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Provinces De France

Provinces de France

Catégorie:Ancien Régime
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Jusqu'en 1789, la France était organisée en provinces; elles furent remplacées cette année-là par les départements, qui existent toujours. Les noms des anciennes provinces sont encore utilisés par les géographes pour désigner des régions naturelles. Plusieurs régions françaises portent également des noms de provinces.

La notion de province

À la différence des départements, dont la constitution a été décidée par le pouvoir central, et qui relèvent du droit écrit, l'existence de provinces, qui relèvent du droit coutumier, n'est que constatée par l'État. Une province, est aussi appelée pays, terme qui découle du latin pagus qui, à l'époque gallo-romaine, désignait le territoire propre à un peuple gaulois. Elle se caractérise par ses coutumes et ses privilèges, c'est-à-dire par un ensemble de lois qui lui sont propres. Une province peut elle-même englober plusieurs provinces. Par exemple, la Bourgogne était une province, mais la Bresse, qui était également une province, faisait néanmoins partie de la Bourgogne. De ce fait, il ne peut exister aucune liste officielle des provinces. On présente souvent la liste des généralités ou des "gouvernements", anciennes subdivisions administratives du royaume, lorsqu'on cherche à établir la liste des provinces à la veille de la Révolution française.

Liste des anciennes provinces de France

Généralités

Révolution française

Provinces faisant partie de France à la Révolution


- Alsace
  - Basse-Alsace
  - Haute-Alsace
  - Sundgau
- Angoumois
- Anjou
  - Baugeois
  - Mauges
  - Saumurois
  - Segréen
- Artois
  - Boulonnais
- Aunis
- Auvergne
- Béarn
- Beaujolais
- Berry
- Bourbonnais
- Bourgogne
  - Autunois
  - Auxerrois
  - Auxois
  - Bassigny
  - Châlonnois
  - Charollois
  - Dijonnais
  - Mâconnais
- Bresse
  - Bugey
  - Dombes
  - Pays de Gex
  - Valromey
- Bretagne (Breizh en breton)
  - Cornouaille (Kerne / Bro Gerne)
  - Léon (Leon / Bro Leon)
  - Pays de Dol (Bro Zol)
  - Pays Nantais (Bro Naoned)
  - Pays Rennais (Bro Roazhon)
  - Pays de Saint-Brieuc (Bro Sant-Brieg)
  - Pays de Saint-Malo (Bro Sant-Maloù)
  - Trégor (Treger / Bro Dreger)
  - Vannetais (Bro gWened)
- Champagne
  - Brie champenoise
  - Perthois
  - Rhemois
  - Senonais
  - Vallage
- Corse
- Dauphiné
  - Baronnies
  - Briançonnois
  - Champsaur
  - Diois
  - Gapençais
  - Graisivaudan
  - Embrunais
  - Valentinois
  - Viennois
- Flandre française
  - Flandre maritime
  - Flandre wallonne
  - Hainaut
  - Cambresis
- Pays de Foix
  - Donnezan
- Forez
- Franche-Comté
- Gascogne
  - Agenois
  - Aguais
  - Airais
  - Albret
  - Armagnac
  - Astarac
  - Basse-Navarre
  - Bigorre
  - Chalosse
  - Comminges
  - Condomois
  - Couserans
  - Gabardan
  - Grave
  - Haute Lande
  - Labourd
  - Lomagne
  - Pays de Born
  - Pays de Marsan
  - Pays d'Orthe
  - Petites Landes
  - Quatre-Vallées
  - Soule
  - Tursan
- Guyenne
  - Bordelais
  - Bazadois
  - Haute-Guyenne
  - Lannes
  - Périgord
  - Quercy
  - Rouergue
- Île-de-France
  - Beauvaisis
  - Brie française
  - Gâtinais (partie francilienne dite Gâtinais français)
  - Hurepoix
  - Laonnois
  - Mantois
  - Quart de Noyon
  - Soissonnois
  - Vexin français
  - Valois
- Languedoc
  - Gévaudan
  - Principauté d'Orange
  - Velay
  - Vivarais
- Landau (ville libre du Saint Empire rattaché à la France 1680, rattaché à Bavière, 1815)
- Limousin
- Lorraine
  - Barrois
- Lyonnais
  - Plat pays de Lyonnais
  - Ville de Lyon
  - Franc-Lyonnais
- Maine
- Marche
  - Combrailles
- Nivernais
- Normandie
  - Basse-Normandie
    - Auge
    - Avranchin
      - Mortainais
    - Bessin
    - Bocage virois
    - Campagne de Caen
    - Cotentin
      - Bauptois
      - Bocage (valognais)
      - Coutançais
      - Hague
      - Plain
      - Saint-Lois
      - Val de Saire
    - Hiémois
    - le Houlme
    - Lieuvin
    - Passais (Domfrontais)
  - Haute-Normandie
    - Pays de Bray
    - Pays de Caux
      - Grand Caux
      - Petit Caux
      - Talou
    - Marais Vernier
    - Campagne de Neubourg
    - Pays d'Ouche
    - Roumois
    - Campagne de Saint-André
    - Vexin normand
- Orléanais
  - Blésois
  - Pays chartrain
  - Dunois
  - Gâtinais (partie orléanaise, dite Gâtinais orléanais)
  - Vendômois
- Perche
  - Haut-Perche (Grand Perche)
  - Perche-Gouët (Bas Perche)
  - Thimerais
- Picardie
  - Amienois
  - Ponthieu
  - Santerre
  - Thiérache
  - Vermandois
  - Vimeu
- Poitou
- Provence
- Roussillon
  - Cerdagne
  - Conflent
- Saintonge
- Touraine
- Trois-Évêchés

Territoires non rattachés à la France en 1789

N'étaient pas rattachés à la France, en 1789, les territoires suivants :
- Comtat Venaissin
  - Avignon
- Comté de Nice
- République de Mulhouse, alliée aux cantons suisses
- Savoie
  - Savoie propre
  - Maurienne
  - Tarentaise
  - Genevois
  - Chablais
  - Faucigny
- Tende et La Brigue

