (EPLE) ;
- les établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche ;
- les établissements publics de coopération culturelle ;
- les établissements publics à caractère économique ;
- les établissements publics de coopération intercommunale (tel les communautés urbaines) ; mais la jurisprudence ne distingue que deux catégories d'établissements publics :
- les établissements publics à caractère administratif (EPA) ;
- les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC). Les EPA sont majoritairement soumis au droit public et les EPIC au droit privé bien qu'ils bénéficient, en tant que personne morale de droit public, de certains privilèges de droit public. Certains établissements publics exercent conjointement des missions de service public à caractère administratif et des missions de service public à caractère industriel et commercial.

Voir aussi


- Organisme public civil de recherche français
- Service public
- Personne publique Catégorie:Service public

1983

Catégorie:1983 Cette page concerne l'année 1983 du calendrier grégorien.

Événements


- 30 mars : Initiative de défense stratégique (« guerre des étoiles » ou « stars war ») IDS.

Afrique


- Une nouvelle constitution accorde certains droits aux métis et aux Indiens en Afrique du Sud.

Amériques


- 23 mars : Présentation par Ronald Reagan de l'Initiative de défense stratégique, dit aussi "Guerre des étoiles".
- 19 octobre : Indépendance de Saint-Christophe-et-Niévès.
- 25 octobre : Débarquement américain à la Grenade.
- Première exécution par injection intraveineuse aux États-Unis.
- Argentine : présidence de Raul Alfonsin après la dictature de Videla
- Colombie : Le colonel Michael Iglesias prend le pouvoir après 2 jours de siège de la capitale.

Asie & monde indien

Europe


- 19 janvier : Andrei Gromyko, à Bonn, refuse l'option zéro.
- 20 janvier : Discours de François Mitterrand à Bonn :« les missiles sont à l'Est et les pacifistes à l'Ouest ». Il approuve le déploiement des missiles Pershings américains.
- 31 août : Un Boeing sud coréen est abattu par la chasse soviétique croyant avoir affaire à un avion-espion américain dans son espace aérien, au large de l'île Sakhaline (269 morts).
- 7 septembre : Fin de la CSCE à Madrid.
- 23 novembre : Déploiement des premiers Pershing en Allemagne et au Royaume-Uni.
- 8 décembre : Suspension par les soviétiques des négociations START à Genève.
- 15 décembre : Retrait des pays du pacte de Varsovie des négociations MBFR de Vienne.
- Déclenchement de l'opération « Manta » au Tchad.
- L'indépendance de la partie septentrionale de Chypre est proclamée unilatéralement (Turquie).

Allemagne de l'Ouest


- 17 octobre : Manifestations pacifistes en Allemagne.

France


- 19 janvier : Maurice Papon inculpé de crimes contre l'humanité.
- En février, Agitation des étudiants en médecine et du monde hospitalier.
- 1 mars : Commercialisation du premier compact-disc en France.
- 6 mars : Élections municipales : net recul de la gauche (76-13 mars).
- 21 mars : Dévaluation du franc français.
- 25 mars : La France adopte un plan de rigueur, qui consacre la conversion des socialistes à l'économie de marché.
- 5 avril : Expulsion de 47 « diplomates » soviétiques de France.
- 24 mai : Manifestation d'étudiants contre les projets de réforme de l'enseignement supérieur.
- 2 juin : Le poète et homme d'état sénégalais Léopold Sédar Senghor devient le premier Africain à être élu à l'Académie française.
- 3 juin : Manifestation de policiers à Paris après la mort de deux collègues.
- 5 juin : Yannick Noah remporte la finale du tournoi de Roland Garros
- 16 juin : Lancement par la fusée Ariane du premier satellite européen de communication opérationnel.
- 23 juin : lancement du premier réseau de téléphonie mobile en France.
- 29 juin : Loi sur l'égalité des sexes dans le travail.
- 3 décembre : Arrivée à Paris d'une grande marche contre le racisme (60 000 personnes), banalisation du terme de « Beur » pour décrire la seconde génération maghrébine.
- 4 septembre : Percée électorale du Front National (FN) lors du premier tour de l'élection municipale partielle de Dreux : 17,6% des voix pour Jean-Pierre Stirbois.
- 25 septembre : Le TGV met Lyon à deux heures de Paris.
- Le nombre de chômeurs dépasse les 2 millions en France.

Italie


- Bradyséisme de Pouzzoles (continu entre 1982 et 1984)

Pologne


- 5 octobre : Lech Wałęsa obtient le prix Nobel de la Paix, il ne peut se rendre à la cérémonie.

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- Un tremblement de terre de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter fait 1330 victimes en Turquie.
- Démission de Menahem Begin, premier ministre israélien.
- Yasser Arafat est expulsé de Damas.

Arts & cultures


- La Balance de Bob Swaim remporte le César du meilleur film.
- La Ballade de Narayama de Shohei Imamura remporte la Palme d'or au Festival de Cannes.
- « Tendres passions » de James Brooks remporte l'Oscar du meilleur film.
- 8 édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Finyè, de Souleymane Cissé (Mali) obtient le grand prix (Etalon de Yennenga).
- Le Retour du Jedi de Richard Marquand, sixième et dernier épisode de la saga Star Wars, triomphe sur les écrans.

Sciences & techniques


- L'entreprise japonaise Sanyo invente le camescope.
- Nouvelle définition du mètre : c'est maintenant la longueur du trajet parcouru par la lumière dans le vide pendant 1 / 299 792 458 de seconde.
- Le protocole TCP/IP remplace NCP et définit ainsi l'Internet.
- Normalisation du langage Ada
- Premier vol de la Navette spatiale Challenger.

Santé


- 20 mai : Article dans « Science » de douze chercheurs français annonçant la découverte d'un nouveau virus appelé HIV, et responsable du SIDA.
- Le professeur Luc Montagnier identifie le virus du SIDA.

Naissances en 1983


- 13 mai : Grégory Lemarchal, chanteur français
- 11 octobre : Ruslan Ponomariov, champion du monde d'échecs
- 8 décembre : Neel Jani, pilote automobile suisse

Décès en 1983


- 11 janvier : Nikolaï Podgorny, homme politique soviétique
- 24 janvier : George Cukor, réalisateur américain
- 27 janvier : Meyer Fortes, anthropologue anglais
- 27 janvier : Louis de Funès, acteur français
- 28 janvier : Billy Fury, chanteur anglais
- 25 février : Tennessee Williams, écrivain américain (° 26 mars 1911)
- 3 mars : Hergé, dessinateur
- 30 avril : George Balanchine, danseur et chorégraphe
- 14 mai : Miguel Alemán Valdés, président du Mexique entre 1946 et 1952.
- 13 juillet : Gabrielle Roy, écrivaine canadienne
- 29 juillet : Luis Buñuel, réalisateur espagnol
- 7 novembre : Germaine Tailleferre, compositeur, membre Les Six
- 5 décembre : Robert Aldrich, producteur et réalisateur américain
- 25 décembre : Juan Miró, peintre et céramiste espagnol __NOTOC__ als:1983 ja:1983年 ko:1983년 ms:1983 simple:1983 th:พ.ศ. 2526

Gouvernement

ko:정부 ms:Kerajaan ja:政府 simple:Government th:รัฐบาล Le gouvernement est l'ensemble des personnes et des services chargés de diriger un État, donc de décider et de faire entreprendre les actions nécessaires à la gestion de l'État. Politiquement, le gouvernement partage le pouvoir exécutif, dans un régime parlementaire, avec le chef de l'État qui peut être un monarque (cas du Royaume-Uni) ou un président élu au suffrage universel (cas de la France). Il est responsable devant le Parlement. Dans un régime présidentiel, le gouvernement est placé sous l'autorité directe du chef de l'État et n'est pas responsable devant le Parlement. Un gouvernement est généralement constitué, sous l'autorité d'un Premier ministre, de ministres et est responsable politiquement devant le parlement. Chaque ministre est titulaire d'un portefeuille ministériel.

Bibliographie


- Montesquieu : L'esprit des lois ;
- Pascal Jan : Le Gouvernement de la Cinquième République, La documentation française, coll. Documents d'études n.1.23, 2002.