Voir aussi


- noms des habitants des provinces de France

Lien externe


- [http://cuisine-collection.ifrance.com/cuisine-collection/chapitres/provinces.htm carte détaillée des anciennes provinces (plus de 400 noms)] ko:프랑스의 옛 프로뱅스

Catégorie:Ancien Régime

Catégorie:Histoire moderne Catégorie:Histoire de France Liste des articles couvrant l'Ancien Régime : c'est-à-dire le Moyen Âge et l'Époque moderne

Catégorie:Ancienne province de France

Catégorie:Administration territoriale française Article principal : Anciennes provinces de France Articles généraux :
- Noms des habitants des provinces de France ko:분류:프랑스의 옛 프로뱅스

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France

Départements français

Le département est une division administrative de la France, à la fois une circonscription administrative déconcentrée et une collectivité locale décentralisée. La France est divisée en 100 départements dont quatre outre-mer.

Le département circonscription administrative

Le département est la circonscription administrative de droit commun depuis l'an VIII et l'est restée. Il est dirigé par le Préfet de département nommé discrétionnairement par le gouvernement, assisté par des sous-préfets pour chaque sous-prefecture. De nombreux services déconcentrés de l'Etat sont organisé dans le cadre du département, comme la direction départementale de l'équipement (DDE) ou la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS).

Le département collectivité locale

Le département est aussi une collectivité locale décentralisée dirigée par le conseil général, élu au suffrage universel direct pour six ans. La France en compte 99 depuis 1985. Les départements sont regroupés en régions et divisés en arrondissements qui sont eux-mêmes subdivisés en cantons et en communes.

Histoire

Article détaillé : Histoire des départements français. Les départements sont créés le 4 janvier 1790 par l'assemblée constituante afin de remplacer les provinces de France jugées contraire à l'homogénéité de la Nation. . Dans un souci de rationalité, les départements reçurent une architecture semblable : une portion de territoire suffisamment petite pour être gérée facilement par un chef-lieu,: la taille de ces départements était fixée de façon telle qu'il devait être possible de se rendre, en moins d'une journée de cheval, au chef-lieu de chacun de ceux-ci depuis n'importe quel point de leur territoire. Dans la même optique, les départements furent nommés non pas d'après des critères historiques, pour ne pas rappeler le découpage en province de l'ancien régime, mais purement géographiques (noms de rivières, de montagnes, etc.) Le nombre de département, initialement de 83, grimpa à 130 en 1810 avec les gains territoriaux de la République et de l'Empire, puis fut réduit à 86 après la chute de ce dernier en 1815. L'acquisition de Nice et de la Savoie en 1860 conduisit à un total de 89. Trois départements de l'Alsace et de la Lorraine (le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et une partie de la Meurthe et de la Moselle) furent cédés à l'Allemagne en 1871 et restitués en 1919. Les parties non annexés de la Meurthe et de la Moselle furent fusionnées dans le nouveau département de Meurthe-et-Moselle. Une partie du Haut-Rhin située autour de Belfort et qui resta française en 1871 ne fut pas réintégrée dans son département d'origine en 1919 et devint le Territoire de Belfort en 1922. Les réorganisations de la région parisienne en 1964 et la division de la Corse en 1976 ajoutèrent six départements. Avec les quatre départements d'outre-mer actuels, le total fut porté à 100. En 2004, la mise en place du second volet de la décentralisation, dont l'acte II fut voté le 13 août 2004, prévoit d'importants transferts de compétences et de moyens aux départements, notamment le transfert des aides sociales et économiques (comme le Revenu minimum d'insertion), la gestion du réseau routier (la Direction départementale de l'équipement devient intégralement gérée au niveau départementale, avec le transfert de ses fonctionnaires et des financements), de compétences en matière d'éducation et de contrôle du patrimoine. Voir aussi les articles suivants :
- Départements français classés par région
- Départements français classés par population
- Départements français classés par superficie
- Départements français classés par densité de population
- Départements français classés par altitude
- Liste des préfectures de France
- Noms des habitants des départements français

Numérotation

À l'origine, les départements français étaient numérotés (de 01 à 83) pour les seuls besoins des services postaux (voir Liste des 83 départements de 1790). La poste faisait figurer sur chaque lettre un cachet au numéro du département de départ. Ce système fonctionna sous la Révolution et l'Empire puis fut abandonné. Un nouveau classement fut mis en place au avec cinq nouveaux départements (Alpes-Maritimes, Loire, Savoie, Haute-Savoie et Tarn-et-Garonne) qui décalaient les numéros. En 1922 en effet, les 89 départements étaient classés dans l'ordre alphabétique ; le numéro 01 était attribué à l'Ain et le 89 à l'Yonne. Lorsque le territoire de Belfort fut constitué comme département cette année-là, il fut rajouté en fin de liste avec le numéro 90. Le redécoupage de l'Île-de-France, en 1964, prit effet en 1965 et conduisit à la création des départements de Paris (qui prit le numéro 75 attribué jusqu'alors à la Seine), des Yvelines (qui fut numérotée 78 en lieu et place de la Seine-et-Oise) ainsi que de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise, ajoutés en fin de liste avec les numéros 91 à 95. La Corse (numéro 20) fut partagée en 1976 entre la Corse-du-Sud (2A) et la Haute-Corse (2B). Les départements d'outre-mer reçurent finalement les numéros 971 à 974 (le numéro 96 n'est donc pas utilisé). Au-delà de leur fonction de découpage du territoire français, les numéros de départements font partie de la vie quotidienne des Français. On les retrouve sur les plaques d'immatriculation des véhicules, au début des codes postaux (Ceux des deux départements de la Corse débutent toujours par 20) ou dans les numéros de sécurité sociale. Les territoires français qui ne sont pas des départements possèdent également des numéros analogues : 975 et 976 pour Saint-Pierre-et-Miquelon et Mayotte (les deux collectivités d'outre-mer qui se rapprochent le plus d'un département), 986, 987 et 988 pour Wallis-et-Futuna, la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie. Bien qu'extérieur à la France, Monaco utilise « 98 » pour ses codes postaux. Mais Andorre a, pour sa part, refusé d'utiliser le code que les postes françaises lui avaient attribué.