Voir aussi


- e-Gouvernement
- forme de gouvernement
- Gouvernement français ---- Sous l'Ancien Régime, un gouvernement était une circonscription essentiellement militaire, placée sous l'autorité d'un gouverneur. Selon l'ordonnance de 1499, ce dernier avait pour mission de « tenir le pays à eux commis en sûreté, le garder de pillerie et visiter les places et forteresses ». catégorie:Ancien Régime catégorie:philosophie politique catégorie:Gouvernement catégorie:Division administrative

Pierre Mauroy

Pierre Mauroy, né le 5 juillet 1928 à Cartignies (Nord), est un homme politique français.

Biographie

Né en 1928, Pierre Mauroy est élève au lycée de Cambrai puis à l'École nationale d'apprentissage de Cachan. Il s'engage très tôt à la SFIO et devient en 1950 secrétaire national des Jeunesses socialistes. Il devient professeur d'enseignement technique à Colombes en 1952 et obtient en 1955 le poste de secrétaire général du syndicat des collèges d'enseignement technique de la fédération de l'Éducation nationale. Au parti socialiste (qui a remplacé la SFIO), il gravit peu à peu tous les échelons et enchaîne les postes de responsabilité. À l'appel d'Augustin Laurent, il entre en seconde position sur la liste électoral du parti socialiste pour l'élection municipale de 1971 à Lille. Augustin Laurent réélu, confiera deux ans plus tard à son premier adjoint les clefs du beffroi par sa démission le 8 janvier 1973 : Pierre Mauroy devient maire de Lille . Puis le 11 mars 1973 il est élu député du département du Nord. Un an plus tard, il est élu Président du Conseil régional du Nord-Pas de Calais. Soutien important de François Mitterrand dans le travail d'union de la gauche en 1981, ce dernier, une fois élu Président de la République, le nomme Premier ministre. Son gouvernement comprend quatre ministres communistes. Il entame une politique très marquée à gauche pour appliquer les promesse du Président : 39 heures, cinquième semaine de congés payés, augmentation du nombre de fonctionnaires, décentralisation, nationalisations, impôt sur la fortune, retraite à soixante ans, abolition de la peine de mort, remboursement de l'IVG (contre l'avis du Président), réforme des médias, etc. Cependant son incapacité à résoudre les problèmes de l'inflation et du chômage, ainsi qu'une crise monétaire, le poussent à abandonner sa politique pour mettre en œuvre ce que l'on appelle la « politique de rigueur », incarnée par le ministre des Finances, Jacques Delors, afin de maîtriser les finances de l'état et les problèmes économiques. L'indexation des salaires sur les prix est abandonnée, la réforme de l'enseignement privé est repoussée. En juillet 1984, François Mitterrand décide de remplacer Pierre Mauroy par Laurent Fabius. Pierre Mauroy retourne alors dans le Nord où il possède un poids politique important puis, en 1988, devient premier secrétaire du parti socialiste avant de quitter son poste et d'être élu sénateur et président de l'Internationale socialiste, en 1992. En 2001, il passe le flambeau de la mairie de Lille à Martine Aubry qui était précédemment son premier adjoint.

Mandats électifs


- 1973 - 2001 : Maire de Lille
- 1989 à ce jour : Président de la Communauté urbaine de Lille Métropole
- 1973 - 1992 : Député du Nord
- 1992 à ce jour : Sénateur du Nord
- 2001 à ce jour : Maire honoraire de Lille

Fonctions ministérielles


- 22 mai 1981-23 juin 1981 : Premier ministre (voir gouvernement Pierre Mauroy (1))
- 23 juin 1981-23 mars 1983 : Premier ministre (voir gouvernement Pierre Mauroy (2))
- 23 mars 1983-17 juillet 1984 : Premier ministre (voir gouvernement Pierre Mauroy (3))

Autres responsabilités politiques


- 1988 - 1992 : Premier secrétaire du Parti socialiste

Surnom

« Gros Quinquin » en référence à la célèbre chanson nordiste du « P’tit quinquin ».

Liens externes


- [http://www.ps-nord.org/fede/mauroy.htm Biographie par la section nordiste du Parti Socialiste] Mauroy, Pierre Mauroy, Pierre Mauroy, Pierre Mauroy, Pierre Mauroy, Pierre

Olivier Guichard

Guichard, Olivier Olivier Guichard, né le 27 juillet 1920 à Néac (Gironde) et mort le 20 janvier 2004 à Paris, est un homme politique français.

Parcours politique

Descendant d'un baron d'Empire, il obtient une licence en lettres et en droit et poursuit des études de sciences politiques. Il s'engage dans l'armée française à la Libération et poursuit la guerre jusqu'à la défaite de l'Allemagne. Dès 1947 il rejoint le mouvement gaulliste. De 1951 à 1958, il est le chef de cabinet du général de Gaulle, pendant la traversée du désert de ce dernier. En 1968, il est ministre du plan et de l'aménagement du territoire dans les gouvernements de Georges Pompidou puis de Maurice Couve de Murville. Il prépare le référendum de 1969, sur la régionalisation et la réforme du Sénat, qui provoque le départ du Général. Il est ensuite ministre de l'éducation dans le gouvernement de Jacques Chaban-Delmas, de 1969 à 1972. Il est notamment à l'origine de la création de l'Université de technologie de Compiègne. Il devient ministre de l'équipement et de l'aménagement du territoire dans les deux gouvernements de Pierre Messmer, de 1972 à 1974. Il y favorise le développement des autoroutes concédées et la création de la zone industrielle de Fos-sur-Mer. Il est ministre de la justice dans le gouvernement de Raymond Barre, en 1976 Membre du RPR, il faisait partie de ceux qu'on appelle les barons du gaullisme.

Contestations

Comme ministre de l'aménagement du territoire, ses détracteurs lui reprochent d'avoir trop fortement favorisé l'aménagement routier au dépens des transports collectifs. Comme président de la région Pays de la Loire, ses détracteurs disent que la politique d'aménagement a surtout profité à la zone touristique de La Baule dont il était le maire. Sa carrière donne le sentiment, au plan national en tout cas, d'une succession d'occasions manquées : soutien sans faille à Jacques Chaban-Delmas en 1974 contre Jacques Chirac, premier ministrable en 1972 pour finalement assister à la désignation de Pierre Messmer, impuissance à ramener le RPR dans le giron présidentiel giscardien en 1976 alors qu'il est entré au gouvernement en partie pour cela… En fait il lui manque sans doute l'énergie et l'ambition qui font les grandes carrières, lui qui n'hésite pas à dire constatant l'activisme d'un Jacques Chirac, « je suis au balcon ».

Mandats politiques


- Maire de Néac 1962-1971
- Député de Loire-Atlantique 1967-1997
- Conseiller général de Guérande 1970-1982
- Maire de La Baule-Escoublac 1971-1995
- Président de la région Pays de la Loire 1974-1998
- Ministre de l'industrie 1967-1968
- Ministre du Plan et Aménagement du Territoire 1968-1969
- Ministre de l'Education nationale 1969-1972
- Ministre de l'Equipement-Logement-Tourisme 1972-1974
- Ministre d'État, chargé de l'Aménagement du Territoire 1974
- Ministre d'État, Garde des Sceaux 1976-1977

Œuvres


- Aménager le France, 1965
- L'éducation nouvelle, 1970
- Un chemin tranquille, 1975
- Mon général, 1980
- Du particulier au général, 1999

Décorations


- Grand officier de la Légion d'honneur
- Médaille militaire
- Croix de Guerre (1939-1945)

Aménagement du territoire

catégorie:géographie catégorie:urbanisme catégorie:développement économique L'aménagement du territoire est l'art ou la technique de disposer dans l'espace les hommes et leurs activités. L'aménagement du territoire, qui fait référence à une situation actuelle jugée non satisfaisante, suppose une vision prospective. Il faut noter que l'aménagement du territoire est à la fois un processus (l'action d'aménager) et le résultat de ce processus (l'aménagement réalisé). L'aménagement du territoire mobilise le développement économique, l'habitat, les transports et les communications.