Voir aussi


- Administration territoriale
- Arrondissements français
- Cantons français
- Communes de France
- Régions françaises     
-
Catégorie:Administration territoriale française ja:フランスの地方行政区画 ko:데파르트망 (프랑스)


Droit écrit

Définition

Le droit écrit est l'ensemble constitué par la constitution, les lois (ordinaires, organiques, référendaires), les textes internationaux, la convention européenne des Droits de l'Homme, le droit communautaire, les règlements (décrets). C'est un ensemble de règles juridiques crées par les institutions de l'Etat compétente Le pouvoir législatif est l'un des trois pouvoirs constituant une démocratie avec
- le pouvoir exécutif
- le pouvoir judiciaire C'est le pouvoir législatif qui rédige les lois, il est constitué d'un parlement. Leur force obligatoire n'est pas la même, elles dépendant de la hierarchie des normes à un contrôle étatique.

État

L'État est une collectivité dont la structure est juridique, qui est délimitée par des frontières territoriales et constituée d'institutions lui assurant un pouvoir suprême (la souveraineté). D'après Max Weber dans Le Savant et le politique, « l'État est une entreprise politique à caractère institutionnel dont la direction administrative revendique avec succès dans l'application de ses règlements le monopole de la contrainte physique légitime sur un territoire donné », c'est-à-dire qu'il est le seul à pouvoir faire respecter les lois à travers l'armée, la justice et la police. L'État est la forme dominante du pouvoir politique mais elle n'est pas universelle. Pierre Clastres a montré qu'il peut exister des sociétés sans État, voire contre l'État : des sociétés primitives (par exemple les esquimaux) où il n'y a ni hiérarchie des pouvoirs, ni autorité. Cependant, cette forme de pouvoir politique ne peut s'appliquer qu'à de petites communautés. Un pays est une désignation géographique. La nation ne se confond pas avec l'État même si elle recouvre souvent l'ensemble de son peuple en Europe de l'Ouest (modèle de l'État-nation). Le gouvernement est l'une des institutions par lesquelles l'État exerce son pouvoir. « Nous entendons par État toute entreprise politique de caractère institutionnel lorsque et tant que sa direction administrative revendique avec succès dans l’application des règlements le monopole de la violence physique légitime ». Telle est la définition de l’État donnée par le sociologue Max Weber dans son livre posthume ‘Le savant et le Politique ‘. Définir l’État a toujours été source de conflit dans le monde académique. En matière de définition de l’État, le relativisme s’impose. L’État n’est qu’une forme d’organisation politique de la société. Il y a eu la ‘Polis’ grecque, l’’Imperium’ romain, le Saint Empire Romain Germanique… et il y a eu l’État. L’État est la forme d’organisation du politique qui s’est développée à l’époque moderne (c.-à-d. à partir de la Renaissance) en Europe occidentale, et il s’est ensuite exporté dans le monde entier jusqu’à devenir aujourd’hui le mode d’organisation politique dominant. Cependant, toutes les sociétés ne se sont pas organisées en États (Pierre Clastres parle de « sociétés sans État ») et l’État n’est pas partout le même. Il convient donc de s’attacher dans l’étude de l’État aux singularités et aux régularités du phénomène étatique (Georg Simmel). Par ailleurs, on peut appréhender l’État à un moment de l’histoire, mais ce n’est pas pour autant qu’il n’est pas né ou qu’il n’évolue pas. Il convient donc dans la tentative de définir ce qu’est l’État d’adopter une double perspective, à la fois synchronique (à un instant ‘t’) et diachronique (au fil du temps).

Perspective synchronique

Dans une approche synchronique, c.-à-d. à un instant 't', l'État peut être appréhendé au moyen du droit ou au moyen de la sociologie.

L’État in abstracto, perspective juridique

La théorie juridique a eu beaucoup de mal à définir ce qu'était l'État. Plusieurs écoles se sont affrontées sur ce terrain, on retiendra ici les trois grandes perspectives de l'approche juridique.

L’État de Puissance, Maurice Hauriou

La théorie de l'État puissance remonte aux ouvrages de Nicolas Machiavel, de Thomas Hobbes et de Jean Bodin. Dans cette approche, l'État est caractérisé par sa souveraineté interne et externe. L'État est un Léviathan dont la fonction est de maintenir l'ordre dans la société dont il assure la direction. Dans la théorie de l'État de Puissance, l'État incarne l'intérêt général et dispose alors d'un certain nombre de prérogatives qui émanent de sa souveraineté, notamment le pouvoir de créer le droit et de prendre des actes administratifs unilatéraux (AAU) qui s'imposent aux individus sans leur consentement. L'État dispose alors de la personnalité morale, il est une personne au même titre que le citoyen.

L’État de Droit, Hans Kelsen

Pour Hans Kelsen et l'école allemande de l'État de droit, ce n'est pas l'État qui produit le droit, mais l'ordre juridique (c.-à-d. la hiérarchie des normes) qui produit l'État. L'État ne serait alors que l'émanation du droit qui limiterait sa puissance d'arbitraire. Dans cette perspective, l'État n'est plus défini comme dans la théorie de l'État de Puissance par sa souveraineté, mais par son identification à un ordre juridique et sa soumission au droit. Cette théorie allemande de l'État de Droit a été reprise par Raymond De Carré De Malberg qui a essayé de transposer cette théorie en France. Pour assurer la pérennité du droit, il faut que la hiérarchie des normes juridiques soit garantie et qu'il existe un contrôle juridictionnel pour faire respecter cette hiérarchie des normes de façon à forcer l'État à respecter le droit. Ce contrôle juridictionnel de l'État existe depuis l'arrêt du Tribunal des conflits (TC), 1873, Blanco.