Une notion essentiellement française

Mais l'aménagement du territoire est avant tout une politique, et spécialement en France, la notion étant même peu commune dans la plupart des pays européens. Ainsi, en Allemagne on ne parle pas d'aménagement du territoire mais plutôt de "développement spatial" En France, le territoire fait son entrée sur la scène de l’action publique depuis la mise en place d’une action d’État en faveur de l’aménagement du territoire en 1950. Retenons la définition que donne Eugène Claudius-Petit de cette nouvelle politique : « L’aménagement du territoire, c’est la recherche dans le cadre géographique de la France d’une meilleure répartition des hommes en fonction des ressources naturelles et de l’activité économique.» 3 idées sont contenues dans cette définition : - L’aménagement du territoire apparaît comme une exigence de justice spatiale : la correction des disparités (depuis Paris et le Désert Français de Jean-François Gravier, livre marquant de 1947, qui a un écho dans tout l’appareil d’État.) - L’aménagement du territoire apparaît aussi comme une exigence économique - L’aménagement du territoire introduit l’idée d’une spécialisation fonctionnelle des territoires (« en fonction de… ») Le territoire est ici placé au cœur d’une vision fordiste : à la division sociale du travail doit correspondre une division spatiale des activités. Cette vision trouve une concrétisation opérationnelle dans l’appareil d’État, notamment dans le système politico-administratif, avec la coexistence de 2 ministères chargés des questions spatiales : l’aménagement du territoire et l’équipement (qui remplacera le MRU : Ministère de la reconstruction et de l’urbanisme). Pour l'État, l'aménagement du territoire peut être considéré comme le volet spatial de la planification. Le territoire doit être organisé de manière à ce que l’on trouve une fonctionnalité à l’enchâssement socioéconomique. Le territoire est alors un support de la croissance. Le territoire est un système en poupées russes facilitant la division spatiale du territoire : il y a des territoires de commandement et des territoires de production (logique de la déconcentration industrielle à partir de 1954 : sortir les industries de Paris).

Principes d'aménagement

En France, où l'aménagement du territoire est conçu et réalisé par l'Etat national, le géographe Jacques Lévy distingue "quatre attitudes vis-à-vis- de la ville et de l'aménagement en France" : - Les Physiocrates, dont la logique d'action est le corporatisme et la valeur fondatrice est l'indifférenciation inégalitaire - Les Étatistes, dont la logique d'action est le dirigisme et la valeur fondatrice est l'indifférenciation égalitaire - Les Libéraux, dont la logique d'action est celle du marché dérégulé et pour qui la valeur fondatrice est la différenciation inégalitaire - Les Urbanophiles, dont la logique d'action est portée par les Acteurs, et pour qui la valeur fondatrice de cette action est la différenciation égalitaire (Lévy, 2003). Parmi les principes d'aménagement, le polycentrisme, l'idée qu'un territoire doive s'organiser autour de plusieurs pôles, est un des plus récurrents. Ainsi la mise en oeuve de la politique d'aménagement du territoire coïncidera avec la consécration d’un aménagement fordiste du territoire : les institutions administratives nouvellement créées, et notamment celles de la DATAR (en 1963), vont servir de caution politique et administrative au « développement en cascade » (théorie économique inspirée des pôles de développement de Perroux). Ce développement en cascade passe un renforcement de l’armature urbaine (Ve plan), avec l’institution de 8 Métropoles d’équilibres à partir de 1964. Il s’agit de villes seules comme de plusieurs villes en réseaux : Lille-Roubaix-Tourcoing, Metz-Nancy, Strasbourg, Nantes-Saint-Nazaire, Lyon-Saint-Etienne-Grenoble, Bordeaux, Toulouse, Marseille, et des centres régionaux de plein exercices (Rennes, Nice, Dijon, Clermont-Ferrand) qui vont accueillir des grands équipements et des infrastructures lourdes afin de rayonner sur les villes moyennes de leur environnement régional.

Des expériences d'aménagement du territoire aux impacts variables

Les premières expériences furent peu nombreuses et s’illustraient par leur caractère éphémère ou limité comme le Plan national d’aménagement du territoire de 1957 jusqu'à ce que soit mise en place une stratégie de grande envergure (voir plus haut le rôle de la DATAR sous la période gaullienne). Plus récemement, l'abandon du Plan (celui de 1993 ne sera pas appliqué) confirme l'abandon d'une stratégie d'ampleur nationale pour le Territoire avec un grand "T". L'Etat affirme alors son rôle dans des domaines plus sectoriels ou bien plus ciblés territorialement (tendance amorcée dès le début des années 1980 avec les quartiers de la politique de la ville, le rural profond, et les bassins industriels en reconversion). Hormis les Schémas directeurs d’infrastructures routières et ferroviaires approuvés par deux décrets du 1er avril 1992, sur la base de la loi d’orientation sur les transports intérieurs du 30 décembre 1982, retenons la loi d’orientation du 4 février 1995 (Loi Pasqua) qui prévoyait l’élaboration d’un schéma national d’aménagement et de développement du territoire excessivement ambitieux et rapidement enlisé. Les mesures phares encore en vigueur aujourd'hui restent : - La nouvelle procédure de révision du Schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF), et les Schémas d'aménagement de la Corse et des régions d’outre-mer ; - Les Directives territoriales d’aménagement (DTA) de l’article L 111-1-1 du Code de l’urbanisme ; - Les Schémas régionaux d’aménagement et de développement du territoire (SRADT), repris comme les Pays, par la Loi Voynet.

Les lois Voynet et Chevènement modifient profondément l'organisation territoriale française

1995 marque le début d’une relance des politiques territoriales par l’Etat national : en arrivant à la tête du Ministère de l’Intérieur et de l’aménagement du territoire sous le gouvernement Balladur (1993-1995), le gaulliste Charles Pasqua promet « un grand débat ». Ce grand débat aboutit au vote de la LOADT du 4 février 1995, qui consacre l’entité géographique du Pays. Cette relance des politiques territoriales des années 1990, difficile, sera consolidée par les Lois Voynet, d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire (LOADDT) du 25 juin 1999 , et Chevènement du 12 juillet 1999 relative au renforcement et à la simplification des procédures de coopération intercommunale (cf. intercommunalité). L’approche territoriale du développement durable est désormais prise en compte dans les politiques publiques, notamment dans le cadre de la nouvelle génération des contrats de plan Etat – Régions 2000-2006 (à travers "le volet territorial").