L’État de Service, Léon Duguit

Pour Léon Duguit, l'État n'est caractérisé ni par la souveraineté, ni par son identification à un ordre juridique. Pour Léon Duguit, l'État n'est qu'une coquille vide, il n'a pas de personnalité, ne peut disposer de droits subjectifs et ne saurait être en mesure d'imposer quoique ce soit à qui que ce soit. L'État est donc une coquille vide derrière laquelle se cachent des gouvernants - or rien ne garantit que ces gouvernants accepteront de limiter leur puissance pour toujours et continueront à se soumettre au droit. Ce qui justifie selon Léon Duguit l'existence de l'État c'est le Service public. L'État est en effet selon lui l'expression de la solidarité sociale. Les hommes, regroupés en sociétés, sont devenus de plus en plus interdépendants. Cette interdépendance a été accompagnée de la création de normes, et pour faire respecter ces normes, des dirigeants ont émergé afin de les faire respecter. Mais ces dirigeants ne restent dirigeants qu'aussi longtemps qu'ils continuent à se dévouer à la société et à l'organisation de la solidarité sociale au moyen du Service public. Pour Léon Duguit, l'État n'est alors que l'émanation de la société et non pas la conséquence d'une quelconque souveraineté de l'État ou d'un ordre juridique préexistant.

L’État in concreto, perspective sociologique

L'appréhension de l'État par le droit se fait essentiellement in abstracto, dans la théorie et la philosophie du droit. L'État tel que perçu par le droit est un État de papier, or, l'État est profondément politique comme nous l'apprend la définition de Max Weber qui perçoit l'État comme une entreprise politique. Pour appréhender l'État dans la réalité de son existence, il ne suffit pas de connaître les règles qui le régissent (Constitution, lois, règlements), il faut encore voir comment ces règles sont appliquées ou créées. C'est tout l'intérêt de l'analyse sociologique de l'État : examiner comment l'État fonctionne au concret. On prendra pour fil conducteur de cette section les grands moments de la définition de Max Weber dans Le Savant et le Politique.

L’État : une institution

L'État est avant tout une institution, il est à la fois processus et fruit d'un processus. L'État est une institution par excellence, il est issu d'un processus de construction théorique, et est en permanente construction lui-même. Il y a institution quand des régularités comportementales deviennent des règles, et qu'elles portent du sens. L'institution est à la fois univers de pratiques (les règles comportementales) et univers de sens (ces règles ont une signification propre qui justifient leur existence). Les institutions établissent toujours des relations entre des personnes : la mariage est une institution, il implique des règles à respecter, ces règles sont porteuses d'une signification et elles permettent à deux personnes de vivre une vie commune. L'institution commence à l'état de routines qui peu à peu deviennent des lois qui ne sont plus remises en cause, qui deviennent "normales", naturelles. L'État en tant qu'institution est lui-même composé de plusieurs instutions : ministères, directions, préfectures, délégations, administrations déconcentrées ou décentralisées... Chacune de ces institutions a une culture institutionnelle distincte - chacune de ces institutions est un univers de sens et de pratiques. L'État n'est donc pas un, ni unifié. Il est un espace où se développent et où s'affrontent des cultures et des logiques institutionnelles différentes. L'État est une institution d'institutions en interaction permanente.

Dont la direction administrative

L'État est dirigé par une administration. C'est une caractéristique essentielle de l'État, organisation politique née en Europe occidentale à l'époque moderne. L'État dispose d'un corps de fonctionnaires spécialisés qui travaillent pour lui et qui établissent un rapport d'autorité stabilisé entre les gouvernants et les gouvernés. L'État est composé de gouvernants élus et de fonctionnaires gouvernants (Jacques Lagroye), c.-à-d. que l'État est à la fois administratif et politique, avec une division sociale du travail (Emile Durkheim) entre ces deux personnels.

Revendique avec succès

La définition de Max Weber est une définition probabiliste, il ne dit pas ce que fait l'État, mais ce que l'État est censé faire. "Revendique avec succès" n'est pas la même chose que réussir. L'État est processuel, il évolue. La définition de Weber est une définition souple qui n'enferme pas l'État dans un carcan. Cette définition probabiliste rejoint la pensée de Weber sur le pouvoir qui n'est selon lui qu'une "chance de puissance". Cette dimension probabiliste est complétée par une dimension volontariste. L'État est une entreprise, c.-à-d. qu'il est en action, que ses dirigeants (fonctionnaires ou politiques) agissent, mais toujours avec cette double dimension de la réussite ou de l'échec.

Le monopole de la violence physique et symbolique légitime

L'État dispose du monopole de la violence physique légitime, la police, l'armée, le pouvoir d'enfermer ceux qui ont enfreint les lois, voire de tuer ceux qui menacent l'ordre public. Mais l'État dispose également d'une capacité à exercer une violence symbolique sur ses citoyens, ce que Pierre Bourdieu a appelé la "magie d'État". La violence symbolique renvoie à la capacité de l'État de catégoriser ses citoyens, grâce à un nom au travers de l'état civil ou un numéro d’immatriculation (comme le numéro de Sécurité sociale en France), ou dans ses tribunaux en les déclarant coupable ou innocent. Ces deux violences sont par ailleurs compatibles : l'appel sous les drapeaux pour défendre la patrie est un acte de violence symbolique (l'enrôlement dans l'armée pour défendre le pays) mais également physique puisqu'on est enrôlé pour tuer ou être tué.

Les différentes fonctions de l'État

Pierre Rosanvallon distingue quatre grandes fonctions de l'État:
- L'État Régalien

> faire respecter l'ordre à travers la police, l'armée et la justice.
- L'État Instituteur du social

> son rôle est d'unifier le pays à travers l'école (fin 19e siècle en France avec Jules Ferry).
- L'État-providence (1945)

> il a pour fonction de redistribuer les revenus grâce au développement de la solidarité avec la sécurité sociale.
- L'État Promoteur économique

> son action est de soutenir l'économie dans la droite ligne des idées de Keynes (politique de grands travaux, nationalisations). Depuis la fin des années 80, l'État perd de son pouvoir pour plusieurs raisons:
- Il se désengage de l'économie en privatisant les entreprises publiques, la Sécurité Sociale voit son rôle diminuer, la mondialisation augmente la contrainte extérieure et diminue le pouvoir d'intervention de l'État dans l'économie.
- Il n'intervient plus autant dans la prise de décision publique, il perd son pouvoir « par le haut », avec la construction européenne ; et son pouvoir « par le bas » , avec la décentralisation. Pour Daniel Bell, l'État est « trop grand pour gérer les petites choses et trop petit pour les grandes choses ».

Perspective diachronique

Sociogénèse de l’État

Naissance de l’État

La naissance de l'Etat, au sens large du terme coincide avec l'avenement de la civilisation. Pour la majeure partie de son existence, l'espece humaine, nomade, vivait de cueillette et de chasse. Ce style de vie s'est modifié environ 9000 avant J.C avec l'invention de l'agriculture. La pratique de l'agriculture a forcé les hommes a s'installer de façon permanente a certains endroits, près des zones qu'ils cultivaient. Ainsi, le contrôle de la terre est devenu un problème. Ainsi est née la propriété privée, et avec elles, les premières "guerres" sur les désaccords concerncant la propriété des terres. Dans certaines parties du monde, notamment la Mésopotamie et la Vallée du Nil, les conditions naturelles ont fait que les terres ont été concentré en peu de mains. Finalement, un petit groupe de gens a finit par controler les terres travaillées par de nombreuses personnes qui en dépendaient. Ainsi sont nés les premiers Etats primitifs. Certains politologues ou théoriciens de l'Etat ne les considèrent d'ailleurs pas comme Etat, car étant trop primitifs, sans infrastructures et lois. Ils préferènt le terme de "proto-Etat" Un des plus anciens code de lois, celui d'Hammurabi date d'environ 1700 ans avant J.C. C'était a cette époque le concept de "loi" , une des fondations de l'Etat moderne, a commencé a apparaitre. Mais, les gouvernants de l'époque étaient pour l'essentiel des "dieux-rois". Ainsi, les lois qui d'une certaine façon limitaient le pouvoir des monarques n'ont pas été très développés. Les cités-états de la Grèce antique ont été les premières a établir des états dont les pouvoirs étaient clairement définis par la loi (même si celles ci étaient facilement modifiables). Notons aussi que le concept de démocratie est par ailleurs né a Athènes. Beaucoup d'institutions étatiques trouvent leur origine dans la Rome antique qui a hérité ses traditions de la Grèce et qui les a développé par la suite. Cependant, la République Romaine finit par devenir un Empire, qui créa le concept d'Empire Univerself, soit l'idée que le monde devait être unis sous un seul Etat-Empire. La chute de l'Empire Romain et les grandes migrations ont changé la politique en Europe. Les royaumes barbares qui ont suivi étaient éphemeres et peu organisés et n'avaient que peu de ressemblance avec le concept moderne de l'Etat. Mëme le royaume de Charlemagne était chancelant. Sans la règle de primogéniture a été dissous en 3 royaumes par le Traité de Verdun en 843. Ceux-ci étaient plus de vastes possessions de Terre que de véritables royaumes. De nouveau, l'Etat est devenu l'expression d'une vaste possession de terre. L'absence de véritable successeur a l'Empire Romain a créé un vide politique en Europe. Les royaumes d'Europe Occidental étaient assiégés et régulièrement attaqués par des envahisseurs : les musulmans d'abord au Sud, des émigrants a l'Est, et enfin les invasions Vikings venant du Nord. A peu près au même, la religion, rarement plus qu'un simple facteur politique dans les anciens empires romains et grecs, a contribué ici a former un semblant d'unité au milieu d'une Europe politiquement dissipée. Cela a aboutit a reformé un cadre institué, le féodalisme qui régulait les conflits internes et aida l'Europe a faire face aux menaces extérieures. Ce système se manifesta entre autre par l'apparitions des croisades auxquelles plusieurs pays d'Europe participèrent ensemble. En 1302, le Pape Boniface VIII déclara même que le pouvoir politique exerçait ses prérogatives sous l'ordre des prêtres. Voila qui limitait les pouvoirs des rois et les forcçaient a jurer allegiance au Pape, la population des Etats étant très chrétiennes. Le Saint Empire Romain Germanique, une des plus fortes puissances de l'époque médiévale, apparu en tant que concurrent a l'autorité papale par la personne de Frederick Barbarossa qui a envahi l'Italie en clamant la sécularisation au milieu du 12ème siècle. L'affaiblissement de la papauté est un thème important du moyen âge: le schisme d'Occident a la fin du 14ème siècle (qui doit son origine a une dispute sur la succession papale) a été exploité par les autorités séculaires et a contribué a l'accroissement de leur pouvoir. L'emergence de longues dynasties stables aux larges territoires, par exemple en Espagne, en France, et en Castille, leur a permis d'obtenir un rôle a la fois plus important et indépendant politiquement qu'auparavant. Le passage a des états ainsi plus laïques est devenu un important point de controverse. Les grandes dynasties d'Europe ont consolidé fortement leur pouvoir aux alentours du 16ème siècle; en même temps, les menaces extérieures a l'Europe devinrent moins importantes. La Réforme eut un impact considérable sur la structure politique Européenne : le débat n'était pas seulement idéologique, il menaçait également les fondements d'institutions reposant sur le féodalisme. Le conflit qui s'ensuivit vit s'affronter les partisans d'un Etat affilié au Pape contre ceux qui souhaitaient un Etat libre de l'influence papale et séculaire, capable de décider de sa propre politique, interne mais aussi religieuse. Ces conflits ont culminé pendant la guerre de Trente Ans du 17ème siècle. En 1648, les puissances Européennes signaient le traité de Westphalie, mettant fin aux violences religieuses pour de simples motifs politiques et l'Eglise fut privé de pouvoir politique temporel, bien que la religion continua a servir de fondation a la légitimé des rois, en leur attribuant le "droit divin". Le principe du "cuius regio, eius religio" (chaque region sa religion) établit en Westphalie créa un précédent en établissant l'idée de statu quo et de la non ingérence d'Etats dans la politique d'autres Etats. L'Etat Moderne était né. L'Etat continua se développer alors que la noblesse et la bourgeoise amenerent et créerent beaucoup de richesses, accentuant le prestige économique, mais aussi culturel et politique des Etats. On assista même a une hausse du nombre des fonctionnaires et a l'émergence d'une bureaucratie balbutiante. Près d'un siècle et demi après la paix de Westphalie, l'Etat devient véritable moderne a travers le processus de la Révolution Française. La Grande Armée de Napoléon déferla en effet sur l'Europe, détruisant les féodalismes et les remplaçant par le concept d'État-nation, qui demeura de l'époque jusqu'a maintenant comme le systeme Etatique dominant, malgré les contestations internes et les différentes idéologies (comme le marxisme) des 19ème et 20ème siècles qui appeleront a dépasser le concept de nation. Aujourd'hui, les Etats-Nations se déclinent en toute une variété de modeles institutionnels et politiques, chacun définissant sa forme de gouvernance (fédéral, unitaire, présidentiel, parlementaire, constitutionnel, démocrate, dictatorial etc.) et son rapport a la religion (théocraties, laïc, reconnaissance ou non des cultes, etc.).