Les schémas de services collectifs

Le décret 2002-560 du 18 avril 2002 a approuvé huit schémas de services collectifs sectoriels (enseignement supérieur, culture, santé, information et communication, transports, énergie, sport et espaces naturels et ruraux). Ce dispositif, prévu par la LOADDT du 25 juin 1999, constitue une tentative de planification stratégique nationale, seulement partiellement réussie. La loi d’orientation sur l’aménagement et le développement durable du territoire a substitué au schéma national des lois Pasqua un ensemble de huit schémas de services collectifs sectoriels. L’élaboration des schémas relève de l’État mais dans le cadre d’une concertation avec les collectivités locales, les organisations professionnelles, les associations et les autres organismes concourant à l’aménagement du territoire. Une fois élaboré, le projet est soumis à avis aux niveaux national et régional, auxquels s’ajoutent des consultations spécifiques (la liste n’étant de toutes façons pas limitative). La lourdeur de ce processus constitue indéniablement le premier de ses inconvénients ; le délai (irréaliste) du 31 décembre 1999 ne fut donc pas respecté et les CPER furent signés avant la finalisation des schémas qui devaient pourtant leur servir de base. Un problème subsidiaire lié a la multiplication des consultations réside dans la rigidité du document adopté, qui ne peut plus être substantiellement modifié sans nouvelles consultations (CE, 1992, Fédération Interco CFDT ; CE Ass., 1998, Union fédérale CFDT des fonctions publiques). Un obstacle qui pourrait être utilement surmonté par l’adoption des schémas par le Parlement (comme c’était le cas dans la loi Pasqua). Deuxième inconvénient du dispositif mis en place : la décentralisation par la DATAR de l’élaboration des schémas, qui déboucha sur une importante hétérogénéité, malgré les efforts consentis par la Délégation en vue de la définition d’une doctrine commune. Les schémas ont pour objet d’« énoncer » les « objectifs » qui « traduisent » les « choix stratégiques de la politique d’aménagement et de développement durable du territoire pour les vingt prochaines années ». Ils ne peuvent descendre à un niveau de détail qui leur ferait perdre ce caractère stratégique. Par ailleurs, ces documents ne sont pas seulement des schémas d’infrastructure ; ils visent également à définir les principes d’organisation et d’évolution des services collectifs. Deux types de schémas ont été élaborés : - Des prévisions ou des scénarios destinés à éclairer les choix politiques opérés (ex. le schéma relatif à l’enseignement supérieur est un « collage » des différents contrats de plan) ; - De réelles définitions des objectifs de l’intervention publique et des moyens pour leur mise en œuvre. Quant au contenu des schémas, se posait également la question du respect des prérogatives des collectivités territoriales par un document élaboré par l’État dans des domaines parfois largement décentralisés. Il fut entendu que les schémas pouvaient « favoriser », « encourager » ou « inviter » mais non contraindre les collectivités locales. Il n’en reste pas moins que les décisions prises par l’État dans son domaine de compétences, ont nécessairement une influence sur les décisions prises par les collectivités (ex. transport). En ce qui concerne l’effet des schémas, il est entendu que seules les dispositions suffisamment précises sont susceptibles d’avoir des effets prescriptifs (CE, 1999, Rouquette et autres). Même dans le cas où cette condition serait remplie, l’effet des schémas est fortement circonscrit par le législateur : ils ne sont en effet opposables qu’aux SRADT (qui n’ont pas pour l’instant de véritable effet juridique). Les pouvoirs publics sont simplement astreints à une obligation de « prise en compte » ; or, le juge ne tire que des conséquences limitées de ce rapport juridique (CE, 1998, Coordination départementale pour la 2 fois 2 voies et contre l’autoroute et autres). Il convient néanmoins de nuancer ce constat : - Certains schémas sont opposables en vertu de dispositions particulières (aux termes de la LOTI, le schéma transport est opposable aux DUP, autorisations d’urbanisme, concessions d’endigage ou d’outillage, etc.) ; - Par ailleurs, le juge devrait les considérer comme appartenant à la catégorie des « documents de planification » visés à l’article R. 121-3 du Code de l’urbanisme et sur la base desquels peuvent être arrêtés des projets d’intérêt général que l’État peut imposer aux collectivités territoriales. - Les inventaires contenus dans certains schémas permettent en outre de souligner l’intérêt national de certains équipements ou sites (« rapport sur l’état du patrimoine naturel » annexé au schéma des espaces naturels et ruraux : sans avoir de portée directe, il pourrait être utilisé par le juge dans le cadre du contrôle des mesures remettant en cause des protections des espaces et richesses ainsi recensés). Malgré les difficultés liées à leur mise en place, les schémas trouveront à n’en pas douter leur place dans le cadre des projets relatifs à la relance de la décentralisation. Il était en effet difficilement envisageable que de nouveaux transferts de compétence fussent approuvés sans que l’Etat mît en place les instruments garantissant la cohérence des politiques publiques et la cohérence sociale et territoriale du pays. Quelques réformes sont pourtant indéniablement nécessaires : - Clarifier le contenu de manière à mieux distinguer ce qui relève de l’évaluation et de la prévision et qui est de l’ordre de la norme et de la prescription ; - Préciser, et certainement renforcer, la portée juridique des schémas : il y a là une condition indispensable si l’on veut faire des schémas des instruments d’encadrement des compétences transférées ; - Exiger une approbation par le Parlement.