L’État : un relativisme culturel

Devenir de l’État

La Fin de l’État

Le marxisme identifie l'Etat à la volonté de la classe sociale dominante. Selon lui, la disparition des classes sociales entraine donc celle de l'Etat.

Vers un État post-moderne ?

Voir aussi


- Pays (État)
- Pays (territoire de projet en France)
- Étatisme
- Capitalisme d'État
- États des États-Unis d'Amérique

Liens externes


- [http://www.service-public.fr/ Service public français]
- [http://www.minefi.gouv.fr/minefi/chiffres/budget_etat/index.htm Le budget de l'État français]

International


- l'État en droit international

Bibliographie


- La République, de Platon
- L'Utopie, de Thomas More
- Le Léviathan, de Thomas Hobbes
- Le Prince, de Nicolas Machiavel
- L'Esprit des lois, de Montesquieu
- Contributions à la théorie de l'État, Carré de Malberg, 1921.
- [http://www.lariposte.com/article.php3?id_article=165 L'Etat et la révolution], de Lénine

Citations


- « L'État, c'est moi » (citation apocryphe attribuée à Louis XIV).
- « Si l'État est fort, il nous oppresse ; si l'État est faible, nous périssons. » Paul Valéry
- « Je m'en vais, mais l'État demeurera toujours. » (Louis XIV)
- « Tout dans l'État, rien hors de l'État, rien contre l'État. » (Benito Mussolini)
- « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » (Frédéric Bastiat)
- « L'État constitue le pur produit de l'émergence de la violence dans les sociétés humaines. » (Pascal Salin)
- «L'État, c'est le plus froid des monstres froids. Il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche: «Moi, l'État, je suis le peuple. »» (Friedrich Nietzsche)
- « Beaucoup trop d’hommes viennent au monde : l'État a été inventé pour ceux qui sont superflus. » (Friedrich Nietzsche)
- « La mission historique de la bourgeoisie est la création d'un État « national » moderne ; mais la tâche historique du prolétariat est d'abolir cet État. » (Rosa Luxemburg)
- « Qui donne aux pauvres prête à Dieu, qui donne à l'État prête à rire. » (Tristan Bernard) Etat Etat Etat Etat ja:国家 simple:State th:รัฐ

Latin

Introduction

Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties. Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux. Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs). Le latin est la langue-mère des langues romanes.

Histoire

Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.

Latin médiéval

On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron. De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.

Le latin, langue vivante

Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction. La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux. Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine. Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin. Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain. Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme le statut de langue vivante, contrairement à une opinion répandue. Il existe une méthode Assimil de latin, qui commence ainsi: - Latíne lóqueris? - Parles-tu latin ? - Nondum latine loquor. Hæc léctio mihi prima est. - Je ne parle pas encore latin. C'est ma première leçon. - Cito latíne loquéris. - Tu parleras bientôt. On insiste avec raison sur la nécessité d'accentuer correctement.

Le latin et l'Union Européenne

Assimil Le latin est aussi utilisé de temps en temps dans le contexte de l'Union européenne, lorsque le multilinguisme officiel n'est pas applicable. Afin de montrer son attachement à son modèle culturel pluraliste, l'Union Européenne a alors recours, pour de courtes et simples inscriptions, à la langue latine, qui souligne son glorieux passé (voir photo).

Classification

Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.

Répartition géographique

Statut officiel

Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Eglise catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.

Langues dérivées

Les langues romanes sont dérivées du latin.

Ecriture

Les romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes : Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.

Prononciation

Prononciation ancienne restituée

On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de /s/ à /r/ dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. On indique ici les évolutions les plus flagrantes :
- æ (diphtongue) : initialement // puis // (à partir du ) ;
- au (diphtongue) : // ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : /k/ (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans le prénom Caius), c pouvait servir à noter /g/ ;
- ch : // (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : /g/ (toujours dur) ;
- h : initialement /h/ (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement muet (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle /i/, longue ou brève, et la spirante /j/ (/jj/ entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut /j/, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : /m/ ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : // puis /eː/ (à partir du ) ;
- ph: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : // ;
- r : /r/ (roulé) ;
- s : toujours /s/ ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par /r/ (rhotacisme) ;
- th: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle /u/ et la spirante /w/ ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : /y/ (emprunté au grec ancien) ;
- z : /zz/ (long ; emprunté au grec). Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue. Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.

Prononciations modernes

[En préparation]

Grammaire

Morphologie

La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines. On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires. La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier, pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms quoi, que) ;
- cinq types de déclinaisons pour le nom
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux déclinaisons 1-2 du nom, la seconde à la déclinaison 3 du nom;
- les degrés de l'adjectif comparatif (plus beau, moins beau) et superlatif (très beau, le plus beau, le moins beau), marqués par des suffixes : -ior (classe 2), -issimus (classe 1) (mais nombreuses exceptions)comme melior, pessimus, pejor...;
- le latin classique comporte six cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif. Le roman, issu du latin au Moyen Âge et ancêtre du français, n'en comporte plus que deux.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines. Le verbe se conjugue selon :
- quatre types de conjugaison ;
- deux voix (active et passive), avec le cas particulier des verbes déponents (forme passive mais sens actif) ;
- six modes (infinitif, indicatif, subjonctif, impératif, gérondif et participe) ainsi que des formations secondaires comme le supin et l'adjectif verbal ;
- six temps (présent, imparfait, futur simple, sur le radical du présent, et parfait, plus-que-parfait, futur antérieur, sur le radical du parfait).

Pronoms personnels

La liste complète se trouve dans Liste des pronoms en latin.

Lexique

Le latin et les autres langues indo-européennes


- Le vocabulaire commun Comme toute langue indo-européenne le latin possède un certain nombre de mots en commun avec ses langues sœurs. AGNUS "agneau" correspond au slave ancien AGNĘ "agneau" qui s'est conservé dans toutes les langues slaves moderne, comme ЯГНЁНОК "agneau" en russe. De même le grec AMNOS "agneau" est un ancien AGNOS. Le breton OAN "agneau" remonte à un ancien AGNOS. à compléter...

Que devient le latin quand il se fait français ?

Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant, c'est le cas pour ALA "aile" qui devient AILE, AMARE "aimer" AIMER, BARBA "barbe" BARBE, CARPA "carpe" CARPE. Dans d'autre cas la situation n'est pas si simple et le mot a évolué : AQUA "eau" donne EAU mais après une longue évolution qui a fait prendre au mot la forme ÈVE dont dérive le mot ÉVIER qui est en quelque sorte le doublet populaire de AQUARIUM. FERIRE "frapper" a donné FÉRIR qui est maintenant hors course. FAGUS "hêtre" se voit évincé par un mot germanique et CRUS "jambe" ne se retrouve qu'indirectement dans CRURAL. LAETITIA "joie" a engendré LIESSE mais seul le linguiste comprendra aisément par quel long processus. MACULA "maille" a fait une petite glissade de sens et NATIS "fesse" qui a donné NACHE n'est compris que par certains vieux grand-pères. PATER "père" revient en force dans l'argot et QUATUOR "quatre" dans l'opéra. On en perd forcément son latin.

Exemples

Voir aussi

Liens internes


- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Linguistique
- Rhotacisme
- Dictionnaire des langues
  - Langues par famille
    - Langues indo-européennes
      - Langues italiques
      -
- langues romanes
- Méthode latine ;

Liens externes


- [http://www.pesaro.com/latino/ Le latin contemporain]
- [http://www.obta.uw.edu.pl/~draco/docs/voccomp.html Le vocabulaire de l'informatique]
- [http://cafe.rapidus.net/ghiginio/NotaeNet/N_0.html Vocabulaire français-latin moderne], avec grammaire orientée pour le thème.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/latin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire latin-français/français-latin.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81/ Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/latin.htm Cours de latin]
-
Catégorie:Langue morte Catégorie:Langue liturgique Catégorie:Langue véhiculaire als:Latein ja:ラテン語 ko:라틴어 simple:Latin language th:ภาษาละติน zh-min-nan:Latin-gí

Peuple gaulois


-
Les Gaulois étaient divisés en peuples, 44 à l'époque de la conquête romaine pour être exact. Ceux-ci, regroupés en autant de cités, ont formé la Gaule celtique, et furent inclus dans la Gaule romaine. En voici la liste non-exhaustive pour l'instant - certaines cités ont plusieurs capitales, celles-ci ayant été réparties dans le temps, et non au même moment (cette liste correspond au découpage administratif établi à la mort d'Auguste en 14 de l'ère chrétienne):

Liste par grandes régions

En Gaule chevelue


- Civitates Foederatæ, unies à Rome et exemptes d'impots.
  - les Éduens - Haedui, capitale Augustodunum (Autun),
  - les Carnutes - Carnutes, capitale Autricum (Chartres),
- Civitates Liberæ, récompensées de leur fidélités anciennes ou nouvelles mais que l'on espère gagner tout à fait par l'inappréciable avantage de l'immunité.
  - les Segusiaves - Segusiavi, capitale Forum Segusiavorum (Feurs -Loire-),
  - les Viducasses - Viducasses, capitale Aragenuae (Vieux),
  - les Meldes - Meldi, capitale Iatinum (Meaux),
- Civitates Stipendiariæ, les autres.
  - les Abrincates - Abrincatui, capitale Ingena (Avranches),
  - les Agnutes
  - les Ambilatres
  - les Andecaves - Andecavi, capitale Juliomagus (Angers),
  - les Aulerques Éburovices -Aulerci Eburovicii, capitale Mediolanum Eburvicum (Vieil-Evreux),
  - les Aulerques Cénomans - Aulerci Cenomani, capitale Suidinum (Le Mans),
  - les Aulerques Diablintes - Aulerci Diablintes, capitale Noviodunum (Jublains),
  - les Bajocasses, capitale Augustodurum (Bayeux).
  - les Calètes - Caletii, capitale Juliobona Lillebonne et Caracotinum (Harfleur),
  - les Coriosolites - Coriosilitae, capitale Arvii puis Fanum Martis (Corseul),
  - les Lexoviens - Lexovii, capitale Noviomagus (Lisieux),
  - les Namnètes - Namnetes, capitale Condenvincum (Nantes),
  - les Osismes - Osismii, capitales Vorganium Coz Castell Ac'h et Vorgium (Carhaix),
  - les Parisii - Parisii, capitale Lutece et/ou Lucotecia (Paris),
  - les Pictons, Pictoni, capitale Limonum (Poitiers).
  - les Redones - Redones, capitale Condate (Rennes),
  - les Sénons - Senones, capitale Agendicum (Sens),
  - les Turones - Turoni, capitale Caesarodunum (Tours),
  - les Tricasses - Tricassii, capitale Augustobona (Troyes),
  - les Unelles - Unelli, capitale Crouciaconum (Carentan),
  - les Vénètes - Veneti, capitale Dariorigum (Vannes),
  - les Véliocasses - Veliocassii, capitale Rothomagus (Rouen),