L'émergence de territoires de projet

Un territoire de projet se définit comme "l’espace économique, social et physique sur lequel un projet de territoire s’élabore. Organisé, il est en capacité de contractualiser sur un projet global avec les autorités chargées de l’aménagement et du développement territorial. Cette appellation concerne de façon prioritaire mais non exhaustive les Pays, agglomérations, parcs naturels régionaux et réseaux de villes" (définition donnée par l'association Entreprises Territoires et Développement). L’article 2 de la LOADDT du 25 juin 1999 énonce que « la politique d’aménagement et de développement durable du territoire » repose sur un certain nombre de choix stratégiques parmi lesquels « le développement local » dont l’organisation est précisée à l’alinéa 2 : - « le développement local, organisé dans le cadre des bassins d’emplois et fondé sur la complémentarité et la solidarité des territoires ruraux et urbains. Il favorise au sein de Pays présentant une cohésion géographique, historique, culturelle, économique et sociale la mise en œuvre des potentialités du territoire en s’appuyant sur une forte coopération intercommunale et sur l’initiative et la participation des acteurs locaux ". La nouvelle génération des Contrats de Plan État-Région (2000-2006) consacre la territorialisation des politiques publiques : l’élaboration plus que jamais concertée, l’affirmation de priorités nouvelles (emploi, solidarité, développement durable), la logique de projet de territoire , l’extension du champ de la contractualisation, l’importance accrue accordée au suivi et à l’évaluation, sont autant d’innovations.

L'intercommunalité : une révolution silencieuse

La Loi Chevènement relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale du 12 juillet 1999 consacre l'intercommunalité de projet. Elle organise la coopération intercommunale selon 3 niveaux : - La Communauté de communes (en milieu rural) - La Communauté d'agglomération (plus de 50 000 habitants) - La Communauté urbaine (plus de 500 000 habitants) Aujourd'hui, plus de 85% de la population française vit sous le régime de l'intercommunalité, ce qui constitue une révolution silencieuse sur l'ensemble du territoire : 162 Communautés d'agglomération ont été crées en 5 ans, ce qui va au-delà des prévisions du rapport de Pierre Mauroy intitulé "Refonder l'action publique locale"(2000) qui préconisait notamment l'élection des conseillers communautaires au suffrage universel direct

Bibiliographie

Alvergne (Christelle), Taulelle (François), Du local à L’Europe. Les nouvelles politiques d’aménagement du territoire, PUF, 2002 Béhar (Daniel), Estèbe (Philippe), « L’État peut-il avoir un projet pour le territoire ? », in Les annales de la recherche urbaine, N°82, 1999 Béhar (Daniel), Estèbe (Philippe), "Aménagement du territoire : Une mise en perspective", in L'Etat de la France 2005-2006, 17ème édition, La Découverte, Mai 2005 Gravier (Jean-François), Paris et le désert français, Paris, Flammarion, 1947 Lacaze (Jean-Paul), L'aménagement du territoire, Flammarion, coll. Dominos, 1995 Lévy (Jacques), « Aménagement du territoire », in Lévy (Jacques), Lussault (Michel), Dictionnaire de la Géographie et de l’espace des société, Belin, 2003, pp.64-68

Voir aussi


- Décentralisation
- Urbanisme
- Liste des articles en économie urbaine
- Liste des ministres français de l'Aménagement du territoire
- Géographie
- Économie spatiale
- Géographie économique
- Le programme européen Corine Land Cover
- CIADT
- DATAR
- Développement local ou Développement territorial
- Fordisme
- Planification spatiale ou planification régionale
- Politique régionale de l'Union Européenne
- Intercommunalité

Paris

Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France. Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens. Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ». La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .

Histoire

Attila] Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .

Origine du nom de Paris

Paris doit son nom à la tribu des Parisii. L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.

Préhistoire

Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine. Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.

Antiquité

chasséenne]] C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre. La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.

Époque médiévale

Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings. Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri. L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir). rue d'Aboukir

De Henri IV à la monarchie de Juillet

Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville. C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police. Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.

Le Paris moderne

Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares. Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers. Adolphe Thiers]] Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900. En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris. L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit. En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste. En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis. Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.

Démographie

Paris 2012 Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde. Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque. L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression]) Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York. Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE. Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants). Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.

Organisation administrative

Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine. Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales. Le département de la
Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795. Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police. Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin. Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons. Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë Nombre de conseillers élus par arrondissement : !Arrondissement ! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X ! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX |----- align="center" !Conseillers d'arrondissement | 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12 | 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26 |----- align="center" !Conseillers de Paris | 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6 | 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13 |----- align="center" !Nombre total d'élus | 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18 | 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39 |{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro


France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président