En Gaule aquitaine


- Aquitaine première
  - les Albigeois - Albigenses (Albi),
  - les Cadurques - Cadurci (Quercy, Cahors),
  - les Ruthènes - Ruteni (Rouergue, Rodez),
  - les Lémoviques - Lemovici (Limousin)
  - les Arvernes (Auvergne, Capitale : Gergovia / Gergovie)
  - les Bituriges (Berry),
- Aquitaine seconde
  - les Agenais - Aginnenses, puis les Nitiobroges ou Nitiobriges -
Nitiobrogii, capitale Aginnum (Agen),
  - les Bituriges Vivisques (Bordelais)
  - les Santones (Saintonge, Capitale : Saintes)
  - les Pétrocores (
Petrocorii vers Périgueux)
  - les Pictons (Poitou),
- Novempopulanie Se reporter à Novempopulanie pour la liste des peuples de l'Aquitaine antique.

En Gaule belgique


  - les Rèmes, - capitale
Durocortorum (Reims), capitale de la Gaule Belgique (à l'époque romaine)
  - les Atrebates, - capitale
Nemetocenna (Arras)
  - les Bituriges Cubes,
  - les Éburons, - capitale
Aduatuqua (Tongres)
  - les Leuques, - capitale
Nasium (Naix) et Tullum (Toul), peut-être les ancêtres des Lequeux
  - les Morins, - capitale
Tarvenna (Thérouanne)
  - les Trévires, - capitale
Augusta Treverorum (Trèves)
  - les Viromandui - dont la capitale est inconnue mais qui ont donné son nom à Vermand dans l'Aisne (02). Leur nom semble bien signifier "hommes petits", peut-être parce qu'ils étaient peu puissants et clients d'autres tribus.

Peuples de la Provincia Romana


- les Voconces, voisins des Allobroges (Capitale : Vasio / Vaison-la-Romaine)
- les Volques dit Arécomiques (Capitale : Colonia Augusta Nemausus / Nîmes)
- les Volques dit Tectosages (Capitale : Tolosa / Toulouse) On peut remarquer que certains de ces noms de peuples — ou de leurs capitales — ont des dérivés à notre époque, soit comme noms de villes — provenant du nom de la capitale de cité ou du peuple lui-même — soit comme habitants de villes — bajocasse est le nom d'un habitant de Bayeux.

Les différents statuts

Quelques explications sur le pourquoi des différences de statuts entre les cités, notamment le pourquoi des rares
Civitaes Foederatæ:
- deux raisons très politiques à cela et différentes pour les deux cités Eduenne et Carnute :
  - les Éduens : rappelons que ce sont les Éduens qui ont « prié » Rome d'intervenir en Gaule, en -47, à cause de certains déplacements de peuples gaulois qui risquaient de restreindre, croyaient-ils, leur territoire. N'attendant que cela, Rome a alors envoyé le sénateur et général Jules César, pour intervenir, et ainsi conquérir d'une façon officielle en Gaule. Les Eduens ont toujours eu des accointances avec Rome, cette dernière l'a donc remercié en lui offrant ce statut particulier.
  - les Carnutes : là, on a affaire à une raison différente. La légende qui veut que les druides des différents peuples celtes de Gaule se réunissaient dans la forêt des Carnutes chaque année est vraie, bien que d'une façon différente de l'image donnée par René Goscinny dans sa B.D. Astérix, tome intitulé
Astérix et les Goths. C'est la raison principale du statut donné à la cité des Carnutes. Voulant bien se faire voir par les druides, qui ont plus qu'une place importante dans la société gauloise, Rome a décidé de favoriser leur réunion annuelle, en donnant un place importante au lieu de cette réunion. Cette volonté de se faire valoir aux yeux des druides a disparu par la suite lorsque Rome a voulu faire disparaître ces derniers, pour avoir une politique purement basée sur l'influence des pouvoirs humains, chef de cités et autres, que sur les pouvoirs du divin des druides. De plus, l'influence que les cultes et mythes romains semblait avoir aux yeux des Romains sur les Gaulois, une importance plus grande pour favoriser une romanisation plus avancée.
- les différentes cités ayant le statut de
liberæ sont dues au fait toujours et principalement que celles-ci, soit parce que clientes des Éduens, soit pour des raisons autres, ont aidé Rome très tôt lors de la guerre des Gaules. N'oublions pas que par la suite une section de l'armée romaine, une aile, fut constituée entièrement de cavaliers gaulois, très réputés.

Autres peuples gaulois


- les Allobroges (Capitale :
Vienna / Vienne)
- les Ambarres, cousins des Éduens
- les Bellovaques (capitale :
Cæsaromagnus / Beauvais)
- les Cadurques
Cadurci (Capitale : Cahors)
- les Cavares
- les Ceutrons
- Les Gabales (Capitale:
Anderitum / Javols)
- les Médiomatriques, capitale : Dividunum/ Metz
- les Médulles
- les Ménapiens
- les Séquanes

Voir aussi


- Liste des peuples gaulois en France - liste des peuples celtes de Belgique - liste des peuples celtes d'Espagne - liste des peuples celtes d'Italie - liste des peuples celtes de Suisse - liste des peuples celtes d'île de Bretagne - Celtes


Privilège

Un privilège est une dispositions juridique particulière donnant des avantages à tel ou tel groupe social.

Les privilèges dans l'Ancien Régime

En France, l'abolition des privilèges dont bénéficiaient la